jeudi, 19 novembre 2009
Paris, Uccle, Loos
Du 20 au 22 novembre Septième salon de l’Autre Livre
Espace des Blancs-manteaux, 48 rue Vieille du Temple, PARIS 75004, (métro Hôtel de Ville).
Entrée libre. Programme complet sur : www.lautrelivre.net
Stand des Carnets du Dessert de Lune : A16/A18
Nicolas Cotten dédicacera “Titré Haikus” le vendredi 20 de 15h à 16h et le dimanche 22 de 13h à 14h
Saïd Mohamed dédicacera “Souffles” le vendredi 20 de 14h à 16h.
Perrine Le Querrec & Stéphanie Buttay dédicaceront “ Coups de ciseaux” le samedi 21 de 15h à 16h
Stéphanie Buttay dédicacera “La dernière pierre” de Christine Van Acker, livre qu’elle a illustré et qui a reçu le prix SGDL de la fiction radiophonique.
Je dédicacerai “La soie des mots musique” paru aux éditions Editinter, vendredi, samedi et dimanche de 14h à 16h.
Du 21 au 22 novembre : Septième foire du livre belge.Centre culturel d’Uccle, 47 rue rouge, 1180 Uccle. Des livres des Carnets du Dessert de Lune ainsi que des éditions Archipel, L’atelier du Poisson Soluble, Jacques Brémond, Cadex, Editinter, La Pierre d’Alun seront mis en vente sur le stand tenu par la librairie La Licorne.
Progamme sur : http://www.agenda.be/v2/fr/event/202185/foire-du-livre-be...
Samedi 28 novembre de 10h à 18h30 le salon du livre de Loos (59120)
Espace François Mitterand, 81 rue du Maréchal Foch.
Les Carnets du Dessert de Lune y seront représentés par Jean-Pierre Nicol sur le stand de l’association Lettres & Arts. Vous pourrez y rencontrer Jean-Marc Flahaut qui dédicacera “Rengaine suivi de sept secondes avec le soleil” et “Spiderland”, publiés dans les collections Pleine Lune et Sur La Lune.
Programme complet sur http://www.ville-loos.fr/art1779-29-8-salon-du-livre-2009...
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vendredi, 13 novembre 2009
D'Uccle à Paris en passant par Tournai
Des livres des Carnets du Dessert de Lune seront exposés ce 14 et 15 novembre au salon Tournai La Page à Tournai sur le stand de l’association Lettres & Arts tenu par le dynamique Jean-Pierre Nicol.
Programme et infos sur : http://www.lesamisdetournai.be/Tournai-la-Page_r6.html
Le week-end prochain Les Carnets du Dessert de Lune seront des deux côté de la frontière.
- A Paris au septième salon de l’Autre Livre qui se tiendra à l’Espace des Blancs-manteaux du 20 au 22 novembre où je vous accueillerai en présence de Stéphanie Buttay, Nicolas Cotten, Perrine Le Querrec, Saïd Mohamed et sans doute quelques passagers de dernières minutes. Programme du salon et des signatures en pièce jointe (LAL Journal 2009.pdf)
Si vous êtes ou passez à paris, profitez-en pour aller visiter l’expo sur Miles Davis à La Cité de La Musique où vous pourrez acquérir (si vous ne l’avez pas déjà fait) le livre d’Yves Budin “Visions of Miles” à la librairie Forum Harmonia Mundi - Cité de la musique, 221 avenue Jean Jaurès -75019 PARIS
- A Bruxelles, au Septième salon du livre belge au Centre Culturel d’Uccle
Sur le stand tenu par la librairie La Licorne, vous y trouverez des titres des Carnets du Dessert de Lune mais aussi des livres des éditions Archipel, Jacques Brémond, Cadex,Editinter, La Pierre d’Alun et Motus.
Toutes les infos sur http://www.ccu.be/divers.cfm?r1=37
Si vous cherchez des idées de cadeau...
Ici ou là, ouvrons les livres et entrons !

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mercredi, 04 novembre 2009
Signatures et Notes de lectures
ILS VONT SIGNER !
Sur le stand des éditions Les Carnets du Dessert de Lune
Au 12e salon de l’édition et des médias indépendants de Grigny (69)
L'autre Salon Du 6 au 8 novembre 2009 - Centre Edouard-Brenot (rue Waldeck-Rousseau à Grigny)
Entrée libre - Infos et programme :
http://www.espacepandora.org Tél. : 04 72 50 14 78 espacepandora@free.fr
Samedi 7 novembre
De 15h00 à 16h00 : Roland Tixier "Avec le temps"
Claude Vercey "Mes escaliers"
De 16h00 à 17h00 : Anne-Lise Blanchard "Anonyme Euphorbe" - Jean-Louis Jacquier Roux " Foulées douces" et "Missiano"
Dimanche 8 novembre
De 16h à 17h : Ménaché "Pierres qui roulent..." et "Ellis Island's dreams”
Quelques notes de lecture à propos de l'un ou l'autre de ces titres.
AVEC LE TEMPS. Roland Tixier. Illustration Roger Groslon. Préface Christian Degoutte. 16,00 €
Au fil de ses rares publications, Roland Tixier a su conserver un ton reconnaissable autour de la forme brève. De haïku en haïku, l’univers du poète se découvre par touches minuscules, par flashes ou par arrêts sur images. L’auteur sait relier des mondes opposés dans un habile télescopage : « en survêtement Adidas / elle lit Gogol dans le métro / parfois un regard vague ». Il fait cohabiter une observation subtile de la nature en milieu urbain (oiseaux, arbres, fleurs…) et les avatars habituels de la ville (bus, métros, parkings, quais de gare,…). C’est grâce à ce rapprochement insolite qu’il parvient à déceler des signes invisibles au commun des mortels, comme une chaleur intime dans un désert de glace. « La rue est mon jardin », écrit Tixier qui excelle dans le vagabondage urbain à travers des lieux familiers : « connaître le bonheur / d’avancer droit devant / dans le monde des rues ». Et puis ce rappel permanent : « penser à prendre son temps », car on n’en a jamais fini avec le temps et sa terrible ondulation. Ce n’est pas par hasard si Jean-Louis Massot qui dirige les éditions du Dessert de Lune a choisi ce recueil comme centième titre, avec « des mots qui bruissent pour saisir le temps bien plus que d’une simple et invisible esquisse ». Juste saisir le temps pour lui voler quelques pépites.
© Georges Cathalo, in Rétroviseur N°113
ANONYME EUPHORBE. Anne-Lise Blanchard. Illustration Vio. Préface Alain Wexler. 11,00 €
Entre le vide et le trop plein du désir amoureux ou celui d’écrire, il s’agit de se jeter « jusqu’à la fissure », jusqu’à l’ébruitement de la peau et des mots.
La mer, lieu originaire, métaphorise le désir dans ses vagues hautes. S’en séparer permet de naître à soi, d’ouvrir sa propre page, de jardiner perte et vide. Dans le vif de l’entaille, se déploie « l’éventail/ de l’imaginable » où dans un clair obscur s’inventent les nages des corps. Quand se travaille la déchirure, surgit le prononçable « des lignes de partage des souffles ». Sous les griffures du papier, les chiffonnades de la peau, se cherche la distance, la bordure qui permet de « voir avec sa peau ». Alors s’agrandit l’imprévisible, s’articulent le blanc et l’inaudible. Et c’est dans « l’obstination de l’encre » que se lit l’obstination de vivre. Grâce au ressac des mots, aux ruptures de phrases et du sens, « la nuit sans bordure » rencontre le mouvant de « la lumière d’écume ».
Comme le relève Alain Wexler dans sa préface, le lecteur est placé sans cesse « au bord de quelque chose » Et pourtant dans les poussées de la « langue d’eau » de la poétesse, le désir avec sa « rouge tête de gargouille » nous fait signe. Comme si nous pouvions partager son « bleu exact », ne point craindre son « insolence face à la mer ».
© Jacqueline Persini-Panorias, in Poésie Première
FOULEES DOUCES. Jean-Louis Jacquier-Roux. Illustration Monique Delorme. Préface Pierre Présumey. 15,00 €
Plusieurs fois par an, Jean-Louis Jacquier-Roux a rendez-vous avec Giotto, Cimabue, Perugino, Masolino di Panicale, Duccio, Caravage, Fra Angelico, Piero della Francesca et autres maîtres connus ou méconnus de la peinture italienne. Il vient en Italie « se ressourcer, » guidé par Vasari, Daniel Arasse, et surtout porté par sa sensibilité de poète vers un village d’Ombrie qu’il a déjà célébré dans un précédent ouvrage au titre éponyme : Missiano. Pierre Présumey qui préface Foulées douces affirme : « Aimer ce morceau d’Italie, c’est aimer tous les autres […] Grâce à la peinture, les lieux deviennent doublement chers, une fois pour leur beauté immédiate, extérieure, une seconde pour celle qui est enfermée au fond de quelque église […] redoublant précieusement la première. ».
Sa « traque attentive » le pousse vers des trésors souvent cachés, ou tenus à l’abri des regards, à l’écart des itinéraires balisés. A Pienza, il s’attend à croiser Luzi, trois années seulement avant la mort de celui-ci : « Mario Luzi séjourne-t-il encore à Pienza, l’été ? La jeune fille de l’Office de tourisme m’affirme qu’il sort chaque soir à cinq heures. Comme la marquise… » Il suit les traces de Pavese et comme lui s’attache à « la contemplation inquiète des choses. » Auteur d’un essai sur Beppe Fenoglio, Jean-Louis Jacquier-Roux le cite à propos d’un lien virtuel entre les deux auteurs qui ne sont jamais rencontrés : « Les Langhe, Pavese les a dans le sang, moi je les vois de loin. » Dans les Langhe, justement, il se livre à « un intense pèlerinage fénoglien. » Il rapproche le Giono de L’eau vive du Fenoglio de la nouvelle Une affaire personnelle : « Ces fureurs villageoises, c’est Eschyle au pays de Tartarin. » Du résistant des Langhe, il tente d’acquérir les qualités premières : « Rester léger… Léger d’un drôle de bonheur cueilli dans le sillage de l’écrivain, dans le silence de son écriture, dans sa discrétion. »
Ces carnets d’Ombrie ne sont pas seulement un inventaire commenté des arts et lettres de l’éblouissante Italie. L’auteur sait aussi savourer l’instant, ou mieux, quelque nectar : « Un Orvieto d’or brille dans mon verre et la joie dans mon œil. » Facétieux, il ironise sur certaines situations burlesques, comme au théâtre Caporali où une fanfare cacophonique se produit : « musique d’éléphants dans une bonbonnière mais jolies femmes dans leurs habits. » La satire sait être féroce et bien ajustée : « Le sourire stupide de Berlusconi sur les affiches ressemble à un tronc d’église. »
Plusieurs tonalités se conjuguent selon l’humeur du jour, du vague à l’âme à la franche gaîté. Des hauteurs de Spello, le poète s’imagine volontiers s’établissant pour le restant de ses jours dans une de ces maisons cramponnées les unes aux autres : « Chaque ruelle en pente est une pensée débonnaire : je ferais de la philosophie à la descente et de la poésie à la montée. »
S’il mesure l’étendue du désastre après le tremblement de terre d’Assise « le cœur serré » redécouvrant « dans un tel trouble » la ville « carapacée de prothèses métalliques, » la gravité des ravages n’exclut pas une touche d’humour triste quand la pluie, « récurage essentiel, » arrose gravats et dévots : « Chantier d’Assise derrière le flux mystique, grosse chenille processionnaire toute luisante de gouttes. » Et quand il traverse, tout aussi consterné, « Montefalco à plaies encore ouvertes, » il n’oublie pas pour autant que « l’Italie est le pays de l’hyperbole et de l’imprécation. » Le rire en larmes plutôt que le rire aux larmes…
Cependant, sur un plan plus intime, il s’inquiète de la mise en vente de la maison familière des hauteurs de Missiano, au milieu des oliviers, où ses amis l’accueillent depuis tant d’années et autour de laquelle il a lui-même planté des arbres, comme par besoin obsessionnel d’enracinement : « Missiano est une piqûre indolore. » La menace est récurrente chaque fois qu’un acquéreur s’annonce ou que la rumeur circule : « Je ne suis pas de taille et nullement convaincu de mettre un prix à mon bonheur. »
Les itinéraires chéris, renchéris d’année en année, donnent la conscience quasi charnelle d’une appropriation fortement ressentie : « Beauté en mémoire. Me coucher contre elle. »
Mais ces trésors ne sont pas couvés en solitaires par Jean-Louis et M. Ils aiment à faire partager leurs découvertes, guider les amis invités de Perugia à Gubbio, de Cortona à Montefalco, et bien au-delà des limites administratives de l’Ombrie. Partout où la beauté se montre ou bien se cache pour exiger plus et mieux du regard. Il y a une quinzaine d’années, Jeanne et moi avons bénéficié de ce généreux partage et, en lisant ces Foulées douces commencées trois ans plus tard par l’auteur, j’ai réactivé beaucoup de souvenirs de ces échanges fraternels. Une citation du journaliste antifasciste Luigi Pintor, retenue par l’auteur, pourrait fort bien s’accorder à lui-même : « La simplicité est une ambition démesurée… Elle est l’essence de la liberté. »
Mais on retiendra surtout, telle la clé de cet amour à vie pour l’Italie dont le centre de gravité est la maison de Missiano : « La beauté comme but unique. »
© Ménaché
ELLIS ISLAND'S DREAMS. Ménaché. Illustration Roudneff. 8,50 €
Texte coup de poing. Ménaché dit l'écrasement devant la démesure. Le verrouillage. La détresse qui s'extériorise par des monologues, des rires, «Entre Central Park et Lincoln Center on n'entend pas les cris de Wall Street tuant les chants de Harlem». Cette réflexion sur un ordre écrasant trouve son exutoire dans le texte John l'Enfer et après. Cette verticalité, ce vertige renforce l'idée de la gravitation et cette représentation de la chute suggère le cri et cette image de l’état sauvage : «Baiser au serpent entre ciel et terre / l'état sauvage nargue l'état de droit / l'ordre n'est qu'un voleur de vie / quand la lumière des lieux / tient au laveur de vitres / et la vie du laveur / à un fil / quand la ville dresse ses épaves / ancrées / dans le 'vide infini / des rêves verticaux / quand la bête à ventouses / descend le long des falaises / de verre / alors son cri sauvage / se perd / dans l'avenue» Ce texte est synthétique, J'aime l'image de l'épave dressée vers le ciel. Autre formulation de cette peur du vide ou tout se précipite faute d'humanité ou gratte-ciel dressés comme des Titanics.
© Alain Wexler, in Verso N°136
10:45 Publié dans Demandez le programme | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : poésie, récit, haïkus, anne-lise blanchard, vio, jean-louis jacquier-roux, monique delorme, ménaché, georges roudneff, roland tixier, roger groslon, claude vercey, georges curie
lundi, 02 novembre 2009
Douzième salon de l'Autre Livre GRIGNY
Douzième salon de l’édition et des médias indépendants de Grigny (69)

Centre Edouard-Brenot (rue Waldeck-Rousseau à Grigny)
Télécharger le programme complet: AutreSalon_web.pdf
Je vous y donne rendez-vous en compagnie des auteurs qui viendront dédicacer leurs dernières parutions :
Anne-Lise Blanchard - "Anonyme Euphorbe"
Jean-Louis Jacquier- "Foulées douces"
Ménaché "Pierres qui roulent..."
Roland Tixier "Avec le temps"
Claude Vercey "Mes escaliers"
13:49 Publié dans Demandez le programme | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : livres
mardi, 20 octobre 2009
Les nouveautés d'Octobre 2009
Ils sortent de presse dans quelques jours
"Foulées douces, carnets d'Ombrie" Jean-Louis Jacquier-Roux/Monique Delorme (collection Desert à l'italienne)
"Mes escaliers" Claude Vercey/Georges Curie (collection Pleine Lune)
"Titré Haïkus" Nicolas Cotten (collection Les Petits Carnets)
"Une poignée de mots" Chantal Couliou (collection Dessert)
"Pierres qui roulent..." Ménaché (collection Dessert)
Le bon de commande à télécharger est dans la catégorie "Télécharger les bons..."
Il peut également vous être envoyé sur simple demande en adressant un mail à dessertdelune@skynet.be
5 extraits pour vous donner envie d'en lire plus avec les visuels de couverture.
Bonnes lectures
"Foulées douces, carnets d'Ombrie"
12 avril, Missiano, à la nuit tombée
En route nous avons déjeuné sur la pelouse du Camposanto de Pise. M… et J…, mes petits-enfants, ont couru en tous sens pareils à deux moineaux. F… et moi avons parcouru la ville à bicyclette. Je tenais mon cartable sous le bras, comme un employé à la Moravia. Me suis joué ce rôle en slalomant entre les touristes. Théâtre intime qui m’arrime à la scène. Ma vie : celle des autres, son spectre.
L’angoisse de ne pouvoir partir m’a dissuadé d’évoquer à l’avance ce nouveau séjour ici. Couleurs crues, lumineuses. J’ai déjà salué Giuseppe et Marcella. Nous avons visité ensemble leur jardin en partie rovinato par le porc-épic. La terre est gorgée de vie, souple et chaude. À peine arrivé, j’ouvre les fenêtres : c’est un signal au village. J’aperçois au loin Assise et Perugia, les montagnes enneigées des Apennins. Il n’a pas plu depuis janvier. Tous les trois jours, Giuseppe vient puiser l’eau du bassin ; les roues de son motorino laissent de profondes empreintes. Deux faisans traversent le chemin, un lézard vert se faufile sous le laurier. Habitudes dérangées. © Les Carnets du Dessert de Lune/2009
"Mes escaliers"
(bien élevé)
Une âme bien née aspire à l’escalier, tout esprit délié par l’escalier est inspiré. Mais garde la mesure, progresse par degré. Ne prends l’escalier à la légère, mais avec légèreté. Inutile de te lancer à corps perdu au risque de te perdre. Il s’agit tout au plus de gagner le degré supérieur, progresse par palier. Songe plutôt où tu mets le pied.
Afin de marquer l’excellence de ses intentions, – intention d’être sage, volontiers on met bas ses atours au bas de l’escalier et nu ainsi qu’aisément on remarque dès les premiers clichés, pas à pas on se meut quitte à croire qu’on progresse au long du développement.
Certains esprits s’y égarent, longue chemise blanche, pâle lueur de bougie. De l’escalier on ne s’échappe pas où l’on finit par tourner en cage, à graviter le long de l’hélice où jamais on ne sait si l’on gravit ou si l’on décline.
On ne prend pas un escalier à la légère, mais avec légèreté. Mieux vaut avoir médité longtemps avant de s’engager car il n’est pas – non, pas que le premier pas qui coûte. Une telle errance ne s’improvise : médite d’abord, tu risquerais de fort regretter à la suite de t’être engagé au pied levé, on ne prend un escalier par-dessus la jambe. Les progressions à vrai dire ne sont point fulgurantes, mais fracassantes sont les chutes, – gare ! Gare à l’hélice, à son envoûtement ! Voyez comme de ce vertige on écarte les enfants petits, on en garde les fous.
À la légère ne prend un escalier, mais avec légèreté.© Les Carnets du Dessert de Lune/2009
"Titré Haïkus"
Yourte de nuit
les étoiles dorment
à même le sol. © Les Carnets du Dessert de Lune/2009
"Une poignée de mots"
Il est parti
Cette nuit
- sans bruit -
Ses valises étaient prêtes
Depuis longtemps déjà
Et d'un coup
le silence est tombé sur l'appartement
Même le chat s'est arrêté
De ronronner. © Les Carnets du Dessert de Lune/2009
"Pierres qui roulent..."
Dire en trois vers
ce que les pierres taisent
depuis toujours © Les Carnets du Dessert de Lune/2009
14:48 Publié dans Demandez le programme | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : poésie, récit, haikus, ombrie, escaliers
vendredi, 05 juin 2009
Quatre voix féminines en juin
Nouveautés juin 2009
bon de commande nouveautés juin 2009.pdf
Anne-Lise Blanchard – Anonyme Euphorbe.
Illustration : Vio. Préface : Alain Wexler.
Collection Pleine Lune. 68 pages sur Bouffant crème. Couverture sur Keay Colour. Format 14 x 17 cm.
ISBN : 978.2.930235.88.2. Prix : 11,00 €
Je sillonne un marché luxuriant qui se donne, qui demeure, j’y cherche vos pas qui se dérobent. J’articule le blanc de votre nom face au relief proche et boisé d’un jardin carré et je me dilue dans ce proche lointain où vous me détailliez en aveugle. Presque prête je me déroulais, palimpseste encore à déchiffrer.
Anne-Lise Blanchard est née à Alger, a grandi à Vénissieux et vécu à Lyon avant de migrer vers la lumière languedocienne. Elle a eu trente-six professions, ne sait rien faire de ses mains, lit ici et là, notamment à la Maison de la Poésie du Languedoc, et parfois en lecture-spectacle. Collaboratrice de la revue Verso, elle a publié une vingtaine de recueils de poésie et de nouvelles.
Après une formation de professeur de travaux manuels, de design et des stages en céramique, Vio explore les rencontres des couleurs sur divers textiles. Du mouchoir aux bannières de cinq mètres, son écriture picturale est actuellement basée sur l’empreinte des plis… Depuis 1995, elle travaille avec des poètes et s’amuse à mettre des couleurs en regard des mots…
Cécile Guivarch – Te visite le monde.
Illustration : Fanny Wuyts. Préface : Perrine Le Querrec.
Collection Pleine Lune. 48 pages sur Bouffant crème. Couverture sur Keay Colour. Format 14 x 16 cm.
ISBN : 978.2.930235.91.2. Prix : 9,50 €
faudrait que tu cesses dans ta bouche
fourrer les mains car tu n’avaleras pas
le monde le goûtant comme pas deux
Cécile Guivarch est née en 1976 près de Rouen et vit depuis plusieurs années à Nantes. Le jour, elle travaille dans les chiffres et le soir elle se passionne pour la lecture et l'écriture. Elle a crée et co-anime le site http://terreaciel.free.fr. Diverses publications en revues : N4728, Contre-allées, Microbe, In-fusion, Décharge, Verso, Mots à maux.
Fanny Wuyts est née à Bruxelles en 1988. Elle est étudiante en arts graphiques. Elle a illustré le premier recueil de Cécile Guivarch, Terre à ciels, publié en 2006 aux Carnets du Dessert de Lune.
Bernadette Throo – Carnet d’une dendrophile.
Illustration : Édith Kypper. Préface : Georges Cathalo.
Collection Pleine lune. 60 pages sur Bouffant. Couverture sur Keay Colour. Format 14 x 17 cm.
ISBN : 978.2.930235.90.5. Prix : 10,50 €
La mort innombrable des arbres
qui pourrait nous en consoler ?
Nous irons désormais par des chemins sans ombre
sous le cruel été.
Nulle main de feuillage
ne glissera plus sur nos soifs.
Le ciel blanc tombe jusqu’à terre.
C’est notre cœur le plus secret
qui dans les racines s’exhibe
nu et violé.
Bernadette Throo est née le 19 janvier 1932 à Nancy où elle a fait toutes ses études jusqu’à l’agrégation de Lettres Classiques. Professeur de lycée à Metz, puis à Nancy jusqu’à la fin de sa carrière en 1992. Après une plaquette (Matines) publiée en 1956 chez Seghers, s’est tue pendant de longues années, avant de se remettre à écrire près de trente ans plus tard. Écrit peu et par foucades, ce qui ne l’empêche pas de se sentir viscéralement poète. Aime les jardins, la solitude, la lecture et le silence.
Édith Kipper est née le 1er juin 1947, Elle vit à Nancy, et elle est un « peintre du dimanche ». Sa seule formation en dessin a consisté en cours du soir pris à l’école des Beaux-Arts de Nancy, il y a quelques décennies.
Christine Van Acker – La dernière pierre.
Illustrations : Stéphanie Buttay. Préface : Chantal Couliou.
Collection Pleine Lune. 38 pages sur Bouffant. Couverture sur Keay Colour. Format 14 x 16 cm.
ISBN : 978.2.930.235.89.9. Prix : 9,00 €
(Il y a longtemps, à Sintra, au Portugal, un homme fut emprisonné à vie dans une tour. La seule chose qu'il pouvait y faire c'était marcher en rond. Il a tant tourné que le sol, aujourd'hui, en garde la marque ronde et creuse.)
Christine Van Acker est née avec l'invention de la « priorité de droite » en 1961. Elle a vécu son enfance sur un bateau et, aujourd'hui, elle n'est pas encore certaine d'avoir tout à fait le pied terrien. La dernière fois qu'on l'a vue, elle habitait dans un joli village qui s'appelle Lacuisine, en Belgique. Son tempérament nomade nous empêche de vous en dire davantage à ce jour. Lauréate du Grand Prix SGDL 2009 de la Fiction Radiophonique pour « La dernière pierre ».
Née en 1968 au bord du Léman, Stéphanie Buttay traversa le lac et découvrit les auteurs de la Collection de l’art brut (Lausanne). Elle commença alors à jeter ses fils et ses lignes sur le papier. En 2005, elle a présenté son travail dans le cadre des Visions et Créations Dissidentes du Musée de la Création Franche (Bègles, Gironde), où elle figure désormais en tant que « créatrice concernée ».
13:14 Publié dans Demandez le programme | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : poésie, arbres, pierre, enfance, euphorbiacées, st-sulpice, corps
lundi, 26 janvier 2009
2 titres en ligne
Le temps que soit passé le wek-end et hop! les 2 derniers titres des Carnets parus en 2008 peuvent être acquis en ligne via la librairie REZOLIBRE
Je parle bien sûr du livre de Roland Tixier "Avec le temps". http://rezolibre.com/detail.php?article=2293
et du livre d'Hervé Bougel "Les Pommarins". http://rezolibre.com/detail.php?article=2292
Avec ou sans souris à portée de main, pour passer à l'acte, que votre semaine soit belle et quiète.
12:59 Publié dans Demandez le programme | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : charlelie couture, temps, poésie


