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vendredi, 22 mars 2019

Souscription pour Fragments

Bonjour,

En ces premiers jours de printemps, j'ai grand plaisir à vous proposer de souscrire en téléchargeant le fichier Bdc-V2_recto (1).pdf au projet du porfolio Fragments du poète Saïd Mohamed, enseignant à l'école Estienne et du calligraphe Mohammed Idali (dont vous pouvez voir un petit film sur youtube) : https://www.youtube.com/watch?v=4OBB-FMjA_o

 En se lançant dans ce nouveau défi, Saïd Mohamed désire montrer le savoir faire de plusieurs corps de métier : calligraphe, maquette, gaufrage, le tout réuni dans un étui. 

Ses collègues d’Estienne ; Jean Luc Seigneur maitre graveur et Meilleur Ouvrier de France, et Raphael Lefeuvre maitre typographe l’ont suivi dans ce projet. L’un en créant l’outil de gaufrage, l’autre en supervisant la maquette.

Le porfolio sera  imprimé sur un très beau support des papeteries Fedrigoni par l’imprimerie Grenier qui est une entreprise capable d'offrir un rendu de très bonne qualité en offset numérique sur ce type de papier texturé.

La parution est prévue fin mai afin de  le présenter au marché de la poésie qui aura lieu comme tous les ans place Saint Sulpice à Paris, du 5 au 9 juin. 

Pour souscrire, vous pouvez télécharger le fichier suivant : 

Si vous souhaitez plus d'informations sur ce projets, n'hésitez pas à contacter Saïd Mohamed said-mohamed@wanadoo.fr

Merci d'avance de votre soutien à ce beau projet dont je ne suis que passeur.

PS : Saïd Mohamed a publié aux Editions Les Carnets du Dessert de Lune : Souffles (couverture du peintre Anto), L'éponge des mots (couverture de la photographe Bénédicte Mercier), Jours de liesse (encres de Coline Bruges-Renard), Le vin des crapauds (linogravures de Bob De Groof)

 

jeudi, 21 mars 2019

L'homme que j'aime

L'homme que j'aime.jpgPour commencer le printemps, une note de lecture signée Denis Billamboz à propos du nouveau recueil d'Eva Kavian et de Marie Campion "L'homme que j'aime".

 Concentré d'amour
J’ai découvert le talent d’Eva Kavian il y a tout juste un an après avoir acquis un de ces précédents recueils à la Foire du livre de Bruxelles. Dans ce texte datant de plusieurs années, elle parle d’amour, d’«Amour en cours, amour qui court, amour au secours, amour discours, amour toujours, amour trop court, amour, amours, toujours, toujours, trop court, trop courts, amours qui rient, amour en larmes, attente, attente trop souvent, départ encore, encore et encore». Elle confesse dans le titre qu’elle est «Amoureuse» mais on devine qu’elle n’a pas encore déniché celui qui saura la garder avec son amour pour toujours. Aujourd’hui, je sais que Cupidon a visé juste, ses flèches ont atteint la cible qu’elle visait depuis un temps certain déjà, elle a trouvé «L’homme que j’aime», celui qui a su capter tout l’amour qu’elle a à donner, même s’il ne fait pas la cuisine, ni même la vaisselle pendant qu’elle écrit des vers.
Dans ce nouveau recueil Eva Kavian utilise la poésie en vers, elle écrit des tout petits poèmes construits avec de tout petits vers, juste quelques mots mais des mots extrêmement choisis, toujours très justes pour dire toute la force de l’amour qu’elle a «à offrir en partage» comme chantait Jacques Brel. Ces poèmes sont un véritable concentré d’amour trop longtemps thésaurisé, trop longtemps tu, trop longtemps gardé par devers elle. Ces mots ont une telle puissance d’évocation que les hommes qu’elle choisis d’aimer ne doivent pas résister longtemps à la puissance de son amour, à la séduction de ses mots, au chant de ses vers. Et pour que ses poèmes aient plus de force encore, elle n’hésite pas à manier l’ironie et un brin de moquerie destiné à titiller celui qu’elle a choisi d’aimer. Eva, c’est une enjôleuse, elle provoque, elle cajole, elle charme, elle séduit…
Mais, elle sait aussi jouer avec la mise en scène de ces textes, elle sait retenir la chute d’un poème, laissant le lecteur en expectative, avant de lui livrer sur une autre page, en vis à vis ou au verso, le message caché au fond de ses vers.
Ils sont certainement nombreux les amoureux des mots, et les même les amoureux tout court, qui feraient la cuisine et la vaisselle pour lire des vers comme ceux-là débordants d’amour dans le joli décor planté par Marie Campion l’illustratrice. © Denis Billamboz in http://www.critiqueslibres.com/i.php/vcrit/55361

Ce livre (et d'autres) peut être commandé sur le site des éditions et/ou dans n'importe quelle librairie.

mardi, 19 mars 2019

Cette nouvelle note de lecture pour Les Radis bleus

Les radis bleus .jpgPIERRE AUTIN-GRENIER, disparu trop tôt, nous revient grâce à la réédition augmentée des Radis bleus (Les Carnets du Dessert de Lune). Ouvrage remarquablement ciselé, selon un calendrier qui scande les notations poétiques d'un amoureux des mots, dont le ton décape, dont les images recèlent une puissance d'imagination et de pensée féconde, souvent acide, pessimiste, aux accents désespérés d'un quotidien frôlé, mâtiné de Schopenhauer ou de Cioran. Le poète empoigne le réel comme il le fait au propre, usage d'une brouette à ras bord d'énormes blocs de pierre. Celui qui consigne écrire n'est pas vivre a ce côté pessoéen de désespérance intime, lui qui s'escrime à dissimuler honteusement sous le masque le fond vrai d'une âme en déroute.

Extraits : Mercredi 6 avril - Saint Marcellin

Au départ il était polyglotte. Accablé puis débordé par l'intarissable bavardage humain, bien vite il devint troglodyte.

Jeudi 28 juillet - Saint Samson

Tout ce que je sais du chien, je l'ai appris du chien ; tout ce que je sais des homme, je l'ai appris aussi du chien.

© Philippe Leuckx in Le Journal des Poètes, N°1/129 extrait de "Poésie Panorama"

Découvrir ou redécouvrir ce livre, lire d'autres extraits, l'acheter...? Surfez sur Les Radis Bleus ou à demander en librairie.

lundi, 18 mars 2019

Une autre note de lecture à propos de "L'homme que j'aime"

eva kavian,marie campion,francesco pittauL’édition « italienne » de ce petit carnet de confidences amoureuses tire profit des belles vignettes en noir et blanc de la Brainoise Marie Campion, qui allie à son graphisme « élémentaire » (au sens des quatre éléments) une once de tremblé qui n’est pas pour déplaire. Les textes du « tu » au « nous » égrènent le passé fusionnel, les tâches ménagères, « la main qui caresse », le monde virtuel et le monde tout court des émotions, des regrets, des partages, le « silence » de l’autre, bien « éprouvant ». « J’ai peur parfois/ de te perdre » sonne comme un bel aveu. Un humour délicat, des sentiments à vif colorent ce recueil léger, quotidien, aux inflexions un brin chagrines, à cause des absences, séparations et autres réseaux parallèles. Parfois, les gens vivent sur des rails, et il n’y a pas trop d’aiguillages pour croiser leurs ferveurs. La « vie ordinaire » pour reprendre un titre célèbre traverse ces poèmes. © Philippe Leuckx in www.areaw.be

 Pour découvrir ce livre, lire des extraits, l'acheter, surfez sur L'homme que j'aime