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dimanche, 16 juin 2019

Les samedis sont au marché

Bonjour,

Ce dimanche 16 juin, je vous propose de lire une note de lecture à propos du recueil "Les samedis sont au marché" de Thierry Radière, illustré par Virginie Dolle et préfacé par Denis Montebello.

Elle est parue dans le dernier numéro de la revue Brèves.

Ce recueil est disponible sur le site des éditions en cliquant sur Les samedis sont au marché Vous pouvez également le demander en librairie.
 
Bon dimanche.
 

thierry radière,virginie dolle,denis montebello

jeudi, 06 juin 2019

Un article dans Libération pour "Les radis bleus"

Bonjour à toutes et tous,

Je vous propose de lire un article qui vient de paraître sur le site du journal Libération à propos des "Radis bleus" de Pierre Autin-Grenier. Pour le lire, cliquez sur le lien suivant : 
https://next.liberation.fr/culture/2019/06/03/le-poeme-du... 


Bon jeudi.
Jean-Louis Massot
éditions Les Carnets du Dessert de Lune

 

samedi, 01 juin 2019

Un coup de coeur pour "L'homme que j'aime"

Cet article vient de paraître dans Le Carnet et Les Instants. Il est signé Fanny Deschamps.

L'homme que j'aime.jpgEva Kavian est une autrice qui touche à tous les genres, écrit pour tous les âges et anime des ateliers d’écriture. Poésies, road-movie mésolithique, manuel pour apprenti écrivain, romans pour enfants ou adolescents, souvent elle invente des vies à ses personnages. Parfois, elle raconte la sienne. Dans ce recueil de petits poèmes en vers libres, elle raconte l’amour. Le sien. Celui qu’elle nomme « son mari » et elle s’entrecroisent dans des textes simples, épurés, ténus. L’autrice y lève un coin du voile qui recouvre un amour dont il semble en même temps qu’elle ne souhaite pas trop en révéler, comme pour mieux préserver quelque chose de précieux. Elle raconte, ou plutôt chante leur relation, sans l’étaler, sans platitude, d’une façon touchante de justesse.

Tu me dis que je suis belle / avec ou sans lunettes / et pourtant sans tes lunettes / tu ne vois pas grand-chose / c’est peut-être  / mon flou / que tu aimes / ou ce que tu sais / de moi  / invisible / ou ce que ta main / te raconte / de mon âme  / sur ma peau.

Leur couple, tardif, savoure le fait d’être ensemble et semble particulièrement conscient que la vie, qu’ils n’ont plus devant eux, est courte et que leur amour aura, par conséquent, une fin. Inquiets, mari et femme semblent guetter les signes annonciateurs d’une fragilité, puis s’émerveillent de leur bonheur.

Un de nous deux / mourra / avant l’autre / impossible / de savoir / lequel des deux / va gagner / de ne pas perdre l’autre

Jour, nuit, ensemble, séparés, à table, au lit, en voyage, sur écran. Les jours s’égrènent et le quotidien semble ravir l’autrice avec ses baisers, enlacements, risotto aux champignons, journal posé sur la table, café brûlant. En quelques mots, Eva Kavian réussit à évoquer toutes les nuances et la richesse d’une liaison heureuse, dont elle aurait aimé qu’elle commençât plus tôt. Publié dans la collection « Dessert à l’italienne », nommée ainsi en raison de son format horizontal, le livre accole aux poèmes d’Eva Kavian les illustrations en noir et blanc de Marie Campion. Ces gravures ponctuent les textes sans s’imposer. Un petit bijou qui raconte la vie heureuse, la conscience de son aspect éphémère, l’entrelac de deux vies, pour le meilleur.

© Fanny Deschamps in https://le-carnet-et-les-instants.net/2019/05/31/kavian-l...

jeudi, 09 mai 2019

C'est l'ivresse littéraire qui en parle

 

Plaisir à vous communiquer une nouvelle note de lecture pour "L'homme que j'aime" d'Eva Kavian et Marie Campion que vous avez peut-être vu ou pas passer sur le site des éditions ou sur facebook et que vous pouvez lire dans son entièreté en surfant sur http://www.livresselitteraire.com/2019/05/lhomme-que-jaim...

Recueil que vous pouvez toujours commander sur le site des éditions ou demander à votre libraire.

Cordialement

JL Massot. www.dessertdelune.be

mercredi, 08 mai 2019

"L'homme que j'aime" dans Femmes d'Aujourd'hui"

Pour lire ou relire quelques mots qui disent tout le bien de "L'homme que j'aime" d'Eva Kavian et Marie Campion, c'est dans Femmes d'Aujourd'hui.

Si vous souhaitez acquérir ce livre, demandez-le à votre libraire ou commandez-le directement sur le site des éditions www.dessertdelune.be 

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dimanche, 05 mai 2019

Une note de lecture pour "Au prochain arrêt je descends

Bonjour,

Au prochain arrêt je descends.jpgPour lire une très belle note de lecture à propos du recueil "Au prochain arrêt je descends" de Daniel Simon, illustré en couverture par une peinture originale de Pierre Duys et récemment paru aux Carnets du Dessert de Lune dans la collection Pleine Lune, et même écouter un court extrait sur Youtube, surfez sur Article de presse

Pour découvrir ce livre, lire des extraits, d'autres articles de presse, l'acquérir, surfez sur Le livre ou demander le à votre libraire

mardi, 30 avril 2019

Interview de Saïd Mohamed sur Beur FM

Saïd Mohamed, auteur de "Souffles", "L'éponge des mots", "Jours de liesse", "Le vin des crapauds" aux éditions Les Carnets du Dessert de Lune, parle de son parcours et de son travail d'écrivain et de poète. Pour écouter l'interview c'est sur

Ses livres sont à voir sur 

https://www.beurfm.net/upload/podcasts/audios/4570.mp3

lundi, 29 avril 2019

Une note de lecture pour "Bientôt la Convention des cannibales"

Cette note de lecture pour le nouveau livre de Daniel Fano "Bientôt la Convention des cannibales" (illustrations de Jean-François Octave) paru aux éditions Les Carnets du Dessert de Lune est signée Denis Billamboz.
Je vous invite à la lire :

Au temps des romans d'espionnage
Daniel Fano est de la même génération que moi et en lisant ce texte, j’ai le sentiment qu’il a, tout comme moi, souvent vu blanchir la nuit avant de poser son polar sur son chevet. Dans notre jeunesse nous avons dû lire les mêmes auteurs ceux qui écrivaient des livres ayant pour héros OOSS 117, James Bond 007, SAS, Koplan, San Antonio et quelques autres un peu moins célèbres. Aujourd’hui, dans le texte qu’il nous propose, il condense tous ces polars en une suite d‘images qui évoque tous les poncifs qui les meublaient. Avec des mots qui claquent comme des rafales de Kalachnikov, des noms propres notamment, il construit son texte comme un diaporama où se succèdent des mots qui nous émoustillaient, des noms d’armes : Mauser, Uzzi, Colt Cobra, … des noms de voitures prestigieuses : Plymouth, Ford Mustang, Jaguar, des noms de lieux exotiques : Hong Kong, Bangkok, …, des théâtres de guerre ou de crise célèbre : Moyen Orient, Vietnam, Amérique centrale, … Toute une longue liste de vocables qui sonnent bien et évoquent un monde qui laisse rêveur avec ses hôtels de luxe, ses monuments et ses avenues prestigieux.
On entend dans ce texte le crissement sensuel des fermetures éclair qui annonce la mise à nue de créatures de rêve devant des bellâtres athlétiques et bronzés qui oublient l’espace d’une scène qu’aujourd’hui on ne qualifierait même pas d’érotique, qu’ils sont avant tout des agents secrets au service d’une noble cause. On sent le souffle des explosions, on entend le sifflement des balles, on assiste à des scènes d’une horreur abominable, des horreurs que les pires tortionnaires n’ont même jamais imaginées, on a peur qu’un espion, toujours venu de l’est, soit tapi sous le lit, on oublie que la guerre froide appartient au passé… On retrouve notre jeunesse, le temps où nous aimions ces bouquins qu’aujourd’hui on n’avoue même pas avoir lus.
Merci Daniel d’avoir en quelques pages condensé l’énorme pile de polars que nous avons souvent lus, sous les couvertures, à la lueur d’une lampe de poche, d’avoir réveillé des sensations que nous avions quelque peu oubliées lors de la construction de nos vies familiales et professionnelles, d’avoir mis des images sur nos souvenirs en faisant claquer des noms qui donnent le frisson ou crée la sensation de partir vers de destinations féériques. Ce livre, c’est le pastiche d’une littérature aujourd’hui révolue remplacée par des polars beaucoup plus glauques, beaucoup moins « touristiques », des bouquins qui s’adressent beaucoup plus à la bête qui sommeille au fond de chacun de nous et beaucoup moins à l’être qui rêvaient de voyages, de belles filles, de playboys, de belles voitures, de palaces, de cabarets célèbres, …., tout en anéantissant des malfaisants qui voulaient détruire notre monde enchanteur d’avant la crise qui nous colle aux basques depuis des décennies.


 
danieil fano,jean-francois octave,denis billambozVous pouvez lire d'autres notes de lecture en surfant sur Presse Lit-on et découvrir ce livre en surfant ICI.
 
Bon lundi.
JL Massot
www.dessertdelune.be

vendredi, 26 avril 2019

Interview de Saïd Mohamed sur Beur FM

Jours de liesse.jpgSaïd Mohamed, auteur de "Souffles", "L'éponge des mots", "Jours de liesse", "Le vin des crapauds" aux éditions Les Carnets du Dessert de Lune, parle de son parcours et de son travail d'écrivain et de poète. Pour écouter l'interview c'est sur

https://www.beurfm.net/upload/podcasts/audios/4570.mp3

Ses livres sont à voir sur

https://www.dessertdelune.be/saiumld-mohamed.html

jeudi, 25 avril 2019

Une note de lecture pour "Visions of Bowie"

Visions of Bowie.jpgUne toute récente note de lecture sur la page instagram de Le Calame de Selma à propos de Visions of Bowie d'Yves Budin que je vous invite à lire.

"Une BD haute en couleurs retraçant la vie de David Bowie depuis sa naissance à Londres, en passant par ses influences, son « dark side », ses inspirations. Un mélange de « je » et de « il » qui donne un air délicieusement schizophrénique à la lecture, en écho probablement à la personnalité hors-normes de Bowie. Des dessins sobres qui alternent le monochrome et la folie. Un côté barré dans le sens le plus noble du terme. Visions of Bowie, à découvrir chez les éditions Les Carnets du Dessert de Lune, par Yves Budin." © Selma Bensouda

Pour voir ce livre, lire des extraits, des articles de presse l'acquérir cliquez sur Visions of Bowie 

 

mardi, 23 avril 2019

Et un nouvel article pour "L'homme que j'aime"

L’amour la poésie au quotidien

Eva Kavian, L’homme que j’aime, Illustrations de Marie Campion, Les Carnets du Dessert de Lune, 2019

Ce sont des vers très brefs, qui composent des poèmes très brefs – pas tant que cela, finalement, parce que ces textes, que l’on prendrait pour des sortes de haïkus, souvent se prolongent et prolongent la rêverie, la méditation sur l’amour qu’ils célèbrent. Oui, souvent il faut tourner la page pour avoir le fin mot de l’histoire, retourner au début pour refaire le chemin semé de petits cailloux, s’attarder sur les illustrations de Marie Campion, ces dessins qui surprennent les regards complices tapis derrière les lunettes et les sourires mi ironiques mi énigmatiques, ces dessins qui révèlent aussi, en même temps que les mots, les objets et les gestes de la vie intime.

Les chants dédiés à celui que l’auteure appelle « mon mari » sont à la fois limpides et complexes (réfléchissez à ceci, par exemple : « Un de nous deux / mourra / avant l’autre / impossible / de savoir / lequel des deux / va gagner / de ne pas perdre l’autre […]. » ; ou à ceci encore : « J’aurais été plus heureuse / si je t’avais connu / plus tôt / mais / je n’aurais / pas été / la même / sans mes peines / et tu n’aurais pas aimé / peut-être / celle que je serais / devenue. »). La vie quotidienne, dans sa simple célébration, est porteuse d’une poésie dense, insoupçonnée, car les sentiments la transcendent, réussissant à faire émerger l’amour du bac à vaisselle ou de recettes improvisées. Alors l’humour n’est jamais loin, tout en observation et en malice ; cet humour qui arrive, notamment, à tirer l’exclamation bien connue « Ciel mon mari » du côté de « la couleur de la mer » et des constellations, ou à conclure une liste de grands voyages exotiques par le constat du vide antérieur : « avant / d’être ensemble / qu’avons-nous vu ? ».

Les détails à caractère autobiographique, les allusions à la vie présente et passée, les infimes précisions matérielles, les éventuels regrets, les bouffées d’espoir et les petits bonheurs, tout tourne autour de l’axe unique que constitue l’amour, cet amour qui, en mots rigoureusement et tendrement choisis, sécrète une précieuse poésie.

© Jean-Pierre Longre

dimanche, 14 avril 2019

Une note de lecture 3 étoiles pour L'Homme que j'aime"

l'homme que j'aime Le Soir.jpgCelle-ci est parue samedi 13 avril dans les pages livres du quotidien Le Soir

Poésie. « Ce que cherche ton corps la nuit »***

Eva Kavian écrit quantité de livres. Plus d’une vingtaine sans doute : roman, poésie, jeunesse… Dans ce magnifique petit livre, joliment mis en page par les Carnets du Dessert de Lune, l’écrivaine belge évoque L’homme que j’aime. Elle l’appelle « mon mari », sans jamais lui donner d’autre nom. Elle s’entretisse à lui :

 

« Ce que cherche ton corps

la nuit

en enlaçant le mien

je ne l'ai pas encore écrit. »

Elle dessine leur liaison, les voyages qu'ils projettent, la vaisselle, la cuisine, le café, les gestes du quotidien, et la peur aussi de la disparition de l'autre. Marie Campion illustre de quelques très beaux dessins, juste posés là à côté des mots, et qui les enluminent. C'est ça la poésie, juste des mots qui jouent de la musique et qui donnent un autre sens aux choses et aux sentiments. Eva Kavian est comme ces peintres hollandais du XVIIe siècle, qui transcendent le quotidien de la vie :

« Mon mari

est un homme de parole

sauf pour la vaisselle

mais quand il me dit

ce soir je m'en occupe

j'entends je t'aime je tiens à toi

tu comptes pour moi

et c'est exactement cela

que je veux

entendre

quand je coupe

les oignons en quatre.  »

© Jean-Claude Vantroyen in Le Soir du 13 avril 2019.

Découvrir ce livre ? cliquez sur L'homme que j'aime

 

samedi, 13 avril 2019

Une note de lecture pour "L'homme que j'aime"

Bonjour ou bonsoir.

Vous recevez ce message et cette note de lecture car vous vous êtes ou avez été inscrit à la newsletter du blog des éditions Les Carnets du Dessert de Lune. (vous ne recevrez désormais qu'une seule fois cette information et non deux fois comme précédemment.

Cordialement

Jean-Louis Massot

Eva Kavian, L’homme que j’aime. Illustrations de Marie Campion. Les Carnets du Dessert de Lune, 2019

Ce recueil est à lui seul un long poème d’amour que l’auteure adresse à celui qu’elle appelle son mari et qui partage son quotidien. Chaque texte, relativement court, est un enchantement. Il touche par son ingénuité et par ce petit côté piquant qui le caractérise. On voit là un amour neuf, pimpant comme le printemps, éloigné de la passion et de ses montagnes russes. Il s’agit d’un amour d’aujourd’hui, né par écrans interposés, d’un amour d’abord hésitant, et qui a tranché.

L'homme que j'aime.jpgJe m’étais juré

de ne plus jamais

demander un homme

en mariage

quand je t’ai rencontré

j’ai tenu bon

toi aussi.

 Par petites touches, Eva Kavian évoque la peur de perdre l’autre, puisque, un jour, l’un des deux partira avant l’autre. Elle évoque le partage des tâches, la cuisine qu’elle préfère improviser, n’étant pas fan de recettes, le repas que l’homme qu’elle aime accepte de préparer une fois par semaine, après deux ans et demi de vie commune. Avec peu de mots, elle raconte les voyages à deux, et ce qui la traverse lorsqu’elle pense à lui.

 Ciel mon mari

tes yeux ont la couleur

de la mer

et ta peau

constellée

raconte

chaque nuit

mon avenir.

On boit les mots d’Eva Kavian par petites gorgées, et chacun de ces mots a un goût de zeste d’orange. En filigrane, se dessine le portrait de l’aimé, mais aussi la peur de perdre l’autre, qui revient de façon récurrente. Eva Kavian s’adresse à son mari, utilisant le « tu » pour parler de lui. Ce sont des poèmes pour dire « je t’aime », d’elle vers lui, comme des Saint Valentin de tous les jours. © Valéry Canat de Chizy in Terre à Ciel, avril 2019

Vous souhaitez découvrir ce livre, lire des extraits, d'autres articles de presse, l'acquérir ? Surfez sur L'homme que j'aime

vendredi, 12 avril 2019

Une note de lecture pour "Bientôt la Convention des cannibales"

Bientôt la Convention des cannibales.jpegCette superbe note de lecture pour le 8e titre de Daniel Fano aux éditions Les Carnets du Dessert de Lune. Avant ou après sa lecture, je vous invite à découvrir tous les livres de Daniel Fano édités aux Dessert de Lune. C'est là : Les livres de Daniel Fano.

Daniel Fano est un écrivain de l’apocalypse tranquille. Au fil des années, dans des récits aux titres improbables, des poèmes narratifs et subtils, des fables et des romans de la mélancolie lucide, l’auteur a inventorié, grâce à son sens aigu de la fiction, la modernité et ses avatars, qu’on pourrait appeler aujourd’hui tout simplement le temps d’après.

Que ce soit dans les vertiges de la Guerre froide, la Société du spectacle des émotions et des catastrophes, les guerres et coups d’état de série B, Daniel Fano puise sa matière féroce et froide pour faire remonter à notre entendement le chaos et l’entremêlement de nos perceptions qui a pour nom encore… mémoire. Dans une langue débarrassée de toute afféterie, scrupuleuse, l’auteur court-circuite les effets de réel en les surjouant. Dans le montage apparemment aveugle du film d’une époque, la nôtre,

Monsieur Typhus, « héros » récurrent de nombreux textes et livres, est une forme d’Ulysse revenant au pays natal, celui de la fausse innocence de toute génération, pour mettre à nu les péripéties de son odyssée désarticulée, composite, carnassière. La violence, dans un crépitement permanent sur nos écrans, glisse lentement dans le domaine des events, ces petits moments susceptibles de relancer sous une forme plus aiguë encore, le Marché des choses et des êtres. Ces êtres, désarticulés dans des émotions et des sexualités de marchandise, sont les protagonistes du roman noir, du récit d’espionnage qui font de l’homme vivant une matière transformable dans le champ de la Bourse internationale des images.

Lire aussi : un extrait de Bientôt la Convention des cannibales

Fano connaît l’Histoire, celles des hommes, des idées, des stratégies et l’écriture est encore une des formes les plus subtiles pour enfermer dans les réseaux du texte, le filet de la fiction, ces pantalonnades annoncées comme tragiques et qui ne font qu’effacer l’homme vivant de l’image pour en faire une figure de récit médiatique en boucle internationale.

Bientôt la Convention des cannibales annonce le programme. Nous sommes dans un roman kaléidoscopique qui mêle guerres, génocides, assassinats et tutti quanti depuis les années 1970 jusqu’au aujourd’hui. Le tout s’agite dans une sorte de carnaval des vampires que certains nomment l’Histoire. Une écriture joyeuse, délurée, chargée d’humour jusqu’à la détente, Fano prend soin d’extraire du récit le salmigondis émotionnel que l’on retrouve en boucle dans tous les réseaux et une partie de la presse. Ces personnages sont interchangeables, changent de nom, de sexe, de corps, d’identité…

On découvre, page après page, comment, à la vitesse du Marché, nous allons du souvenir de l’humanisme à l’avènement planétaire du transhumanisme. Il y a un air de Fritz Lang qui, un des premiers, dans ses films des années 1930 en Allemagne (Docteur Mabuse …), avait révélé et mis en scène la dimension criminelle et délirante du nazisme. Le complot, le mensonge à l’égal de la vérité, l’imperturbable dissolution de la mémoire européenne dans le populisme et l’effroi d’un monde qui vient sont les nouvelles formes de cette hystérie de la criminalité, comme une façon d’être au monde et de le penser.

Franck Venaille, disparu récemment, avait publié de nombreux livres sur ce sujet, intime et collectif, La guerre d’Algérie (Minuit, 1978), L’homme en guerre (Renaissance du livre, 2000)… La génération des guerres coloniales avait déjà vu un monde fracassé par la violence des idéologies renouvelées.

Fano reprend, depuis des lustres, ce travail en faisant des biopsies narratives dans chaque moment de la convulsion de notre temps. C’est en cela qu’il est un des écrivains majeurs de notre littérature, discret, presqu’anonyme pour beaucoup, bien que ses publications marquent, depuis un demi-siècle, le temps littéraire des avant-gardes au temps de la décomposition.

Vif, intelligent, burlesque même, sous la couverture aux allures de pulp fiction de Jean-François Octave, Bientôt la Convention des cannibales équivaut à la lecture d’un monde qui se retrouve comme le loup des dessins animés, lequel, courant plus vite que son ombre, dépasse le bord de la falaise, et reste là, suspendu, conscient, terriblement conscient jusqu’au « Ho, ho… » fatal avant la chute finale, les yeux exorbités. © Daniel Simon in Le Carnet et Les Instants

https://le-carnet-et-les-instants.net/2019/04/12/fano-bientot-la-convention-des-cannibales/

Une note de lecture pour "Bientôt la Convention des cannibales"

Bientôt la Convention des cannibales.jpeg

Voir le livre sur le site des éditions https://www.dessertdelune.be/store/p877/Bient%C3%B4t_la_C...

Daniel Fano est un écrivain de l’apocalypse tranquille. Au fil des années, dans des récits aux titres improbables, des poèmes narratifs et subtils, des fables et des romans de la mélancolie lucide, l’auteur a inventorié, grâce à son sens aigu de la fiction, la modernité et ses avatars, qu’on pourrait appeler aujourd’hui tout simplement le temps d’après.

Que ce soit dans les vertiges de la Guerre froide, la Société du spectacle des émotions et des catastrophes, les guerres et coups d’état de série B, Daniel Fano puise sa matière féroce et froide pour faire remonter à notre entendement le chaos et l’entremêlement de nos perceptions qui a pour nom encore… mémoire. Dans une langue débarrassée de toute afféterie, scrupuleuse, l’auteur court-circuite les effets de réel en les surjouant. Dans le montage apparemment aveugle du film d’une époque, la nôtre,

Monsieur Typhus, « héros » récurrent de nombreux textes et livres, est une forme d’Ulysse revenant au pays natal, celui de la fausse innocence de toute génération, pour mettre à nu les péripéties de son odyssée désarticulée, composite, carnassière. La violence, dans un crépitement permanent sur nos écrans, glisse lentement dans le domaine des events, ces petits moments susceptibles de relancer sous une forme plus aiguë encore, le Marché des choses et des êtres. Ces êtres, désarticulés dans des émotions et des sexualités de marchandise, sont les protagonistes du roman noir, du récit d’espionnage qui font de l’homme vivant une matière transformable dans le champ de la Bourse internationale des images.

Lire aussi : un extrait de Bientôt la Convention des cannibales

Fano connaît l’Histoire, celles des hommes, des idées, des stratégies et l’écriture est encore une des formes les plus subtiles pour enfermer dans les réseaux du texte, le filet de la fiction, ces pantalonnades annoncées comme tragiques et qui ne font qu’effacer l’homme vivant de l’image pour en faire une figure de récit médiatique en boucle internationale.

Bientôt la Convention des cannibales annonce le programme. Nous sommes dans un roman kaléidoscopique qui mêle guerres, génocides, assassinats et tutti quanti depuis les années 1970 jusqu’au aujourd’hui. Le tout s’agite dans une sorte de carnaval des vampires que certains nomment l’Histoire. Une écriture joyeuse, délurée, chargée d’humour jusqu’à la détente, Fano prend soin d’extraire du récit le salmigondis émotionnel que l’on retrouve en boucle dans tous les réseaux et une partie de la presse. Ces personnages sont interchangeables, changent de nom, de sexe, de corps, d’identité…

On découvre, page après page, comment, à la vitesse du Marché, nous allons du souvenir de l’humanisme à l’avènement planétaire du transhumanisme. Il y a un air de Fritz Lang qui, un des premiers, dans ses films des années 1930 en Allemagne (Docteur Mabuse …), avait révélé et mis en scène la dimension criminelle et délirante du nazisme. Le complot, le mensonge à l’égal de la vérité, l’imperturbable dissolution de la mémoire européenne dans le populisme et l’effroi d’un monde qui vient sont les nouvelles formes de cette hystérie de la criminalité, comme une façon d’être au monde et de le penser.

Franck Venaille, disparu récemment, avait publié de nombreux livres sur ce sujet, intime et collectif, La guerre d’Algérie (Minuit, 1978), L’homme en guerre (Renaissance du livre, 2000)… La génération des guerres coloniales avait déjà vu un monde fracassé par la violence des idéologies renouvelées.

Fano reprend, depuis des lustres, ce travail en faisant des biopsies narratives dans chaque moment de la convulsion de notre temps. C’est en cela qu’il est un des écrivains majeurs de notre littérature, discret, presqu’anonyme pour beaucoup, bien que ses publications marquent, depuis un demi-siècle, le temps littéraire des avant-gardes au temps de la décomposition.

Vif, intelligent, burlesque même, sous la couverture aux allures de pulp fiction de Jean-François Octave, Bientôt la Convention des cannibales équivaut à la lecture d’un monde qui se retrouve comme le loup des dessins animés, lequel, courant plus vite que son ombre, dépasse le bord de la falaise, et reste là, suspendu, conscient, terriblement conscient jusqu’au « Ho, ho… » fatal avant la chute finale, les yeux exorbités. © Daniel Simon in Le Carnet et Les Instants

https://le-carnet-et-les-instants.net/2019/04/12/fano-bientot-la-convention-des-cannibales/

jeudi, 11 avril 2019

Une note de lecture pour "Sans Abuelo Petite

Bonjour,

Cette note de lecture pour "Sans Abuelo Petite" de Cécile Guivarch dans Recours au poème.

cécile guivarch,jerôme pergolesi,luce guilbaud,patricia cottron-daubigneCécile Guivarch dans nombre de ses recueils creuse la question de la lignée, des transmissions d’une génération à la suivante. Comment existe-t-on dans ce mouvement ? Comment à partir des absences, des silences, des dons aussi se construit-on ? Ces questions sont renforcées par celle de l’exil, qui est un thème très présent dans ce beau livre de poèmes. Car c’est une vraie langue de poète qui porte trace de ce qui vient des temps de l’enfance. Dans « Sans Abuelo Petite » il s’agit d’un grand-père parti d’Espagne pour Cuba, et jamais revenu alors que son épouse était enceinte de la mère de la narratrice, mère qui elle-même vint s’installer en France. Cécile Guivarch empoigne sa douleur, celle de sa mère, de sa grand-mère et réussit à en faire un poème du désir de l’absent quel qu’il soit, nécessaire à la construction de notre identité.

Pour lire la suite de cette note de lecture, signée Patricia Cottron-Daubigne, cliquez sur https://www.recoursaupoeme.fr/cecile-guivarch-sans-abuelo...

jeudi, 04 avril 2019

Un articlle pour Les Radis bleus

Les radis bleus .jpgBonjour,

Si vous le souhaitez, je vous invite à lire un nouvel article à propos des Radis bleus de Pierre Autin-Grenier en vous rendant sur ce lien https://www.dessertdelune.be/agrave-la-lune/paru-dans-la-...

L'article est signé Michel Ménaché.

mercredi, 03 avril 2019

Au prochain arrêt je descends

Au prochain arrêt je descends.jpegBientôt la Convention des cannibales.jpeg

Un autre article de presse pour le nouveau recueil de Daniel Simon "Au prochain arrêt je descends" c'est à lire sur A la (L')Une. Collection Pleine Lune. 96 pages, 14 € 

Illustration de couverture de Pierre Duys.

4e de couverture de Daniel Fano (dont vient de paraître "Bientôt la Convention des cannibales" collection Sur La Lune, illustré par Jean-François Octave)


Disponibles sur Nouveautés ou à demander en librairie.

mardi, 02 avril 2019

Deux articles de presse pour "Au prochain arrêt je descends"

Au prochain arrêt je descends.jpegPlaisir à vous informer de ceci:

Deux articles de presse à propos du nouveau recueil de Daniel Simon " Au prochain arrêt je descends" viennent de paraître ils sont à lire à cliquant sur Lire ces articles 

Pour télécharger des extraits, commander ce livre cliquez sur Au prochain arrêt je descends

ou dans les bonnes librairies.

jeudi, 21 mars 2019

L'homme que j'aime

L'homme que j'aime.jpgPour commencer le printemps, une note de lecture signée Denis Billamboz à propos du nouveau recueil d'Eva Kavian et de Marie Campion "L'homme que j'aime".

 Concentré d'amour
J’ai découvert le talent d’Eva Kavian il y a tout juste un an après avoir acquis un de ces précédents recueils à la Foire du livre de Bruxelles. Dans ce texte datant de plusieurs années, elle parle d’amour, d’«Amour en cours, amour qui court, amour au secours, amour discours, amour toujours, amour trop court, amour, amours, toujours, toujours, trop court, trop courts, amours qui rient, amour en larmes, attente, attente trop souvent, départ encore, encore et encore». Elle confesse dans le titre qu’elle est «Amoureuse» mais on devine qu’elle n’a pas encore déniché celui qui saura la garder avec son amour pour toujours. Aujourd’hui, je sais que Cupidon a visé juste, ses flèches ont atteint la cible qu’elle visait depuis un temps certain déjà, elle a trouvé «L’homme que j’aime», celui qui a su capter tout l’amour qu’elle a à donner, même s’il ne fait pas la cuisine, ni même la vaisselle pendant qu’elle écrit des vers.
Dans ce nouveau recueil Eva Kavian utilise la poésie en vers, elle écrit des tout petits poèmes construits avec de tout petits vers, juste quelques mots mais des mots extrêmement choisis, toujours très justes pour dire toute la force de l’amour qu’elle a «à offrir en partage» comme chantait Jacques Brel. Ces poèmes sont un véritable concentré d’amour trop longtemps thésaurisé, trop longtemps tu, trop longtemps gardé par devers elle. Ces mots ont une telle puissance d’évocation que les hommes qu’elle choisis d’aimer ne doivent pas résister longtemps à la puissance de son amour, à la séduction de ses mots, au chant de ses vers. Et pour que ses poèmes aient plus de force encore, elle n’hésite pas à manier l’ironie et un brin de moquerie destiné à titiller celui qu’elle a choisi d’aimer. Eva, c’est une enjôleuse, elle provoque, elle cajole, elle charme, elle séduit…
Mais, elle sait aussi jouer avec la mise en scène de ces textes, elle sait retenir la chute d’un poème, laissant le lecteur en expectative, avant de lui livrer sur une autre page, en vis à vis ou au verso, le message caché au fond de ses vers.
Ils sont certainement nombreux les amoureux des mots, et les même les amoureux tout court, qui feraient la cuisine et la vaisselle pour lire des vers comme ceux-là débordants d’amour dans le joli décor planté par Marie Campion l’illustratrice. © Denis Billamboz in http://www.critiqueslibres.com/i.php/vcrit/55361

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