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samedi, 16 novembre 2019

Presse pour Qui va avec Ailes

Qui va avec ailes.jpg2 articles de presse pour le nouveau recueil de Luce Guilbaud

 Qui va avec Ailes

De courts poèmes sans titre. Autant de devinettes. Un il ou une elle est ainsi cachée dans chaque poème. Seul indice : c’est un animal porteur d’ailes. il y a du choix. Un livre pour jouer donc à plusieurs. Un livre pour inciter à inventer à son tour d’autres devinettes, avec d’autres règles du jeu : animal à écailles, à poils ou bien... Et pourquoi se limiter aux animaux : végétal, objets... Des illustrations joyeuses et colorées jouent avec chaque texte. Bref, un livre plaisant, gai et joueur. Il ne devrait pas rencontrer beaucoup de difficultés à entrer dans les écoles, centre de loisirs et bibliothèques jeunesse pour s’amuser avec tous, petits comme grands, voire très grands. © Patrick Joquel www.patrick-joquel.com

C’est tout petit, c’est joli, c’est mignon et c’est en couleur. Est-ce de la poésie ? Est-ce un recueil de peintures aux couleurs pastel ? Peu importe les questions, les définitions, les cases où l’on cherche à ranger les œuvres d’art. C’est un tout petit – c’est le format de la collection – recueil de poésies illustrées ou peut-être un petit catalogue de micro-peintures accompagnées d’une légende en vers libres et courts. Un petit opuscule qu’on lit, qu’on regarde, avec plaisir et attention pour ne laisser échapper aucun détail, aucune impression, mais qu’on écoute aussi, on l’a lu à haute voix, pour en apprécier la musique et voler avec les ailes de chacun au-dessus des pages de Luce Guilbaud. Dans ce recueil elle, a regroupé trente peintures accompagnées chacune d’un poème, trente poèmes qui évoquent un être, un objet, ou même un esprit, ou autre chose encore et même des choses qui volent pas du tout, mais tout ce petit peuple a en commun la particularité d’avoir des ailes pour voler… ou pas. C’est très joli, les couleurs sont douces, presque toutes à dominantes vertes, couleur de la nature et de l’espoir, les textes sont légers comme le souffle d’air qui porte insectes, oiseaux et papillons, jouant une douce musique apaisante quand on les lit à haute voix.  L’auteure raconte avec ses mots et ses couleurs un monde irénique, un petit paradis dans lequel on voudrait pouvoir s’isoler de temps à autre pour oublier les vilénies du nôtre. Mais, ce recueil n’est pas que lecture et peinture, c’est aussi un jeu, Luce ne nomme jamais ceux qu’elle peint, elle les dépeint dans son texte, et dissimule la première et la dernière lettre de leur nom dans la peinture figurant en regard du poème, invitant ainsi le lecteur à un petit jeu de devinette qui l’oblige à mieux regarder chaque illustration pour en percer le secret. Pour l’exemple : « D’amour tendre / il aime son amie / mais s’ennuie parfois au logis / chargé de messages urgents / il voyage par tous les temps / sans jamais perdre le Nord. » Vous l’aurez vite reconnu sans même utiliser le P et le N figurant dans l’illustration. Si vous voulez jouer encore, il faudra acquérir ce recueil ! © Denis Billamboz, mes impressions de lecture