jeudi, 27 août 2009

Lectures aoûtienne

Bonjour,

Comment allez-vous ?

Voici quelques notes de lecture pour deux
Carnets du Dessert de Lune parus en juin dernier.

Vous pouvez acquérir ces livres par mail à
dessertdelune@skynet.be

dans les bonnes librairies.

ou  les commander en ligne sur :
http://rezolibre.com/liste.php?cate=79&nb=23
(franco de port pour toute commande passée entre le 7 septembre et le 7 octobre 2009)

Ou sur :
http://recherche.fnac.com/search/quick.do?posted=false&am...

Belle fin d’août,

DES NOTES DE LECTURES



Anonyme Euphorbe
, Anne-Lise Blanchard, éditions Les Carnets du Dessert de Lune,
61 p., 11 euros. Illustration de couverture : Vio

Entre le vide et le trop plein du désir amoureux ou celui d’écrire, il s’agit de se jeter « jusqu’à la fissure », jusqu’à l’ébruitement de la peau et des mots.
La mer, lieu originaire, métaphorise le désir dans ses vagues hautes. S’en séparer permet de naître à soi, d’ouvrir sa propre page, de jardiner perte et vide. Dans le vif de l’entaille, se déploie «
l’éventail/ de l’imaginable » où dans un clair obscur s’inventent les nages des corps. Quand se travaille la déchirure, surgit le prononçable « des lignes de partage des souffles ». Sous les griffures du papier, les chiffonnades de la peau, se cherche la distance, la bordure qui permet de « voir avec sa peau ». Alors s’agrandit l’imprévisible, s’articulent le blanc et l’inaudible. Et c’est dans « l’obstination de l’encre » que se lit l’obstination de vivre. Grâce au ressac des mots, aux ruptures de phrases et du sens, « la nuit sans bordure » rencontre le mouvant de « la lumière d’écume ».
Comme le relève Alain Wexler dans sa préface, le lecteur est placé sans cesse « au bord de quelque chose » Et pourtant dans les poussées de la « langue d’eau » de la poétesse, le désir avec sa « rouge tête de gargouille » nous fait signe. Comme si nous pouvions partager son « bleu exact », ne point craindre son « insolence face à la mer ».

© Jacqueline Persini-Panorias – POESIE PREMIERE



La dernière pierre, Christine Van Acker, éditions Les Carnets du Dessert de Lune, 38 p., 9,00 euros. Illustrations : Stéphanie Buttay.

Ton livre est décidément un joli petit objet, que je trouve plus chaleureux que « Coup de ciseaux », même dans le format. C'est notamment la couverture et la composition centrée autour de ton dessin qui en fait quelque chose de précieux, avec ce point d'interrogation concentrique... J'aime bien aussi la discrétion des dessins, par leur format de reproduction, qui enrichit le texte sans l'opprimer. Les illustrations sont souvent envahissantes dans les livres je trouve, comme un empêchement de l'imaginaire du lecteur, ce qui n'est pas le cas ici. Je trouve que tes illustrations s'accordent bien à la maquette et au texte - qui est encore un peu onirique pour moi.
Mais bon, c'est de la poésie, et de savoir que l'idée part d'un fait réel donne une autre portée au texte. Ce sont les allusions sexuelles que je trouve les plus intéressantes (surtout sous la plume d'une femme), parce que la libido d'un homme enfermé, ce doit être quelque chose de terrible. Tout ça pour dire Bravo.

© Frédéric Beleme



J'ai lu avec grand plaisir ton petit livre
La dernière pierre, j'en aime beaucoup le sujet. Est-ce un épisode historique? ou une légende? ou encore un mélange des deux, comme il arrive souvent? Je trouve cela très touchant. J'aime aussi beaucoup le rythme de ton écriture, plus proche d'une danse ou même d'une transe à certains moments que d'un chant, qu'on évoque habituellement à propos des textes poétiques. J'aime bien le mouvement un peu brutal de cette transe, brutal dans le sens un peu sauvage, qui échappe au contrôle, ou encore non convenu

© Véronique Daine

 

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