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lundi, 09 janvier 2017

Un lycéen a lu "Tête Dure" de Francesco Pittau

Une lecture de « Tête-dure » de Francesco Pittau, (éd. Les Carnets du Dessert de Lune) sélectionné pour le prix des Lycéens de littérature 2017, par un élève du collège des Hayeffes à Mont-Saint- Guibert.

- Tête dure.JPEGOù est la transcendance de ce bouquin ? L'auteur est un enfant. Un enfant comme tous les autres, qui vit au milieu d'adultes et qui en subit les conséquences sur son innocence. Ce livre est un pissenlit. Une fleur qui une fois fanée troque son jaune contre des pistils gris ; un enfant-soleil trop vite soumis aux radiations du gris. Et parmi tous les pistils qui composent le roman, deux se démarquent nécessairement.

Un auteur qui se met dans la tête d'un enfant dans toutes ses observations, qui est capable de se changer en enfant le temps d'un livre et d'habiter la caverne maculée des choses perçues purement et instinctivement. Un vocabulaire adapté à l'enfance. Mais qui nous révèle que les enfants comprennent bien plus de choses que ce que l'on croit, qu'ils ont déjà tout compris, qu'ils repoussent déjà difficilement le gris.

Deux. Le réalisme des scènes est mis sur le devant grâce à des précisions sonores posées comme entendues. Un chien marche sur le carrelage : « tictictictictictictic ». Agréablement surpris. Et tout à fait admirable.

Désespérance est le premier mot qui m'est venu à l'esprit lorsque le court bouquin s'est terminé. Dans une atmosphère confinée, grise et sans perspective l'auteur a décidé de clore son histoire car il ne sert à rien de poursuivre ; il ne se passe rien qui change le quotidien de Tête-dure, «Le monde est toujours là. Inchangé », alors l'auteur lui aussi emporté dans la grisaille, renonce à faire changer ce monde enfantin et pourtant gris, gris, gris pour seul gris-gris.

Pourquoi désespérance ? Que les hommes sont de violents poivrots, que les femmes sont des hystériques dociles et que mis ensemble ils détruisent leur fruit commun, leur enfant. Leur enfant qui les regarde d'en bas, dans cette zone oppressante où l'on n'ose rien dire, où il faut paraître un homme viril, marcher aussi vite que papa, être aussi pieuse que maman, leur enfant qui les regarde depuis l'innocence ce mélange d'ignorance et de pureté. Désespérance des perspectives annihilées. Aucun personnage n'est une altitude pour Tête-dure ; ce sont tous des crabes dans leur domaine, tous des incultes dans leur domaine, tous des butés, tous des rapaces qui parlent sur les proies des autres rapaces. Tête dure n'a aucun échappatoire.

Et dans cette désespérance de perspectives il y a la tête de l'enfant et ce qui s'y trame. Un monde qui s'y construit au-delà de toute barrière. Où les choses sont simples, où les cow-boys gagnent et où le monde est plein de couleurs aventureuses. L'imagination met des couleurs sur le silence du gris. Et c'est l'imagination de Tête-dure qui est son propre échappatoire de réalité. Partir loin de la vérité. Loin de maman qui crie et papa qui exècre. Partir bâtir du neuf. Où on l'écoute, où il décide, où personne ne lui dit rien. Et que si il veut, quand on frappe, le sang qui gicle n'est pas forcément rouge. Car de l'autre côté, le côté véridique, quand le sens n'est pas gris, il rougit dans la douleur. La douleur des baffes, la douleur des soumissions, la douleur des silences.

Flllawp, flllawp les pages tournent vite et l'histoire est rompue dans son hyperbole. Le ton monte, la grisaille noircit, l'appartement déjà petit se minusculise, la faible lumière se met à clignoter, les courtes phrases de Tête-dure ne sont plus que des hoquets de syllabes, les cris sont des HURLEMENTS. Quand la rage ecclésiaste de sa mère qui voit son fils incapable du notre-père assassine des mains frénétiques sur son corps remboulé, Tête-dure se voit mourir en s'endormant. Mais la vie, au demain, remplie de bleus, est toujours là, inchangée.

La désespérance de cette fatalité, de ce doigt tremblant pointé sur le flanc de la vérité des Hommes, entre les côtes du destin gris des Hommes, la désespérance m'a irrémédiablement titillé les tripes, un peu à la manière de Céline. Céline qui donnait dans l'exergue du « voyage au bout de la nuit » le remède à son lecteur pour supplanter la désespérance : l'imagination, l'imagination de Tête-dure. « Notre voyage à nous est entièrement imaginaire. Voilà sa force. Il va de la vie à la mort. Hommes, bêtes, villes et choses, tout est imaginé. C’est un roman, rien qu’une histoire fictive. Et puis d’abord tout le monde peut en faire autant. Il suffit de fermer les yeux. C’est de l’autre côté de la vie. »

© Alexandre Jadin, collège des Hayeffes à Mont-Saint-Guibert, le 4 janvier 2017

 Pour lire un extrait ou commander ce livre c’est là (ou en librairie) : http://www.dessertdelune.be/store/p780/Tête-dure_%2F%2F_F...

samedi, 07 janvier 2017

2 notes de lecture pour 2 Dessert de Lune

Carnet d'un petit revuiste.jpg         Datés du jour de ponte.jpeg

Des articles de presse pour 2 Dessert de Lune

C’est paru sur le site de Libération : http://next.liberation.fr/culture-next/2017/01/01/aujourd...

Un article pour « Carnet d’un petit revuiste de poche » de Jacques Morin

Malheurs d’un meneur de revue. Jacques Morin anime la revue Décharge depuis 1981, autant dire depuis la nuit des temps, tant les publications consacrées à l’actualité poétique ont habituellement une faible espérance de vie. C’est sa charge ingrate de «revuiste» blasé mais passionné qu’il décrit dans le petit recueil savoureux qui vient de paraître chez les Carnets du dessert de Lune. «Le revuiste vit revue. Il ne marche pas à l’année, avec une date bien précise d’anniversaire. Il marche au trimestre et au quantième. Il vieillit à chaque livraison, et il fait bien son nombre de numéros.» Plus loin : «Le revuiste n’a pas d’écurie, pas d’auteurs, contrairement à l’éditeur. Il publie nombre de gens mais sans pouvoir s’enorgueillir d’aucun.» On souhaite quand même au revuiste une bonne année (et bon courage). © Guillaume Lecaplain in Libération 01/01/2017

Et un autre article sur le site de Texture : http://revue-texture.fr/carnet-d-un-petit-revuiste-de.htmlL’année 2017 s’ouvre, pour les abonnés de la revue Décharge, par un petit cadeau fort plaisant tombé dans leur boîte aux lettres : « Carnet d’un petit revuiste de poche », « petit » format en effet (10 X 14), 22 pages, dont 12 consacrées au sujet − autant que pour boucler une année de parutions.

Après « J’écris », publié en février 2016 aux éditions Rhubarbe, Jacques Morin raconte dans cet opuscule ce qui fait son quotidien : son « dévouement exclusif », obsessionnel à sa revue, « genre ingrat » s’il en est, son absence d’illusions sur son retentissement tout autant que son bonheur d’entrer dans un texte et de se sentir « au diapason avec un auteur ». Son moteur est là, pour tout dire.

Un livre en entraînant un autre, c’est bientôt une pile « vertigineuse » qui accapare le critique. Son « rythme biologique » change tant sa vie est calquée sur la parution chronométrée des numéros. Pourtant il faut bien sortir la tête du bouillon de temps en temps, ne serait-ce que pour soutenir une nouvelle course.

Alors la nage vaut-elle l’effort ? Oui, sinon c’est la noyade assurée, le retour à l’anonymat des poètes. Tout est transitoire en ce monde, le revuiste plus que quiconque. Sa revue dure sur sa ferveur, son élan, son entraînement. Rien n’est facile : une bonne dose d’humour et de fermeté est nécessaire pour désarmer les fâcheux toujours prompts à critiquer tel ou tel contenu. Et à la différence de l’éditeur, le revuiste doit sans cesse « renouveler son lectorat et ses abonnés ». Arrivé en bout de bassin, aucune pause, il lui faut impérativement relancer la machine et s’avaler d’autres longueurs, encore et encore.

Si Jacmo continue ainsi depuis 35 ans et quelque 170 numéros, c’est que l’énergie de sa revue continue d’alimenter sa petite dynamo intérieure, la poésie étant, on le sait bien, une énergie autocréatrice et autorégénératrice.

Meilleurs vœux donc pour 2017 à la revue Décharge et à ses consœurs !  © Marilyse Leroux inTexture, janvier 2017

Sur le site https://www.mobilis-paysdelaloire.fr/magazine/livres/date... un article pour « Datés du jour de ponte » de Bernard Bretonnière

Datés du jour de ponte, le nouveau recueil de Bernard Bretonnière — et dans son panier, perce l'amour du livre, de l'écriture, des poètes, des hommes.

Poule pile, ponte et poésie . Ces Datés du jour de ponte n'ont rien de datés. De courts textes avec pour titre, la date, le jour. L'année, inutile de préciser l'année car ils ont beaux être marqués du sceau du jour, ils sont intemporels. Bernard Bretonnière avec ce nouveau recueil émeut, fait sourire ou rire.

Laqués du jour de ponte

Ces Datés du jour de ponte ont gardé intact leur fraicheur. Seraient-ils chinois, sans attendre 100 ans ? Avec des mots courants, comme la vie qui court, Bernard Bretonnière sait s'arrêter. Où il faut et quand il faut. Les petits maux comme les grands, l'auteur les dessine avec finesse.

Pas de circonvolution ni d'emphase, non. De l'empathie oui. Pour le genre humain, même si parfois une colère affleure, Jeudi 13 mars. Mais Bretonnière ne s'emporte pas à outrance. Des cons il fait constat. Point. La délicatesse et la tendresse éclairent son humanisme. Ces Datés  rappellent parfois le Prévert de La grasse matinée, ils peuvent se briser sur le bord du zinc.

Les mots pour le rire, pour le pire. Bernard Bretonnière rit, de nous, de lui, sans distinction. Avec la lézarde qui fissure notre quotidien, Bretonnière nous prend souvent en flagrant de sourire. Puis soudain il peut, du jour au lendemain, nous faire basculer du rire aux larmes.

Jeudi 28 février

Il finit par lui dire :

“Ma femme s'est suicidée …

- Pardon je suis désolée…

- Je vous en prie vous n'avez aucune raison de demander pardon.

- Il y a combien de temps ?

- Il y aura bientôt huit ans mais ce sera toujours hier.

- Vous n'avez donc pas fait le deuil...

- Si je n'avais pas fait le deuil je ne dirais pas hier je dirais aujourd'hui. ”

Ce “daté” du Jeudi 28 février est juxtaposé malicieusement avec celui du Dimanche 10 mars qui lui, au contraire, nous arrache un sourire. Il y est d'ailleurs fait bel usage du mot “naturellement”. Bretonnière sait redonner aux mots leur pouvoir. Ce voleur d'œufs déniche à chaque fois le bon mot. Il a l'intelligence du mot. Il sait le cajoler pour en extraire le suc. Et le donner à gober.

Dans le recueil de ce poète, dans son panier, perce l'amour du livre, de l'écriture, des poètes, des hommes. Dans l'amoncellement des jours, brindilles après brindilles qui fabriquent nos existences, Bernard Bretonnière sait se nicher. Le poète regarde éclore l'émotion au cœur du quotidien, où elle a sa juste place. Avec patience, car il aura fallu quatorze années passées entre l'envoi des poèmes à l'éditeur et leur publication. Comme quoi la péremption de ces Datés n'est pas à l'ordre du jour.

Au passage prendre le temps de plonger dans la couverture (sans faire d'omelette). Magnifique monotype où les Datés sont pleinement présents, dans toute leur variété et toute leur richesse. Subtile restitution graphique de Jeanne Frère. Longue vie aux Datés. © Patrice Lumeau in Mobilis Pays de Loire, janvier 2017

vendredi, 06 janvier 2017

Le catalogue des éditions.

Pour télécharger le catalogue cliquer sur

Catalogue Les Carnets du Dessert de Lune. 2016.pdf

14:26 Publié dans Catalogue | Lien permanent | Commentaires (0)

lundi, 02 janvier 2017

3 notes de lectures pour 3 Dessert de Lune

C’est paru sur le blog de Terre à Ciels et c’est signé Cécile Guivarch. Trois notes de lecture pour 3 Dessert de Lune. (Disponibles sur www.dessertdelune.be)

Carnet d’un petit revuiste de poche, Jacques Morin, Editions Les Carnets du Dessert de Lune « Le revuiste vit essentiellement en poésie. Le travail de la revue l’accaparant. » Ainsi poursuit Jacques Morin avec ce petit carnet, paru à la suite de J’écris.

L’attention est concentrée ici sur l’activité de revuiste, comme son titre l’indique.

« Le revuiste vit essentiellement en poésie, » lire les livres, des piles de livres, les chroniquer, recevoir des textes inédits, des propositions d’articles, sans cesse, d’un numéro à l’autre, tout ceci permet d’être au quotidien avec la poésie. Et pourtant, si « la revue (est) obsessionnelle » : elle prend toute la place, il n’en reste pas moins que le revuiste « aime lire et parler des autres revues. » : faire ainsi connaître la poésie, ce qui s’y passe, il n’y a que dans le partage et le compagnonnage que cela paraît possible. « La revue est un genre ingrat », alors le revuiste « défend un esprit, une façon de voir les choses » et présente ainsi « une vitrine de ce qui se fait en poésie à un moment donné. » Jacques Morin, sait très bien de quoi il parle puisqu’il est revuiste depuis 1973 et notamment depuis 1981 pour la revue Décharge. Par ce carnet, à glisser dans la poche, il évoque ainsi à sa juste valeur l’art d’être revuiste.

Encore une nuit sans rêve, Christophe Bregaint, Editions Les Carnets du Dessert de Lune. Avec cette poésie, le lecteur se prend la souffrance de plein fouet. Poésie heurtée, parmi des « débris de vie ». Les premiers mots donnent le ton : « un homme / a été / jeté / dehors. » Le livre est ensuite adressé à un pronom. Le lecteur ne saisit pas immédiatement à qui s’adresse ce « tu ». Les vers sont brefs, scandés, l’écriture hachurée, rythme rock, la poésie ténébreuse, hors-circuit. Le lecteur avance, saisi par tant de déchéance, ne sait pas de trop à quoi s’en tenir. Pourtant des indices sont donnés : l’anonymat, la non-conformité à la société, ce qui est perdu, la lumière cherchée. Sans cesse le « reste / d’un hier » se confronte avec le « rude / présent. » Le lexique est assez noir mais comprend aussi des éclaircies, celles qui viennent du passé. Puis, petit à petit se dessinent la rue, le naufrage des sans abris, ces exilés dans leur pays. Tout cela se fait net. Un vrai sujet de société se détache. Avec empathie, Christophe Bregaint prête sa voix aux sans domicile fixe et une parole au plus profond de la souffrance des hommes.

Datés du jour de ponte , Bernard Bretonnière, Editions Les Carnets du Dessert de Lune. Textes pondus au jour le jour. A lire tantôt comme un journal, tantôt comme un carnet de notes, tantôt comme un recueil de poèmes. Bernard Bretonnière est à la fois critique, drôle et tendre. Les pensées vont et donnent le ton des jours qui se succèdent : jours avec et jours sans. « Hier / envie d’étreindre / le monde tout le monde et chacun […] Aujourd’hui / envie de tirer / sur tout ce qui bouge. » Réflexions du jour, souvenirs d’hier. Un quotidien empli de lectures, de rencontres, mais aussi un quotidien plein de petits bonheurs auprès de ses proches, sa femme, ses enfants, son père (on repense alors au livre Pas un tombeau). Tout est mêlé ainsi dans ce livre. Poésie, choses tendres ou graves et famille. La poésie présente comme la famille, car ne ferait-elle pas partie de la famille ? C’est ainsi que l’on lit Bernard Bretonnière. Ses vers sont pondus sans prétention, les coquilles sont tendres et comportent une pointe d’ironie. Il observe les poètes place Saint-Sulpice et il se moque un peu : « ces poètes de juin/ à Saint Sulpice / me font changer de trottoir. » Il apporte une grande affection à d’autres poètes qui lui sont proches et rythment son quotidien : Valérie Rouzeau, Pierre Tilman, Daniel Biga, Guy Bellay, Jean-Pascal Dubost, Lucien Suel. L’art et le goût de Bernard Bretonnière pour les listes et la comptabilité des petites choses improbables est bien présent. Par exemple, ce poème qui commence ainsi : « Mon œuvre compte 5 897 ç - / cécédilles. » Et l’attention portée aux visages, on s’amuse de lire ainsi un poème sur le sourire des poètes Jacques Rebotier, Jean-Damien Chéné, Liliane Atlen et Guy Bellay. Textes à déguster au choix : à la coque, brouillé ou au plat, à moins que vous les préféreriez mollets. Quoiqu’il soit, le menu de chaque jour est un plaisir de lecture. © Cécile Guivarch

© Cécile Guivarch, janvier 2017

mercredi, 28 décembre 2016

Une note de lecture pour "Légende de Zakhor"

Bonjour,

Voici une note de lecture à propos de "Légende de Zahkor" de Pierre Autin-Grenier, avec en couverture un portrait de l'auteur peint par Shahda. Livre traduit en anglais par Derek Munn, en allemand par Rüdiger Fisher et en italien par Fabbio Scotto.

Vous pouvez commander ce livre dans la librairie de votre choix ou le commander directement en cliquant ICI

Le provencal PAG.jpeg

lundi, 26 décembre 2016

Autre chose de Thomas Vinau

Une note de lecture paru dans Ouest-France.

Ce titre peut être commandé sur la boutique des éditions ou chez votre libraire habituel.

Ouest France 1.jpeg

vendredi, 16 décembre 2016

Où l'on présente "Légende de Zakhor"

"Légende de Zakhor" de Pierre Autin-Grenier sur le site du Figaro livres.

Pour lire cette présentation rendez-vous sur :
http://evene.lefigaro.fr/livres/livre/pierre-autin-grenie...

En vente dans toutes les bonnes librairie ou sur http://www.dessertdelune.be/store/p823/Légende_de_Zakhor_...

 

mercredi, 07 décembre 2016

Une nouvelle note de lecture

cover Légende de Zakhor.jpgPierre Autin-Grenier : LÉGENDE DE ZAKHOR (Carnets du Dessert de Lune)

Cette nouvelle édition est traduite en allemand, en italien et en anglais. Les éditions En Forêt l’ont publié en 2002 après la revue L’Arbre à paroles en 1996. Dix textes de deux pages, courant sur trois ou quatre paragraphes. Le premier pour planter une atmosphère souvent haute en couleurs, le deuxième pour camper la situation vaguement onirique, le dernier pour conclure l’histoire. Avec ce style classique et flamboyant, exemple : …il éclatait d’un rire fantastique qui embrasait tout, comme un lâcher de soleils. Quand on est capable d’écrire ça ! ou bien ce genre de détails en passant : …et le réveil manchot d’une aiguille ne sait ni soirs ni matins.

Voilà ce que j’en disais dans le n° 115 de Décharge (en septembre 2002) : C'est un peu une autre manière de P. A-G., le mot légende l'indique bien. Plus fantastique, plus merveilleux, plus sacré. Il y a une distance sensible avec le narré. On est en dehors du temps et des repères quotidiens, on reste dans le générique et l'unique. Tout devient stylisé et idéalisé. Même si l’on sent comme le poids d'un destin, d'une tragédie permanente, même si l’on devine le caractère historique, presque biblique du personnage principal, on est dans un univers assumé de fictions symboliques où l'on peut croire enfin, fût-il amer, à l'impossible. Pierre Autin-Grenier est décédé le 12 avril 2014.  13 €. 67, rue de Venise – 1050 Bruxelles (Belgique). Couverture de Shahda.

© Jacques Morin, décembre 2016, pour la revue Décharge

 

mardi, 06 décembre 2016

A propos de Légende de Zakhor

Articles de presse à propos de Légende de Zakhor de Pierre Autin-Grenier.

Pour acheter ce livre allez sur Acheter ce livre (envoi franco de port)

ET REVOICI PIERRE AUTIN-GRENIER

Je n’ai jamais cru au destin ni au hasard mais à un Dieu unique et farceur qui veille sur les amateurs de bonne littérature. En relisant du Brautigan, pas plus tard qu’hier j’ai repensé à un écrivain charmant, franc tireur, dont j’ai égaré les lettres qu’il m’écrivait mais pas les livres. Pierre Autin-Grenier, disparu le 12 avril 2014, connut un succès d’estime, proche de l’engouement; avec des livres brefs ( Je ne suis pas un héros, Toute une vie bien ratée, Les Radis bleus ou Analyser la situation), que l’on trouvera en poche ou pas, grâce aux bons libraires. Dans le numéro 9 de la revue Perpendiculaire, que je publiais chez Flammarion, figure un long entretien avec Autin-Grenier, en grande partie consacré à son amour et admiration pour Brautigan. Il y exprime l’essentiel et je pense que le Castor Astral devrait en tirer une jolie plaquette. En attendant, cela prouve que, comme certaines fleurs qui «sèment à tous vents», des textes fragiles, qui n’ont l’air de rien, circulent mieux et plus longtemps que les prétendus monuments (une pensée pour mon vieux camarade Philippe Sollers qui vient d’avoir 80 ans et dont personne au monde ne relit son énorme Paradis…) Donc, il fallait le souligner, Autin-Grenier n’est pas revenu frétiller dans ma mémoire comme par enchantement; j’ai été réveillé par l’envoi d’un joli bouquin, paru en Belgique, Légende de Zakhor, chez un éditeur qui m’annonce deux autres titres d’Autin-Grenier, sans doute jouissifs, Le poète pisse dans son violon et Le poète pisse encore dans son violon. Aux Editions Les Carnets du Dessert de Lune. © http://lettres.blogs.liberation.fr/auteurs/Raphael.Sorin/

Avant de parler du texte d’Autin-Grenier, il faut dire quelques mots du livre, un recueil d’un format original presque carré (14x16), publié par Les carnets du dessert de lune dans sa collection Pleine Lune. Ce recueil comporte une dizaine de textes courts, des petites nouvelles, publiés en quatre langues dont l’anglais ajouté pour cette édition, c’était bien nécessaire quand on connait le peu d’intérêt des anglais pour les langues qui leur sont étrangères. Et pour être presque complet, il ne faudrait pas oublier le portrait de l’auteur peint par Shahda que l’éditeur a placé sur la couverture, un camaïeu de rouge allant de l’écarlate au carmin en passant par le vermillon et le pourpre et quelques autres nuances encore, un portrait de feu et de sang du plus bel effet. En quelques lignes, trois ou quatre petits paragraphes, Pierre Autin-Grenier dresse un cadre, crée une atmosphère, installe une histoire, une histoire qui raconte souvent son pays, le pays où il a vécu entre Lyon et Carpentras. Il parle des chevaux qui galopent dans les prés, des couleurs qui peignent le paysage, des odeurs qui enivrent, des saveurs de ce pays qu’il semble tellement avoir aimé mais aussi de ses habitants avec leurs sentiments, leurs émotions, leurs petits travers, … Des personnages toujours modestes et même parfois un peu marginaux, des êtres souvent en butte avec le quotidien que l’auteur dépeint avec une nostalgie tendrement mélancolique. L’intensité du texte, sa densité, sa faible longueur n’altèrent en rien la fulgurance des formules : « il disait avoir vu en rêve des fenêtres se jeter dans le vide », l’éclat des images : « c’est toujours le bleu qui prend d’assaut les maisons », la flamboyance du style : « A nouveau il prendra congé et sur les tuiles mouillées du toit miroiteront des morceaux de lune », sans oublier la poésie qui envahit ces courts textes : « Il eût fallu qu’un fleuve en crue entre soudain par une fenêtre et, furieux, vienne s’étrangler sur la table pour qu’enfin nous mesurions l’étendue d’hiver qui nous séparait les uns des autres » et nous pourrions ainsi disséquer les textes de l’auteur, dénichant l’oxymore, le zeugme, l’allitération, la métaphore et bien d’autres formules de style encore mais nous deviendrions alors hérétiques à la parole toujours courte du maître es langage, Alors court faisons sans oublier que le fond de ces textes est peut-être aussi riche que leur forme particulièrement brillante. © Denis Billamboz in http://www.critiqueslibres.com/i.php/vcrit/49548

jeudi, 01 décembre 2016

Les Dessert de Lune se font Décembre

Du 3 au 4 décembre 2016 aux Fugueurs du livre, 136 rue Féronstrée à 4000 Liège avec en dédicace le 3 à 14h Eric Dejaeger et à 15h Yves Budin.

Infos : https://www.lecomptoir.be/index.php/agenda/agenda-3/26-le...

Du 5 décembre au 2 janvier 2017 aux Eternels FMR, Halle Saint-Pierre, 2 rue Ronsard, 75018 Paris, les Dessert de Lune s’exposent entourés de chouettes autres éditeurs. Vous y trouverez toutes les nouveautés.

Infos : http://www.hallesaintpierre.org

Le 9 décembre, Thomas Vinau au « Midi-Minuit Poésie », Château des Ducs de Bretagne, 4 place Marc Elder, 44000 Nantes.

Infos : http://www.chateaunantes.fr/fr/librairie-boutique

Le 10 décembre à 19h, concert de Dounia avec Karinn Helbert (Cristal Baschet) et Saïd Mohamed (poésie), chez Angela Varela, 11 rue de L’indépendance 94500 Champigny sur Marne.

Infos : http://www.karinnhelbert.fr/Site/ACCUEIL.html

Le 14 décembre, de 12h à 20h les Dessert de Lune, s’exposent à la Librairie Ephémère, au Mutualab, 19 rue Nicolas Leblanc, 59000 Lille.

Infos : http://eleadiffusion.com/actualites/nous-y-serons/

Passez un bon mois de décembre.

mercredi, 30 novembre 2016

Une note de lecture pour "Carnet d'un petit revuiste de poche"

Carnet d'un petit revuiste.jpgCarnet d'un petit revuiste de poche. Jacques Morin. Couverture de Claudine Goux. 4e de couverture de Claude Vercey. Pour lire un extrait et pour l'acquérir rendez-vous sur www.dessertdelune.be (rubrique Nouveautés)

Jacques Morin, comme cela lui arrive parfois, est passé de l’autre côté de la page, son  nom n’est caché ni au début ni à la fin de ce tout petit recueil, il figure en gros caractères à la une, à la place habituellement réservée aux auteurs, tout cela est parfaitement normal puisque c’est bien lui qui a écrit les textes qui figurent dans ce recueil. Une façon de dire qu’il sait lui aussi écrire des textes de qualité, qu’il n’est pas seulement un intermédiaire entre les auteurs et les lecteurs, qu’il est lui aussi un écrivain au sens le plus plein du terme.

Et si Morin prend la plume ce n’est pas seulement pour dire que le métier de revuiste est un métier ingrat, aussi méconnu que le terme qui le désigne, un métier exigeant, à chaque numéro l’aventure recommence avec les mêmes incertitudes et les mêmes contraintes calendaires, un métier de passionné qui digère des piles de livres, de recueils, de revues, un métier de kamikaze qui risque à chaque numéro de se faire incendier par des lecteurs ne partageant pas ses avis, par des auteurs s’estimant trop peu soutenus, par d’autres auteurs non retenus pour la publication, blessés au plus profond de l’égo qui leur sert souvent de talent. Non, je ne crois pas que c’est pour se plaindre que Morin a écrit ce petit recueil, je crois que c’est pour allumer un signal d’alarme, pour informer la communauté des auteurs que la revue, la sienne, l’excellente publication « Décharge » qui déniche les meilleurs poètes, pourrait un jour disparaître avec lui. « Il se demande comment elle fera sans son dévouement exclusif ». Ca ressemble à un appel à l’aide, un hameçon lancé pour pêcher celui qui aura la même passion que lui et qui fera vivre encore la revue et ceux qui y publient leurs œuvres.

On pourrait croire que Morin est peu désabusé, insuffisamment reconnu, un peu aigri de ne pas avoir, comme un éditeur courtisé, son « écurie » d’écrivains. Non, je crois que Morin est seulement un passionné de lecture, « Lire et parler d’un recueil lui donne grande satisfaction », un passionné qui entre dans l’intimité des auteurs après avoir lu seulement quelques lignes de leur plume. C’est un jouisseur qui voudrait partager sa passion, comme je le fais moi-même en lisant ses lignes et en laissant ces quelques mots sur leur auteur. Je ne voudrais tenter aucune comparaison, je ne suis pas à la hauteur, je voudrais seulement dire que je connais le frisson de l’amoureux des livres qui découvre encore un livre de plus dans sa boîte aux lettres, un livre de plus à mettre en haut de la pile déjà chancelante, un livre de plus à glisser dans un petit trou du programme de lecture, un livre à lire dans le train, dans la salle d‘attente chez le médecin, dans un bar, … partout où il est possible de grappiller un peu de temps.

Que Jacques Morin se rassure, le revuiste est un maillon essentiel de la chaîne du livre, c’est un naisseur, c’est très souvent lui qui, le tout premier, voit l’auteur inconnu avec son petit poème, son petit texte, l’auteur qui un jour sera célèbre. Combien de grands écrivains ont commencé par livrer leurs premiers essais à un journal ou une revue ? Tous ou presque ! Un jour Thierry Radière m’a dit que j’étais un passeur de textes, j’aimerais bien, les vrais passeurs de textes sont les revuistes comme Jacques Morin qui, à chaque publication, remettent sur le métier de nouveaux textes révélant de nouveaux auteurs.

mercredi, 23 novembre 2016

Extraits des parutions de 2016

Pour lire des extraits des parutions de 2016, cliquez sur l'un des titres ci-dessous:

Pour en savoir plus et/ou commander c'est sur http://www.dessertdelune.be/store/c405/nouveautés.html ou chez votre libraire habituel.

Parutions Octobre /Novembre

Extraits Légende de Zakhor.pdf

Extraits Encore une nuit sans en rêve.pdf

Extraits Datés du jour de ponte.pdf

Extraits dans le spleen et la mémoire.pdf

Extraits Carnet d'un petit revuiste de poche.pdf

Parutions Avril / Mai

Extraits Quand bien même.pdf

Extraits Pardon my french.pdf

Extraits Je respire discrètement par le nez.pdf

Parutions Février/Mars

Extraits Poèmes mignons pour petits capons.pdf

Extraits Léon le girafon.pdf

Extraits Le chuchotis des mots.pdf

Extraits Bestiolerie potagère.pdf

 

 

dimanche, 20 novembre 2016

Lalunestlà

Où Deborah Danblon de la librairie La Licorne à Bruxelles parle de 3 titres de la collection jeunesse Lalunestlà :

 
Léon le girafon.jpeg
Poèmes mignons.jpeg
Le chuchotis des mots.jpeg

samedi, 19 novembre 2016

Une note de lecture pour "Datés du jour de ponte"

Datés du jour de ponte.jpegC’est paru dans la revue Textures de Michel Baglin. L’article est signé Jacques Morin (auteur aux Dessert de Lune du récent « Carnet d’un petit revuiste de poche).

(Bernard Bretonnière : « Datés du jour de ponte ». Préface de Jean-Pierre Verheggen. Couverture de Jeanne Frère. 12€. http://www.dessertdelune.be/store/c405/nouveautés.html

C’est un recueil re-vi-go-rant. Plein d’esprit ! Et l’on prend un vrai plaisir à déguster ces œufs de mots. Bernard Bretonnière est le spécialiste des listes et autres énumérations, mais ici, il n’y a que les dates qui se succèdent et cette chronologie aléatoire fournit l’armature à l’ensemble, écrit en réalité comme un mille feuilles sur plusieurs années, de 2000 à 2005. L’auteur est au centre des pages, non comme le poète égocentré, tout esbaudi de lui-même, mais comme l’homme qu’il est, tout simplement, avec ses amis, ses enfants, sa femme, sa vie nantaise, son quotidien somme toute banal, qu’il rehausse de ses réflexions amusées ou vachardes. « Les poètes ont le teint pâle / place Saint-Sulpice ... ».

Écrivant, certes, des poèmes, il ne se prend pas pour autant au sérieux. Il a cette facilité, et cette qualité indéniable, de prendre de la distance avec lui-même et par conséquent avec ce qu’il écrit. Et l’on entre sans vergogne dans son intimité puisqu’il nous la présente avec sincérité, honnêteté et candeur. Il y a beaucoup de tendresse d’un côté et pas mal de tristesse aussi de l’autre. L’écriture fréquentant les espaces symétriques déterminés par le balancement du pendule et de l’humeur. « …après que nous nous sommes installés / dans cette maison hideusement décorée / où résonnent encore / les propos racistes / de nos hideux prédécesseurs ».

On préfère en rire la plupart du temps, mais les larmes ne sont parfois pas loin, au bord des lignes. Cette ambivalence séduit, puisqu’il n’y a nullement le regard supérieur du moqueur à tout crin. Le désir équilibre le désarroi. Bref, l’omelette attache à la lecture, et, confidence, je me sens d’autant plus en phase avec Bernard Bretonnière, qu’à quelques heures près, je suis daté quasiment du même jour de ponte que lui.

jeudi, 17 novembre 2016

Une critique pour "Encore une nuit sans rêve"

Bonjour,

Ci-après Une note de lecture à propos de « Encore une nuit sans rêve » de Christophe Bregaint, illustré par Sophie Brassart et préfacé par Jean-Christophe Belleveaux. 

Vous pouvez commander ce titre sur le site des éditions www.dessertdelune.be (rubrique nouveautés) paiement sécurisé via CB, Paypal.

Cordialement, Jean-Louis Massot

Désespoir et désarroi

« Une nuit sans rêve » c’est très décevant mais « encore une nuit sans rêve » c’est carrément désespérant et ce titre correspond très bien à l’atmosphère du recueil de poésie présenté par Christophe Bregaint. Christophe, c’est le préfacier du recueil de poésie de Fabien Sanchez que je viens de lire, un recueil qui dégage une souffrance et une douleur infinies. A coups de vers très courts, juste deux ou trois mots, Bregaint rythme ses poèmes qui expriment la fragilité, le désespoir et le désarroi d’une tierce personne qu’il semble accompagné sur le chemin de sa douleur, comme s’il scandait, sur la pédale de la grosse caisse de son groupe, un vieux rock and roll immortalisé par un de ces chanteurs mythiques qu’il doit, à mon avis, encore admirer. Le désespoir et le désarroi des Jimmy Morrison, Kurt Cobain, Freddie Mercury et autres rockeurs maudits planent sur ce recueil comme les corbeaux volent au-dessus des champs de bataille.

Dès les premiers mots le recueil exprime la fragilité : « Un homme / A été // Jeté / Dehors// Hors/ De / Sa quiétude… ». Cet homme est un ami, ou peut-être l’auteur lui-même mais je ne le crois pas, il s’adresse à cet autre par le tu. « Tu as glissé / Le long de la paroi… ». « La ligne / De ta petite mort / S’est détraquée…». « C’est arrivé / Tu t’es perdu… ». Ainsi les vers racontent le destin de celui qui s’est brisé, perdant progressivement tout espoir de redevenir ce qu’il a été. « Ton histoire / N’a pas toujours été / Ainsi // Sans issue… », « Tout est devenu / Tellement vulnérable… »

L’auteur se souvient, s’apitoie, se lamente, sait que plus rien ne sera comme avant, il pleure comme un vieux blues dans le lamento de Billie Holyday. Il n’a plus le courage de laisser croire à ce « tu » qu’il y a un espoir, seul reste le désarroi. « Ton désarroi / Est plus grand que / ton refuge… Tu ne fais plus la différence / entre / Le besoin et / Le manque // Entre la peine et le désespoir ». A la fin de ce recueil que j’ai lu comme une histoire tragique, comme un chant désespéré, que j’ai écouté comme un rock éthéré, déboussolé, déjanté, il ne reste plus qu’un texte minimum, mais un texte minimum qui prend aux tripes, qui bouleverse tant les mots sonnent juste, tant le désarroi est palpable.

© Denis Billamboz in http://www.critiqueslibres.com/i.php/vcrit/49377

lundi, 14 novembre 2016

Encore une nuit sans rêve

Si vous n'avez pu être présent au salon de L'autre Livre ces 12 et 13 novembre, pour découvrir le livre "Encore une nuit sans rêve" de Christophe Bregaint, illustré par Sophie Brassart et préfacé par Jean-Christophe Belleveaux, une séance de rattrapage vous est proposée le jeudi 17 novembre à partir de 18h à la librairie de L'autre Livre à Paris, 13 rue de l'Ecole Polytechnique.

Invitation 17 novembre.jpg

mardi, 08 novembre 2016

Ajout au programme de novembre

Léon le girafon.jpegOlga Dupré dédicacera « Léon le girafon » le samedi 19 novembre à la Foire du Livre Belge, de 15h à 16h sur le stand collectif d’Espace livres et Création. Centre culturel d’Uccle, Bruxelles 1180.

- Je respire discrètement par le nez.jpegFanny Chiarello sera présente au salon du livre du Touquet qui aura lieu du 25 au 28 novembre au Centre Tennistique Pierre de Coubertin, avenue de l’Hippodrome, 62520 Le Touquet Paris Plage. Elle dédicacera ses livres parus aux Carnets du Dessert de Lune. « Je respire discrètement par le nez », 2016, « Collier de nouilles », 2008,   « La fin du chocolat », 2005.

Passage.JPGFrançois David lira des extraits de « Passage » le 26 novembre à 17h30 à la librairie Les Schistes bleus, 10 rue François La Vieille, 50100 Cherbourg.

 

Un projet de CD autour des poèmes de Saïd Mohamed.

Je vous communique l'info ci-dessous. J'ai eu le plaisir d'entendre ce trio lors des 20 ans des éditions au Théâtre Ephéméride à Val de Reuil et c'est magique.

Chers tous , 

Comme vous le savez  déjà sûrement, depuis un an et demi je fais des lectures de poésie en étant  accompagné par Karinn Helbert au Cristal Baschet ainsi que par  Abdou chanteur soufi de Essaouira. Ceux qui ont assistés à nos prestations ont été étonnés de la rencontre Cristal Baschet avec des morceaux  de musique baroque et le chant soufi sur des poèmes de Rumi, poète persan du 13e siècle,  le tout superbement servi part la voix puissante de Abdou qui a été éduqué dans la tradition du chant soufi depuis sa plus tendre enfance.  Le public a aussi été encore plus étonné avec des textes de poésie contemporaine…

C’est donc tout naturellement qu’aujourd’hui je soutiens le projet de produire un disque de Dounia dans sa version musical et chant.  La version avec poésie viendra dans un second temps, mais l’immédiat est de produire le CD de Dounia, ce qui permettra à la formation de le faire connaître et d’exister sur scène. 

Vous trouverez toutes les informations complémentaires sur le site de Ulule à l’adresse suivante. 

https://fr.ulule.com/dounia-aube/

Et bien sûr continuez à faire passer dans votre réseau,  si le projet vous intéresse.

Saïd Mohamed, auteur aux Dessert de Lune de Souffles, L'éponge des mots, (prix CoPo 2014) et Jours de liesse

vendredi, 04 novembre 2016

2 articles pour un petit carnet dans la collection Pousse-Café

2 notes de lecture pour un titre dans la collection Pousse-Café des éd Les Carnets du Dessert de Lune.

 Carnet d'un petit revuiste.jpgCarnet d’un petit revuiste de poche – Jacques Morin Genre : récit. Couverture de Claudine Goux. Collection Pousse-Café. Format 10 x 14 cm. 22 pages imprimées sur papier bouffant 90 gr et Gmund tactile blanc 250 gr. ISBN 978-2-930607-65-8. 5 € 

 

 

 

 Extraits sur http://www.dessertdelune.be/store/c405/nouveautés.html...

En douze « tableaux » d’une analyse brève mais efficace, Jacques Morin dresse un autoportrait du revuiste de haut-vol qu’il est depuis plus de 40 ans. Dans la belle lignée de quelques grands aînés (Pierre Boujut, Pierre Béarn, Henri Heurtebise, pour ne citer que ces trois-là), il aura, dans un élan généreux et toujours renouvelé, ouvert la voie et donné la parole à des centaines de poètes. Ce qui lui apparaît parfois comme une névrose obsessionnelle n’est en réalité que la conséquence d’une vertigineuse et fructueuse addiction. Si « la revue est un genre ingrat », elle permet malgré tout au revuiste de faire la part des choses « en comptant sur ses fidèles » tout en ayant une juste et pertinente vision sur la poésie vivante. © Georges Cathalo in revue « Traversées »

« La revue est un genre ingrat. Les auteurs y passent, désinvoltes ou dilettantes. Ça ne marque pas leur œuvre, contrairement aux recueils qui la constituent. » Constat sans illusions, mais pas désabusé pour autant. Car celui qui le dresse, Jacques Morin, Jacmo pour les intimes de la poésie, est un revuiste impénitent qui n’a jamais baissé les bras devant l’ingratitude de certains de ceux qu’il a accueillis dans ses pages. Il a créé et animé « Le Crayon noir », puis « Le Désespoir, précisément » et l’une des meilleures revues de poésie, « Décharge », qui a près de 170 numéros et 35 ans au compteur, un record !  Du coup, le poète Jacques Morin, auteur d’une vingtaine de recueils, est un peu oublié au profit de Jacmo le revuiste et critique. Il sait donc de quoi il parle quand il livre ce « carnet d’un petit revuiste de poche » ! Une vingtaine de pages seulement, mais qui cernent cette passion dévorante : choisir des poèmes, les mettre en pages, les assembler, « composer avec les contradictions ou les paradoxes des textes proposés », puis après l’imprimerie les expédier et dialoguer par lettres et courriels avec les abonnés. Bref, animer une revue, sachant que le maitre-mot ici reste celui du plaisir !  © Michel Baglin in « Texture »

Pour passer commande remplissez votre panier sur www.dessertdelune.be ou envoyez un mail à dessertlune@gmail.com

 

dimanche, 30 octobre 2016

Les Dessert de Lune et les auteurs en novembre

La dernière newsletter du Dessert de Lune en octobre pour entrer dans novembre

Elles sont sont là et bel et bien là les nouveautés des éditions Les Carnets du Dessert de Lune. Pour les découvrir, lire des extraits, les commander, le plus simple est de vous rendre sur le site des éditions à cette adresse : http://www.dessertdelune.be/store/c405/nouveautés.html ou les acquérir chez votre libraire habituel.

Ces livres ainsi que d’autres titres vous seront également proposés lors des prochains salons  où vous pourrez y rencontrer les auteurs lors de séances de dédicaces. Voyez plutôt :

Du 11 au 13 novembre au salon de L’autre Livre, Espace des Blancs Manteaux, 48 rue Vieille du Temple, 75004 Paris, sur le stand B22. https://www.lautrelivre.fr/autre/media/pdf/plan-salon.pdf

Seront en dédicace :

VENDREDI 11 novembre

de 15 h 00 à 16 h 00 : Patrick Devaux (qui sera également présent le 5 novembre au salon du livre de Farciennes)

SAMEDI 12 novembre

de 14 h 00 à 15 h 00 : Perrine Le Querrec

de 15 h 00 à 16 h 00 : (sous réserve) Fabien Sanchez et Olivia HB

de 16 h 00 à 17 h 00 : Christophe Bregaint et Sophie Brassart

de 17 h 30 à 18 h 00 : Marie Léon

DIMANCHE 13 novembre

de 14 h 00 à 15 h 00 : François Garnier

de 15 h 00 à 16 h 00 : Perrine Le Querrec et Derek Munn

Du 26 au 27 novembre au 5e salon du Livre de Mons, Lotto Mons Expo, avenue Dubois (à deux pas des Grands Prés) 7000 Mons. www.monslivre.be

Seront en dédicace :

SAMEDI 26 novembre

de 14 h 00 à 18 h 00 : Pascal Blondiau

de 15 h 00 à 16 h 00 : Patrick Devaux (qui sera également présent au Marché de la Poésie de Namur)

de 16 h 00 à 17 h 00 : Eric Dejaeger

Dimanche 27 novembre

de 14 h 00 à 18 h00 : Pascal Blondiau

Entre-temps le 17 novembreChristophe Bregaint et Sophie Brassart présenteront et dédicaceront « Encore une nuit sans rêve » à partir de 18 h 30, à la librairie de L’Autre Livre, 13 rue de l’Ecole Polytechnique, 75005 Paris https://www.facebook.com/espacedelautrelivre/?fref=ts

Du 20 au 21 novembre vous pourrez trouver les livres des Carnets du Dessert de Lune sur le stand d’Espace Livres et Création, au Marché de la Poésie de Namur, Abattoirs de Bomel, 18 traverse des Muses, 5000 Namur. http://www.mplf.be/index.php?mact=Agenda,cntnt01,DetailEvent,0&cntnt01id_event=121&cntnt01returnid=59

Au plaisir de vous voir ou revoir ici ou là.

Jean-Louis Massot. www.dessertdelune.be