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samedi, 24 juin 2017

Une autre note de lecture

Bad Writer.jpgBad Writer. Jean Marc Flahaut. Préface Frédérick Houdaer. Les Carnets du Dessert de Lune, Collection Pleine lune. ISBN : 9782930607931. 68 pages, 12,00 €

Dans ce petit recueil de poésie narrative, construit de vers très libres, extrêmement concentrés, chaque mot ayant son utilité, sa signification, son poids, sa musique, Jean Marc Flahaut exprime un doute très profond. Il doute de lui et de son art, il doute de la poésie, il doute de la capacité des lecteurs à comprendre la poésie, il doute même d’être capable de faire comprendre au lecteur la nécessité de la poésie, son sens profond, son utilité. Il doute de l’art, de son art, de la capacité des autres à comprendre l’art. Ce doute le laisse oscillant en une incertitude schizophrénique entre celui qui écrit et celui qui range les papiers, entre le poète et le tâcheron :

« Il y a / deux hommes en moi/ l’un écrit/l’autre pas il lit – il classe – il range il trie »

Mais ce doute l’entraîne aussi dans une forme de paranoïa sclérosante, l’empêchant de proposer ces textes par crainte de la cohorte de tous les refus.

« peur du libraire/ qui refuse de vendre mes livres/ peur de l’éditeur qui refuse de prendre mon manuscrit/ peur du lecteur/ qui ne lira jamais aucun de mes poèmes /peur… »

Auteur convaincu de son talent, il est aussi persuadé du bienfondé des critiques négatives de ses détracteurs, nourrissant ainsi sa vision schizophrénique de son moi écrivain.

« …/il pense/…/qu’il est à la fois/le tueur et la cible/l’antidote et le poison/… »

Il reste alors avec ses doutes et ses frustrations, espérant toujours écrire le livre qui changera tout, le regard des autres et l’estime de soi.

« ce livre/que je voudrais écrire/et tous ceux que j’ai écrits/pour m’en approcher »

Mais je suis convaincu que Jean Marc Flahaut est persuadé qu’il a du talent et qu’il affecte de douter de lui et de son art pour faire comprendre qu’on ne le juge pas à l’aune de ses qualités.

« c’est fou/ça n’a l’air de rien/mais ça dit tout »

Le narrateur réalise un  véritable exercice d’autodérision instillant un doute sur son art pour, au contraire, démonter qu’il est bourré de talent et que ses textes méritent toute la considération des lecteurs et des éditeurs. Ils sont déjà nombreux à le lire et à l’apprécier à l’aune de son talent réel et je ne suis certainement pas le premier à être convaincu qu’il n’est surtout pas un « Bad Writer » !

© Denis Billamboz in http://mesimpressionsdelecture.unblog.fr/2017/06/23/bad-w...

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mercredi, 21 juin 2017

Une note de lecture toute fraiche

Petit traité du noir.jpgPetit traité du noir sans motocyclette (sauf une in extremis), Roger Lahu (couverture Mare Bateau-Lahu, préface Daniel Fano, Les Carnets du Dessert de Lune, Collection Pleine lune. ISBN : 9782930607467. 90 pages, 14,00 €.

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Enterré vivant 

« Sombre.

il fait sombre, très, dans mes alentours »

Dès les premiers mots de ce recueil, le narrateur donne le ton, il est dans le noir complet, ne voyant, ne ressentant rien, sauf une mouche qui vient déranger sa quiétude angoissée. Pas de doute « ch’us mort » pense-t-il, trucidé par un coup de couteau, « une lame d’acier plantée droit net et sans bavure… » Le décor est dressé, le narrateur laisse libre court à sa créativité et à sa fantaisie. Daniel Fano, le brillant préfacier dont je viens de lire deux recueils, explore les pistes possibles pour décrypter ce texte très libre dans lequel l’auteur s’est affranchi de la ponctuation, de l’usage des majuscules et de la rigueur des césures en fin de paragraphes. Des fausses pistes peut-être mais pas si fausses qu’il pourrait y paraître. C’est au lecteur de trouver son chemin dans ce texte d’une grande richesse émotionnelle et sensitive.

Pour moi, je pense que l’auteur pensant avoir passé le cap de la moitié de sa vie, commence à se préoccuper de ce qu’elle sera après la mort. Pour ce faire, il nous emmène dans l’angoisse que connaît certainement une bonne partie de ceux qui ont choisi la crémation : la terreur d’être enterré vivant. Il paraitrait qu’on aurait trouvé des cercueils avec des traces de griffures d’ongles sous le couvercle… Il imagine alors un mort/vivant qui ne sait pas s’il est mort ou vivant, s’il survit ou s’il est ressuscité des morts dans une autre vie.

Il n’évoque pas la proximité de la mort, ses environs, comme Ooka l’a fait dans « Les Feux », il ne familiarise pas avec elle comme Sarramago dans « Les intermittences de la mort », il ne lui donne pas non plus la parole comme Zusak dans « La voleuse de livre ». Non, il l’évite, la fuit, l’élude, s’éclipse. Il faut chercher entre les lignes l’angoisse que l’auteur semble connaître car il ne parle jamais, ou si peu, de la mort, de la résurrection, du néant, il parle sans cesse d’autres choses pour vaincre cette angoisse, ironisant sur son état, « agoniser de son vivant c’est déjà assez déplaisant mais agoniser mort ça vire corvée », se réfugiant dans un long monologue qui le ramène, le plus souvent, à son enfance à son enfance quand la mort ne le concernait pas encore.

« quand j’étais petit mon pépé préféré à moi il était déjà

proche d’un certain noir

qu’on appelle « la mort » mais je ne le savais pas et c’était

« très bien

comme ça » il était très vivant dans la couleur des

Jours d’alors…. »

L’écriture, les mots comme les images d’un film d’horreur (« La nuit des morts vivants »), les mots transformés en langage des morts/vivants, les mots en forme de questions, sont un véritable refuge pour dissimuler les angoisses, repousser à plus tard ce qui adviendra inéluctablement en évitant de se laisser enterrer vivant.

« dans le noir tu écris en toute impunité

les mots sont sourds muets

une bouche d’ombre les gobe comme des petits

apéricubes aux olives

noires évidemment

et elle ricane, elle ricane elle ricane »

© Denis Billamboz in http://www.critiqueslibres.com/i.php/vcrit/51000

 

17:44 Publié dans Presse lit-on | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : roger lahu

mardi, 20 juin 2017

Soyez parmi les 21 pour 5 livres

Bonjour,

Et si pour découvrir la promotion de l'été des éditions Les carnets du Dessert de Lune, vous alliez faire une visite sur http://www.dessertdelune.be/…/p8…/Solstice_d%27été_2017.h... et étiez parmi les 21 lecteurs à recevoir cinq livres, tous publiés dans le collection Sur La Lune.

Collier de nouilles de Perrine Le Querrec & Stéphanie Buttay

Coups de ciseaux de Fanny Chiarello

Dorure légères sur l'estran de Patrick Devaux & Claude Donnay

Ne vous inquiétez plus c'est la guerre de Daniel Fano & Jean-François Octave

Spiderland de Jean Marc & Jean-Claude Flahaut

Pour en savoir plus sur chacun de ces livres, une fiche avec présentation, extraits et articles de presse peut être consultée sur le site des éditions en entrant le titre de chaque livre.

50 € au lieu de 63 €. Envoi franco de port

Bonne visite

JL Massot

www.dessertdelune.be

vendredi, 16 juin 2017

Performance

A la librairie L'autre Monde, 42 Grande Rue Aristide Briand, 89200 Avallon, vous pourrez trouver dans quelques jours les livres de Pierre Autin-Grenier: "Chroniques des faits", "Légende de Zakhor","Le poète pisse dans son violon", "Le po!ète pisse encore dans son violon" les livres de Jacques Morin: "Poèmes sportifs en Puisaye-Forterre", "Carnet d'un petit revuiste de poche", les livres de Pierre Soletti: "J'aurais voulu t'écrire un poème", "Je dirais que j'ai raté le train" et "Please Plant this book" de Richard Brautigan.

Le 22 juin à 18h30, performance de Pierre Soletti.

mercredi, 14 juin 2017

Coline Bruges-Renard

Coline Bruges-Renard, illustratrice du recueil "Jours de liesse" de Saïd Mohamed expose ses dessins.

[C]201705 RMG.jpg

Jours de liesse.JPG

mardi, 06 juin 2017

Katy Garcia lit "Le vin des crapauds"

Le Vin des Crapaud.jpgKaty Garcia lit "Le vin des crapauds" de Saïd Mohamed (linogravures de Bob De Groof)

Pour écouter cette lecture télécharger le lien suivant : https://we.tl/1fG5KjjShw

Said Mohamed dédicacera ce livre au marché de la poésie de St-Sulpice (Paris 4e) le samedi 10 juin à 18h sur le stand 209/516 des éditions Les Carnets du Dessert de Lune.

vendredi, 02 juin 2017

Ils signeront leur livre à St-Sulpice.

Programme des séances de signatures au Marché de la poésie de Saint-Sulpice,

Paris 75004, sur le stand 209 des éditions Les Carnets du Dessert de Lune.

Cécile Guivarch, le mercredi 7 juin à 17h00

http://www.marche-poesie.com/signatures/entry/1395/

Jean-Jacques Marimbert, le vendredi 9 juin à 15h00

http://www.marche-poesie.com/signatures/entry/1396/

Isabelle Bonat-Luciani et Fanny Chiarello, le samedi 10 juin à 15h00

http://www.marche-poesie.com/signatures/entry/1397/

http://www.marche-poesie.com/signatures/entry/1398/

Christophe Bregaint et Jean-Christophe Belleveaux, le samedi 10 juin à 16h00

http://www.marche-poesie.com/signatures/entry/1399/

http://www.marche-poesie.com/signatures/entry/1400/

Jean Marc Flahaut et Frédérick Houdaer, le samedi 10 juin à 17h00

http://www.marche-poesie.com/signatures/entry/1401/

Saïd Mohamed, le samedi 10 juin à 18h00

http://www.marche-poesie.com/signatures/entry/1403/

Daniel De Bruycker, le dimanche 11 juin à 14h00

http://www.marche-poesie.com/signatures/entry/1404/

Michaël Glück et Pascaline Boura le dimanche 11 juin à 15h30

http://www.marche-poesie.com/signatures/entry/1405/

http://www.marche-poesie.com/signatures/entry/1406/

Jean-Louis Massot, un peu tous les jours.

http://www.marche-poesie.com/signatures/entry/1407/

http://www.marche-poesie.com/signatures/entry/1408/