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lundi, 29 avril 2019

Une note de lecture pour "Bientôt la Convention des cannibales"

Cette note de lecture pour le nouveau livre de Daniel Fano "Bientôt la Convention des cannibales" (illustrations de Jean-François Octave) paru aux éditions Les Carnets du Dessert de Lune est signée Denis Billamboz.
Je vous invite à la lire :

Au temps des romans d'espionnage
Daniel Fano est de la même génération que moi et en lisant ce texte, j’ai le sentiment qu’il a, tout comme moi, souvent vu blanchir la nuit avant de poser son polar sur son chevet. Dans notre jeunesse nous avons dû lire les mêmes auteurs ceux qui écrivaient des livres ayant pour héros OOSS 117, James Bond 007, SAS, Koplan, San Antonio et quelques autres un peu moins célèbres. Aujourd’hui, dans le texte qu’il nous propose, il condense tous ces polars en une suite d‘images qui évoque tous les poncifs qui les meublaient. Avec des mots qui claquent comme des rafales de Kalachnikov, des noms propres notamment, il construit son texte comme un diaporama où se succèdent des mots qui nous émoustillaient, des noms d’armes : Mauser, Uzzi, Colt Cobra, … des noms de voitures prestigieuses : Plymouth, Ford Mustang, Jaguar, des noms de lieux exotiques : Hong Kong, Bangkok, …, des théâtres de guerre ou de crise célèbre : Moyen Orient, Vietnam, Amérique centrale, … Toute une longue liste de vocables qui sonnent bien et évoquent un monde qui laisse rêveur avec ses hôtels de luxe, ses monuments et ses avenues prestigieux.
On entend dans ce texte le crissement sensuel des fermetures éclair qui annonce la mise à nue de créatures de rêve devant des bellâtres athlétiques et bronzés qui oublient l’espace d’une scène qu’aujourd’hui on ne qualifierait même pas d’érotique, qu’ils sont avant tout des agents secrets au service d’une noble cause. On sent le souffle des explosions, on entend le sifflement des balles, on assiste à des scènes d’une horreur abominable, des horreurs que les pires tortionnaires n’ont même jamais imaginées, on a peur qu’un espion, toujours venu de l’est, soit tapi sous le lit, on oublie que la guerre froide appartient au passé… On retrouve notre jeunesse, le temps où nous aimions ces bouquins qu’aujourd’hui on n’avoue même pas avoir lus.
Merci Daniel d’avoir en quelques pages condensé l’énorme pile de polars que nous avons souvent lus, sous les couvertures, à la lueur d’une lampe de poche, d’avoir réveillé des sensations que nous avions quelque peu oubliées lors de la construction de nos vies familiales et professionnelles, d’avoir mis des images sur nos souvenirs en faisant claquer des noms qui donnent le frisson ou crée la sensation de partir vers de destinations féériques. Ce livre, c’est le pastiche d’une littérature aujourd’hui révolue remplacée par des polars beaucoup plus glauques, beaucoup moins « touristiques », des bouquins qui s’adressent beaucoup plus à la bête qui sommeille au fond de chacun de nous et beaucoup moins à l’être qui rêvaient de voyages, de belles filles, de playboys, de belles voitures, de palaces, de cabarets célèbres, …., tout en anéantissant des malfaisants qui voulaient détruire notre monde enchanteur d’avant la crise qui nous colle aux basques depuis des décennies.


 
danieil fano,jean-francois octave,denis billambozVous pouvez lire d'autres notes de lecture en surfant sur Presse Lit-on et découvrir ce livre en surfant ICI.
 
Bon lundi.
JL Massot
www.dessertdelune.be

samedi, 08 décembre 2018

Un peu de poésie avec "La quincaille des jours"

La quincaille des jours.jpgPour lire un article à propos de "La quincaille des jours" de Francesco Pittau,

rendez-vous sur https://www.dessertdelune.be/agrave-la-lune/un-peu-de-poe...

mardi, 19 juin 2018

Une note de lecture pour "Trente cette mère -maintenant -"

Trente cette mère - maintenant - .jpgSi vous souhaitez lire la première note de lecture signée Denis Billamboz à propos de ce nouveau recueil de Marcella & Pépée, je vous invite à vous rendre sur la page d'accueil du site en cliquant ICI.

Bonne visite.

JL Massot

 

vendredi, 10 novembre 2017

Où l'on parle d'une autre nouveauté

"Les samedis sont au marché" de Thierry Radière et Virginie Dolle.

C'est à lire sur CritiquesLibres, article signé Denis Billamboz.

samedi, 24 juin 2017

Une autre note de lecture

Bad Writer.jpgBad Writer. Jean Marc Flahaut. Préface Frédérick Houdaer. Les Carnets du Dessert de Lune, Collection Pleine lune. ISBN : 9782930607931. 68 pages, 12,00 €

Dans ce petit recueil de poésie narrative, construit de vers très libres, extrêmement concentrés, chaque mot ayant son utilité, sa signification, son poids, sa musique, Jean Marc Flahaut exprime un doute très profond. Il doute de lui et de son art, il doute de la poésie, il doute de la capacité des lecteurs à comprendre la poésie, il doute même d’être capable de faire comprendre au lecteur la nécessité de la poésie, son sens profond, son utilité. Il doute de l’art, de son art, de la capacité des autres à comprendre l’art. Ce doute le laisse oscillant en une incertitude schizophrénique entre celui qui écrit et celui qui range les papiers, entre le poète et le tâcheron :

« Il y a / deux hommes en moi/ l’un écrit/l’autre pas il lit – il classe – il range il trie »

Mais ce doute l’entraîne aussi dans une forme de paranoïa sclérosante, l’empêchant de proposer ces textes par crainte de la cohorte de tous les refus.

« peur du libraire/ qui refuse de vendre mes livres/ peur de l’éditeur qui refuse de prendre mon manuscrit/ peur du lecteur/ qui ne lira jamais aucun de mes poèmes /peur… »

Auteur convaincu de son talent, il est aussi persuadé du bienfondé des critiques négatives de ses détracteurs, nourrissant ainsi sa vision schizophrénique de son moi écrivain.

« …/il pense/…/qu’il est à la fois/le tueur et la cible/l’antidote et le poison/… »

Il reste alors avec ses doutes et ses frustrations, espérant toujours écrire le livre qui changera tout, le regard des autres et l’estime de soi.

« ce livre/que je voudrais écrire/et tous ceux que j’ai écrits/pour m’en approcher »

Mais je suis convaincu que Jean Marc Flahaut est persuadé qu’il a du talent et qu’il affecte de douter de lui et de son art pour faire comprendre qu’on ne le juge pas à l’aune de ses qualités.

« c’est fou/ça n’a l’air de rien/mais ça dit tout »

Le narrateur réalise un  véritable exercice d’autodérision instillant un doute sur son art pour, au contraire, démonter qu’il est bourré de talent et que ses textes méritent toute la considération des lecteurs et des éditeurs. Ils sont déjà nombreux à le lire et à l’apprécier à l’aune de son talent réel et je ne suis certainement pas le premier à être convaincu qu’il n’est surtout pas un « Bad Writer » !

© Denis Billamboz in http://mesimpressionsdelecture.unblog.fr/2017/06/23/bad-w...

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mercredi, 30 novembre 2016

Une note de lecture pour "Carnet d'un petit revuiste de poche"

Carnet d'un petit revuiste.jpgCarnet d'un petit revuiste de poche. Jacques Morin. Couverture de Claudine Goux. 4e de couverture de Claude Vercey. Pour lire un extrait et pour l'acquérir rendez-vous sur www.dessertdelune.be (rubrique Nouveautés)

Jacques Morin, comme cela lui arrive parfois, est passé de l’autre côté de la page, son  nom n’est caché ni au début ni à la fin de ce tout petit recueil, il figure en gros caractères à la une, à la place habituellement réservée aux auteurs, tout cela est parfaitement normal puisque c’est bien lui qui a écrit les textes qui figurent dans ce recueil. Une façon de dire qu’il sait lui aussi écrire des textes de qualité, qu’il n’est pas seulement un intermédiaire entre les auteurs et les lecteurs, qu’il est lui aussi un écrivain au sens le plus plein du terme.

Et si Morin prend la plume ce n’est pas seulement pour dire que le métier de revuiste est un métier ingrat, aussi méconnu que le terme qui le désigne, un métier exigeant, à chaque numéro l’aventure recommence avec les mêmes incertitudes et les mêmes contraintes calendaires, un métier de passionné qui digère des piles de livres, de recueils, de revues, un métier de kamikaze qui risque à chaque numéro de se faire incendier par des lecteurs ne partageant pas ses avis, par des auteurs s’estimant trop peu soutenus, par d’autres auteurs non retenus pour la publication, blessés au plus profond de l’égo qui leur sert souvent de talent. Non, je ne crois pas que c’est pour se plaindre que Morin a écrit ce petit recueil, je crois que c’est pour allumer un signal d’alarme, pour informer la communauté des auteurs que la revue, la sienne, l’excellente publication « Décharge » qui déniche les meilleurs poètes, pourrait un jour disparaître avec lui. « Il se demande comment elle fera sans son dévouement exclusif ». Ca ressemble à un appel à l’aide, un hameçon lancé pour pêcher celui qui aura la même passion que lui et qui fera vivre encore la revue et ceux qui y publient leurs œuvres.

On pourrait croire que Morin est peu désabusé, insuffisamment reconnu, un peu aigri de ne pas avoir, comme un éditeur courtisé, son « écurie » d’écrivains. Non, je crois que Morin est seulement un passionné de lecture, « Lire et parler d’un recueil lui donne grande satisfaction », un passionné qui entre dans l’intimité des auteurs après avoir lu seulement quelques lignes de leur plume. C’est un jouisseur qui voudrait partager sa passion, comme je le fais moi-même en lisant ses lignes et en laissant ces quelques mots sur leur auteur. Je ne voudrais tenter aucune comparaison, je ne suis pas à la hauteur, je voudrais seulement dire que je connais le frisson de l’amoureux des livres qui découvre encore un livre de plus dans sa boîte aux lettres, un livre de plus à mettre en haut de la pile déjà chancelante, un livre de plus à glisser dans un petit trou du programme de lecture, un livre à lire dans le train, dans la salle d‘attente chez le médecin, dans un bar, … partout où il est possible de grappiller un peu de temps.

Que Jacques Morin se rassure, le revuiste est un maillon essentiel de la chaîne du livre, c’est un naisseur, c’est très souvent lui qui, le tout premier, voit l’auteur inconnu avec son petit poème, son petit texte, l’auteur qui un jour sera célèbre. Combien de grands écrivains ont commencé par livrer leurs premiers essais à un journal ou une revue ? Tous ou presque ! Un jour Thierry Radière m’a dit que j’étais un passeur de textes, j’aimerais bien, les vrais passeurs de textes sont les revuistes comme Jacques Morin qui, à chaque publication, remettent sur le métier de nouveaux textes révélant de nouveaux auteurs.

samedi, 21 mai 2016

3 notes de lecture

3 notes de lectures pour

"Quand bien même" d'Isabelle Bonat-Luciani : mes impressions de lecture.pdf

"Pardon my french" de Frédérick Houdaer : décharge.pdf

"Tête dure" de Francesco Pittau : denis billamboz.pdf

Tête dure.JPEGPardon my French.jpegQuand bien même.jpeg