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mercredi, 28 septembre 2016

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Gérard Sendrey expose

A Paris jusqu’au 29 octobre 2016 exposition « GERARD SENDREY ou Le pèlerin sur le chemin de la lumière »

Lunch alchimique le 9 octobre à 15h

L’ASSIETTE, 78 rue Labat – 75018 PARIS. Tél : 01 42 59 06 63

www.lassiette-restosympa.fr https://www.facebook.com/LAssietteRestaurantMontmartre/

Métros : Jules Joffrin (12) – Lamarck Caulaincourt (12) Marcadet-Poissonniers (4 et 12)

A cette occasion seront également disponibles les carnets de dessins

« Carnet d’embrouillaminis et de melting pot », « Carnet de melting pot et d’embrouillaminis » et l’autobiographie « Mon amour pour la vie en moi » publiés aux éditions Les Carnets du Dessert de Lune

Vous pourrez aussi découvrir 3 livres que Gérard m’a fait l’honneur d’illustrer : 

« Sans envie de rien » au Cactus inébranlable édition, « Séjours-là suivi de D’autres vie » chez MEO éditions, « La Soie des mots musique » chez Editinter

Carnet d'embrouillaminis.jpg- Mon amour pour la vie en moi .jpeg Carnet de melting pot.jpg  Cover Sans envie de rien 23082015.jpgIMG_0619.jpgLa soie des mots musique.jpg



 

jeudi, 22 septembre 2016

Prix du 1er recueil de poésie

La Patagonie.JPGLe prix du premier recueil de poésie 2016 de La Fondation Antoine et Marie-Hélène Labbé est attribué à

Perrine Le Querrec pour son recueil « La Patagonie » publié aux Carnet du Dessert de Lune dans la collection Pleine Lune, préfacé par Jean-Marc Flahaut.

Pour tout savoir sur ce livre et sur l’auteur, lire un extrait, éventuellement le commander, c’est là: http://www.dessertdelune.be/perrine-le-querrec.html

lundi, 19 septembre 2016

Une note de lecture pour "Le chuchotis des mots"

COULIOU Chantal, BERGHMAN Charlotte, Le Chuchotis des mots, Les carnets du dessert de lune, 2016, 75 p. 10€

Le chuchotis des mots.jpegLa poésie chuchote le monde en le disant, elle invite son lecteur à saisir l’ordre des représentations, à dépasser le réel pour y voir, en dessous, par impertinence, par volonté ou par conscience nouvelle, les mécanismes et ce qui lui échappe. Car, ce qui n’est pas représenté du monde nous échappe toujours. Que le bruissement de consonnes et le souffle léger de voyelles suffisent à cette œuvre humaine de première main définit la poésie. Le recueil de textes et d’images de Chantal Couliou et Charlotte Berghman offre ce plaisir vif d’entrer par effraction consentie dans l’univers qui nous entoure. Les dessins aquarellés, sont légers, infimes, rieurs, plus ébauchés que posés. Pourquoi ? Pour permette au lecteur de vagabonder, d’aller à son rythme dans un univers qui n’a pas de clôture qui travaille à son ouverture incessante : 

« Tous ces petits papiers colorés / Sur les murs infinis de la poésie »

La poésie creuse l’appétit de la découverte des choses, « pour dire toutes les envies ». 

Le pédagogue trouvera, en plus, dans ce recueil sensible et gai, une foule de clins d’œil aux cours de récréation, aux comportements d’école, à la vie des classes. Les autrices ont choisi d’aborder la vie contemporaine avec un regard intérieur positif. Si 

« Le tourniquet ressasse les refrains / Des enfants endormis »

C’est pour affirmer la primauté de la pluralité sur l’isolement de l’individu. Seule la lune se doit d’être « Drapée dans sa solitude ». Mais la lune est un astre, pas l’humain qui doit apprendre à combattre les désastres. 

« Oyez, oyez / Bonnes gens / Avis de grands vents,/ Veuillez / Rester / Aux abris »

Pour ce faire, il faut entendre la nature : 

« L’if et le thuya / Se penchent fiévreusement/ Sur la pierre froide des cimetières / Sans craindre de vieillir ».

Le jeu des couleurs, ces taches jetées çà et là comme par mégarde, mais gardons-nous d’un jugement aussi hâtif, tentent de dessiner cet « accord parfait », cette harmonie à trouver, où « (…) dessiner 

Les contours de la vie ».

Lire la poésie est une invitation à se défaire des stéréotypes. Dans ce processus, l’insistance des créatrices ne peut-elle être lue comme la volonté de construire un temps, une durée, celle de la lecture, où le lecteur, la lectrice rompent avec les stéréotypes. La lecture de poésie deviendrait alors un acte de rupture, de séparation du normé, de l’attendu pour une échappée tendre et colorée vers l’humour créateur de sens imprévus. 

© Philippe Geneste in Blog Lisez Jeunesse

lundi, 12 septembre 2016

Une note de lecture pour "Jours de liesse"

Jours de liesse.JPGJours de liesse. Saïd Mohamed. Les Carnets du Dessert de Lune

C’est dehors, au milieu des autres, dans l’incessant flux des piétons qui vaquent, se croisent, se heurtent, participant lui aussi à la grande bousculade, y happant des odeurs suaves, froides, enivrantes ou surannées, celles qui émanent des corps, des caniveaux, des chiens mouillés, des poubelles, des pots d’échappement, des cuisines ouvertes, c’est dans le brouhaha, dans l’agitation quotidienne, brutale et sauvage des rues animées que Saïd Mohamed va puiser l’étonnante vitalité qu’il diffuse ensuite sans compter dans ses poèmes. Il est en pays de connaissance. Il se mêle à ceux qui lui ressemblent et qui éprouvent l’impérieux besoin de côtoyer la foule plutôt que de s’isoler en chambre close. Cela se passe dans certains quartiers de Marrakech, de Paris, d’Istanbul ou de New York, dans des artères populaires que sillonnent des milliers d’anonymes souvent immigrés, réfugiés, délaissés, exclus, déclassés. Chacun d’entre eux porte une histoire particulière (qui a souvent à voir avec la pauvreté, la douleur, la guerre) et un présent qui prend des allures de survie en terre hostile. « A Bab Doukala il faut s’être roulé dans la boue, les déchets des légumes et les couleurs emmêlées des montagnes de carottes, d’oignons blancs, de patates, de citrouilles, d’oranges, de bananes, de tomates, de courgettes, d’aubergines. Y avoir entendu les cris des charretiers, les insultes des acheteurs. Ainsi à Bab Doukala va le peuple qui patauge dans la richesse et l’indigence. Peuple, sombre, de gueux fiers. Foule laide et grouillante, de noble et de mendiants mélangés. » Arpentant l’espace urbain, il note plus ce qu’il ressent que ce qu’il voit et en profite pour mettre en route son imaginaire. Celui-ci le propulse dans des territoires où la réalité perd de sa rudesse. Quand il desserre l’étau quotidien, c’est pour y ajouter une dose de fantastique plus ou moins relié à certaines coutumes et légendes. « L’ouvrier maçon, père de famille affamée, a bu le lait d’une femme enceinte, respiré l’encens, laissé couler le sang d’un coq noir sur la terre. Il a suspendu une tête d’agneau au porte-bagages de son vélo et fait sept fois le tour des remparts dans le sens du soleil. En rentrant chez lui après son labeur il a vu qu’un festin et un palais l’attendaient. Sa tête envoûtée résonnait, des coups la frappaient drus, telle la peau de chèvre polie d’un tambour. » Il y a chez Saïd Mohamed un souffle (et l’oralité n’y est sans doute pas pour rien) qui tend à l’extrême chacun de ses textes. Ce souffle-là est porteur d’une énergie rare. Qui doit, de temps à autre, on imagine, l’épuiser.

© Jacques Josse

Peut être commandé sur le site des éditions  http://www.dessertdelune.be/store/p695/Jours_de_liesse_%2... ou chez votre libraire.

 

dimanche, 11 septembre 2016

Une note de lecture pour "Pardon My French"

Pardon my French.jpeg"Pardon my French" de Frédérick Houdaer paru en juin dans la collection Pleine Lune. On peut le commander sur le site des éditions www.dessertdelune.be ou en librairie.

C’est un lieu commun qu’il n’est vain de rappeler : la poésie française manque d’humour ; elle rit peu : le rire ni le sourire ne sont l’objet d’une tradition poétique marquée. Si l’humour affleure dans la satire, par exemple, traditionnelle, on reste dans un entre-soi (les poètes s’adressent aux poètes). Si on regarde du côté de la fantaisie, du cocasse, de la légèreté, on frise la rimaille enfantine quand on ne s’y complaît. On notera toutefois, dans la tradition récente, de bonnes cuissons de langage (Robert Desnos) (Jean Tardieu), de l’humour con (Jean L’Anselme), du burlesque clownesque (Jean-Pierre Verheggen, mais il est belge), cela souvent relégué à l’histrionisme de cuisine, car, répétons-le, l’humour n’a pas bonne presse chez les poètes eux-mêmes. L’humour ravageur avant-gardiste ayant contribué, quant à lui, à une volonté de destruction de la poésie, ou à sa haine (poètes qui se moquent de leurs pairs, ou de leurs impairs). 
Cette petite digression teintée de malice fourbe pour avancer en toute subjectivité que le manque d’humour s’étend à une vaste partie de la poésie française contemporaine. La poésie, c’est sérieux.
On peut rire de la poésie, mais on ne rit pas avec la poésie.

Et certains préfèrent en rire, comme Jean-Pierre Verheggen (mais il est belge).
 
Depuis quelques décennies, ne trouvant point leur compte dans la « bibliothèque » française, quelques poètes français regardent outre-Atlantique pour se donner de l’air et prendre le large. Du côté de l’Amérique de Charles Bukowski, de Richard Brautigan, de Raymond Carver ou de Dan Fante, des désenchantés chez lesquels le tragique de vivre fut tourné en dérision en tant qu’arme d’attaque pacifique. Sous leur tutelle, on rit jaune, comme Tristan Corbière, mais avec moins de déférence pour la langue.
Frédérik Houdaer, en droite lignée d’un récent aîné, Roger Lahu, appartient à cette famille de poètes qui ont pris l’air outre-Atlantique. Non seulement cela, mais aussi, petite goutte provocatrice, il puise dans ce que les têtes universitaires désignent sous l’appellation dénigrante de « paralittérature »1, dont il est issu (et dont il utilise en poésie un certain nombre d’archétypes et de codes), puisqu’il commença (et continue) de publier des romans noirs et des romans policiers2, avant de venir à la poésie, tardivement (Angiomes, La Passe du Vent, 2005), et, selon ses dires, sans qu’il ne connût alors rien ou quasi à la poésie (autre geste provocateur adressé à la gent intello-poétique).

« Pardon my French » est une expression populaire anglaise par quoi le locuteur (de langue anglaise) s’excuse de s’être appuyé sur un juron ou une grossièreté, d’avoir usé du langage populaire, pour énoncer un avis ; littéralement : « pardonnez mon français » : excusez-moi d’être grossier, c’est-à-dire « passez-moi l’expression ». Il semblerait bien que la langue anglaise use d’un euphémisme ironique pour moquer la langue française et son dit bel et bon usage resté dans les esprits héritiers de ce que Claude Favre de Vaugelas désignait comme « la façon de parler de la plus saine partie de la cour conformément à la façon d’écrire de la plus saine partie des auteurs du temps »3 (lesquels auteurs devaient prendre dans la noblesse des genres et des sources (mythologiques)). Ironiquement, irrévérencieux, dès son titre, Frédérick Houdaer ne s’excuse pas d’écrire des poèmes qui s’appuient sur la vie populaire (la partie non courtisane du pays) et en langue crue (ou verte) ; il écrit de la poésie populaire, non pas une poésie qui agite la vieille pompe molle d’une poésie écrite pour tous et surtout pour ceux qui ne lisent pas habituellement de poésie, mais parce qu’il puise des situations et des saynètes dans la vie quotidienne, celle que vit le peuple ; il puise dans la mythologie populaire ; ce faisant, il ne se situe ouvertement point parmi « la plus saine partie des auteurs du temps ». Usant pour cela d’une langue qu’on trouve plus couramment dans les romans policiers ou noirs que dans les livres de poèmes, d’une langue qui ne déconstruit pas la langue, mais qui est issue de l’usage courant, d’une langue parlée (semi-parlée, puisqu’elle est écrite). Son parlé-écrit tient plutôt de Frédéric Dard que de Racine. Où la poésie de Frédérick Houdaer est d’un bel effet tient dans le fait qu’elle trouve dans toute situation vécue un comique de situation, quand bien même il n’y en aurait pas, et chaque poème se termine par une pirouette (volontairement) bancale qui relève d’une morale far fetched (tirée par les cheveux), et assumée comme telle. 

Le poète-narrateur se met en scène en tant que poète dans les situations ou anecdotes dont il fait la courte narration, il en est un des personnages actifs, et nous le retrouvons dans une scène de la vie ordinaire, devant la télévision, dans un café, dans un après-festival de poésie, sur un marché, dans un ferry, un car, un train ou en train de faire l’amour. Les poèmes de Fréderick Houdaer tiennent de la short short story4  en vers (comme la pratiquait Raymond Carver), de la micro-fiction à illusion autobiographique (peu nous chalant la véracité vécue des faits évoqués, importe l’effet de réel qui embarque le lecteur dans un semblant de réalité vraisemblable). On y sourit du banal, du banal dans lequel un chacun barbote, et ça nous dit qu’y barbotent moins ceux qui le savent que ceux l’ignorant (ou feignant de l’ignorer) ; c’est de la critique de toute notre banalité de petits êtres humains. On sourit jaune ; parfois, l’exagération du trait fait rire.
Au final, dans ce livre, c’est la comédie humaine qui est mise en scène, dans sa pathétique vanité ; et le poète, en sage sans sagesse, essaie de faire entendre non pas raison mais combien tout ça est dérisoire.

© Jean-Pascal Dubost in http://poezibao.typepad.com/poezibao/2016/09/note-de-lect...

1 Insulte suprême dénoncée dans « Toi aussi, tu as des armes, poésie & politique », collectif publié à La Fabrique en 2011. L’incipit in extenso quasi : « Ce livre, où il est question de poésie, réunit des écrivains qui ont en commun de ne pas trop aimer qu’on les traite de poètes. Elles et ils ne tiennent pas non plus à ce que leur travail d’écriture soit qualifié de poésie. » 
« Il semble que l'on tente aujourd'hui, en forgeant le mot de « paralittérature » de rassembler en un tout l'ensemble des  modes d'expression langagière à caractère lyrique ou narratif  que des raisons idéologiques et sociologiques maintiennent en 
marge de la culture lettrée. Cette marginalité ambiguë qui est le propre du roman feuilleton, du roman-policier, du roman rose, de la chanson populaire, de la « science-fiction », etc., nous semble ne pas être seulement une caractéristique négative, ne pas résider dans un manque de littérarité essentiel qui entacherait ces différents genres. » (Marc Angenot, « Qu’est-ce que la paralittérature ? » in Études littéraires, vol. 7, n° 1, 1974.


2 L'Idiot n°2 (néo-polar), éditions Serpent à plumes, 1999 ; La Grande Érosion (black sotie) (roman), éditions La Passe du Vent, 2000 ; Je viendrai comme un voleur (roman), éditions Vauvenargues, 2001 ; Ils veillent (roman, comédie noire), éditions Vauvenargues, 2002 ; Ankou, lève-toi (roman), éditions Terre de brume, 2010.


3 in Remarques sur la langue française, utiles à ceux qui veulent bien parler et bien écrire, (1647)

4 Qu’il serait possible de traduire par « très très courte nouvelle », mais point par « novelette », qui désigne une pièce de musique divertissante.

jeudi, 08 septembre 2016

En septembre avec un bout d’orteil en octobre

Où seront les auteurs du Dessert de Lune

Soirée d'inauguration de la librairie La Forge à Marcq-en-Barœul le 16 septembre à 19h00, avec Fanny Chiarello marraine de la librairie. Infos et programme sur https://www.facebook.com/librairielaforge/?hc_ref=NEWSFEED ou sur http://www.librairielaforge.fr

L'occasion de découvrir « Je respire discrètement par le nez » (ill de couverture Claire Fasulo) et deux autres livres « La fin du chocolat » et « Collier de nouilles » paru aussi aux Dessert de Lune.

 

« Quand la littérature passe à table » Lecture spectacle. Le samedi 24 septembre à 19h, à Lille avec, entre autres, Fanny Chiarello et Jean-Marc Flahaut. Infos et programme sur http://mangelille.com/piece-montee/

 

Et le samedi 1er octobre, retrouvez les éditions Les Carnets du Dessert de Lune au festival Poésie danse la rue au jardin des Plantes à Rouen dès 14h. (Les éditions seront représentées par Saïd Mohamed). Programme sur http://www.poesie-danse-la-rue.fr