mardi, 01 janvier 2008

Tournicoti ! Tournicota !

BON L'AN VISITEURS ZE VISITEUSES, BLOGGEURS ZE BLOGGEUSES !
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samedi, 21 juillet 2007

Pour les oreilles et le coeur.

Ecoutez pour voir ceci :
Radio Piotr

Lisez ou relisez cela :
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Parfois au bout des routes









Voyez pour écouter ceux-ci:
Frank Zappa

Et puis goûtez ceux-là !
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samedi, 07 avril 2007

Deux articles pour 2 Carnets

Une critique sur le site d'Alain Boudet La Toile de l'un, à propos de "Amoureuse" et une critique dans la revue Jazzman à propos de "Visions of Miles".

Amoureuse - Eva Kavian
éditions Les Carnets du Dessert de Lune. 2007
"Eva est amoureuse". Cette phrase revient comme un leitmotiv dans le livre. Comme une aventure sans cesse renouvelée. Une aventure qui enferme un peu, qui libère beaucoup, qui inquiète aussi, avec ses départs, ses retours, ses abandons, ses enthousiasmes. Une aventure nourrie de petits évènements pour faire grandir l'autre dans ses pensées. Les autres. Les mille et une choses quotidiennes qui ont des goûts de fruits rouge, avec l'envie de faire durer "amour" avec "toujours" en sachant que rien n'est sûr. Un livre grave et léger. Plaisant.
(Alain Boudet)

Visions of Miles - Yves Budin
éditions Les Carnets du Dessert de Lune. 2007
Les Miles & une nuits.
Les peintures d’Yves Budin illustrent des pochettes de jazzmen fameux : Paolo Fresu, John Scofield, Bugge Wesseltoft, Erik Truffaz… A l’automne 2003, il entame le projet d’une série de planches accompagnées de poèmes, parfois à la taille d’un haïku, sur Miles Davis. Un travelling couvrant toute la carrière du personnage. L’épaisseur du trait convient bien au caractère « entier » du trompettiste, le tourment des couleurs colle au tourbillon coltranien, « In a Silent Way » joue l’épure, le regard final est celui d’un extra-terrestre… En variant l’approche de style comme le fit Miles en musique, Yves Budin est en empathie totale avec son sujet. Un livre d’artiste.

Alex Dutilh – rédacteur
Good Books
Jazzman avril 2007

lundi, 26 mars 2007

Voyez vous ça !

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Du vrai de vrai ces photos prises par Pierre Duys celui-là même qui a écrit Parfois au bout des routes, un livre à vous faire tourner la tête et qui tient compagnie dans les rayons de la fnac à Paul Eluard et Léon Paul Fargue.
On peut aussi le commander en ligne en cliquant sur rezolibre.librairie.
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Et avant de refermer la page, visitez le site de Roudneff qui a réalisé l'illustration de couverture du livre de Ménaché : Ellis Island's dreams.

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Amies, amis bloggeurs, surfeurs, cliqueurs, 4 titres des Carnets du Dessert de Lune sont coups de coeur de la fnac bruxelles.
Si vous êtes loin de bruxelles, vous pouvez également les découvrir en page d'accueil du site de vente en ligne de rézolibre.
un petit clic sur rezo et vous saurez tout sur
- Visions of Miles d'Yves Budin
- Amoureuse d'Eva Kavian et de Georges Van Hevel
- Coups de ciseaux de Perrine Le Querrec et Stéphanie Buttay
- Ellis Island's dreams de Ménaché et Roudneff
Et si vous allez sur la page des Carnets du Dessert de Lune, vous verrez, il y a d'autres bonheurs de lectures à ajouter à vos envies.

Que le printemps vous offre sa compagnie.

mardi, 13 février 2007

Une Pièce Montée & trois Pleines Lunes

medium_budin.2.jpegVisions of Miles - Textes et dessins : Yves Budin - 54 planches originales (34 quadri) (20 noir et blanc)
Préfaces : Marc Moulin et Jean-Pol Schroeder - Conception graphique et mise en page : Philippe Haulet
72 pages au format 29,5 x 20,5 cm - ISBN : 978-2-930235-75-2 - 24,00 €

medium_amoureuse.3.JPEGAmoureuse - Eva Kavian - Proses et Poèmes - Couverture couleur et 24 illustrations intérieures en noir et blanc : Georges Van Hevel - 76 pages au format 14,8 x 21 cm - ISBN : 978-2-930235-76-9 - 11,50 €

medium_coups_de_ciseaux.3.JPEGCoups de ciseaux - Perrine Le Querrec & Stéphanie Buttay - Texte : Perrine Le Querrec - Couverture couleur et 32 illustrations intérieures en noir et blanc : Stéphanie Buttay - Préface : Gérard Sendrey - 78 pages au format 14,8 x 21 cm - ISBN : 978-2-930235-77-6 - 12,00 €

medium_ellis_island.3.JPEGEllis Island’s Dreams - Ménaché - Poèmes - Illustration couleur de couverture : Roudneff Présentation : Jean-Louis Jacquier-Roux - 38 pages au format 14,8 x 21 cm - ISBN : 978-2-930235-78-3 - 8,50 €






Ces 4 ouvrages vous sont proposés en souscription jusqu’au 26 février 2007.
Les 100 premiers souscripteurs des 4 titres recevront un dessin inédit d’Yves Budin, « Jazzman & Hudson Hornet » imprimé sur papier Greentop Naturel, 170 gr. , au format 29,7 x 21 cm, numéroté de 1 à 100 et signé par l’auteur. téléchargez le bon_de_commande.2.pdf

dimanche, 31 décembre 2006

Pas de poème mais quelques souvenirs

C'était le 10 décembre 2005. A La Maison du Livre on fêtait les 10 ans des Carnets du Dessert de Lune. Un spectacle entre théâtre, poésie, musique, improvisation débridée, monté à partir des textes du recueil collectif Carnet d'un Dessert de Lune à 46 pieds au-dessus du niveau de la mer du Nord fut joué ce soir-là par Perlette Adler, Philippe Bégaux, Thomas Ghysselinckx, Paul Hermant et Jean-Louis Massot. Frank Wuyts nous accompagnait au piano et au melodica. Plus tôt dans la soirée, Marianne Uylebroeck joua de l'accordéon. Une exposition avec les dessins des couvertures de la plupart des titres parus depuis 1995 couvraient les murs du rez-de-chaussée. Auteurs, illustrateurs, ami(e)s, familles, il y avait du beau monde.
Des petits plats préparés par Michel Dehoux nous régalèrent, du vin fut dégusté et même une cuvée spéciale Dessert de Lune. Un gâteau d'anniversaire fut partagé. Pierre Duys filma le tout, mixa images, photos et musiques et en fit un DVD. (Il en reste encore quelques exemplaires qu'il est possible de commander par mail à dessertdelune ou par courrier.)



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samedi, 05 août 2006

La 4ème parution

Revenons à nos moutons. Donc, sorti vivant de tous ces interrogatoires, n'eut pas lieu lynchage, ne fut dressée potence sur la place royale, ne se lança pas dans une nouvelle croisade, Godefroid de Bouillon. Le chemin était libre. Et si en plein air se proposent Les Carnets, nous allions nous montrer. Aussitôt dit, aussitôt fait : direction Arbre, petit village sur la commune d'Ath où se tient un marché de la poésie. Ambiance poétique très pouétique même, peintres du dimanche exposant leur croûte, auteurs autoédités, éditeurs subventionnés, déclamation soporifiques. Je me sens comme un carnivore dans une famille de végétariens.
Une bande d'allumés, qui sévit depuis quelque temps dans le milieu revuiste avec la revue IN-ABLE et ses nombreuses déclinaisons (L'INnommABLE, L'INsondable, L'INoculABLE, L'INterminABLE, L'INstABLE,...) écluse choppe sur choppe, histoire de filtrer le temps et de mettre un peu l'ambiance. Mon voisin semble se demander ce qu'il fout là. Sur son étal, entre autre, des livres de Robert Goffin. On s'avance prudemment dans la conversation. Il se présente : « Christian Duray, bouquiniste ». La voix hésite entre le grognement d'un hippopotame mal luné et le bougonnement d'un babouin enfermé dans un zoo. Il me montre ses textes. Je feuillette, m'attarde sur l'un ou l'autre feuillet que je dévore peu à peu, ligne après ligne, comme si à travers les mots, résonnaient les notes d'un solo joué par Albert Ayler. Au cœur du Tournaisis bucolique, première rencontre avec un ours, au cœur gros comme ça. The big choc !

Ces mots, tels ceux-ci : « J'ai déjà un cerveau/qui me sert de garde-fous/alors qui m'empêchera de penser/que les enfants du désert/s'amusent à lancer des boules de sable. » donneront le quatrième titre des Carnets : « Carnet d'un babouin d'asphalte » et me permettront de rencontrer le peintre Billy Merwick qui offrira une superbe peinture pour ce recueil, le contrebassiste José Bedeur et le saxophoniste Michel Mast, avec qui Christian Duray formera « Les Schieves Rimbaud » pour quelques lectures/performances mémorables. Pour les amateurs, un autre extrait à lire dans l'album De face 22 Carnets.

lundi, 31 juillet 2006

3 extraits de L'an 1995

3 extraits donc : « Carnet d'un cinéphile assis sur l'horizon » ; « Carnet de petits riens » (avec une illustration d'Alain Bourçon) ; « «Carnet d'aventures en chambre pour que le temps passé résiste à l'usure du temps » (avec une illustration de l'auteur).
A l'époque, ces Carnets se vendaient 200 BEF ou 35 FF, ils portaient les numéros barbares de dépôt légal D/1995/7094/1, D/1995/7094/2, D/1995/7094/3 et ne sont plus disponibles depuis belle lurette.
Peut-être en existe-t-il, oubliés sur l'étagère d'une librairie ou bien somnolant dans la caisse d'un bouquiniste.
La première ou le premier qui mettra la main dessus les trois recevra l'ensemble de la collection Dessert. A vos emails.

IMAGES

Il y a des montagnes qui se balancent
Il y a des épis de blé accrochés aux nuages
Ne me dites pas non
Je les vois, moi
Je vois la marée
Une marée qu'on n'a jamais vue
Qui envahit tout
Dans un fracas du tonnerre
L'eau pétille et arrache
Les arbres, les maisons
Les églises
Détache le Christ sur sa croix
L'eau qui rend la vue aux aveugles
Donne des mains aux manchots
Des jambes aux petits paralysés
Le ciel se déchire
Un pan tombe sur ma figure
Qui gonfle
Le vent souffle et arrache mes cheveux
Je ne ressens aucune douleur
De la terre jaillit de la lave
Une fissure énorme me sépare de tout
De l'autre côté je me vois comme j'étais
Il y a un millénaire
La lave se répand partout
Dans les écoles

Les calculs ont beau chercher
Il n'y a plus rien à faire
Tout est englouti
Tout est à refaire
Les livres sont brûlés à jamais
Il n'y a que les idées dans nos têtes
Des idées et nos mains
Une falaise surgit devant moi
Et je saute
Et je vole
Au milieu d'oiseaux
J'atterris
La fureur du vent me contourne
Emporte tout
Dans un tourbillon qui s'évanouit lentement
Je reste là
Devant moi, le désert
La mer, les montagnes
Qui ne bougent plus
Qui me regardent

Alors
Je rentre chez moi
de l'autre côté
De l'écran
De cinéma

© Les Carnet du Dessert de Lune, 1995


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Je suis d'une ville où il y a encore des hommes pour
lever leur chapeau sur le passage d'une dame, où les
poèmes ne se lisent pas dans les livres mais sur les
visages. Quand tombe une averse, il pleut dans chaque
cœur et chaque goutte sur les feuilles des arbres est
une confession du ciel.

© Les Carnets du Dessert de Lune & Michel Bourçon, 1995

D'ABORD

J'erre, Jérémie, j'erre dans les profondeurs froides
d'un épais tapis de mousse mal verdie
Passage délicat d'un pont sur une vanne
Où se trouve en ce moment ta main Roxane ?
la vieille collection de chiffons damassés
occulte les perverses glaces de Venise
Trouves-tu délicat de dire que la crise
te donne des moyens que la paix ne tient guère
Mais si c'est vrai, pourquoi pas ?
Je m'emmerde à demi, du reste je m'amuse
Il est midi Docteur Mabuse
Les couloirs de la vie sont repeints de senteurs
On y circule mieux l'humeur
Joyeuse
Soudain je l'aperçois la petite lumière
Timide et brune
Je crois qu'après l'avant on ne lancera plus
ces méchants coups de pieds à la lune
Mais pour le moment l'interlude perdure
Turelurelure
Chaque jour étant un morceau d'éternité suspendue
qui attend le suivant
Il y en aura tant et tant.
Comment veux-tu que je recule.
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© Les Carnets du Dessert de Lune & Gérard Sendrey, 1995

mercredi, 26 juillet 2006

L'histoire des carnets (petite suite)

Si la dénomination de la maison d'édition provoqua et continue de provoquer des questions sur l'origine de ce nom, ce fut également le cas pour le logo des Carnets que réalisa, à ma demande, Geneviève Ernould, et qui ajoutait avec le procédé de lecture-miroir encore un peu plus de mystère à cette aventure. S'y greffant une manipulation peu orthodoxe, tous les ingrédients étaient réunis pour décourager les lecteurs. Qu'à cela ne tienne. Le mal était fait et des projets, déjà, frémissaient au coin du feu. A propos du nom, certains enquêteurs avancèrent l'idée qu'il pouvait y avoir un rapport avec les Carnets du Major Thomson ; d'autres émirent l'idée qu'il devait s'agir d'une malencontreuse erreur de prononciation autour du mot dessert et qu'il eut été plus logique que les carnets s'appelassent désert de lune. Un petit nombre parla d'un rapport avec les croissants. Je n'opposai aucun démenti et sorti vivant de tous ces interrogatoires.

Au prochain épisode, un extrait des 3 premiers recueils...

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