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jeudi, 11 août 2016

Note de lecture pour Bestiolerie potagère

Bestiolerie potagère.jpgLouis Dubost, Bestiolerie potagère. Les Carnets du Dessert de Lune, 2016. Gravures de Bernadette Gervais. Préface de Georges Cathalo.

 C’est avec les coccinelles, les abeilles et les lombrics que Louis Dubost a conclu un pacte bienveillant tout en engageant une lutte sans merci envers quelques autres insectes. Ainsi commence Georges Cathalo dans la préface de cet ouvrage de Louis Dubost, lequel, après avoir été éditeur et professeur de philosophie, a décidé de consacrer le plus clair de son temps au jardinage. Pour lui, les petits habitants de ses quelques ares de jardin n’ont plus de secret, et il nous les présente ici dans toute leur diversité : doryphores, chenilles, otiorrhynques, procustes chagrinés... Mais attention, on ne trouvera pas ici un catalogue descriptif de ces petites bestioles, plutôt des contes philosophiques non dénués d’humour que ces limaces, hérissons et autres vers de terre ont inspiré à notre poète jardinier. Nous y trouvons des références à Einstein et sa théorie sur les abeilles, à Belos, philosophe démocritéen, mais aussi à Voltaire ou Max Jacob. Louis Dubost distille des souvenirs d’enfance, des anecdotes sur la pratique du jardinage, des réflexions, aussi. Bien qu’il pointe parfois du doigt les travers de certains de ses contemporains ainsi que les dégâts causés par moult insectes envahisseurs, son regard demeure toujours tendre.

Le jardinier épicurien s’affaire à laisser croître et multiplier les véritables artisans d’un monde sinon meilleur, du moins durablement habitable (Les vers de terre)

© Valérie Canat de Chizy, in http://www.terreaciel.net/Lus-et-approuves-juillet-2016#.V6xte2XWZSw

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