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mercredi, 30 novembre 2016

Une note de lecture pour "Carnet d'un petit revuiste de poche"

Carnet d'un petit revuiste.jpgCarnet d'un petit revuiste de poche. Jacques Morin. Couverture de Claudine Goux. 4e de couverture de Claude Vercey. Pour lire un extrait et pour l'acquérir rendez-vous sur www.dessertdelune.be (rubrique Nouveautés)

Jacques Morin, comme cela lui arrive parfois, est passé de l’autre côté de la page, son  nom n’est caché ni au début ni à la fin de ce tout petit recueil, il figure en gros caractères à la une, à la place habituellement réservée aux auteurs, tout cela est parfaitement normal puisque c’est bien lui qui a écrit les textes qui figurent dans ce recueil. Une façon de dire qu’il sait lui aussi écrire des textes de qualité, qu’il n’est pas seulement un intermédiaire entre les auteurs et les lecteurs, qu’il est lui aussi un écrivain au sens le plus plein du terme.

Et si Morin prend la plume ce n’est pas seulement pour dire que le métier de revuiste est un métier ingrat, aussi méconnu que le terme qui le désigne, un métier exigeant, à chaque numéro l’aventure recommence avec les mêmes incertitudes et les mêmes contraintes calendaires, un métier de passionné qui digère des piles de livres, de recueils, de revues, un métier de kamikaze qui risque à chaque numéro de se faire incendier par des lecteurs ne partageant pas ses avis, par des auteurs s’estimant trop peu soutenus, par d’autres auteurs non retenus pour la publication, blessés au plus profond de l’égo qui leur sert souvent de talent. Non, je ne crois pas que c’est pour se plaindre que Morin a écrit ce petit recueil, je crois que c’est pour allumer un signal d’alarme, pour informer la communauté des auteurs que la revue, la sienne, l’excellente publication « Décharge » qui déniche les meilleurs poètes, pourrait un jour disparaître avec lui. « Il se demande comment elle fera sans son dévouement exclusif ». Ca ressemble à un appel à l’aide, un hameçon lancé pour pêcher celui qui aura la même passion que lui et qui fera vivre encore la revue et ceux qui y publient leurs œuvres.

On pourrait croire que Morin est peu désabusé, insuffisamment reconnu, un peu aigri de ne pas avoir, comme un éditeur courtisé, son « écurie » d’écrivains. Non, je crois que Morin est seulement un passionné de lecture, « Lire et parler d’un recueil lui donne grande satisfaction », un passionné qui entre dans l’intimité des auteurs après avoir lu seulement quelques lignes de leur plume. C’est un jouisseur qui voudrait partager sa passion, comme je le fais moi-même en lisant ses lignes et en laissant ces quelques mots sur leur auteur. Je ne voudrais tenter aucune comparaison, je ne suis pas à la hauteur, je voudrais seulement dire que je connais le frisson de l’amoureux des livres qui découvre encore un livre de plus dans sa boîte aux lettres, un livre de plus à mettre en haut de la pile déjà chancelante, un livre de plus à glisser dans un petit trou du programme de lecture, un livre à lire dans le train, dans la salle d‘attente chez le médecin, dans un bar, … partout où il est possible de grappiller un peu de temps.

Que Jacques Morin se rassure, le revuiste est un maillon essentiel de la chaîne du livre, c’est un naisseur, c’est très souvent lui qui, le tout premier, voit l’auteur inconnu avec son petit poème, son petit texte, l’auteur qui un jour sera célèbre. Combien de grands écrivains ont commencé par livrer leurs premiers essais à un journal ou une revue ? Tous ou presque ! Un jour Thierry Radière m’a dit que j’étais un passeur de textes, j’aimerais bien, les vrais passeurs de textes sont les revuistes comme Jacques Morin qui, à chaque publication, remettent sur le métier de nouveaux textes révélant de nouveaux auteurs.

mercredi, 23 novembre 2016

Extraits des parutions de 2016

Pour lire des extraits des parutions de 2016, cliquez sur l'un des titres ci-dessous:

Pour en savoir plus et/ou commander c'est sur http://www.dessertdelune.be/store/c405/nouveautés.html ou chez votre libraire habituel.

Parutions Octobre /Novembre

Extraits Légende de Zakhor.pdf

Extraits Encore une nuit sans en rêve.pdf

Extraits Datés du jour de ponte.pdf

Extraits dans le spleen et la mémoire.pdf

Extraits Carnet d'un petit revuiste de poche.pdf

Parutions Avril / Mai

Extraits Quand bien même.pdf

Extraits Pardon my french.pdf

Extraits Je respire discrètement par le nez.pdf

Parutions Février/Mars

Extraits Poèmes mignons pour petits capons.pdf

Extraits Léon le girafon.pdf

Extraits Le chuchotis des mots.pdf

Extraits Bestiolerie potagère.pdf

 

 

dimanche, 20 novembre 2016

Lalunestlà

Où Deborah Danblon de la librairie La Licorne à Bruxelles parle de 3 titres de la collection jeunesse Lalunestlà :

 
Léon le girafon.jpeg
Poèmes mignons.jpeg
Le chuchotis des mots.jpeg

samedi, 19 novembre 2016

Une note de lecture pour "Datés du jour de ponte"

Datés du jour de ponte.jpegC’est paru dans la revue Textures de Michel Baglin. L’article est signé Jacques Morin (auteur aux Dessert de Lune du récent « Carnet d’un petit revuiste de poche).

(Bernard Bretonnière : « Datés du jour de ponte ». Préface de Jean-Pierre Verheggen. Couverture de Jeanne Frère. 12€. http://www.dessertdelune.be/store/c405/nouveautés.html

C’est un recueil re-vi-go-rant. Plein d’esprit ! Et l’on prend un vrai plaisir à déguster ces œufs de mots. Bernard Bretonnière est le spécialiste des listes et autres énumérations, mais ici, il n’y a que les dates qui se succèdent et cette chronologie aléatoire fournit l’armature à l’ensemble, écrit en réalité comme un mille feuilles sur plusieurs années, de 2000 à 2005. L’auteur est au centre des pages, non comme le poète égocentré, tout esbaudi de lui-même, mais comme l’homme qu’il est, tout simplement, avec ses amis, ses enfants, sa femme, sa vie nantaise, son quotidien somme toute banal, qu’il rehausse de ses réflexions amusées ou vachardes. « Les poètes ont le teint pâle / place Saint-Sulpice ... ».

Écrivant, certes, des poèmes, il ne se prend pas pour autant au sérieux. Il a cette facilité, et cette qualité indéniable, de prendre de la distance avec lui-même et par conséquent avec ce qu’il écrit. Et l’on entre sans vergogne dans son intimité puisqu’il nous la présente avec sincérité, honnêteté et candeur. Il y a beaucoup de tendresse d’un côté et pas mal de tristesse aussi de l’autre. L’écriture fréquentant les espaces symétriques déterminés par le balancement du pendule et de l’humeur. « …après que nous nous sommes installés / dans cette maison hideusement décorée / où résonnent encore / les propos racistes / de nos hideux prédécesseurs ».

On préfère en rire la plupart du temps, mais les larmes ne sont parfois pas loin, au bord des lignes. Cette ambivalence séduit, puisqu’il n’y a nullement le regard supérieur du moqueur à tout crin. Le désir équilibre le désarroi. Bref, l’omelette attache à la lecture, et, confidence, je me sens d’autant plus en phase avec Bernard Bretonnière, qu’à quelques heures près, je suis daté quasiment du même jour de ponte que lui.

jeudi, 17 novembre 2016

Une critique pour "Encore une nuit sans rêve"

Bonjour,

Ci-après Une note de lecture à propos de « Encore une nuit sans rêve » de Christophe Bregaint, illustré par Sophie Brassart et préfacé par Jean-Christophe Belleveaux. 

Vous pouvez commander ce titre sur le site des éditions www.dessertdelune.be (rubrique nouveautés) paiement sécurisé via CB, Paypal.

Cordialement, Jean-Louis Massot

Désespoir et désarroi

« Une nuit sans rêve » c’est très décevant mais « encore une nuit sans rêve » c’est carrément désespérant et ce titre correspond très bien à l’atmosphère du recueil de poésie présenté par Christophe Bregaint. Christophe, c’est le préfacier du recueil de poésie de Fabien Sanchez que je viens de lire, un recueil qui dégage une souffrance et une douleur infinies. A coups de vers très courts, juste deux ou trois mots, Bregaint rythme ses poèmes qui expriment la fragilité, le désespoir et le désarroi d’une tierce personne qu’il semble accompagné sur le chemin de sa douleur, comme s’il scandait, sur la pédale de la grosse caisse de son groupe, un vieux rock and roll immortalisé par un de ces chanteurs mythiques qu’il doit, à mon avis, encore admirer. Le désespoir et le désarroi des Jimmy Morrison, Kurt Cobain, Freddie Mercury et autres rockeurs maudits planent sur ce recueil comme les corbeaux volent au-dessus des champs de bataille.

Dès les premiers mots le recueil exprime la fragilité : « Un homme / A été // Jeté / Dehors// Hors/ De / Sa quiétude… ». Cet homme est un ami, ou peut-être l’auteur lui-même mais je ne le crois pas, il s’adresse à cet autre par le tu. « Tu as glissé / Le long de la paroi… ». « La ligne / De ta petite mort / S’est détraquée…». « C’est arrivé / Tu t’es perdu… ». Ainsi les vers racontent le destin de celui qui s’est brisé, perdant progressivement tout espoir de redevenir ce qu’il a été. « Ton histoire / N’a pas toujours été / Ainsi // Sans issue… », « Tout est devenu / Tellement vulnérable… »

L’auteur se souvient, s’apitoie, se lamente, sait que plus rien ne sera comme avant, il pleure comme un vieux blues dans le lamento de Billie Holyday. Il n’a plus le courage de laisser croire à ce « tu » qu’il y a un espoir, seul reste le désarroi. « Ton désarroi / Est plus grand que / ton refuge… Tu ne fais plus la différence / entre / Le besoin et / Le manque // Entre la peine et le désespoir ». A la fin de ce recueil que j’ai lu comme une histoire tragique, comme un chant désespéré, que j’ai écouté comme un rock éthéré, déboussolé, déjanté, il ne reste plus qu’un texte minimum, mais un texte minimum qui prend aux tripes, qui bouleverse tant les mots sonnent juste, tant le désarroi est palpable.

© Denis Billamboz in http://www.critiqueslibres.com/i.php/vcrit/49377

lundi, 14 novembre 2016

Encore une nuit sans rêve

Si vous n'avez pu être présent au salon de L'autre Livre ces 12 et 13 novembre, pour découvrir le livre "Encore une nuit sans rêve" de Christophe Bregaint, illustré par Sophie Brassart et préfacé par Jean-Christophe Belleveaux, une séance de rattrapage vous est proposée le jeudi 17 novembre à partir de 18h à la librairie de L'autre Livre à Paris, 13 rue de l'Ecole Polytechnique.

Invitation 17 novembre.jpg

mardi, 08 novembre 2016

Ajout au programme de novembre

Léon le girafon.jpegOlga Dupré dédicacera « Léon le girafon » le samedi 19 novembre à la Foire du Livre Belge, de 15h à 16h sur le stand collectif d’Espace livres et Création. Centre culturel d’Uccle, Bruxelles 1180.

- Je respire discrètement par le nez.jpegFanny Chiarello sera présente au salon du livre du Touquet qui aura lieu du 25 au 28 novembre au Centre Tennistique Pierre de Coubertin, avenue de l’Hippodrome, 62520 Le Touquet Paris Plage. Elle dédicacera ses livres parus aux Carnets du Dessert de Lune. « Je respire discrètement par le nez », 2016, « Collier de nouilles », 2008,   « La fin du chocolat », 2005.

Passage.JPGFrançois David lira des extraits de « Passage » le 26 novembre à 17h30 à la librairie Les Schistes bleus, 10 rue François La Vieille, 50100 Cherbourg.

 

Un projet de CD autour des poèmes de Saïd Mohamed.

Je vous communique l'info ci-dessous. J'ai eu le plaisir d'entendre ce trio lors des 20 ans des éditions au Théâtre Ephéméride à Val de Reuil et c'est magique.

Chers tous , 

Comme vous le savez  déjà sûrement, depuis un an et demi je fais des lectures de poésie en étant  accompagné par Karinn Helbert au Cristal Baschet ainsi que par  Abdou chanteur soufi de Essaouira. Ceux qui ont assistés à nos prestations ont été étonnés de la rencontre Cristal Baschet avec des morceaux  de musique baroque et le chant soufi sur des poèmes de Rumi, poète persan du 13e siècle,  le tout superbement servi part la voix puissante de Abdou qui a été éduqué dans la tradition du chant soufi depuis sa plus tendre enfance.  Le public a aussi été encore plus étonné avec des textes de poésie contemporaine…

C’est donc tout naturellement qu’aujourd’hui je soutiens le projet de produire un disque de Dounia dans sa version musical et chant.  La version avec poésie viendra dans un second temps, mais l’immédiat est de produire le CD de Dounia, ce qui permettra à la formation de le faire connaître et d’exister sur scène. 

Vous trouverez toutes les informations complémentaires sur le site de Ulule à l’adresse suivante. 

https://fr.ulule.com/dounia-aube/

Et bien sûr continuez à faire passer dans votre réseau,  si le projet vous intéresse.

Saïd Mohamed, auteur aux Dessert de Lune de Souffles, L'éponge des mots, (prix CoPo 2014) et Jours de liesse

vendredi, 04 novembre 2016

2 articles pour un petit carnet dans la collection Pousse-Café

2 notes de lecture pour un titre dans la collection Pousse-Café des éd Les Carnets du Dessert de Lune.

 Carnet d'un petit revuiste.jpgCarnet d’un petit revuiste de poche – Jacques Morin Genre : récit. Couverture de Claudine Goux. Collection Pousse-Café. Format 10 x 14 cm. 22 pages imprimées sur papier bouffant 90 gr et Gmund tactile blanc 250 gr. ISBN 978-2-930607-65-8. 5 € 

 

 

 

 Extraits sur http://www.dessertdelune.be/store/c405/nouveautés.html...

En douze « tableaux » d’une analyse brève mais efficace, Jacques Morin dresse un autoportrait du revuiste de haut-vol qu’il est depuis plus de 40 ans. Dans la belle lignée de quelques grands aînés (Pierre Boujut, Pierre Béarn, Henri Heurtebise, pour ne citer que ces trois-là), il aura, dans un élan généreux et toujours renouvelé, ouvert la voie et donné la parole à des centaines de poètes. Ce qui lui apparaît parfois comme une névrose obsessionnelle n’est en réalité que la conséquence d’une vertigineuse et fructueuse addiction. Si « la revue est un genre ingrat », elle permet malgré tout au revuiste de faire la part des choses « en comptant sur ses fidèles » tout en ayant une juste et pertinente vision sur la poésie vivante. © Georges Cathalo in revue « Traversées »

« La revue est un genre ingrat. Les auteurs y passent, désinvoltes ou dilettantes. Ça ne marque pas leur œuvre, contrairement aux recueils qui la constituent. » Constat sans illusions, mais pas désabusé pour autant. Car celui qui le dresse, Jacques Morin, Jacmo pour les intimes de la poésie, est un revuiste impénitent qui n’a jamais baissé les bras devant l’ingratitude de certains de ceux qu’il a accueillis dans ses pages. Il a créé et animé « Le Crayon noir », puis « Le Désespoir, précisément » et l’une des meilleures revues de poésie, « Décharge », qui a près de 170 numéros et 35 ans au compteur, un record !  Du coup, le poète Jacques Morin, auteur d’une vingtaine de recueils, est un peu oublié au profit de Jacmo le revuiste et critique. Il sait donc de quoi il parle quand il livre ce « carnet d’un petit revuiste de poche » ! Une vingtaine de pages seulement, mais qui cernent cette passion dévorante : choisir des poèmes, les mettre en pages, les assembler, « composer avec les contradictions ou les paradoxes des textes proposés », puis après l’imprimerie les expédier et dialoguer par lettres et courriels avec les abonnés. Bref, animer une revue, sachant que le maitre-mot ici reste celui du plaisir !  © Michel Baglin in « Texture »

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