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samedi, 10 avril 2021

2 notes de lecture pour L'écart qui existe

​Sur le site Le Nouveau Recueil de Jean-Michel Maulpoix, je vous invite à lire une note de lecture signée Jean-Marc Sourdillon à propos du nouveau recueil d’Olivier Vossot « L’écart qui existe » paru récemment aux éditions Les Carnets du Dessert de Lune et qui clôture 25 années d’éditions avant que celles-ci aillent trouver, dans quelques jours, une nouvelle vie en Normandie à La factorie-Maison Poésie Normandie.
Cette note de lecture est à lire sur http://lenouveaurecueil.fr/Vossot.pdf
 
Egalement cette autre note de lecture signée Christophe Mahy et qui paraitra dans les Amis des Ardennes.
L’écart qui existe. Olivier Vossot. Illustration de couverture de Pascaline Boura. Préface d’Albane Gellé
Il est difficile d’évoquer ce recueil sans se reporter au précédent d’Olivier Vossot, et dont il est la prolongation quasi naturelle, en quelque sorte et en toute logique. J’avais d’ailleurs eu l’occasion de dire ailleurs tout le bien que j’en pensais et la certitude d’assister à l’affirmation d’une vraie voix. S’il existe une filiation entre L’écart qui existe et Personne ne s’éloigne, elle est certes à trouver dans la thématique, à savoir une correspondance mentale, intime, avec un disparu qui est toujours là, toujours plus près parce qu’en deçà du quotidien. Dans les brèches, les interstices, le blanc de la page, le noir de l’écriture. Les mots d’Olivier Vossot ne doivent rien au hasard. Ils sont pesés avec patience, triés sur le volet, non par souci d’esthétique, recherche d’effet ou de singularité sémantique mais parce qu’ils sont les seuls qui font surgir la réalité de l’absence en même temps que son irrémédiable pouvoir de résilience. Certes, l’absence est lisse, sourde mais elle prend corps au quotidien, tout simplement parce que quoi qu’on écrive ou pas, il est toujours question d’une lumière et que c’est en ce mystère que réside tout le sens de la vie humaine. S’adresser au mort pour parler aux vivants et se parler à soi-même. Laisser surgir, être à l’écoute. Des mots viennent dont on ne sort pas. C’est peut-être ainsi que la poésie s’accomplit, avec le silence des souvenirs comme une pierre chaude, / à l’intérieur. Olivier Vossot ne se dérobe pas à la quête initiatique qu’il s’est imposée de longue date, et le lecteur ne s’y trompe pas. Il reconnaît de page en page la recherche de l’équilibre, le fardeau d’un passé sans naissance qui est sans doute le sien, à lui aussi. Il ressent la morsure de jours noirs comme ce qui seul peut solidifier le temps et densifier l’espace. Une belle réussite pour l’auteur, qui confirme que sa voix est à l’unisson des poètes de l’intime et de la profondeur et qu’il puise en toute connaissance de cause aux sources de l’essentiel.
© Christophe Mahy

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