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jeudi, 16 janvier 2020

Une note de lecture pour "Vies patinées"

Cette belle note de lecture signée Clara Regy sur le site de Terreaciel.

Jean-Claude Martin, Vies patinées, Editions Les Carnets du Dessert de Lune, préface d’Hervé Bougel et dessins de Claudine Goux

Jean-Louis Massot « éditeur » a ainsi publié l’un des derniers ouvrages de sa belle maison créée en 1995, 25 ans - si je ne m’abuse - au service de l’édition, mais certainement beaucoup plus au service de la poésie, il écrit aussi !!! Bravo ! Voilà, je referme la parenthèse (qui n’était pas ouverte, d’ailleurs) pour en revenir à notre texte.

Si le titre du recueil peut « ouvrir » certains horizons, le temps qui passe, l’heure à laquelle on fait ses comptes et ses décomptes, certes, il s’agit bien tout d’abord, de cela. Cependant, il y a aussi mêlées à la nostalgie - la tendresse délicate- et l’extrême clairvoyance -on ne refera pas le chemin à l’envers- (disait le chanteur), il y a la hardiesse et parfois la trivialité « légère » de quelques passages voire la verdeur qui donnent à cet ensemble une saveur bien particulière. Saveur déjà goûtée dans Que n’ai-je paru chez Tarabuste.

Tu laisserais cette tempête entrer en toi ? Risquer une otite, de l’aérophagie ? On a interdit de décoller, et toi, sans gants, sans manteau, tu voudrais changer de vie ? Le vent déciderait pour toi où il te mènerait ? Tu as la lucidité du cageot. Qui s’envole... Contre le mur d’en face... Prie que la pluie ne rompe pas la vitre. L’enfer, juste des courants d’air.

***
Les bras de la rivière. Je ne te conseille pas de t’y jeter. Ils te saisiraient, mais ne te donneraient aucun plaisir. Sinon glacial... « Les bras de la rivière » : c’est une figure de style, une métaphore... Pourquoi ne dit-on pas « les bras des arbres », « les branches de la rivière » ? Je m’y noierais bien encore, entre tes bras. Entre tes cuisses. Ta peau au confluent est couverte de mousses bleuâtres... L’avenir manque de bras !

© Clara Regy, in www.terreaciel.net. Pour en savoir plus sur ce livre, lire des extraits, l'acquérir, c'est ICI 

On peut aussi le commander en librairies

lundi, 16 décembre 2019

Une note de lecture pour "Vies patinées" de Jean-Claude Martin

Une note de lecture signée Jacmo à paraître dans le numéro 185 de la revue Décharge.

Jean-Claude Martin : VIES PATINÉES Préface d’Hervé Bougel. Dessins de Claudine Goux.

Cover Vies patinées (1).jpg"Ou parenthèses comprises : Vi(e)s patinées, au choix, pour le jeu de mots. Mais le fond est bien là : Jean-Claude Martin en est arrivé au moment où l’usure existentielle se fait sentir. Trois parties scandent son recueil : Constats, Contacts et Compromis. On devine à travers ces trois mots une démarche dialectique du rapport aux autres et à soi : hésitations entre recul et avancée avant de s’en tenir à mi-chemin. Jean-Claude demeure le bougon, le râleur, une sorte de Jean-Pierre Bacri de la poésie. Il penche du côté de la misanthropie, Je jouis du bonheur de n’engager la conversation avec personne… mais ne sombre jamais dans le désespoir, plutôt une lassitude mesurée. Il y a une sorte de lucidité, d’évidence que ce soit comme ça, sans provoquer de révolte ou de colère. Il se réfugie comme souvent dans les grands espaces, réels ou mentaux, le ciel, l’océan, (sachant transvaser les deux univers l’un dans l’autre : Alevins plus qu’avions ici, ou bien, là : …sous la politesse de l’eau, la haine des poissons.) l’orage, la tempête, la lumière, les ténèbres… Son grand dessein en fait, c’est de cerner le vieillissement, et la fin qui s’en suit dans son absurdité absolue. Ainsi en parlant du Temps : sa peau en passant t’a râpé l’âme jusqu’à la corde…ou encore ce parallèle dans les métaphores suivantes : Arbres rouillés par l’automne, âmes rouies par le chagrin… Il est aussi question de tombe et d’après…Il n’y a guère d’illusion à se faire. L’auteur est résolu à n’espérer rien. À ne rien croire. Simplement toucher de la plume, incrédule, le bout, l’ultime, l’extrême, comme si l’objet de l’écriture était au final le silence éternel qui suit. Tu te demandes comment ce sera de ne plus penser à rien…"

 

mercredi, 11 décembre 2019

Les 8 parutions 2019 des Editions Les Carnets du Dessert de Lune

C'est à voir sur

 
Bon mercredi.
 

jeudi, 05 décembre 2019

Des notes de lectures pour du Dessert de Lune

Des notes de lectures récentes et plus anciennes pour 6 titres parus récemment aux éditions Les Carnets du Dessert de Lune dans les collections Pousse-Café, Lalunestlà, Sur La Lune et Pleine Lune c'est à lire en cliquant sur chaque titre.
 
Pieds nus dans R./Barefoot in R.  - Perrine Le Querrec (traduction Derek Munn)
 
Qui va avec Ailes - Luce Guilbaud

Autre Chose - Thomas Vinau et Aaron Clarke

Le violon pisse derechef sur son powète - Eric Dejaeger et André Stas

Vies patinées  - Jean-Claude Martin et Claudine Goux

La quincaille des jours de Francesco Pittau

dimanche, 01 décembre 2019

Articles de presse pour "Qui va avec Ailes"

Deux articles de presse pour le nouveau recueil de Luce Guilbaud

De courts poèmes sans titre. Autant de devinettes. Un il ou une elle est ainsi cachée dans chaque poème. Seul indice : c’est un animal porteur d’ailes. il y a du choix. Un livre pour jouer donc à plusieurs. Un livre pour inciter à inventer à son tour d’autres devinettes, avec d’autres règles du jeu : animal à écailles, à poils ou bien... Et pourquoi se limiter aux animaux : végétal, objets... Des illustrations joyeuses et colorées jouent avec chaque texte. Bref, un livre plaisant, gai et joueur. Il ne devrait pas rencontrer beaucoup de difficultés à entrer dans les écoles, centre de loisirs et bibliothèques jeunesse pour s’amuser avec tous, petits comme grands, voire très grands. © Patrick Joquel www.patrick-joquel.com

C’est tout petit, c’est joli, c’est mignon et c’est en couleur. Est-ce de la poésie ? Est-ce un recueil de peintures aux couleurs pastel ? Peu importe les questions, les définitions, les cases où l’on cherche à ranger les œuvres d’art. C’est un tout petit – c’est le format de la collection – recueil de poésies illustrées ou peut-être un petit catalogue de micro-peintures accompagnées d’une légende en vers libres et courts. Un petit opuscule qu’on lit, qu’on regarde, avec plaisir et attention pour ne laisser échapper aucun détail, aucune impression, mais qu’on écoute aussi, on l’a lu à haute voix, pour en apprécier la musique et voler avec les ailes de chacun au-dessus des pages de Luce Guilbaud. Dans ce recueil elle, a regroupé trente peintures accompagnées chacune d’un poème, trente poèmes qui évoquent un être, un objet, ou même un esprit, ou autre chose encore et même des choses qui volent pas du tout, mais tout ce petit peuple a en commun la particularité d’avoir des ailes pour voler… ou pas. C’est très joli, les couleurs sont douces, presque toutes à dominantes vertes, couleur de la nature et de l’espoir, les textes sont légers comme le souffle d’air qui porte insectes, oiseaux et papillons, jouant une douce musique apaisante quand on les lit à haute voix.  L’auteure raconte avec ses mots et ses couleurs un monde irénique, un petit paradis dans lequel on voudrait pouvoir s’isoler de temps à autre pour oublier les vilénies du nôtre. Mais, ce recueil n’est pas que lecture et peinture, c’est aussi un jeu, Luce ne nomme jamais ceux qu’elle peint, elle les dépeint dans son texte, et dissimule la première et la dernière lettre de leur nom dans la peinture figurant en regard du poème, invitant ainsi le lecteur à un petit jeu de devinette qui l’oblige à mieux regarder chaque illustration pour en percer le secret. Pour l’exemple : « D’amour tendre / il aime son amie / mais s’ennuie parfois au logis / chargé de messages urgents / il voyage par tous les temps / sans jamais perdre le Nord. » Vous l’aurez vite reconnu sans même utiliser le P et le N figurant dans l’illustration. Si vous voulez jouer encore, il faudra acquérir ce recueil ! © Denis Billamboz, mes impressions de lecture

samedi, 16 novembre 2019

Presse pour Qui va avec Ailes

Qui va avec ailes.jpg2 articles de presse pour le nouveau recueil de Luce Guilbaud

 Qui va avec Ailes

De courts poèmes sans titre. Autant de devinettes. Un il ou une elle est ainsi cachée dans chaque poème. Seul indice : c’est un animal porteur d’ailes. il y a du choix. Un livre pour jouer donc à plusieurs. Un livre pour inciter à inventer à son tour d’autres devinettes, avec d’autres règles du jeu : animal à écailles, à poils ou bien... Et pourquoi se limiter aux animaux : végétal, objets... Des illustrations joyeuses et colorées jouent avec chaque texte. Bref, un livre plaisant, gai et joueur. Il ne devrait pas rencontrer beaucoup de difficultés à entrer dans les écoles, centre de loisirs et bibliothèques jeunesse pour s’amuser avec tous, petits comme grands, voire très grands. © Patrick Joquel www.patrick-joquel.com

C’est tout petit, c’est joli, c’est mignon et c’est en couleur. Est-ce de la poésie ? Est-ce un recueil de peintures aux couleurs pastel ? Peu importe les questions, les définitions, les cases où l’on cherche à ranger les œuvres d’art. C’est un tout petit – c’est le format de la collection – recueil de poésies illustrées ou peut-être un petit catalogue de micro-peintures accompagnées d’une légende en vers libres et courts. Un petit opuscule qu’on lit, qu’on regarde, avec plaisir et attention pour ne laisser échapper aucun détail, aucune impression, mais qu’on écoute aussi, on l’a lu à haute voix, pour en apprécier la musique et voler avec les ailes de chacun au-dessus des pages de Luce Guilbaud. Dans ce recueil elle, a regroupé trente peintures accompagnées chacune d’un poème, trente poèmes qui évoquent un être, un objet, ou même un esprit, ou autre chose encore et même des choses qui volent pas du tout, mais tout ce petit peuple a en commun la particularité d’avoir des ailes pour voler… ou pas. C’est très joli, les couleurs sont douces, presque toutes à dominantes vertes, couleur de la nature et de l’espoir, les textes sont légers comme le souffle d’air qui porte insectes, oiseaux et papillons, jouant une douce musique apaisante quand on les lit à haute voix.  L’auteure raconte avec ses mots et ses couleurs un monde irénique, un petit paradis dans lequel on voudrait pouvoir s’isoler de temps à autre pour oublier les vilénies du nôtre. Mais, ce recueil n’est pas que lecture et peinture, c’est aussi un jeu, Luce ne nomme jamais ceux qu’elle peint, elle les dépeint dans son texte, et dissimule la première et la dernière lettre de leur nom dans la peinture figurant en regard du poème, invitant ainsi le lecteur à un petit jeu de devinette qui l’oblige à mieux regarder chaque illustration pour en percer le secret. Pour l’exemple : « D’amour tendre / il aime son amie / mais s’ennuie parfois au logis / chargé de messages urgents / il voyage par tous les temps / sans jamais perdre le Nord. » Vous l’aurez vite reconnu sans même utiliser le P et le N figurant dans l’illustration. Si vous voulez jouer encore, il faudra acquérir ce recueil ! © Denis Billamboz, mes impressions de lecture

jeudi, 31 octobre 2019

Du 8 au 11 novembre au Salon de L'Autre Livre

9k=.jpgSi du 8 au 11 novembre prochain, vous avez quelques envies de livres, nouveautés ou autres, vous en trouverez peut-être à votre goût sur le stand B1 - B3 des éditions Les Carnets du Dessert de Lune au Salon de L'AUTRE LIVRE. Espace de Blancs Manteaux. Paris 75004. 

 


Vous pourrez aussi y rencontrer en dédicace :

Marie Evkine : Vendredi 8 novembre de 16h à 17h
Michaël Glück : Vendredi 8 novembre de 17h à 19h
 
Jean Marc Flahaut : Samedi 9 novembre à 14h
Serge Prioul : Samedi 9 novembre à 15h
Jean-Jacques Marimbert : Samedi 9 novembre à 16h
Luce Guilbaud : Samedi 9 novembre à 17h
Perrine Le Querrec : Samedi 9 novembre à 18h
 
Jean-Claude Martin : Dimanche 10 novembre à 14h
Jean-Jacques Marimbert : Dimanche 10 novembre à 15h
 
Et bien sûr la visite surprise de l'un(e) ou l'autre.
A tout bientôt pour partager quelques moments avec et autour des livres.

samedi, 12 octobre 2019

Quoi ?

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Quoi ? Trois nouveautés aux Carnets du Dessert de Lune ?
Et on peut même lire des extraits sur le site des éditions https://www.dessertdelune.be/store/c405/Nouveaut%C3%A9s.h...

ou remplir son panier ou courir chez son libraire préféré...
Ouah ! 

 

Octobre aux Carnets du Dessert de Lune

Le 9 octobre à l'occasion de la présentation du livre "Cher Animal", (éditions La Rumeur Libre) Albane Gellé et Séverine Bérard, vous parlerons du recueil "Poisson dans l'eau" poisson dans l'eau.jpgparu aux Carnets du Dessert de Lune dans la collection LaLunestlà. Librairie Le livre à Venir, 21 rue de la Tonnelle, 49400 Saumur. Info et réservation : 02 41 52 10 56

 

Un toit d'étoiles.jpgLe 20 octobre lecture musicale du CD Un toit d'étoiles avec Saïd Mohamed, Karinn Helbert et Manuel Decocq. Atelier Musée de L'imprimerie, 70 avenue Patton, 45330 Malesherbes. Infos. Réservations : 02 38 33 22 67 | reservations@a-mi.fr

 

 

Et puis vers mi-octobre parution de trois nouveautés aux Carnets du Dessert de Lune et d'un Dessert.

9782930607634.jpgQui va avec ailes de Luce Guilbaud, collection jeunesse Lalunestlà. Poésie & dessins

9782930607672.jpgLe violon pisse derechef sur son powète, Éric Dejaeger, (couverture André Stas) collection Pousse-Café. Aphorismes.

9782930607719.jpgVies patinées, Jean-Claude Martin, illustrations Claudine Goux, préface Hervé Bougel, collection Sur la Lune, proses et illustrations.

Le 47° titre de la collection Dessert Insulaires, signé Chantal Couliou.

A découvrir prochainement sur www.dessertdelune.be (rubrique Nouveautés) et en librairies.

samedi, 17 août 2019

Jusqu'au 25 août jaimepaslapoesie

Jusqu'au 25 août 2019, offrez ou offrez-vous un titre des éditions Les Carnets du Dessert de Lune (dans les collections Pleine Lune, Sur La Lune, Lalunestlà ou Pièces Montées)

https://www.dessertdelune.be/agrave-la-lune/jusquau-25-ao...

Profitez de 20% de remise en utilisant le code promo jaimepaslapoesie

La réduction se fera automatiquement.

Paiement sécurisé par CB, Paypal ou Visa et envoi franco de port.

A vous de jouer et qu'août soit livre.

 

Jean-Louis Massot

 

mercredi, 24 juillet 2019

Quelques Dessert de Lune à Sète

Aux Voix Vives de La Méditerranée jusqu'au 27 juillet
Merci à Yves Artufel pour l'accueil des livres sur son stand.

Merci à Antoine Gallardo pour les photos.

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jeudi, 04 juillet 2019

Lecture de "Au prochain arrêt je descends" de Daniel Simon

Au prochain arrêt je descends.jpgLe 20 juillet 2019 de 17h30 à 18h30

Daniel Simon lira des extraits de son recueil "Au prochain arrêt je descends"

publié aux éditions Les Carnets du Dessert de Lune et des extraits de "Ce n'est pas rien" publié aux éditions MEO, accompagné par Olivier Terwagne.

Où ?
A la guingette Littéraire - Maison Losseau, 37 rue de Nimy à Mons 7000.


Réservations : reservations.losseau@gmail.com ou 065 398 880

mercredi, 12 juin 2019

Pittau - Poitiers

Affiche F Pittau.jpgC'est ce samedi 15 juin à 18h00 que Francesco Pittau sera à la maison de la poésie de Poitiers, 18 rue du Faubourg du Pont-Neuf, pour vous parler de ses livres publiés aux Dessert de Lune et notamment le dernier "La quincaille des jours".

Articles de presse à lire en surfant sur Articles de presse

Pour en savoir plus sur l'auteur c'est là : Francesco Pittau

jeudi, 06 juin 2019

Un article dans Libération pour "Les radis bleus"

Bonjour à toutes et tous,

Je vous propose de lire un article qui vient de paraître sur le site du journal Libération à propos des "Radis bleus" de Pierre Autin-Grenier. Pour le lire, cliquez sur le lien suivant : 
https://next.liberation.fr/culture/2019/06/03/le-poeme-du... 


Bon jeudi.
Jean-Louis Massot
éditions Les Carnets du Dessert de Lune

 

samedi, 01 juin 2019

Un coup de coeur pour "L'homme que j'aime"

Cet article vient de paraître dans Le Carnet et Les Instants. Il est signé Fanny Deschamps.

L'homme que j'aime.jpgEva Kavian est une autrice qui touche à tous les genres, écrit pour tous les âges et anime des ateliers d’écriture. Poésies, road-movie mésolithique, manuel pour apprenti écrivain, romans pour enfants ou adolescents, souvent elle invente des vies à ses personnages. Parfois, elle raconte la sienne. Dans ce recueil de petits poèmes en vers libres, elle raconte l’amour. Le sien. Celui qu’elle nomme « son mari » et elle s’entrecroisent dans des textes simples, épurés, ténus. L’autrice y lève un coin du voile qui recouvre un amour dont il semble en même temps qu’elle ne souhaite pas trop en révéler, comme pour mieux préserver quelque chose de précieux. Elle raconte, ou plutôt chante leur relation, sans l’étaler, sans platitude, d’une façon touchante de justesse.

Tu me dis que je suis belle / avec ou sans lunettes / et pourtant sans tes lunettes / tu ne vois pas grand-chose / c’est peut-être  / mon flou / que tu aimes / ou ce que tu sais / de moi  / invisible / ou ce que ta main / te raconte / de mon âme  / sur ma peau.

Leur couple, tardif, savoure le fait d’être ensemble et semble particulièrement conscient que la vie, qu’ils n’ont plus devant eux, est courte et que leur amour aura, par conséquent, une fin. Inquiets, mari et femme semblent guetter les signes annonciateurs d’une fragilité, puis s’émerveillent de leur bonheur.

Un de nous deux / mourra / avant l’autre / impossible / de savoir / lequel des deux / va gagner / de ne pas perdre l’autre

Jour, nuit, ensemble, séparés, à table, au lit, en voyage, sur écran. Les jours s’égrènent et le quotidien semble ravir l’autrice avec ses baisers, enlacements, risotto aux champignons, journal posé sur la table, café brûlant. En quelques mots, Eva Kavian réussit à évoquer toutes les nuances et la richesse d’une liaison heureuse, dont elle aurait aimé qu’elle commençât plus tôt. Publié dans la collection « Dessert à l’italienne », nommée ainsi en raison de son format horizontal, le livre accole aux poèmes d’Eva Kavian les illustrations en noir et blanc de Marie Campion. Ces gravures ponctuent les textes sans s’imposer. Un petit bijou qui raconte la vie heureuse, la conscience de son aspect éphémère, l’entrelac de deux vies, pour le meilleur.

© Fanny Deschamps in https://le-carnet-et-les-instants.net/2019/05/31/kavian-l...

jeudi, 09 mai 2019

C'est l'ivresse littéraire qui en parle

 

Plaisir à vous communiquer une nouvelle note de lecture pour "L'homme que j'aime" d'Eva Kavian et Marie Campion que vous avez peut-être vu ou pas passer sur le site des éditions ou sur facebook et que vous pouvez lire dans son entièreté en surfant sur http://www.livresselitteraire.com/2019/05/lhomme-que-jaim...

Recueil que vous pouvez toujours commander sur le site des éditions ou demander à votre libraire.

Cordialement

JL Massot. www.dessertdelune.be

mercredi, 08 mai 2019

"L'homme que j'aime" dans Femmes d'Aujourd'hui"

Pour lire ou relire quelques mots qui disent tout le bien de "L'homme que j'aime" d'Eva Kavian et Marie Campion, c'est dans Femmes d'Aujourd'hui.

Si vous souhaitez acquérir ce livre, demandez-le à votre libraire ou commandez-le directement sur le site des éditions www.dessertdelune.be 

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dimanche, 05 mai 2019

Une note de lecture pour "Au prochain arrêt je descends

Bonjour,

Au prochain arrêt je descends.jpgPour lire une très belle note de lecture à propos du recueil "Au prochain arrêt je descends" de Daniel Simon, illustré en couverture par une peinture originale de Pierre Duys et récemment paru aux Carnets du Dessert de Lune dans la collection Pleine Lune, et même écouter un court extrait sur Youtube, surfez sur Article de presse

Pour découvrir ce livre, lire des extraits, d'autres articles de presse, l'acquérir, surfez sur Le livre ou demander le à votre libraire

lundi, 29 avril 2019

Une note de lecture pour "Bientôt la Convention des cannibales"

Cette note de lecture pour le nouveau livre de Daniel Fano "Bientôt la Convention des cannibales" (illustrations de Jean-François Octave) paru aux éditions Les Carnets du Dessert de Lune est signée Denis Billamboz.
Je vous invite à la lire :

Au temps des romans d'espionnage
Daniel Fano est de la même génération que moi et en lisant ce texte, j’ai le sentiment qu’il a, tout comme moi, souvent vu blanchir la nuit avant de poser son polar sur son chevet. Dans notre jeunesse nous avons dû lire les mêmes auteurs ceux qui écrivaient des livres ayant pour héros OOSS 117, James Bond 007, SAS, Koplan, San Antonio et quelques autres un peu moins célèbres. Aujourd’hui, dans le texte qu’il nous propose, il condense tous ces polars en une suite d‘images qui évoque tous les poncifs qui les meublaient. Avec des mots qui claquent comme des rafales de Kalachnikov, des noms propres notamment, il construit son texte comme un diaporama où se succèdent des mots qui nous émoustillaient, des noms d’armes : Mauser, Uzzi, Colt Cobra, … des noms de voitures prestigieuses : Plymouth, Ford Mustang, Jaguar, des noms de lieux exotiques : Hong Kong, Bangkok, …, des théâtres de guerre ou de crise célèbre : Moyen Orient, Vietnam, Amérique centrale, … Toute une longue liste de vocables qui sonnent bien et évoquent un monde qui laisse rêveur avec ses hôtels de luxe, ses monuments et ses avenues prestigieux.
On entend dans ce texte le crissement sensuel des fermetures éclair qui annonce la mise à nue de créatures de rêve devant des bellâtres athlétiques et bronzés qui oublient l’espace d’une scène qu’aujourd’hui on ne qualifierait même pas d’érotique, qu’ils sont avant tout des agents secrets au service d’une noble cause. On sent le souffle des explosions, on entend le sifflement des balles, on assiste à des scènes d’une horreur abominable, des horreurs que les pires tortionnaires n’ont même jamais imaginées, on a peur qu’un espion, toujours venu de l’est, soit tapi sous le lit, on oublie que la guerre froide appartient au passé… On retrouve notre jeunesse, le temps où nous aimions ces bouquins qu’aujourd’hui on n’avoue même pas avoir lus.
Merci Daniel d’avoir en quelques pages condensé l’énorme pile de polars que nous avons souvent lus, sous les couvertures, à la lueur d’une lampe de poche, d’avoir réveillé des sensations que nous avions quelque peu oubliées lors de la construction de nos vies familiales et professionnelles, d’avoir mis des images sur nos souvenirs en faisant claquer des noms qui donnent le frisson ou crée la sensation de partir vers de destinations féériques. Ce livre, c’est le pastiche d’une littérature aujourd’hui révolue remplacée par des polars beaucoup plus glauques, beaucoup moins « touristiques », des bouquins qui s’adressent beaucoup plus à la bête qui sommeille au fond de chacun de nous et beaucoup moins à l’être qui rêvaient de voyages, de belles filles, de playboys, de belles voitures, de palaces, de cabarets célèbres, …., tout en anéantissant des malfaisants qui voulaient détruire notre monde enchanteur d’avant la crise qui nous colle aux basques depuis des décennies.


 
danieil fano,jean-francois octave,denis billambozVous pouvez lire d'autres notes de lecture en surfant sur Presse Lit-on et découvrir ce livre en surfant ICI.
 
Bon lundi.
JL Massot
www.dessertdelune.be

mardi, 23 avril 2019

Et un nouvel article pour "L'homme que j'aime"

L’amour la poésie au quotidien

Eva Kavian, L’homme que j’aime, Illustrations de Marie Campion, Les Carnets du Dessert de Lune, 2019

Ce sont des vers très brefs, qui composent des poèmes très brefs – pas tant que cela, finalement, parce que ces textes, que l’on prendrait pour des sortes de haïkus, souvent se prolongent et prolongent la rêverie, la méditation sur l’amour qu’ils célèbrent. Oui, souvent il faut tourner la page pour avoir le fin mot de l’histoire, retourner au début pour refaire le chemin semé de petits cailloux, s’attarder sur les illustrations de Marie Campion, ces dessins qui surprennent les regards complices tapis derrière les lunettes et les sourires mi ironiques mi énigmatiques, ces dessins qui révèlent aussi, en même temps que les mots, les objets et les gestes de la vie intime.

Les chants dédiés à celui que l’auteure appelle « mon mari » sont à la fois limpides et complexes (réfléchissez à ceci, par exemple : « Un de nous deux / mourra / avant l’autre / impossible / de savoir / lequel des deux / va gagner / de ne pas perdre l’autre […]. » ; ou à ceci encore : « J’aurais été plus heureuse / si je t’avais connu / plus tôt / mais / je n’aurais / pas été / la même / sans mes peines / et tu n’aurais pas aimé / peut-être / celle que je serais / devenue. »). La vie quotidienne, dans sa simple célébration, est porteuse d’une poésie dense, insoupçonnée, car les sentiments la transcendent, réussissant à faire émerger l’amour du bac à vaisselle ou de recettes improvisées. Alors l’humour n’est jamais loin, tout en observation et en malice ; cet humour qui arrive, notamment, à tirer l’exclamation bien connue « Ciel mon mari » du côté de « la couleur de la mer » et des constellations, ou à conclure une liste de grands voyages exotiques par le constat du vide antérieur : « avant / d’être ensemble / qu’avons-nous vu ? ».

Les détails à caractère autobiographique, les allusions à la vie présente et passée, les infimes précisions matérielles, les éventuels regrets, les bouffées d’espoir et les petits bonheurs, tout tourne autour de l’axe unique que constitue l’amour, cet amour qui, en mots rigoureusement et tendrement choisis, sécrète une précieuse poésie.

© Jean-Pierre Longre