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mardi, 23 avril 2019

Et un nouvel article pour "L'homme que j'aime"

L’amour la poésie au quotidien

Eva Kavian, L’homme que j’aime, Illustrations de Marie Campion, Les Carnets du Dessert de Lune, 2019

Ce sont des vers très brefs, qui composent des poèmes très brefs – pas tant que cela, finalement, parce que ces textes, que l’on prendrait pour des sortes de haïkus, souvent se prolongent et prolongent la rêverie, la méditation sur l’amour qu’ils célèbrent. Oui, souvent il faut tourner la page pour avoir le fin mot de l’histoire, retourner au début pour refaire le chemin semé de petits cailloux, s’attarder sur les illustrations de Marie Campion, ces dessins qui surprennent les regards complices tapis derrière les lunettes et les sourires mi ironiques mi énigmatiques, ces dessins qui révèlent aussi, en même temps que les mots, les objets et les gestes de la vie intime.

Les chants dédiés à celui que l’auteure appelle « mon mari » sont à la fois limpides et complexes (réfléchissez à ceci, par exemple : « Un de nous deux / mourra / avant l’autre / impossible / de savoir / lequel des deux / va gagner / de ne pas perdre l’autre […]. » ; ou à ceci encore : « J’aurais été plus heureuse / si je t’avais connu / plus tôt / mais / je n’aurais / pas été / la même / sans mes peines / et tu n’aurais pas aimé / peut-être / celle que je serais / devenue. »). La vie quotidienne, dans sa simple célébration, est porteuse d’une poésie dense, insoupçonnée, car les sentiments la transcendent, réussissant à faire émerger l’amour du bac à vaisselle ou de recettes improvisées. Alors l’humour n’est jamais loin, tout en observation et en malice ; cet humour qui arrive, notamment, à tirer l’exclamation bien connue « Ciel mon mari » du côté de « la couleur de la mer » et des constellations, ou à conclure une liste de grands voyages exotiques par le constat du vide antérieur : « avant / d’être ensemble / qu’avons-nous vu ? ».

Les détails à caractère autobiographique, les allusions à la vie présente et passée, les infimes précisions matérielles, les éventuels regrets, les bouffées d’espoir et les petits bonheurs, tout tourne autour de l’axe unique que constitue l’amour, cet amour qui, en mots rigoureusement et tendrement choisis, sécrète une précieuse poésie.

© Jean-Pierre Longre

dimanche, 14 avril 2019

Une note de lecture 3 étoiles pour L'Homme que j'aime"

l'homme que j'aime Le Soir.jpgCelle-ci est parue samedi 13 avril dans les pages livres du quotidien Le Soir

Poésie. « Ce que cherche ton corps la nuit »***

Eva Kavian écrit quantité de livres. Plus d’une vingtaine sans doute : roman, poésie, jeunesse… Dans ce magnifique petit livre, joliment mis en page par les Carnets du Dessert de Lune, l’écrivaine belge évoque L’homme que j’aime. Elle l’appelle « mon mari », sans jamais lui donner d’autre nom. Elle s’entretisse à lui :

 

« Ce que cherche ton corps

la nuit

en enlaçant le mien

je ne l'ai pas encore écrit. »

Elle dessine leur liaison, les voyages qu'ils projettent, la vaisselle, la cuisine, le café, les gestes du quotidien, et la peur aussi de la disparition de l'autre. Marie Campion illustre de quelques très beaux dessins, juste posés là à côté des mots, et qui les enluminent. C'est ça la poésie, juste des mots qui jouent de la musique et qui donnent un autre sens aux choses et aux sentiments. Eva Kavian est comme ces peintres hollandais du XVIIe siècle, qui transcendent le quotidien de la vie :

« Mon mari

est un homme de parole

sauf pour la vaisselle

mais quand il me dit

ce soir je m'en occupe

j'entends je t'aime je tiens à toi

tu comptes pour moi

et c'est exactement cela

que je veux

entendre

quand je coupe

les oignons en quatre.  »

© Jean-Claude Vantroyen in Le Soir du 13 avril 2019.

Découvrir ce livre ? cliquez sur L'homme que j'aime

 

samedi, 13 avril 2019

Une note de lecture pour "L'homme que j'aime"

Bonjour ou bonsoir.

Vous recevez ce message et cette note de lecture car vous vous êtes ou avez été inscrit à la newsletter du blog des éditions Les Carnets du Dessert de Lune. (vous ne recevrez désormais qu'une seule fois cette information et non deux fois comme précédemment.

Cordialement

Jean-Louis Massot

Eva Kavian, L’homme que j’aime. Illustrations de Marie Campion. Les Carnets du Dessert de Lune, 2019

Ce recueil est à lui seul un long poème d’amour que l’auteure adresse à celui qu’elle appelle son mari et qui partage son quotidien. Chaque texte, relativement court, est un enchantement. Il touche par son ingénuité et par ce petit côté piquant qui le caractérise. On voit là un amour neuf, pimpant comme le printemps, éloigné de la passion et de ses montagnes russes. Il s’agit d’un amour d’aujourd’hui, né par écrans interposés, d’un amour d’abord hésitant, et qui a tranché.

L'homme que j'aime.jpgJe m’étais juré

de ne plus jamais

demander un homme

en mariage

quand je t’ai rencontré

j’ai tenu bon

toi aussi.

 Par petites touches, Eva Kavian évoque la peur de perdre l’autre, puisque, un jour, l’un des deux partira avant l’autre. Elle évoque le partage des tâches, la cuisine qu’elle préfère improviser, n’étant pas fan de recettes, le repas que l’homme qu’elle aime accepte de préparer une fois par semaine, après deux ans et demi de vie commune. Avec peu de mots, elle raconte les voyages à deux, et ce qui la traverse lorsqu’elle pense à lui.

 Ciel mon mari

tes yeux ont la couleur

de la mer

et ta peau

constellée

raconte

chaque nuit

mon avenir.

On boit les mots d’Eva Kavian par petites gorgées, et chacun de ces mots a un goût de zeste d’orange. En filigrane, se dessine le portrait de l’aimé, mais aussi la peur de perdre l’autre, qui revient de façon récurrente. Eva Kavian s’adresse à son mari, utilisant le « tu » pour parler de lui. Ce sont des poèmes pour dire « je t’aime », d’elle vers lui, comme des Saint Valentin de tous les jours. © Valéry Canat de Chizy in Terre à Ciel, avril 2019

Vous souhaitez découvrir ce livre, lire des extraits, d'autres articles de presse, l'acquérir ? Surfez sur L'homme que j'aime

vendredi, 12 avril 2019

Une note de lecture pour "Bientôt la Convention des cannibales"

Bientôt la Convention des cannibales.jpegCette superbe note de lecture pour le 8e titre de Daniel Fano aux éditions Les Carnets du Dessert de Lune. Avant ou après sa lecture, je vous invite à découvrir tous les livres de Daniel Fano édités aux Dessert de Lune. C'est là : Les livres de Daniel Fano.

Daniel Fano est un écrivain de l’apocalypse tranquille. Au fil des années, dans des récits aux titres improbables, des poèmes narratifs et subtils, des fables et des romans de la mélancolie lucide, l’auteur a inventorié, grâce à son sens aigu de la fiction, la modernité et ses avatars, qu’on pourrait appeler aujourd’hui tout simplement le temps d’après.

Que ce soit dans les vertiges de la Guerre froide, la Société du spectacle des émotions et des catastrophes, les guerres et coups d’état de série B, Daniel Fano puise sa matière féroce et froide pour faire remonter à notre entendement le chaos et l’entremêlement de nos perceptions qui a pour nom encore… mémoire. Dans une langue débarrassée de toute afféterie, scrupuleuse, l’auteur court-circuite les effets de réel en les surjouant. Dans le montage apparemment aveugle du film d’une époque, la nôtre,

Monsieur Typhus, « héros » récurrent de nombreux textes et livres, est une forme d’Ulysse revenant au pays natal, celui de la fausse innocence de toute génération, pour mettre à nu les péripéties de son odyssée désarticulée, composite, carnassière. La violence, dans un crépitement permanent sur nos écrans, glisse lentement dans le domaine des events, ces petits moments susceptibles de relancer sous une forme plus aiguë encore, le Marché des choses et des êtres. Ces êtres, désarticulés dans des émotions et des sexualités de marchandise, sont les protagonistes du roman noir, du récit d’espionnage qui font de l’homme vivant une matière transformable dans le champ de la Bourse internationale des images.

Lire aussi : un extrait de Bientôt la Convention des cannibales

Fano connaît l’Histoire, celles des hommes, des idées, des stratégies et l’écriture est encore une des formes les plus subtiles pour enfermer dans les réseaux du texte, le filet de la fiction, ces pantalonnades annoncées comme tragiques et qui ne font qu’effacer l’homme vivant de l’image pour en faire une figure de récit médiatique en boucle internationale.

Bientôt la Convention des cannibales annonce le programme. Nous sommes dans un roman kaléidoscopique qui mêle guerres, génocides, assassinats et tutti quanti depuis les années 1970 jusqu’au aujourd’hui. Le tout s’agite dans une sorte de carnaval des vampires que certains nomment l’Histoire. Une écriture joyeuse, délurée, chargée d’humour jusqu’à la détente, Fano prend soin d’extraire du récit le salmigondis émotionnel que l’on retrouve en boucle dans tous les réseaux et une partie de la presse. Ces personnages sont interchangeables, changent de nom, de sexe, de corps, d’identité…

On découvre, page après page, comment, à la vitesse du Marché, nous allons du souvenir de l’humanisme à l’avènement planétaire du transhumanisme. Il y a un air de Fritz Lang qui, un des premiers, dans ses films des années 1930 en Allemagne (Docteur Mabuse …), avait révélé et mis en scène la dimension criminelle et délirante du nazisme. Le complot, le mensonge à l’égal de la vérité, l’imperturbable dissolution de la mémoire européenne dans le populisme et l’effroi d’un monde qui vient sont les nouvelles formes de cette hystérie de la criminalité, comme une façon d’être au monde et de le penser.

Franck Venaille, disparu récemment, avait publié de nombreux livres sur ce sujet, intime et collectif, La guerre d’Algérie (Minuit, 1978), L’homme en guerre (Renaissance du livre, 2000)… La génération des guerres coloniales avait déjà vu un monde fracassé par la violence des idéologies renouvelées.

Fano reprend, depuis des lustres, ce travail en faisant des biopsies narratives dans chaque moment de la convulsion de notre temps. C’est en cela qu’il est un des écrivains majeurs de notre littérature, discret, presqu’anonyme pour beaucoup, bien que ses publications marquent, depuis un demi-siècle, le temps littéraire des avant-gardes au temps de la décomposition.

Vif, intelligent, burlesque même, sous la couverture aux allures de pulp fiction de Jean-François Octave, Bientôt la Convention des cannibales équivaut à la lecture d’un monde qui se retrouve comme le loup des dessins animés, lequel, courant plus vite que son ombre, dépasse le bord de la falaise, et reste là, suspendu, conscient, terriblement conscient jusqu’au « Ho, ho… » fatal avant la chute finale, les yeux exorbités. © Daniel Simon in Le Carnet et Les Instants

https://le-carnet-et-les-instants.net/2019/04/12/fano-bientot-la-convention-des-cannibales/

Une note de lecture pour "Bientôt la Convention des cannibales"

Bientôt la Convention des cannibales.jpeg

Voir le livre sur le site des éditions https://www.dessertdelune.be/store/p877/Bient%C3%B4t_la_C...

Daniel Fano est un écrivain de l’apocalypse tranquille. Au fil des années, dans des récits aux titres improbables, des poèmes narratifs et subtils, des fables et des romans de la mélancolie lucide, l’auteur a inventorié, grâce à son sens aigu de la fiction, la modernité et ses avatars, qu’on pourrait appeler aujourd’hui tout simplement le temps d’après.

Que ce soit dans les vertiges de la Guerre froide, la Société du spectacle des émotions et des catastrophes, les guerres et coups d’état de série B, Daniel Fano puise sa matière féroce et froide pour faire remonter à notre entendement le chaos et l’entremêlement de nos perceptions qui a pour nom encore… mémoire. Dans une langue débarrassée de toute afféterie, scrupuleuse, l’auteur court-circuite les effets de réel en les surjouant. Dans le montage apparemment aveugle du film d’une époque, la nôtre,

Monsieur Typhus, « héros » récurrent de nombreux textes et livres, est une forme d’Ulysse revenant au pays natal, celui de la fausse innocence de toute génération, pour mettre à nu les péripéties de son odyssée désarticulée, composite, carnassière. La violence, dans un crépitement permanent sur nos écrans, glisse lentement dans le domaine des events, ces petits moments susceptibles de relancer sous une forme plus aiguë encore, le Marché des choses et des êtres. Ces êtres, désarticulés dans des émotions et des sexualités de marchandise, sont les protagonistes du roman noir, du récit d’espionnage qui font de l’homme vivant une matière transformable dans le champ de la Bourse internationale des images.

Lire aussi : un extrait de Bientôt la Convention des cannibales

Fano connaît l’Histoire, celles des hommes, des idées, des stratégies et l’écriture est encore une des formes les plus subtiles pour enfermer dans les réseaux du texte, le filet de la fiction, ces pantalonnades annoncées comme tragiques et qui ne font qu’effacer l’homme vivant de l’image pour en faire une figure de récit médiatique en boucle internationale.

Bientôt la Convention des cannibales annonce le programme. Nous sommes dans un roman kaléidoscopique qui mêle guerres, génocides, assassinats et tutti quanti depuis les années 1970 jusqu’au aujourd’hui. Le tout s’agite dans une sorte de carnaval des vampires que certains nomment l’Histoire. Une écriture joyeuse, délurée, chargée d’humour jusqu’à la détente, Fano prend soin d’extraire du récit le salmigondis émotionnel que l’on retrouve en boucle dans tous les réseaux et une partie de la presse. Ces personnages sont interchangeables, changent de nom, de sexe, de corps, d’identité…

On découvre, page après page, comment, à la vitesse du Marché, nous allons du souvenir de l’humanisme à l’avènement planétaire du transhumanisme. Il y a un air de Fritz Lang qui, un des premiers, dans ses films des années 1930 en Allemagne (Docteur Mabuse …), avait révélé et mis en scène la dimension criminelle et délirante du nazisme. Le complot, le mensonge à l’égal de la vérité, l’imperturbable dissolution de la mémoire européenne dans le populisme et l’effroi d’un monde qui vient sont les nouvelles formes de cette hystérie de la criminalité, comme une façon d’être au monde et de le penser.

Franck Venaille, disparu récemment, avait publié de nombreux livres sur ce sujet, intime et collectif, La guerre d’Algérie (Minuit, 1978), L’homme en guerre (Renaissance du livre, 2000)… La génération des guerres coloniales avait déjà vu un monde fracassé par la violence des idéologies renouvelées.

Fano reprend, depuis des lustres, ce travail en faisant des biopsies narratives dans chaque moment de la convulsion de notre temps. C’est en cela qu’il est un des écrivains majeurs de notre littérature, discret, presqu’anonyme pour beaucoup, bien que ses publications marquent, depuis un demi-siècle, le temps littéraire des avant-gardes au temps de la décomposition.

Vif, intelligent, burlesque même, sous la couverture aux allures de pulp fiction de Jean-François Octave, Bientôt la Convention des cannibales équivaut à la lecture d’un monde qui se retrouve comme le loup des dessins animés, lequel, courant plus vite que son ombre, dépasse le bord de la falaise, et reste là, suspendu, conscient, terriblement conscient jusqu’au « Ho, ho… » fatal avant la chute finale, les yeux exorbités. © Daniel Simon in Le Carnet et Les Instants

https://le-carnet-et-les-instants.net/2019/04/12/fano-bientot-la-convention-des-cannibales/

jeudi, 04 avril 2019

Un articlle pour Les Radis bleus

Les radis bleus .jpgBonjour,

Si vous le souhaitez, je vous invite à lire un nouvel article à propos des Radis bleus de Pierre Autin-Grenier en vous rendant sur ce lien https://www.dessertdelune.be/agrave-la-lune/paru-dans-la-...

L'article est signé Michel Ménaché.

mercredi, 03 avril 2019

Au prochain arrêt je descends

Au prochain arrêt je descends.jpegBientôt la Convention des cannibales.jpeg

Un autre article de presse pour le nouveau recueil de Daniel Simon "Au prochain arrêt je descends" c'est à lire sur A la (L')Une. Collection Pleine Lune. 96 pages, 14 € 

Illustration de couverture de Pierre Duys.

4e de couverture de Daniel Fano (dont vient de paraître "Bientôt la Convention des cannibales" collection Sur La Lune, illustré par Jean-François Octave)


Disponibles sur Nouveautés ou à demander en librairie.

mardi, 02 avril 2019

Deux articles de presse pour "Au prochain arrêt je descends"

Au prochain arrêt je descends.jpegPlaisir à vous informer de ceci:

Deux articles de presse à propos du nouveau recueil de Daniel Simon " Au prochain arrêt je descends" viennent de paraître ils sont à lire à cliquant sur Lire ces articles 

Pour télécharger des extraits, commander ce livre cliquez sur Au prochain arrêt je descends

ou dans les bonnes librairies.

jeudi, 21 mars 2019

L'homme que j'aime

L'homme que j'aime.jpgPour commencer le printemps, une note de lecture signée Denis Billamboz à propos du nouveau recueil d'Eva Kavian et de Marie Campion "L'homme que j'aime".

 Concentré d'amour
J’ai découvert le talent d’Eva Kavian il y a tout juste un an après avoir acquis un de ces précédents recueils à la Foire du livre de Bruxelles. Dans ce texte datant de plusieurs années, elle parle d’amour, d’«Amour en cours, amour qui court, amour au secours, amour discours, amour toujours, amour trop court, amour, amours, toujours, toujours, trop court, trop courts, amours qui rient, amour en larmes, attente, attente trop souvent, départ encore, encore et encore». Elle confesse dans le titre qu’elle est «Amoureuse» mais on devine qu’elle n’a pas encore déniché celui qui saura la garder avec son amour pour toujours. Aujourd’hui, je sais que Cupidon a visé juste, ses flèches ont atteint la cible qu’elle visait depuis un temps certain déjà, elle a trouvé «L’homme que j’aime», celui qui a su capter tout l’amour qu’elle a à donner, même s’il ne fait pas la cuisine, ni même la vaisselle pendant qu’elle écrit des vers.
Dans ce nouveau recueil Eva Kavian utilise la poésie en vers, elle écrit des tout petits poèmes construits avec de tout petits vers, juste quelques mots mais des mots extrêmement choisis, toujours très justes pour dire toute la force de l’amour qu’elle a «à offrir en partage» comme chantait Jacques Brel. Ces poèmes sont un véritable concentré d’amour trop longtemps thésaurisé, trop longtemps tu, trop longtemps gardé par devers elle. Ces mots ont une telle puissance d’évocation que les hommes qu’elle choisis d’aimer ne doivent pas résister longtemps à la puissance de son amour, à la séduction de ses mots, au chant de ses vers. Et pour que ses poèmes aient plus de force encore, elle n’hésite pas à manier l’ironie et un brin de moquerie destiné à titiller celui qu’elle a choisi d’aimer. Eva, c’est une enjôleuse, elle provoque, elle cajole, elle charme, elle séduit…
Mais, elle sait aussi jouer avec la mise en scène de ces textes, elle sait retenir la chute d’un poème, laissant le lecteur en expectative, avant de lui livrer sur une autre page, en vis à vis ou au verso, le message caché au fond de ses vers.
Ils sont certainement nombreux les amoureux des mots, et les même les amoureux tout court, qui feraient la cuisine et la vaisselle pour lire des vers comme ceux-là débordants d’amour dans le joli décor planté par Marie Campion l’illustratrice. © Denis Billamboz in http://www.critiqueslibres.com/i.php/vcrit/55361

Ce livre (et d'autres) peut être commandé sur le site des éditions et/ou dans n'importe quelle librairie.

mardi, 19 mars 2019

Cette nouvelle note de lecture pour Les Radis bleus

Les radis bleus .jpgPIERRE AUTIN-GRENIER, disparu trop tôt, nous revient grâce à la réédition augmentée des Radis bleus (Les Carnets du Dessert de Lune). Ouvrage remarquablement ciselé, selon un calendrier qui scande les notations poétiques d'un amoureux des mots, dont le ton décape, dont les images recèlent une puissance d'imagination et de pensée féconde, souvent acide, pessimiste, aux accents désespérés d'un quotidien frôlé, mâtiné de Schopenhauer ou de Cioran. Le poète empoigne le réel comme il le fait au propre, usage d'une brouette à ras bord d'énormes blocs de pierre. Celui qui consigne écrire n'est pas vivre a ce côté pessoéen de désespérance intime, lui qui s'escrime à dissimuler honteusement sous le masque le fond vrai d'une âme en déroute.

Extraits : Mercredi 6 avril - Saint Marcellin

Au départ il était polyglotte. Accablé puis débordé par l'intarissable bavardage humain, bien vite il devint troglodyte.

Jeudi 28 juillet - Saint Samson

Tout ce que je sais du chien, je l'ai appris du chien ; tout ce que je sais des homme, je l'ai appris aussi du chien.

© Philippe Leuckx in Le Journal des Poètes, N°1/129 extrait de "Poésie Panorama"

Découvrir ou redécouvrir ce livre, lire d'autres extraits, l'acheter...? Surfez sur Les Radis Bleus ou à demander en librairie.

lundi, 18 mars 2019

Une autre note de lecture à propos de "L'homme que j'aime"

eva kavian,marie campion,francesco pittauL’édition « italienne » de ce petit carnet de confidences amoureuses tire profit des belles vignettes en noir et blanc de la Brainoise Marie Campion, qui allie à son graphisme « élémentaire » (au sens des quatre éléments) une once de tremblé qui n’est pas pour déplaire. Les textes du « tu » au « nous » égrènent le passé fusionnel, les tâches ménagères, « la main qui caresse », le monde virtuel et le monde tout court des émotions, des regrets, des partages, le « silence » de l’autre, bien « éprouvant ». « J’ai peur parfois/ de te perdre » sonne comme un bel aveu. Un humour délicat, des sentiments à vif colorent ce recueil léger, quotidien, aux inflexions un brin chagrines, à cause des absences, séparations et autres réseaux parallèles. Parfois, les gens vivent sur des rails, et il n’y a pas trop d’aiguillages pour croiser leurs ferveurs. La « vie ordinaire » pour reprendre un titre célèbre traverse ces poèmes. © Philippe Leuckx in www.areaw.be

 Pour découvrir ce livre, lire des extraits, l'acheter, surfez sur L'homme que j'aime

 

vendredi, 15 mars 2019

Deux notes de lecture pour "La quincaille des jours"

La quincaille des jours.jpg"De petits poèmes, de deux à douze vers environ. De menues notations du quotidien. De simples pensées qui affleurent à l'esprit subrepticement. Un constat minuscule qui s'achève aussitôt dans une sensation douce et tactile, par le truchement fréquent d'une comparaison. On est dans la poésie immédiate et sensible. Un peu ludique pour les enfants. Un peu plus grave pour les parents. Tout vient de bric et de broc, sommaire et pourtant bien réel. Les saisons passent. On est plutôt à la campagne, dans le Sud. On est dans les odeurs, les touchers, les goûts. On est triste, on est heureux. La vie immédiate sans artifice." © Jacmo, in revue Décharge N°181, mars 2019

Les jours passent comme un bouquet de sensations hétéroclites, une mosaïque d’instants. Francesco Pittau tente de capturer ces surgissements, ces révélations fugitives, ces presque rien ; de les piquer dans un mot, dans quelques lignes, dans un poème. Il y a l’émerveillement d’un réveil, un émerveillement dont on ne sait la cause, seulement qu’il vous emplit : Je me suis levé / réveillé par le soleil / la sieste est terminée / L’odeur du savon / à l’olive / embaume la terrasse. Des souvenirs lointains – une odeur, un toucher – reviennent à l’improviste et semblent arrêter le temps. Le poète a alors la sensation de surplomber sa vie, comme si toutes ses parties devenaient soudain simultanées. Sur la grande table / en bois de chêne / les boules de pâte / à pain / fermentaient / en répandant une petite / odeur acide. Une réflexion grave ou amusée surgit au détour d’un geste, de la vision d’un objet ordinaire devenu, par on ne sait quel mystère, à cet instant, insolite. Ainsi le poète se perd-il dans la contemplation d’un bol de limonade où flotte « un morceau de soleil acide ». Il n’ose chasser la mouche posée sur son papier de peur de troubler ses rêves. Il voit se superposer la muraille de Chine et un champ de maïs, se laisse brûler le bout des doigts par la flamme d’une allumette et regarde passer les nuages, « saoulé d’azur et de lumière ». Dans l’éclat de ces instants figés, le poète tente de retrouver la « galaxie de l’enfance », ses jeux malicieux, la naïveté de ses joies. Partout, il décèle cependant les traces d’un drame latent. J’ai suivi la ligne / ondulante des fourmis / qui m’a conduit / jusqu’à la grosse sauterelle / agonisante. La mort pose les signes infimes de sa présence. Devant la fuite continue des jours, des joies et des malheurs, le poète se voit en spectateur un peu détaché. Il est un étranger attablé à la terrasse du café de la vie. J’aime les terrasses / d’où je vois passer / avec nonchalance / ou empressement / avec colère / ou bienveillance / j’aime les terrasses / d’où je vois disparaître / au coin de la rue / en me laissant / un tout petit bout de votre vie. Lui, qui avoue préférer regarder passer les camions de pompiers de son enfance que les corbillards, ne sait s’il doit renoncer ou ignorer le temps. Il tente d’esquiver et de sourire, puis revient à l’évidence. Tu espères que tout cela / n’est qu’une blague de potache mal élevé / tu espères que tout cela va trouver une bonne fin / et je me retiens de te répondre / que tout cela n’existe pas. De nouvelles déambulations, des rêveries, des bifurcations offertes au gré des souvenirs fugitifs entraînent toutefois le poète. Pour cette poésie du quotidien, Francesco Pittau a choisi une écriture sobre, concise, parfois prosaïque. Le recueil garde la trace de ces instants fragiles, graves ou légers, qui viennent s’épingler dans la quincaille des jours. © Françoix-Xavier Lavenne in Le Carnet et les Instants mars 2019

Découvrez ce recueil, lisez des extraits et d'autres critiques en allant surfer sur La quincaille des jours

mardi, 12 mars 2019

Où l'on parle de L'homme que j'aime

 

L'homme que j'aime.jpgLa romancière belge Eva Kavian est une grande amoureuse. On le sait grâce à plusieurs de ses livres précédents. Mais l'amour n'est-il pas au cœur de l'existence ? De la littérature ? De la poésie ?

Bien sûr, l'amour peut donner lieu à des poèmes riquiquis, idiots, sirupeux, voire carrément mauvais. Il peut aussi engendrer un texte merveilleux comme celui de «L'homme que j'aime», écrit par Eva Kavian, illustré par Marie Campion. D'une simplicité analogue à sa force. D'une lucidité égale à sa fantaisie.

Jouant sur l'expression «Ciel mon mari», Eva Kavian la détourne à 180° pour en faire un chant d'amour à l'homme qu'elle aime. Bien sûr, ils n'ont plus vingt ans. Bien sûr, ils ne sont plus des perdreaux de l'année. Et alors ?, nous glisse-t-elle à l'oreille. On a encore le droit d'être heureux, le droit d'être amoureux. On est peut-être un peu plus sages, un peu plus réalistes. On sait peut-être un peu plus que les choses ont une fin, y compris le bonheur. Ses phrases s'inspirent du quotidien pour chanter son amour pour cet homme, dont elle répète qu'il est «son mari». Un amour qui sait de quoi les nuits et les jours sont faits mais qui n'oublie pas d'aussi s'enthousiasmer pour tous ces riens qui tressent un lien. On chemine avec ravissement dans ses mots, si justes, si doux, si peu attendus parfois, jusqu'à sa sublime conclusion.

Marie Campion ponctue le texte posé en courtes lignes sur les pages d'une série de dessins en noir et blanc qui saisissent l'essentiel des propos et les transposent dans cette autre dimension qu'est l'image.

©Lucie Cauwe in lu-cieandco.blogspot.com, 7 mars 2019.

Pour lire et voir l'article avec des illustrations de Marie Campion cliquez sur


https://lu-cieandco.blogspot.com/2019/03/quand-ciel-mon-m...

Pour découvrir ce livre cliquez sur https://www.dessertdelune.be/store/p879/L%27homme_que_j%2...

mardi, 05 mars 2019

Un article de presse pour "Dans l'odeur des livres et le parfum du papier d'Arménie

 Dans l'odeur des livres.jpgBonjour, 

En ce mardi 5 mars, si vous ne l'avez pas vu passer sur facebook ou sur le site des éditions, voici un nouvel et bel article au sujet du livre consacré à la librairie La Borgne Agasse  de Jean-Pierre Canon "Dans l'odeur des livres et le parfum du papier d'Arménie".

Tous les bibliomanes de Bruxelles et de Liège, de Namur et d’Anvers, se souviennent avec émotion de La Borgne Agasse, la fabuleuse bouquinerie du regretté Jean-Pierre Canon, disparu en 2018. Son ami Serge Meurant a recueilli ses confidences à l’hôpital, sauvant ainsi de l’oubli quelques pépites. Libraire d’ancien pendant quarante ans, passant de la rue Saint-Jean à la rue de la Tulipe, Canon – quel patronyme pour ce fervent anarchiste & pacifiste ! – apprit son métier dans l’ombre d’Henri Mercier, le libraire de La Proue qui recevait les surréalistes rue des Eperonniers. Dans ses entretiens, Canon évoque ses passions : les Tziganes, la littérature prolétarienne (Poulaille, Malva), ses amis Pirotte et Dotremont – tout un monde évanoui. Et les livres, sa raison de vivre dans son antre parfumé au papier d’Arménie où tintinnabulait une clochette ramenée de Grèce.

© Christopher Gérard in Revue Générale 3, mars 2019
Serge Meurant, "Dans l’odeur des livres et le parfum du papier d’Arménie",
entretiens avec Jean-Pierre Canon, Éditions Les Carnets du Dessert de Lune, 50 pages, 6 €.

Pour découvrir ou redécouvrir ce livre, vous donner envie de l'acquérir, c'est ICI

Pour télécharger cet article de presse, en lire d'autres, c'est LA
 
Bon mardi où que vous soyez.
Jean-Louis Massot
www.dessertdelune.be

jeudi, 28 février 2019

Deux vidéos pour deux nouveautés

Sur Youtube deux vidéos réalisées par Willy Lefèvre pour deux nouveautés des éditions Les Carnets du Dessert de Lune.

Au prochain arrêt je descends.jpegAu prochain arrêt je descends de Daniel Simon.

Illustration de couverture, Pierre Duys.

4e de couverture de Daniel Fano. Collection Pleine Lune

Voir la vidéo ICI 

En savoir plus sur ce livre : surfez sur Au prochain arrêt je descends 

 

L'homme que j'aime.jpgL'homme que j'aime d'Eva Kavian.

Illustrations de Marie Campion.

4e de couverture de Francesco Pittau. Collection Dessert à l'italienne.

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En savoir plus sur ce livre: surfez sur L'homme que j'aime 

mercredi, 27 février 2019

Du 8 au 10 mars

Du 8 au 10 mars, retrouvez les Carnets du Dessert de Lune Stand C12

au Salon de l'Autre Livre, Palais de la Femme, 94 rue de Charonne, 75011 Paris

avec les nouveautés, tout plein de livres et des auteurs en dédicace façon impromptue.

 

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Métro. Station Charonne Ligne 9 ou Faidherbe-Chaligny Ligne 8

Bus : Arrêts Faidherbe ligne 76 ou Charonne-Chanzy ligne 46 ou Charonne ligne 56

Vendredi 8 mars de 14h à 20h

Samedi 9 mars de 11h à 20h

Dimanche 10 mars de 11h à 19h

Entrée gratuite.

lundi, 25 février 2019

Un nouvel article pour "Les Radis bleus"

Les radis bleus .jpgUn nouvel article pour Les Radis bleus de Pierre Autin-Grenier c'est à lire ICI.

Si vous souhaitez lire des extraits, acquérir ce livre c'est LA ou dans les bonnes librairies.

 

samedi, 23 février 2019

Quelques lignes pour le nouveau livre de Daniel Fano

C'est paru dans le quotidien Le Soir.

Ce 8e livre de Daniel Fano peut-être commandé sur le site des éditions www.dessertdelune.be (rubrique Livres -Nouveautés) ou demandé dans les bonnes librairies.

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mardi, 19 février 2019

Un article pour "La quincaille des jours"

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Lire un article paru dans le journal Vers L'avenir, signé Françoise Lison à propos de La Quincaille des jours de Francesco Pittausurfez sur

https://www.dessertdelune.be/uploads/5/0/3/5/5035279/pres...

lundi, 21 janvier 2019

Article de presse pour "Poisson dans l'eau"

poisson dans l'eau.jpgLire un nouvel article de presse signé Philippe Geneste, paru dans le Blog LisezJeunesse, à propos de "Poisson dans l'eau" premier recueil d'Albane GelléSéverine Bérard aux Carnets du Dessert de Lune, publié en mai 2018 dans la collection jeunesse Lalunestlà, cliquez sur ICI .
Livre disponible sur le site et/ou dans les bonnes librairies.