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lundi, 18 novembre 2019

Un nouveau prix pour un auteur du Dessert de Lune

Francesco Pittau vient de recevoir le prix de littérature Gauchez-Philippot 2019 pour son recueil La quincaille des jours. Pour en savoir plus sur ce recueil, sur l'auteur, lire des extraits, l'acquérir rendez-vous sur :

https://www.dessertdelune.be/agrave-la-lune/prix-de-litte...

Pour info, les éditions seront présentes le 30 novembre et le 1er décembre aux Fugueurs du livre à Liège (musée Cursus) où vous pourrez acquérir ce livre et d'autres, et rencontrer pour des séances de dédicaces de leurs livres : Eva Kavian, Pascal Blondiau, Yves Budin, Eric Dejaeger, Patrick Devaux sur le stand des Carnets du Dessert de Lune ainsi que votre serviteur sur le stand du Cactus inébranlable éditions entouré de pleins de chouettes autres maisons d'édition.

Avant les fêtes un bel endroit pour trouver de quoi faire des cadeaux.

et en sus, cette belle note de lecture signée Carino Bucciarelli :

Il y a fort à parier que Richard Brautigan figure parmi les auteurs fétiches de Pittau. On trouvait chez l’Américain un sens de la magie du quotidien qui rejaillit ici sous un titre on ne peut mieux choisi, La quincaillerie des jours ; ainsi l’auteur inscrit tout le recueil dans une quotidienneté où chaque petit fait, chaque lieu insignifiant, chaque souvenir anodin se transfigurent, par la sorcellerie de l’écriture, en autant d’instants poétiques. On se souvient d’un livre précédent du même poète, Une maison vide dans l’estomac, où nos vies dérisoires, toujours vues à travers des poèmes narratifs, se voyaient bousculées, transgressées souvent en des termes crus. Ici, Pittau a pu alléger jusqu’à l’effacement son écriture pour ne laisser que l’essentiel. Il est même difficile de comprendre où se situe l’émerveillement de lecture tant les propos semblent communs, mais la magie opère sans faille. Il suffit à l’auteur de décrire en quelques mots sa façon de laisser se consumer une allumette pour mettre en branle toute une machinerie imaginative. Une autre comparaison s’est imposée naturellement : lu durant la même période, Cueillette matinale de Martine Rouhart, paru chez Demdel, offrait aussi au lecteur, dans une écriture dépouillée, une plongée dans le ravissement du quotidien. Si certains auteurs ont besoin de s’aventurer dans le complexe et le baroque pour atteindre leur fin, d’autres voix parviennent à nous plonger dans un monde littéraire riche après s’être débarrassées de bien des meubles inutiles. © Carino Bucciarelli

 

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