Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

mercredi, 13 septembre 2017

C'est en septembre que ça va se passer

Des lectures, des expos avec des auteurs, des auteures, des illustrateurs, des illustratrices des Dessert de Lune.

En septembre allez à leur rencontre

- Du 15 septembre au 6 octobre exposition « Le mail art dans la Création Franche » avec les peintres Jean-Pierre Comes et Gérard Sendrey. Vernissage le 15 septembre à partir de 18h00 en présence des artistes. La galerie 21 rue Haute Vienne, 87000 Limoges.

- Le 22 septembre à 19h30, à la médiathèque de Talensac, la prochaine soirée de Dixit Poétic 2017 sera consacrée à Bernard Bretonnière qui lira, entre autres, des extraits de « Datés du jour de ponte » paru en octobre 2016 dans la collection Pleine Lune. Plus d’infos sur https://dixitpoetic.blogspot.be

- Le 29 et le 30 septembre Fanny Chiarello invitée à la médiathèque de Willems et à la médiathèque d’Arneke à 19h30 pour «Les filles de la poésie ». Rencontre animée par François-Xavier Farine. Plus d’infos sur https://www.fannychiarello.com/2017/08/28/les-filles-de-la-poesie/

Et bientôt 3 nouveautés aux Dessert de Lune. Des nouveaux venus et des déjà présents au catalogue.

- Et en dernière minute ceci : Louis Dubost sera présent dans le cadre du « Village en Fête » de La Clopinière, le 17 septembre et dédicacera ses livres. Plus d’infos sur  https://asso-lacledeschamps.org/

 

 

Encore un peu de La Patagonie

La Patagonie.jpgPerrine Le Querrec – La Patagonie. Préface Jean Marc Flahaut, Prix de la fondation Antoine et Marie Hélène Labbé 2016. Les Carnets du Dessert de Lune.

ISBN 9782930607054. 13 € 

Voir le livre ICI

 

Continent femme

La Patagonie est un texte constitué de 88 fragments (dont l’un donne le titre au livre) où s’imbriquent poèmes en vers ou en prose (et quelques photos de l’auteure en noir et blanc). L’ensemble devient une « narration » ou plutôt une suite d’évocations inscrites sous l’ordre du je, du nous, de l’impersonnel. Le but est moins de décrire le réel que de l’interroger à travers les faibles, les exclus au cœur même des familles sourdes – c’est sans doute pourquoi rien ne s’y dit.

Pour autant, les innocents ont les yeux pleins de la souffrance des êtres comme celles des animaux tel « l’énorme lapin blanc, chaud, lourd, doux (…) au petit corps gainé de peau blanche et bleue, soulevée par les coups du cœur ». Les enfants y découvrent une « dose d’épouvante dans une bogue de fourrure ». Preuve que la vie comme la mort est dans les détails.

Une fois de plus, la poétesse déterre les traumatismes, soulève ce qui ruine. Elle pousse néanmoins au-delà des mutilations et redonne voix aux fantômes muets. Riche d’« un lacet de vent, un cordon de lumière », elle arpente ses « glaciers de Patagonie » en écho aux proses transsibériennes de Blaise Cendrars. Moins loin, en ses jardins d’enfance elle en ramène une sorte de beauté.

Reprenant le je, elle évoque la complicité d’une fille avec sa mère « les pieds chaussés d’herbe crue elle secoue le drap, fracas de coton,/ je tombe à chaque éclair/ elle rit / — Attrape le coin ! / Je m’élance à la poursuite du coin. /Mais alors l’autre m’échappe, / immensité houleuse, ciel pommelé,/ et son sourire au loin,/ qui flotte au-dessus de notre intimité immaculée. »

Perrine Le Querrec prouve qu’au-delà de ses souvenirs elle n’écrit « pas une histoire mais une langue, (…) pas une situation mais une forme ». Les « anecdotes » restent des prétextes aux mots. Chacun « est une découverte, une horreur, une solitude, deux mots sont un miracle, les recherches interrogent, soulèvent le sujet, l’écorchent, l’écriture est une anatomie, elle sort chaque organe, le pèse, soupèse, le dissèque ». Il ne faut donc pas s’attendre à une narration guérisseuse.

Tout reste de l’ordre de la scarification. Mais aussi d’une lutte aussi finale que vaine. Existe donc une promesse du temps qui jaillit moins de ce qui est dit que de comment cela s’exprime. Ruines récemment l’a encore prouvé par l’évocation de la vie d’Unica Zürn. Il s’agit chaque fois de retrouver une maison qui ne soit pas de famille mais de celle de l’être. Il n’y serait plus spolié et bafoué.

© jean-paul gavard-perret in http://www.lelitteraire.com/?p=33564

 

mardi, 12 septembre 2017

Où trouver du Dessert de Lune en librairies

Si vous cliquez sur le lien suivant: 
 
 
vous vous retrouverez sur le site des éditions ou vous pourrez découvrir une carte sur laquelle vous pourrez visualiser toutes les librairies dans lesquelles demander ou trouver les livres des éditions Les Carnets du Dessert de Lune.
 
mais aussi d'autres informations qui pourraient vous intéresser...
 
Cette carte a été réalisée par le webmaster en chef de ce site, j'ai nommé Pascal Blondiau.
 
Bonnes visites