Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

samedi, 27 juin 2020

L.A.A.F.L.A et le salon de l'autre livre

Bonjour,

Comme vous le savez peut-être, à cause de procédés peu respectueux des règles en vigueur, établies elles-mêmes par les organisateurs du salon de l'autre livre : (premier arrivé, premier inscrit), alors que le mail d'inscription a été envoyé à des dates différentes, ce qui fausse le jeu, il a été répondu aux Carnets du Dessert de Lune que la liste était complète... et que malheureusement (sic) il n'y a plus de place... Ceci pour vous informer, si jamais vous aviez eu l'intention de venir y faire acquisition du recueil qui vient de paraître au Cactus Inébranlable Editions "L'A.À.A.F.L.A, L'Appareil À Fabriquer Les Aphorismes", ce ne sera pas possible lors de ce salon mais peut-être, si c'est maintenu, lors du marché de la poésie de St-Sulpice en octobre.

Mais comme vous ne pourrez pas attendre jusque là ... je vous propose d'acquérir ce recueil soit chez l'éditeur ou bien directement chez moi à dessertlune@gmail.com Et peut-être cet article de presse qui vient de paraître vous donnera cette envie.

Belle journée à vous. Jean-Louis Massot (et désolé si vous avez déjà reçu cet article via un autre canal).

Couverture - AÀFLA 23-04-20 %282%29.jpg"Après un livre de Jean-Louis Massot éditeur, j’enchaîne avec un livre de Jean-Louis Massot auteur et la qualité est toujours la même, à passer sa vie dans les livres, à séparer le bon grain du moins bon grain, il a affuté le talent inné qu’il a pour les lettres, sa plume ne le trahit pas plus que son nez. Dans ce recueil, il nous raconte comment il a inventé une machine infernale capable de fabriquer les meilleurs aphorismes. Mais, la machine est fragile, capricieuse, espiègle, …, il est nécessaire de suivre scrupuleusement la fiche technique pour le montage, comme pour les meubles vendus dans des grandes surfaces construites par des Suédois, et le mode d’emploi pour l’utilisation. Cette machine aurait pu être inventée par Pierre Dac avec l’assistance de Raymond Queneau et les conseils d’Achille Chavée et certainement d’autres que j’ai moins lus, elle aurait peut-être tout aussi bien marché.

Avant de dévoiler un échantillon d’aphorismes produits par cette étonnante machine, il convient de rappeler, car certains en doute encore, qu’« Un aphorisme court en dit long » et même qu’il en dit beaucoup sur certains : « Montre-moi un peu ton aphorisme et je te dirai qui tu hais ». Et malgré toutes ces qualités « …l’aphorisme n’est toujours pas reconnu comme remède à la morosité » et pourtant « Un aphorisme n’est pas un médicament à prendre à la légère ».

L’A.A.F.L.A. est une machine impitoyable, elle ne tolère pas l’approximation, elle avertit les rimailleurs : « Il y a des poètes qui méritent des coups de métrique sur les fesses ». Elle est aussi très perspicace, un peu cancanière, elle sait tout même ce que la femme du pompier de service ignore, « Quand il la trompa, la femme du pompier n’y vit que du feu ». Elle connait même tous ceux qui ont des comptes ou des contes à rendre, ou presque, « A la fin de leur vie, les frères Grimm avaient-ils encore des contes à rendre ».

La liste pourrait être beaucoup plus longue mais il faut en laisser pour les lecteurs assidus, et même les autres, de cette brillante collection. Je dévoilerai cependant ce petit dernier que j’ai particulièrement goûté : « Et si quelqu’un nous avait appris à rire l’alphabet sur les bancs de l’école ? » Excellente question vous avez bien fait de la poser à vos fidèles lecteurs !"

© Denis Billamboz. mesimpressionsdelecture.unblog.fr

mardi, 23 juin 2020

note de lecture à propos du 2e opus de la Tétralogie de Daniel Fano

Le privilège du fou 2020.jpegDaniel Fano Tétralogie. Couverture de Grazielle Federico.

Pour ce deuxième opus de sa tétralogie Daniel Fano évoque le privilège du fou, ou peut-être d’un fou ? Du fou de culture qu’il était, gavé de culture populaire, pas forcément celle qu’il recherchait mais celle qui envahissait son bureau, celle dont il devait rendre compte, celle qu’il nous suggère encore de considérer avec précaution. En lisant ce texte, j’ai l’impression de voir un paquet de revues, de journaux, de magazines, …, envahissant son bureau, j’ai l’impression aussi de pouvoir lire les titres de ces publications qui lui sautaient aux yeux. Des titres qu’il voyait peut-être plus qu’il ne les lisait, en écoutant la radio ou en visionnant des films pornos, d’horreurs, policiers ou autres encore. Des titres qu’il a recopiés sans ordre apparent, mêlant les informations douloureuses, comme celles concernant les enfants soldats au Liberia, et la présentation des films pornographiques ou au lancement d’un nouvelle voiture. Les voitures, il semble avoir un gros faible pour les belles américaines et les grosses allemandes au nom qui claque comme une liasse de dollars sur le coin d’un bureau.

Toutes ces informations mises bout à bout constituent comme un énorme patchwork : guerres, insurrections, émeutes, massacres, atrocités, catastrophes, sexe plus ou moins débridé, faits divers atroces ou réjouissants, films, romans, chansons, musique, mode, événements culturels, politiques, exploits et excentricités divers, …, représentant l’histoire de notre monde dans la deuxième moitié du XX° siècle. C’est mon histoire qui surgit bribe par bribe, image par image, générant une nostalgie jamais triste même si ces images évoquent des faits souvent bien cruels ou une réelle médiocrité culturelle. C’était le temps où Daniel moi étions jeune, il était lucide, j’étais plus insouciant, il savait beaucoup de choses que j’ignorais encore. En le lisant aujourd’hui, je mesure toute l’étendue de mon ignorance d’alors. « Ecrire un livre, n’est-ce pas faire l’inventaire de nos erreurs et de nos réussites ? » Je ne sais mais le lire c’est à coup sûr mesurer ses lacunes. Et les miennes s’avèrent bien grandes quand je lis tes ouvrages.

Toi qui a pendant de longues années commenté tout ce qui nourrit la culture populaire à travers le monde, tu t’es interrogé sur le rôle du lecteur : « Tu en as marre de ces théories sur le génie du lecteur qui surpasserait celui de l’écrivain ». J’espère que du haut du ciel des écrivains où tu sièges désormais en meilleure place que dans le monde où nous t’avons connu, tu m’accorderas ton indulgence pour la lecture que je fais et ferai encore, de tes œuvres qui m’enchantent toujours. Notamment cette tétralogie qui comporte aussi :

-          L’année de la dernière chance

-          Sur les ruines de l’Europe

-          La vie est un cheval mort

Les Carnets du Dessert de Lune

© Denis Billamboz in mes impressions de lecture blog

Pour en savoir plus sur la Tétralogie c'est LA