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jeudi, 13 avril 2017

3 petites notes de lectures

 Les Carnets du Dessert de Lune, poésie
Encore une nuit sans rêve.jpg*BREGAINT Christophe. Encore une nuit sans rêve. Cover Sophie Brassart.
Préf. Jean-Christophe Belleveaux. Les Carnets du Dessert de Lune, 2016. 92 p.
EAN 9782930607436. 13 €
Souffrance-Désespoir-Dénuement-Rue. C’est le récit d’un écorché de la vie, « Passager/Sans horizon », écrit à la seconde personne : « Tu as glissé/Le long de la paroi//Tu as dévissé/Sans cri/Avant d’arriver/Là//Tu portes/Désormais/Les stigmates/De la déchéance ». Déperdition, dépérissement, dénuement, naufrage et désespoir. Un langage Titanic, pourrait-on dire, tisse la métaphore filée de la chute, de l’errance, de l’effacement, de l’engloutissement. Un être qui « effleure les abysses », un être « gommé du corps social », hors circuit, en manque de tout, pour qui « Tout est vide de sens », « Tour à tour/Prostré/Ou/Te traînant ». « Un univers/Te sépare/Du domaine/Des vivants… Chaque jour/Tenter de ne pas perdre pieds/Paume ouverte ».
Le récit poignant d’une descente aux enfers et l’angoisse qui taraude : « Comme toi/Il y en a des milliers… Perdus/Comme un arbre/Sans racines ». SURVIVRE.
© Odile Bonneel, in Inter CDI
 
Bestiolerie potagère.jpg*DUBOST Louis. Bestiolerie potagère. GravuresBernadette Gervais. Préf. Georges Cathalo.
Les Carnets du Dessert de Lune, 2016. 51 p. EAN 9782930607269. 12 €
Animaux-Potager-Humour. Des abeilles sur les bras de l’enfant contre la ruche : « A cinq ans, il communie avec l’innocence du monde ». « L’enfant n’a pas une seule piqûre d’abeille. Mais la grand-mère, elle, pique une colère et lui flanque une cinglante fessée. Je m’en souviens encore ». Les coccinelles, chenilles, doryphores illustrent le syndrome de l’envahisseur comme « les estivants sur les plages vendéennes, jadis les nazis en zone occupée ». Les bêtes renvoient aux hommes et leur donnent des leçons, tels les escargots dont le coït dure « douze à quatorze heures… DSK peut bien aller se rhabiller ! » De l’humour toujours : l’otiorrhynque, faisant des trous (comme le poinçonneur !) dans les lilas, enchante le poète « en mal de rimes riches » !
Louis Dubost, poète sismographe, épicurien jardinier des mots, enregistre la nature et ses petites bêtes, avec une verve joviale tout en ayant un regard critique sur notre société entre marché mondialisé et révolution citoyenne. Accompagnent cette éloquence potagère, les gravures réalistes de Bernadette Gervais croquant insectes, escargots, limaces, lombrics… 
© Odile Bonneel, in Inter CDI

 Carnet d'un petit revuiste.jpgCarnet du Dessert de Lune, essai (une lecture pour Elena et Léa !!...)
*MORIN, Jacques. Carnet d’un petit revuiste de poche. Cover Claudine Goux. Les Carnets du Dessert de Lune, 2016. 20 p. (Pousse-café). –EAN 9782930607658. 5 €
Revue-Création littéraire contemporaine-Poésie. Jacques Morin dirige et gère la revue de poésie <Décharge> depuis 1981. Il témoigne ici, non sans humour, du quotidien de ce métier de « passeur ». « Le revuiste vit essentiellement en poésie. Le travail de la revue l’accaparant. Beaucoup de ses activités tournent autour d’un seul et même sujet. Tout le reste demeure périphérique. Il mange et ne vit que pour subvenir à la revue » : « un dévouement exclusif ». De plus, le revuiste aime lire et parler des autres revues ! (Sans qu’on le sache vraiment, il y a un foisonnement de revues : elles ont d’ailleurs leur salon à Paris). Il reçoit beaucoup de recueil à analyser, « des piles vertigineuses se forment sur le bureau, stalagmites express ».
Ce court témoignage montre l’importance des revues pour faire connaître le vivier de la création littéraire contemporaine. Un auteur passe souvent d’abord en revue avant d’être publié. Le revuiste est sous pression périodiquement pour sortir le nouveau numéro. Jacques Morin présente à merveille ce travail acharné, exigent, sans fin, mais si important. Chapeau bas !
© Odile Bonneel, in Inter CDI

samedi, 07 janvier 2017

2 notes de lecture pour 2 Dessert de Lune

Carnet d'un petit revuiste.jpg         Datés du jour de ponte.jpeg

Des articles de presse pour 2 Dessert de Lune

C’est paru sur le site de Libération : http://next.liberation.fr/culture-next/2017/01/01/aujourd...

Un article pour « Carnet d’un petit revuiste de poche » de Jacques Morin

Malheurs d’un meneur de revue. Jacques Morin anime la revue Décharge depuis 1981, autant dire depuis la nuit des temps, tant les publications consacrées à l’actualité poétique ont habituellement une faible espérance de vie. C’est sa charge ingrate de «revuiste» blasé mais passionné qu’il décrit dans le petit recueil savoureux qui vient de paraître chez les Carnets du dessert de Lune. «Le revuiste vit revue. Il ne marche pas à l’année, avec une date bien précise d’anniversaire. Il marche au trimestre et au quantième. Il vieillit à chaque livraison, et il fait bien son nombre de numéros.» Plus loin : «Le revuiste n’a pas d’écurie, pas d’auteurs, contrairement à l’éditeur. Il publie nombre de gens mais sans pouvoir s’enorgueillir d’aucun.» On souhaite quand même au revuiste une bonne année (et bon courage). © Guillaume Lecaplain in Libération 01/01/2017

Et un autre article sur le site de Texture : http://revue-texture.fr/carnet-d-un-petit-revuiste-de.htmlL’année 2017 s’ouvre, pour les abonnés de la revue Décharge, par un petit cadeau fort plaisant tombé dans leur boîte aux lettres : « Carnet d’un petit revuiste de poche », « petit » format en effet (10 X 14), 22 pages, dont 12 consacrées au sujet − autant que pour boucler une année de parutions.

Après « J’écris », publié en février 2016 aux éditions Rhubarbe, Jacques Morin raconte dans cet opuscule ce qui fait son quotidien : son « dévouement exclusif », obsessionnel à sa revue, « genre ingrat » s’il en est, son absence d’illusions sur son retentissement tout autant que son bonheur d’entrer dans un texte et de se sentir « au diapason avec un auteur ». Son moteur est là, pour tout dire.

Un livre en entraînant un autre, c’est bientôt une pile « vertigineuse » qui accapare le critique. Son « rythme biologique » change tant sa vie est calquée sur la parution chronométrée des numéros. Pourtant il faut bien sortir la tête du bouillon de temps en temps, ne serait-ce que pour soutenir une nouvelle course.

Alors la nage vaut-elle l’effort ? Oui, sinon c’est la noyade assurée, le retour à l’anonymat des poètes. Tout est transitoire en ce monde, le revuiste plus que quiconque. Sa revue dure sur sa ferveur, son élan, son entraînement. Rien n’est facile : une bonne dose d’humour et de fermeté est nécessaire pour désarmer les fâcheux toujours prompts à critiquer tel ou tel contenu. Et à la différence de l’éditeur, le revuiste doit sans cesse « renouveler son lectorat et ses abonnés ». Arrivé en bout de bassin, aucune pause, il lui faut impérativement relancer la machine et s’avaler d’autres longueurs, encore et encore.

Si Jacmo continue ainsi depuis 35 ans et quelque 170 numéros, c’est que l’énergie de sa revue continue d’alimenter sa petite dynamo intérieure, la poésie étant, on le sait bien, une énergie autocréatrice et autorégénératrice.

Meilleurs vœux donc pour 2017 à la revue Décharge et à ses consœurs !  © Marilyse Leroux inTexture, janvier 2017

Sur le site https://www.mobilis-paysdelaloire.fr/magazine/livres/date... un article pour « Datés du jour de ponte » de Bernard Bretonnière

Datés du jour de ponte, le nouveau recueil de Bernard Bretonnière — et dans son panier, perce l'amour du livre, de l'écriture, des poètes, des hommes.

Poule pile, ponte et poésie . Ces Datés du jour de ponte n'ont rien de datés. De courts textes avec pour titre, la date, le jour. L'année, inutile de préciser l'année car ils ont beaux être marqués du sceau du jour, ils sont intemporels. Bernard Bretonnière avec ce nouveau recueil émeut, fait sourire ou rire.

Laqués du jour de ponte

Ces Datés du jour de ponte ont gardé intact leur fraicheur. Seraient-ils chinois, sans attendre 100 ans ? Avec des mots courants, comme la vie qui court, Bernard Bretonnière sait s'arrêter. Où il faut et quand il faut. Les petits maux comme les grands, l'auteur les dessine avec finesse.

Pas de circonvolution ni d'emphase, non. De l'empathie oui. Pour le genre humain, même si parfois une colère affleure, Jeudi 13 mars. Mais Bretonnière ne s'emporte pas à outrance. Des cons il fait constat. Point. La délicatesse et la tendresse éclairent son humanisme. Ces Datés  rappellent parfois le Prévert de La grasse matinée, ils peuvent se briser sur le bord du zinc.

Les mots pour le rire, pour le pire. Bernard Bretonnière rit, de nous, de lui, sans distinction. Avec la lézarde qui fissure notre quotidien, Bretonnière nous prend souvent en flagrant de sourire. Puis soudain il peut, du jour au lendemain, nous faire basculer du rire aux larmes.

Jeudi 28 février

Il finit par lui dire :

“Ma femme s'est suicidée …

- Pardon je suis désolée…

- Je vous en prie vous n'avez aucune raison de demander pardon.

- Il y a combien de temps ?

- Il y aura bientôt huit ans mais ce sera toujours hier.

- Vous n'avez donc pas fait le deuil...

- Si je n'avais pas fait le deuil je ne dirais pas hier je dirais aujourd'hui. ”

Ce “daté” du Jeudi 28 février est juxtaposé malicieusement avec celui du Dimanche 10 mars qui lui, au contraire, nous arrache un sourire. Il y est d'ailleurs fait bel usage du mot “naturellement”. Bretonnière sait redonner aux mots leur pouvoir. Ce voleur d'œufs déniche à chaque fois le bon mot. Il a l'intelligence du mot. Il sait le cajoler pour en extraire le suc. Et le donner à gober.

Dans le recueil de ce poète, dans son panier, perce l'amour du livre, de l'écriture, des poètes, des hommes. Dans l'amoncellement des jours, brindilles après brindilles qui fabriquent nos existences, Bernard Bretonnière sait se nicher. Le poète regarde éclore l'émotion au cœur du quotidien, où elle a sa juste place. Avec patience, car il aura fallu quatorze années passées entre l'envoi des poèmes à l'éditeur et leur publication. Comme quoi la péremption de ces Datés n'est pas à l'ordre du jour.

Au passage prendre le temps de plonger dans la couverture (sans faire d'omelette). Magnifique monotype où les Datés sont pleinement présents, dans toute leur variété et toute leur richesse. Subtile restitution graphique de Jeanne Frère. Longue vie aux Datés. © Patrice Lumeau in Mobilis Pays de Loire, janvier 2017

lundi, 02 janvier 2017

3 notes de lectures pour 3 Dessert de Lune

C’est paru sur le blog de Terre à Ciels et c’est signé Cécile Guivarch. Trois notes de lecture pour 3 Dessert de Lune. (Disponibles sur www.dessertdelune.be)

Carnet d’un petit revuiste de poche, Jacques Morin, Editions Les Carnets du Dessert de Lune « Le revuiste vit essentiellement en poésie. Le travail de la revue l’accaparant. » Ainsi poursuit Jacques Morin avec ce petit carnet, paru à la suite de J’écris.

L’attention est concentrée ici sur l’activité de revuiste, comme son titre l’indique.

« Le revuiste vit essentiellement en poésie, » lire les livres, des piles de livres, les chroniquer, recevoir des textes inédits, des propositions d’articles, sans cesse, d’un numéro à l’autre, tout ceci permet d’être au quotidien avec la poésie. Et pourtant, si « la revue (est) obsessionnelle » : elle prend toute la place, il n’en reste pas moins que le revuiste « aime lire et parler des autres revues. » : faire ainsi connaître la poésie, ce qui s’y passe, il n’y a que dans le partage et le compagnonnage que cela paraît possible. « La revue est un genre ingrat », alors le revuiste « défend un esprit, une façon de voir les choses » et présente ainsi « une vitrine de ce qui se fait en poésie à un moment donné. » Jacques Morin, sait très bien de quoi il parle puisqu’il est revuiste depuis 1973 et notamment depuis 1981 pour la revue Décharge. Par ce carnet, à glisser dans la poche, il évoque ainsi à sa juste valeur l’art d’être revuiste.

Encore une nuit sans rêve, Christophe Bregaint, Editions Les Carnets du Dessert de Lune. Avec cette poésie, le lecteur se prend la souffrance de plein fouet. Poésie heurtée, parmi des « débris de vie ». Les premiers mots donnent le ton : « un homme / a été / jeté / dehors. » Le livre est ensuite adressé à un pronom. Le lecteur ne saisit pas immédiatement à qui s’adresse ce « tu ». Les vers sont brefs, scandés, l’écriture hachurée, rythme rock, la poésie ténébreuse, hors-circuit. Le lecteur avance, saisi par tant de déchéance, ne sait pas de trop à quoi s’en tenir. Pourtant des indices sont donnés : l’anonymat, la non-conformité à la société, ce qui est perdu, la lumière cherchée. Sans cesse le « reste / d’un hier » se confronte avec le « rude / présent. » Le lexique est assez noir mais comprend aussi des éclaircies, celles qui viennent du passé. Puis, petit à petit se dessinent la rue, le naufrage des sans abris, ces exilés dans leur pays. Tout cela se fait net. Un vrai sujet de société se détache. Avec empathie, Christophe Bregaint prête sa voix aux sans domicile fixe et une parole au plus profond de la souffrance des hommes.

Datés du jour de ponte , Bernard Bretonnière, Editions Les Carnets du Dessert de Lune. Textes pondus au jour le jour. A lire tantôt comme un journal, tantôt comme un carnet de notes, tantôt comme un recueil de poèmes. Bernard Bretonnière est à la fois critique, drôle et tendre. Les pensées vont et donnent le ton des jours qui se succèdent : jours avec et jours sans. « Hier / envie d’étreindre / le monde tout le monde et chacun […] Aujourd’hui / envie de tirer / sur tout ce qui bouge. » Réflexions du jour, souvenirs d’hier. Un quotidien empli de lectures, de rencontres, mais aussi un quotidien plein de petits bonheurs auprès de ses proches, sa femme, ses enfants, son père (on repense alors au livre Pas un tombeau). Tout est mêlé ainsi dans ce livre. Poésie, choses tendres ou graves et famille. La poésie présente comme la famille, car ne ferait-elle pas partie de la famille ? C’est ainsi que l’on lit Bernard Bretonnière. Ses vers sont pondus sans prétention, les coquilles sont tendres et comportent une pointe d’ironie. Il observe les poètes place Saint-Sulpice et il se moque un peu : « ces poètes de juin/ à Saint Sulpice / me font changer de trottoir. » Il apporte une grande affection à d’autres poètes qui lui sont proches et rythment son quotidien : Valérie Rouzeau, Pierre Tilman, Daniel Biga, Guy Bellay, Jean-Pascal Dubost, Lucien Suel. L’art et le goût de Bernard Bretonnière pour les listes et la comptabilité des petites choses improbables est bien présent. Par exemple, ce poème qui commence ainsi : « Mon œuvre compte 5 897 ç - / cécédilles. » Et l’attention portée aux visages, on s’amuse de lire ainsi un poème sur le sourire des poètes Jacques Rebotier, Jean-Damien Chéné, Liliane Atlen et Guy Bellay. Textes à déguster au choix : à la coque, brouillé ou au plat, à moins que vous les préféreriez mollets. Quoiqu’il soit, le menu de chaque jour est un plaisir de lecture. © Cécile Guivarch

© Cécile Guivarch, janvier 2017

mercredi, 30 novembre 2016

Une note de lecture pour "Carnet d'un petit revuiste de poche"

Carnet d'un petit revuiste.jpgCarnet d'un petit revuiste de poche. Jacques Morin. Couverture de Claudine Goux. 4e de couverture de Claude Vercey. Pour lire un extrait et pour l'acquérir rendez-vous sur www.dessertdelune.be (rubrique Nouveautés)

Jacques Morin, comme cela lui arrive parfois, est passé de l’autre côté de la page, son  nom n’est caché ni au début ni à la fin de ce tout petit recueil, il figure en gros caractères à la une, à la place habituellement réservée aux auteurs, tout cela est parfaitement normal puisque c’est bien lui qui a écrit les textes qui figurent dans ce recueil. Une façon de dire qu’il sait lui aussi écrire des textes de qualité, qu’il n’est pas seulement un intermédiaire entre les auteurs et les lecteurs, qu’il est lui aussi un écrivain au sens le plus plein du terme.

Et si Morin prend la plume ce n’est pas seulement pour dire que le métier de revuiste est un métier ingrat, aussi méconnu que le terme qui le désigne, un métier exigeant, à chaque numéro l’aventure recommence avec les mêmes incertitudes et les mêmes contraintes calendaires, un métier de passionné qui digère des piles de livres, de recueils, de revues, un métier de kamikaze qui risque à chaque numéro de se faire incendier par des lecteurs ne partageant pas ses avis, par des auteurs s’estimant trop peu soutenus, par d’autres auteurs non retenus pour la publication, blessés au plus profond de l’égo qui leur sert souvent de talent. Non, je ne crois pas que c’est pour se plaindre que Morin a écrit ce petit recueil, je crois que c’est pour allumer un signal d’alarme, pour informer la communauté des auteurs que la revue, la sienne, l’excellente publication « Décharge » qui déniche les meilleurs poètes, pourrait un jour disparaître avec lui. « Il se demande comment elle fera sans son dévouement exclusif ». Ca ressemble à un appel à l’aide, un hameçon lancé pour pêcher celui qui aura la même passion que lui et qui fera vivre encore la revue et ceux qui y publient leurs œuvres.

On pourrait croire que Morin est peu désabusé, insuffisamment reconnu, un peu aigri de ne pas avoir, comme un éditeur courtisé, son « écurie » d’écrivains. Non, je crois que Morin est seulement un passionné de lecture, « Lire et parler d’un recueil lui donne grande satisfaction », un passionné qui entre dans l’intimité des auteurs après avoir lu seulement quelques lignes de leur plume. C’est un jouisseur qui voudrait partager sa passion, comme je le fais moi-même en lisant ses lignes et en laissant ces quelques mots sur leur auteur. Je ne voudrais tenter aucune comparaison, je ne suis pas à la hauteur, je voudrais seulement dire que je connais le frisson de l’amoureux des livres qui découvre encore un livre de plus dans sa boîte aux lettres, un livre de plus à mettre en haut de la pile déjà chancelante, un livre de plus à glisser dans un petit trou du programme de lecture, un livre à lire dans le train, dans la salle d‘attente chez le médecin, dans un bar, … partout où il est possible de grappiller un peu de temps.

Que Jacques Morin se rassure, le revuiste est un maillon essentiel de la chaîne du livre, c’est un naisseur, c’est très souvent lui qui, le tout premier, voit l’auteur inconnu avec son petit poème, son petit texte, l’auteur qui un jour sera célèbre. Combien de grands écrivains ont commencé par livrer leurs premiers essais à un journal ou une revue ? Tous ou presque ! Un jour Thierry Radière m’a dit que j’étais un passeur de textes, j’aimerais bien, les vrais passeurs de textes sont les revuistes comme Jacques Morin qui, à chaque publication, remettent sur le métier de nouveaux textes révélant de nouveaux auteurs.

mercredi, 23 novembre 2016

Extraits des parutions de 2016

Pour lire des extraits des parutions de 2016, cliquez sur l'un des titres ci-dessous:

Pour en savoir plus et/ou commander c'est sur http://www.dessertdelune.be/store/c405/nouveautés.html ou chez votre libraire habituel.

Parutions Octobre /Novembre

Extraits Légende de Zakhor.pdf

Extraits Encore une nuit sans en rêve.pdf

Extraits Datés du jour de ponte.pdf

Extraits dans le spleen et la mémoire.pdf

Extraits Carnet d'un petit revuiste de poche.pdf

Parutions Avril / Mai

Extraits Quand bien même.pdf

Extraits Pardon my french.pdf

Extraits Je respire discrètement par le nez.pdf

Parutions Février/Mars

Extraits Poèmes mignons pour petits capons.pdf

Extraits Léon le girafon.pdf

Extraits Le chuchotis des mots.pdf

Extraits Bestiolerie potagère.pdf

 

 

mardi, 19 juillet 2016

Des auteurs du Dessert de Lune à Sète

Sète.jpgL’ami Saïd Mohamed tiendra échoppe pour les Editions Les Carnets du Dessert de Lune au festival des Voix vives de La Méditerranée 2016 à Sète sur La Place du Livre (Place Pouffre) qui aura lieu du 22 au 30 juillet.

Pour en savoir, plus rendez-vous sur http://www.sete.voixvivesmediterranee.com/Edition/Place_d...
 
Le samedi 30 juillet, dans le cadre de : Les éditeurs proposent, il sera accompagné d’Isabelle Bonat-Luciani pour donner lectures de leurs livres de 18h à 19h30 sur la Place du Livre (Place Pouffre). Les détails se trouvent à la page 161 du programme à télécharger sur http://www.sete.voixvivesmediterranee.com/ProgrammesFile/...

Isabelle Bonat-Luciani a publié en juin son premier recueil de poésie "Quand bien même", illustré par Eric Pessan.
Said Mohamed 
est l'auteur de 3 livres aux Dessert de Lune "Souffles", " L'éponge des mots" Prix CoPo et "Jours de liesse".

Lors de cette manifestation vous pourrez aussi croiser ou rencontrer un autre auteur du Carnet du Dessert de Lune en la personne de Georges Cathalo, récent auteur de "Bestioleries poétiques".

mardi, 13 octobre 2015

Nouvelles parutions (octobre)

Parutions de 3 nouveaux titres aux éditions Les Carnets du Dessert de Lune.

Pour lire des extraits, il suffit de cliquer sur

Extraits Appunti stretti.pdf - BdC Appunti stretti.pdf

Extraits Bestioleries poétiques.doc .pdf - BdC Bestioleries poétiques.pdf

Extraits Taille douce.pdf - BdC Taille douce.pdf

Et si cela vous tente de les acquérir, cliquez sur les BdC  ou m'envoyer un mail à dessertlune@gmail.com. Ces titres pourront également être commandés prochainement sur le site des éditions et sur le site de L'autre livre et un peu plus tard en librairie. (Pour les abonnés au programme éditorial 2015, n'oubliez pas de déduire votre remise).

APPUNTI STRETTI - Jean-Louis Jacquier-Roux. Genre : journal. Illustrations de Guy Béjoint. Préface de Damiano Grasselli. Collection Pleine Lune. Format 14 cm x 16 cm. 84 pages imprimées sur papier bouffant 90 gr et Gmund Kaschmir blanc 250 gr. ISBN 9782930607313. 12 €.

BESTIOLERIES POETIQUES - Georges Cathalo. Genre : Aphorismes. Illustrations de Claudine Goux. Préface de Louis Dubost. Collection Pleine Lune. Format 14 cm x 16 cm. 76 pages imprimées sur papier bouffant 90 gr et Gmund Kaschmir blanc 250 gr. ISBN 9782930607252. 12 €.

TAILLE DOUCE - François Garnier. Genre : Poèmes et proses. Illustrations de David Morichon Préface de François Davis. Collection Pleine Lune. Format 14 cm x 20 cm. 88 pages imprimées sur papier bouffant 90 gr et Gmund Kaschmir blanc 250 gr. ISBN 9782930607276. 13 €. 

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mercredi, 02 septembre 2015

En septembre et plus tard

La newsletter de septembre

Sylvain Farhi anime des ateliers consacrés au mouvement, à l’écriture de chansons, de contes, de roman. Pour en savoir plus rendez-vous sur son blog http://sylvainfarhi.jimdo.com/ateliers/ecriture-de-chanso...

Marcella & Pépée présenteront leur dernier livre (Sport) paru en juin aux éditions Les Carnets du Dessert de Lune. Samedi 12 septembre de 18h00 à 19h30 au « Boudoir des Sportives » sur le plateau Joffre, juste devant l’Ecole Miliaire à Paris 75007. Dans la cadre de la course de la Parisienne 19e édition.

Elles vous donnent également rendez-vous au même endroit la veille, vendredi 11 septembre de 16h00 à 19h00 où elle vous feront découvrir ou redécouvrir le concept « Paris me » et le livre « Le Paris me des kids » paru dans la collection jeunesse Lalunestla.

Perrine Le Querrec participera en tant Marraine à l’ouverture de la Maison de la Poésie de Normandie « La Factorie », le mardi 22 septembre à 19h00. Elle lira des extraits de « La Patagonie » éd Les Carnets du Dessert de Lune. Infos & réservations sur www.theatreepheméride.com

Fanny Chiarello participera aux correspondances de Manosque le jeudi 24 septembre.

Cover Sans envie de rien 23082015.jpgEt puis parution mi-septembre de la 3e version augmenté de « Sans envie de rien » aux Cactus inébranlable éditions avec de nouvelles illustrations de mon complice Gérard Sendrey. Pour en savoir plus rendez-vous sur http://cactusinebranlableeditions.e-monsite.com.

 

En attendant les nouveautés des Carnets du Dessert de Lune, à paraître en octobre/novembre (des livres de Pierre Autin-Grenier, Georges Cathalo, Chantal Couliou, Louis Dubost, François Garnier, Jean-Louis Jacquier-Roux, Gérard Sendrey, avec des illustrations de Ronan Barrot, Claudine Goux, Charlotte Berghman, Bernadette Gervais, David Morichon et Guy Béjoint) je vous souhaite quelle qu’elle soit une belle rentrée.

 Amicalement

Jean-Louis Massot