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mercredi, 18 octobre 2017

Une note de lecture pour Roger Lahu

Petit traité du noir.jpgElle est signée par Philippe Leuck sur le site de la revue Texture et c'est pour

« Petit traité du noir sans motocyclette (sauf une in extremis) » de Roger Lahu.

C'est à lire : ICI

Pour "Sans Abuelo Petite"

Sans Abuelo petite.jpgDeux notes de lecture pour « Sans Abuelo petite » de Cécile Guivarch et Jérôme Pergolesi sont à lire sur :

Le blog de Terres des femmes : (signée Isabelle Lévesque) C'EST ICI

Le site de Mobilis : (signée Claire Poujade) C'EST ICI

 

 

Découvrir ou redécouvrir ce livre, c'est  ou chez votre libraire.

samedi, 07 octobre 2017

Pour en savoir un peu plus sur "De la marchandise internationale"

De la marchandise internationale.JPGUn article paru dans le dernier numéro de la revue Décharge

Daniel FANO, De la marchandise internationale, couverture Jean-François Octave. Les Carnets du Dessert de Lune, 2017, 84 p., 12 €, ISBN : 9782930607894.

Ce livre est toujours disponible sur le site des éditions ou à demander par mail ou bien à réclamer à votre libraire habituel.

"C’est un polar. Qui tourne au roman d’espionnage aux quatre coins du monde où des trafics en tous genres se jouent. Une fine équipe sans foi ni loi y tue joyeusement, non sans raffinement sadique. On y apprend le nom de toutes sortes d’armes à feu et de modèles de voitures. Les phrases sont courtes, sèches. Pas l’ombre d’un sentiment, d’une psychologie. On tue sur commande, sans connaître. Mais... on se fait tuer aussi. Et on réapparait à la ligne d’après. Même nom, mais pas forcément même sexe. Tiens ? Et puis, ces personnages ont quand même des drôles de noms, dont on apprendra tout à la fin qu’ils sont des issus de romans, de BD d’autres auteurs, de films aussi. On est quelque part entre Speedy Graffito et Burroughs, pas très loin de Michaux, lequel encouragea et soutint l’auteur à ses débuts. Et une dose de Warhol pour faire bonne mesure, celle des séries. Ce n’est pas du tout un polar. Mais c’est très bien. Mieux même."

© Alain Kewes (in Décharge 175)

vendredi, 06 octobre 2017

Presses pour "Datés du jour de ponte"

Datés du jour de ponte.jpgDes articles de presse pour "Datés du jour de ponte" de Bernard Bretonnière (couverture Jeanne Frère, Préface Jean-Pierre Verheggen) c'est à télécharger et à lire sur : Presse pour Datés du jour de ponte.pdf

Ce titre est disponible sur le site des éditions www.dessertdelune.be (rubrique livres) et peut aussi être commandé dans n'importe quelle librairie. N'hésitez pas à le demander.

mercredi, 04 octobre 2017

Des articles de presse pour 3 Dessert de Lune

jean marc flahaut,cécile guivarch,bernard bretonnière, jerôme pergolesi,jeanne frère, frédérick houdaer, luce guilbaud, jean-pierre verheggenDe récents articles sur « Bad Writer » de Jean Marc Flahaut,

jean marc flahaut,cécile guivarch,bernard bretonnière, jerôme pergolesi,jeanne frère, frédérick houdaer, luce guilbaud, jean-pierre verheggensur « Sans Abuelo Petite » de Cécile Guivarch,

jean marc flahaut,cécile guivarch,bernard bretonnière, jerôme pergolesi,jeanne frère, frédérick houdaer, luce guilbaud, jean-pierre verheggensur « Datés du jour de ponte » de Bernard Bretonnière

sont à lire sur le site des éditions www.dessertdelune.be en cliquant sur A LA (L)UNE.

mercredi, 13 septembre 2017

Encore un peu de La Patagonie

La Patagonie.jpgPerrine Le Querrec – La Patagonie. Préface Jean Marc Flahaut, Prix de la fondation Antoine et Marie Hélène Labbé 2016. Les Carnets du Dessert de Lune.

ISBN 9782930607054. 13 € 

Voir le livre ICI

 

Continent femme

La Patagonie est un texte constitué de 88 fragments (dont l’un donne le titre au livre) où s’imbriquent poèmes en vers ou en prose (et quelques photos de l’auteure en noir et blanc). L’ensemble devient une « narration » ou plutôt une suite d’évocations inscrites sous l’ordre du je, du nous, de l’impersonnel. Le but est moins de décrire le réel que de l’interroger à travers les faibles, les exclus au cœur même des familles sourdes – c’est sans doute pourquoi rien ne s’y dit.

Pour autant, les innocents ont les yeux pleins de la souffrance des êtres comme celles des animaux tel « l’énorme lapin blanc, chaud, lourd, doux (…) au petit corps gainé de peau blanche et bleue, soulevée par les coups du cœur ». Les enfants y découvrent une « dose d’épouvante dans une bogue de fourrure ». Preuve que la vie comme la mort est dans les détails.

Une fois de plus, la poétesse déterre les traumatismes, soulève ce qui ruine. Elle pousse néanmoins au-delà des mutilations et redonne voix aux fantômes muets. Riche d’« un lacet de vent, un cordon de lumière », elle arpente ses « glaciers de Patagonie » en écho aux proses transsibériennes de Blaise Cendrars. Moins loin, en ses jardins d’enfance elle en ramène une sorte de beauté.

Reprenant le je, elle évoque la complicité d’une fille avec sa mère « les pieds chaussés d’herbe crue elle secoue le drap, fracas de coton,/ je tombe à chaque éclair/ elle rit / — Attrape le coin ! / Je m’élance à la poursuite du coin. /Mais alors l’autre m’échappe, / immensité houleuse, ciel pommelé,/ et son sourire au loin,/ qui flotte au-dessus de notre intimité immaculée. »

Perrine Le Querrec prouve qu’au-delà de ses souvenirs elle n’écrit « pas une histoire mais une langue, (…) pas une situation mais une forme ». Les « anecdotes » restent des prétextes aux mots. Chacun « est une découverte, une horreur, une solitude, deux mots sont un miracle, les recherches interrogent, soulèvent le sujet, l’écorchent, l’écriture est une anatomie, elle sort chaque organe, le pèse, soupèse, le dissèque ». Il ne faut donc pas s’attendre à une narration guérisseuse.

Tout reste de l’ordre de la scarification. Mais aussi d’une lutte aussi finale que vaine. Existe donc une promesse du temps qui jaillit moins de ce qui est dit que de comment cela s’exprime. Ruines récemment l’a encore prouvé par l’évocation de la vie d’Unica Zürn. Il s’agit chaque fois de retrouver une maison qui ne soit pas de famille mais de celle de l’être. Il n’y serait plus spolié et bafoué.

© jean-paul gavard-perret in http://www.lelitteraire.com/?p=33564

 

samedi, 02 septembre 2017

Sur le Petit traité du noir

Petit traité du noir.jpg

Une note de lecture signée Jean-Pascal Dubost pour le nouveau recueil de Roger Lahu

« Petit traité du noir sans motocyclette (sauf une in extremis) » est à lire sur le site de Poezibao

ICI

Parution mai 2017, préfacé par Daniel Fano avec une illustration en couverture de Marie Bateau-Lahu. Editions Les Carnets du Dessert de Lune, collection Pleine Lune. 14 €

Disponible sur http://www.dessertdelune.be/store/c405/nouveautés.html ou en librairie.

lundi, 28 août 2017

Un article pour Datés du jour de ponte

Datés du jour de ponte.jpg"Bernard Bretonnière, la poésie du quotidien
On le sait depuis Augustin, Montaigne ou Rousseau : pour parler à tous, rien de mieux que de parler de soi. Le dernier recueil de Bernard Bretonnière en administre une nouvelle preuve. Ironiquement intitulé Datés du jour de ponte, ce journal intime est une suite de poèmes dont chacun n’a d’autre titre que le jour où il vint au monde. On y entend le grain de la voix d’un homme qui nous raconte la vie comme elle va. Son amour inquiet pour ses enfants. Les marronniers tronçonnés par son père. Les chaussettes que Reine lui a offertes («il y a aussi ce lundi la très dense immense douceur / de Reine»). Saint-Nazaire («brutale et sentimentale comme l’adolescence / comme sont / les filles et les fils de nos enfants / comme sont l’amour / la grève / l’artiste / les livres»). La femme perdue, revenue dix ans après sa mort «dans un rêve enfin calme cette nuit». Et parfois le poème qui ne sort pas, car un poème ce n’est pas tout à fait un œuf quand même. Cette poésie du quotidien, à hauteur d’homme, tendre, triste et drôle, me touche infiniment. Laissez-vous toucher aussi. Tenez, cette sorte de haïku: «jeudi 23 octobre / Un moineau / la jambe nue d’une femme / sur l’escalier luisant / après que la pluie a cessé »"
© Thierry Guidet Place publique n° 61, janvier-février 2017

Bernard Bretonnière - Datés du jour de ponte. Couverture Jeanne Frère. Préface Jean-Pierre Verheggen. Les Carnets du Dessert de Lune. Octobre 2016.
Livre que vous pouvez découvrir sur le site des éditions http://www.dessertdelune.be/…/Datés_du_jour_de_ponte_%2F%... ou chez votre libraire qui peut le commander s’il ne l’a pas en magasin

samedi, 26 août 2017

Où l'on parle de la revue Décharge

Carnet d'un petit revuiste.jpgCette première info du week-end à propos d’un article pour « Carnet d’un petit revuiste de poche » dans la revue Verso

Jacques Morin est un enthousiaste. La preuve: ça fait plus de 35 ans qu'il publie une revue (DECHARGE). C'est aussi un réaliste. La preuve: c'est ce CARNET D'UN PETIT REVUISTE DE POCHE. En 12 courtes proses claires et nettes (comme on dit), il cristallise son vécu de revuiste et l'expérience qu'il en a tirée « Un auteur reste un auteur, un poète reste un poète. Un revuiste non. Il ne l'est que transitoirement. Que sa revue s'arrête ou demeure suspendue ... il ne l'est plus». Il y a la Lettre à un jeune poète de Rilke, que tout apprenti-poète se doit d'avoir digérée; maintenant il y a le petit Morin, le vade-mecum de tous ceux qui désirent se faire une carrière d'enthousiaste éclairé.

© Christian DEGOUTTE in VERSO n° 168

Ce titre est toujours disponible sur la boutique du site http://www.dessertdelune.be/apps/search?q=carnet+d%27un+p...Il peut également être commandé en librairie.

mercredi, 16 août 2017

Une note de lecture pour Fanny Chiarello

Fanny Chiarello – Je respire discrètement par le nez. Couverture Claire Fasulo. Editions Les Carnets du Dessert de Lune 2016. ISBN 9782930607429. 13 €

Je respire discrètement par le nez.JPGComment scénariser un petit F1

Entre deux romans, Fanny Chiarello s’offre parfois un petit théâtre intime de soi fomenté au sein d’un pacte ludique avec ses lecteurs. Pour autant, elle laisse libre cours à son imaginaire plutôt que de tenir un « compte » précis des évènements. L’auteure n’est pas bridée par des impératifs de mise en scène : nul besoin d’une quelconque « unité » et celle qui est ici chef de choeur ne se place même pas en avant scène.

Chaque phrase amorce le mouvement d’une balle dans l’air, mouvement que le lecteur doit « compléter ». Tout semble écrit avec un stylo bic ordinaire sur un cahier sauvé de la poubelle. La romancière s’amuse avec intelligence en parlant de son appartement. Par l’ironie, le cours des choses demeure moins important que la langue et son « irrégularité » programmée.

Le tout est de scénariser le petit F1 de 36 mètres carrés qu’elle a occupé pendant deux ans en sorte de Zeppelin. Non seulement parce qu’elle y flotte sur la ville et que tout y est concentré mais parce qu’elle y écrit parallèlement un roman intitulé « Le Zeppelin ». Son titre comme celui de ce journal a été noté sur le bail de cet appartement. En un tel document le nom d’auteur est écrit en bas. Ici, il est remis à sa place jusqu’à ce que l’auteur décolle de son Zeppelin avec âme et bagages.

Bien que ne pouvant être cataloguée dans le rang des écrivains du langage, la Belge se plaît à jongler avec les mots là où, si la perfection fut dans le déménagement, elle l’est aussi dans ses traces. Fanny Chiarello en fait émerger la satire.

© Jean-Paul Gavard-Perret in http://www.lelitteraire.com/?p=33278, août 2017

Pour découvrir ce livre c’est  ICI

 

mercredi, 09 août 2017

On y présente "Le vin des crapauds"

Le Vin des Crapaud.jpgC’est paru sur le site de l’agence de presse C.M.C Imperium Libri : c'est à lire ICI

On y présente « Le vin des crapauds » livre de Saïd Mohamed, augmenté de linogravures de Bob De Groof et paru en février 2017 dans la collection Pièces Montées.

Sur le site le livre est

lundi, 07 août 2017

Petit traité du noir sans motocyclette (sauf une in extremis)

Petit traité du noir - copie.jpgBonjour,

En cliquant sur le lien ci-après, vous pourrez lire, sur le site de Remue.Net, une note de lecture de Jacques Josse, à propos du recueil « Petit traité du noir sans motocyclette (sauf une in extremis) » de Roger Lahu et Marie Bateau-Lahu.

- http://remue.net/spip.php?article9026

Retrouvez ce livre sur le site des éditions http://www.dessertdelune.be/store/c405/nouveautés.html

ou demandez-le à votre libraire.

Bonne semaine.

jeudi, 03 août 2017

"Exode"

Exode cover_face.jpgUn très bel article qui paraît sur le site littéraire d’Encres Vagabondes à propos du Carnet « Exode » de Daniel De Bruycker (poèmes) et de Maximilien Dauber (photographies) publié dans la collection Dessert à l’italienne des éd. Les Carnets du Dessert de Lune.

L’article à lire c’est là : http://www.encres-vagabondes.com/magazine3/exode.htm

Le livre à découvrir c’est ici : http://www.dessertdelune.be/store/p828/Exode_%2F%2F_Danie...

Ou chez votre libraire.Couv_4eme.jpg

 

samedi, 22 juillet 2017

Des articles de presse pour "Sans Abuelo petite"

Des articles de presse pour « Quand bien même » d’isabelle Bonat-Luciani et Eric Pessan

et pour « Sans Abuelo Petite » de Cécile Guivarch et Jérôme Pergolesi c’est là

http://www.dessertdelune.be/uploads/5/0/3/5/5035279/artic...

et là

http://www.dessertdelune.be/uploads/5/0/3/5/5035279/artic...

 

samedi, 08 juillet 2017

Des articles de presse pour "Sans Abuelo petite"

Sans Abuelo petite.jpgVous voulez lire des articles de presse à propos de "Sans Abuelo Petite" de Cécile Guivarch

Cliquez sur A LIRE ICI

Disponible sur le site des éditions www.dessertdelune.be (rubrique Livres /Nouveautés) et/ou dans les bonnes librairies.

 

 

mercredi, 05 juillet 2017

François Bon lit des extraits de "Bad Writer"

Bad Writer.jpgSur youtube Francois Bon lit des extraits du recueil de Jean Marc Flahaut "Bad Writer".
Pour voir et écouter cette lecture rendez-vous sur :
www.youtube.com/watch?v=9BePVyA8Y2Y
et montez le son.

 

 

 

 

Pour commander ce livre, si vous souhaitez le commander, il vous suffira de vous rendre sur le site des éditions à cette adresse: http://www.dessertdelune.be/store/c405/nouveautés.html

et de remplir votre panier ou demander ce livre à votre libraire.

samedi, 24 juin 2017

Une autre note de lecture

Bad Writer.jpgBad Writer. Jean Marc Flahaut. Préface Frédérick Houdaer. Les Carnets du Dessert de Lune, Collection Pleine lune. ISBN : 9782930607931. 68 pages, 12,00 €

Dans ce petit recueil de poésie narrative, construit de vers très libres, extrêmement concentrés, chaque mot ayant son utilité, sa signification, son poids, sa musique, Jean Marc Flahaut exprime un doute très profond. Il doute de lui et de son art, il doute de la poésie, il doute de la capacité des lecteurs à comprendre la poésie, il doute même d’être capable de faire comprendre au lecteur la nécessité de la poésie, son sens profond, son utilité. Il doute de l’art, de son art, de la capacité des autres à comprendre l’art. Ce doute le laisse oscillant en une incertitude schizophrénique entre celui qui écrit et celui qui range les papiers, entre le poète et le tâcheron :

« Il y a / deux hommes en moi/ l’un écrit/l’autre pas il lit – il classe – il range il trie »

Mais ce doute l’entraîne aussi dans une forme de paranoïa sclérosante, l’empêchant de proposer ces textes par crainte de la cohorte de tous les refus.

« peur du libraire/ qui refuse de vendre mes livres/ peur de l’éditeur qui refuse de prendre mon manuscrit/ peur du lecteur/ qui ne lira jamais aucun de mes poèmes /peur… »

Auteur convaincu de son talent, il est aussi persuadé du bienfondé des critiques négatives de ses détracteurs, nourrissant ainsi sa vision schizophrénique de son moi écrivain.

« …/il pense/…/qu’il est à la fois/le tueur et la cible/l’antidote et le poison/… »

Il reste alors avec ses doutes et ses frustrations, espérant toujours écrire le livre qui changera tout, le regard des autres et l’estime de soi.

« ce livre/que je voudrais écrire/et tous ceux que j’ai écrits/pour m’en approcher »

Mais je suis convaincu que Jean Marc Flahaut est persuadé qu’il a du talent et qu’il affecte de douter de lui et de son art pour faire comprendre qu’on ne le juge pas à l’aune de ses qualités.

« c’est fou/ça n’a l’air de rien/mais ça dit tout »

Le narrateur réalise un  véritable exercice d’autodérision instillant un doute sur son art pour, au contraire, démonter qu’il est bourré de talent et que ses textes méritent toute la considération des lecteurs et des éditeurs. Ils sont déjà nombreux à le lire et à l’apprécier à l’aune de son talent réel et je ne suis certainement pas le premier à être convaincu qu’il n’est surtout pas un « Bad Writer » !

© Denis Billamboz in http://mesimpressionsdelecture.unblog.fr/2017/06/23/bad-w...

Pour commander ce livre cliquez ICI

mercredi, 21 juin 2017

Une note de lecture toute fraiche

Petit traité du noir.jpgPetit traité du noir sans motocyclette (sauf une in extremis), Roger Lahu (couverture Mare Bateau-Lahu, préface Daniel Fano, Les Carnets du Dessert de Lune, Collection Pleine lune. ISBN : 9782930607467. 90 pages, 14,00 €.

Pour commander ce livre en ligne cliquez ICI

Enterré vivant 

« Sombre.

il fait sombre, très, dans mes alentours »

Dès les premiers mots de ce recueil, le narrateur donne le ton, il est dans le noir complet, ne voyant, ne ressentant rien, sauf une mouche qui vient déranger sa quiétude angoissée. Pas de doute « ch’us mort » pense-t-il, trucidé par un coup de couteau, « une lame d’acier plantée droit net et sans bavure… » Le décor est dressé, le narrateur laisse libre court à sa créativité et à sa fantaisie. Daniel Fano, le brillant préfacier dont je viens de lire deux recueils, explore les pistes possibles pour décrypter ce texte très libre dans lequel l’auteur s’est affranchi de la ponctuation, de l’usage des majuscules et de la rigueur des césures en fin de paragraphes. Des fausses pistes peut-être mais pas si fausses qu’il pourrait y paraître. C’est au lecteur de trouver son chemin dans ce texte d’une grande richesse émotionnelle et sensitive.

Pour moi, je pense que l’auteur pensant avoir passé le cap de la moitié de sa vie, commence à se préoccuper de ce qu’elle sera après la mort. Pour ce faire, il nous emmène dans l’angoisse que connaît certainement une bonne partie de ceux qui ont choisi la crémation : la terreur d’être enterré vivant. Il paraitrait qu’on aurait trouvé des cercueils avec des traces de griffures d’ongles sous le couvercle… Il imagine alors un mort/vivant qui ne sait pas s’il est mort ou vivant, s’il survit ou s’il est ressuscité des morts dans une autre vie.

Il n’évoque pas la proximité de la mort, ses environs, comme Ooka l’a fait dans « Les Feux », il ne familiarise pas avec elle comme Sarramago dans « Les intermittences de la mort », il ne lui donne pas non plus la parole comme Zusak dans « La voleuse de livre ». Non, il l’évite, la fuit, l’élude, s’éclipse. Il faut chercher entre les lignes l’angoisse que l’auteur semble connaître car il ne parle jamais, ou si peu, de la mort, de la résurrection, du néant, il parle sans cesse d’autres choses pour vaincre cette angoisse, ironisant sur son état, « agoniser de son vivant c’est déjà assez déplaisant mais agoniser mort ça vire corvée », se réfugiant dans un long monologue qui le ramène, le plus souvent, à son enfance à son enfance quand la mort ne le concernait pas encore.

« quand j’étais petit mon pépé préféré à moi il était déjà

proche d’un certain noir

qu’on appelle « la mort » mais je ne le savais pas et c’était

« très bien

comme ça » il était très vivant dans la couleur des

Jours d’alors…. »

L’écriture, les mots comme les images d’un film d’horreur (« La nuit des morts vivants »), les mots transformés en langage des morts/vivants, les mots en forme de questions, sont un véritable refuge pour dissimuler les angoisses, repousser à plus tard ce qui adviendra inéluctablement en évitant de se laisser enterrer vivant.

« dans le noir tu écris en toute impunité

les mots sont sourds muets

une bouche d’ombre les gobe comme des petits

apéricubes aux olives

noires évidemment

et elle ricane, elle ricane elle ricane »

© Denis Billamboz in http://www.critiqueslibres.com/i.php/vcrit/51000

 

17:44 Publié dans Presse lit-on | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : roger lahu

mercredi, 24 mai 2017

A propos de "Exode"

Exode cover_face.jpg

Couv_4eme.jpg

"Exode" de Daniel De Bruycker & Maximilien Dauber

Un article de presse signé Vincent Tholomé en parle: ICI

 
Si vous voulez en savoir plus sur ce livre, en lire des extraits, le commander c'est sur : Le livre

lundi, 22 mai 2017

"Le vin des crapauds" Article, lectures et Exposition

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Un article à propos du dernier livre de Said Mohamed : « Le vin des crapauds », orné de linogravures de Bob De Groof et d’une préface de Cathy Garcia, Ed Les Carnets du Dessert de Lune, 2017. Collection Pièces Montées. 18 €.

On ne guérit pas, dit-on, de son enfance. Certains l'ignorent, d'autres pas. Saïd Mohamed est de ceux-là. Il y a cette enfance qui nous façonne et qui nous marque, parfois au fer rouge. Ce temps que l'on vit parfois - ce fut le cas - dans un arrachement qui met à vif, une brutalité qui donne envie de briser les cadres. Il y a la conscience que l'on en a et qui permet aussi, plus tard, de relire cette enfance comme la chance de ce qui vient et où l'on a sa part à construire. L'enfance est aussi une fenêtre ouverte dans le mur. Dans les murs. Tous. Il y a aussi cette conviction que la parole peut être prise et qu'elle est un puissant outil pour dénoncer et inviter autant qu'un vrai chemin vers soi et vers les autres. Dès lors, l'adulte qui est au monde chargé de son passé, de son histoire, regarde ce qui l'entoure, ici et là-bas. Et tout ce qui en lui fait cicacrice redevient aussi plaie vive. La guerre, les destructions, l'exploitation, les pouvoirs de mort et d'argent (qui, de tous temps, vont si bien ensemble), les injustices, mais aussi l'indifférence, la veulerie, l'égoïsme, tout cela remonte dans un immense haut-le-cœur. L'écriture se fait vomissure qui libère, en les nommant, des sanies d'un monde auquel le poète appartient, en toute conscience, et où il trouve sa place en prenant la parole pour dire. Ce "vin des crapauds" est un vin aigre. Il a la couleur d'une souffrance coagulée. Mais on aurait tort de n'y voir qu'indignation et désespoir. Derrière le désarroi dont il témoigne, le poème érige son phare, appelant à l'éveil et à la vigilance, affirmant aussi une présence qui, dans le partage de la parole, est finalement salutaire et fraternelle. © Alain Boudet in La Toile de l’un

Pour commander, lire des extraits, d’autres articles de presse c’est sur : http://www.dessertdelune.be/store/p826/Le_vin_des_crapaud...

Exposition des linogravures de Bob De Groof, Galerir Art Bref, 34 rue de Broca, 75005 Paris

Lectures par Saïd Mohamed, le 24 mai à 19h30.