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mercredi, 15 juin 2016

Articles de presses pour les nouveautés de juin 2016

En cliquant sur les différents liens vous lirez des articles de presse à propos de ces trois nouveautés disponibles dans toutes les bonnes librairies et sur la boutique en ligne des éditions : http://dessert-de-lune.123website.be/354029100/category/6...

Articles pour Je respire discrètement par le nez

Le lien pour article dans le soir :http://lescarnetsdudessertdelune.hautetfort.com/presses_l...

Le lien sur tulisquoi :http://www.tulisquoi.net/je-respire-discretement-par-le-n...

Le lien sur critiqueslibres :http://www.critiqueslibres.com/i.php/vcrit/48316

Le lien sur letrianglemasqué :http://letrianglemasque.blogspot.be/2016/05/pardon-my-fre...

Articles pour Quand bien même

Le lien sur lacauselittéraire :http://www.lacauselitteraire.fr/quand-bien-meme-isabelle-...

Le lien sur critiqueslibres :http://www.critiqueslibres.com/i.php/vcrit/48225

Le lien sur le trianglemasqué :http://letrianglemasque.blogspot.be/2016/05/pardon-my-fre...

 Articles pour Pardon my French

Le lien sur poebzine : http://poebzine.canalblog.com/archives/2016/06/08/3393457...

Le lien sur critiqueslibres :http://www.critiqueslibres.com/i.php/vcrit/48413

le lien sur letrianglemasqué :http://letrianglemasque.blogspot.be/2016/05/pardon-my-fre...

Lu dans Le Soir

Article Le Soir 2.jpeg

mardi, 14 juin 2016

Rencontres et lectures avec 2 auteurs.

Ce samedi 18 juin à 18h, venez rencontrer et partager quelques instants de lecture avec MARIE EVKINE et MARCELLA.

Cela se passera à la librairie « L’AUTRE LIVRE » et vous pourrez y acquérir leurs livres :

« ET LA NUIT » de Marie Evkine, illustré par Sophie Maho - « (SPORT) » et « PARIS ME DES KIDS » de Marcella, tous deux illustrés par Pépée, ainsi que quelques autres Dessert de Lune, au 13 rue de l’Ecole Polytechnique, 75005 Paris. C’est tout près du Panthéon, l’entrée est gratuite et la station de métro la plus proche est Maubert-Mutualité.

Bonne rencontres.

Jean-Louis Massot, Les Carnets du Dessert de Lune, www.dessertdelune.be

Les livres

Et la nuit : Marie Evkine se livre entière et se révèle dans ce recueil tripode. Elle donne une écriture encore sauvage où on ne sait ce qui domine de la sensualité ou de la violence. Il y a parfois dans ses poèmes des allures de comptines, des airs de chansons, mais c'est pour rappeler que la petite fille n'est pas loin de la femme meurtrie. On identifie tout au long de ce passage un certain nombre de repères, personnes chères ou lieux précieux, dans une poésie à la fois toponymique et affective. Sur cette carte d'état majeur, on croise courbes et courbures, lignes et symboles. Avec Marie Evkine, la révolte n'a jamais dit son dernier mot. © Jacques Morin (extrait de la préface)

- (Sport) : Mécanique perpétuelle du corps qui avance, position de l’écrivaine sur les starking-blocs du verbe poétique prêt à s’élancer dans la grande course du sens. Pour traverser la vie Marcella en phrases courtes comme des respirations rythmées, passe du très grand au très petit, de l’humanité aux poissons rouges, des étoiles au battement des cils. Pépée chorégraphie les mots de Marcella. En cases colorées elle décompose la phrase en mouvement du corps, gros plan, séquences, elle filme (SPORT) à l’encre (technique : crayons et pinceaux, par ordinateur). Echauffement, étirements, prêt pour la lecture ? © Perrine Le Querrec (extrait de la préface)

Paris me des Kids : La Tour Eiffel dans tous ses états comme vous ne l’avez jamais vue. Couleurs pop et graphisme dynamique, les deux auteures revisitent l’emblème de Paris. La géante de fer au gris austère s’habille en rouge, en jaune, en bleu. Et se transforme en symbole de gaieté. Paris Me des Kids, un petit livre d’art, de mots et de couleurs à emporter partout… Un livre créatif qui laisse place à l’inventivité des enfants.

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mercredi, 01 juin 2016

C'est pour "Je respire discrètement par le nez"

Je respire discrètement par le nez.jpegCette note de lecture pour "Je respire discrètement par le nez" de Fanny Chiarello est de Denis Billamboz. Elle vient de paraître dans http://www.critiqueslibres.com/i.php/vcrit/48316.

Pour commander ou lire un extrait de ce livre rendez-vous ICI

A bord de mon zeppelin

A propos de ce recueil, Fanny Chiarello n’est pas avare d’informations, elle met le lecteur à l’aise d’emblée en lui expliquant, dans un avant-propos, les conditions dans lesquelles la narratrice a écrit son texte. Elle vit dans un petit appartement, son zeppelin, elle précise : « A son bord, j’écris un roman dont le titre de travail est Saucisse mais qui prendra in fine celui, plus digne, de Le Zeppelin, parallèlement, je tiens un journal qui pourrait s’appeler Journal du Zeppelin, mais non il s’appelle Je respire discrètement par le nez ». Etonné ! Fanny a déjà, selon sa bibliographie, écrit, en 2006, un livre qui porte ce même titre mais c’était un recueil de poésie, on pourrait ainsi penser que l’auteure n’est pas la narratrice. Dans ce journal, elle dessine, elle dispose des collages, des découpages, des pliages, des photos, des chansons qu’elle compose... et surtout elle écrit des petits textes, des poèmes, des notes, des ébauches de textes ou poèmes, des réflexions. Elle raconte sa vie ou plutôt la vie qu’elle n’a pas, la vie qu’elle voudrait avoir, la vie qu’elle essaie de nous faire croire qu’elle a. « Ce serait bien de se promener sous un vrai soleil en tenant une main, et ce serait encore mieux avec quelqu’un au bout de cette main ».

A la lecture de ce recueil, on a, moi surtout, plutôt l’impression qu’elle s’ennuie à mourir, qu’elle s’invente une vie, des amis, un amour, une amoureuse qui la choierait et qu’elle câlinerait et peut-être un roman en écriture qui n’existe apparemment qu’à l’état de projet, jamais mis en chantier. Elle n’évoque jamais les instants qu’elle consacre à l’écriture. Pour meubler le vide de son existence et remplir son cœur de l’affection qu’elle ne reçoit pas ou plus, elle nomme, avec des noms de personne, ses animaux de compagnie ou ceux qu’elle rencontre régulièrement au cours de ses balades et même son vélo, se créant ainsi un monde palliatif. Mais ce subterfuge ne peut pas faire oublier au lecteur les passages qui dévoilent le mal être de la narratrice comme ceux où elle éprouve le besoin de sentir la réalité de son corps pour être convaincue de sa propre existence. « … tout ce qui emplit cet appartement est un prolongement dans l’espace de mon corps et de ses besoins : c’est tangible. Je suis tangible ».

Ces morceaux de texte sont écrits avec une verve qui évoque le discours d’une personne qui parle trop vite, essayant de dire précipitamment beaucoup de choses pour être entendue, pour exister dans l’oreille des autres. On a l’impression que ces textes d’une belle qualité littéraire, fluides, vifs, alertes, traduisent la nervosité, l’hypersensibilité et les frustrations que la narratrice a subies pendant les deux années qu’elle a passées dans son zeppelin. Ce zeppelin que Claire Fasulo a joliment dessiné sur la couverture de ce recueil, celui qui a peut-être donné son titre à un roman et si ce roman existe un jour je voudrais à tout prix le lire car l’écriture de Fanny Chiarello m’a totalement séduit.

« Allez viens, toi qui n’étais rien pour moi hier encore, entre dans ma vie sois la bienvenue, tu trouveras facilement les commandes de mes fonctions vitales… ».