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lundi, 22 août 2016

Le nouveau site des Carnets du Dessert de Lune

Proche, Proche, Amie, Ami, Connaissance, Connaissance, en utilisant votre souris ou l’un de vos dix doigts, vous allez pouvoir surfer sur le nouveau site conçu et réalisé avec l’aide précieuse et indispensable de Pascal Blondiau.

C'est ici : www.dessertdelune.be

Nous avons voulu le concevoir le plus épuré possible, le plus pratique aussi.

A l’occasion du lancement de ce nouveau site, nous offrons la possibilité aux 33 premières personnes qui commanderont un ou plusieurs titres de profiter d’une remise exceptionnelle de 33%. Il vous suffira juste, après avoir rempli votre PANIER et de procéder au paiement, d’entrer le code suivant DITES33 dans la case Entrez le bon.

LE BLOG vous informera régulièrement des diverses activités des éditions, des auteurs, des livres parus ou à paraître et des articles de presse.

Le chapitre LES LIVRES vous conduira vers les différentes collections et vers les fiches de chaque livre encore disponible avec présentation et extrait.

Si voulez tout savoir (ou presque) sur les auteurs et les illustrateurs il vous suffira de cliquer sur le nom de l’auteur ou de l’illustrateur dans le chapitre LES AUTEURS & LES ILLUSTRATEURS.

L’envie d’acheter un ou plusieurs livres vous titille ? DANS PASSER COMMANDE, vous aurez le choix de commander chez votre libraire habituel ou directement chez l’éditeur en cliquant sur : JE SUIS PARTICULIER

Ami(e) libraire, toutes les informations pratiques pour nous passer commande vous sont communiquées sur : JE SUIS LIBRAIRE.

Et pour les Bibliothécaires qui veulent disposer de livres dans les rayons de leur bibliothèques c’est sur : JE SUIS BIBLIOTHECAIRE.

Le chapitre A PROPOS présente la maison d’édition et sa ligne éditoriale.

Enfin PANIER, c’est là où vous pourrez passer vos commandes qui vous seront adressées par la poste en tenant compte des délais qu’il est parfois difficile de préciser. Normalement il faut compter entre 3 et 7 jours mais si cela prenait plus de temps, n’hésitez pas à réclamer.

Bonne visite !

jeudi, 11 août 2016

Note de lecture pour Bestiolerie potagère

Bestiolerie potagère.jpgLouis Dubost, Bestiolerie potagère. Les Carnets du Dessert de Lune, 2016. Gravures de Bernadette Gervais. Préface de Georges Cathalo.

 C’est avec les coccinelles, les abeilles et les lombrics que Louis Dubost a conclu un pacte bienveillant tout en engageant une lutte sans merci envers quelques autres insectes. Ainsi commence Georges Cathalo dans la préface de cet ouvrage de Louis Dubost, lequel, après avoir été éditeur et professeur de philosophie, a décidé de consacrer le plus clair de son temps au jardinage. Pour lui, les petits habitants de ses quelques ares de jardin n’ont plus de secret, et il nous les présente ici dans toute leur diversité : doryphores, chenilles, otiorrhynques, procustes chagrinés... Mais attention, on ne trouvera pas ici un catalogue descriptif de ces petites bestioles, plutôt des contes philosophiques non dénués d’humour que ces limaces, hérissons et autres vers de terre ont inspiré à notre poète jardinier. Nous y trouvons des références à Einstein et sa théorie sur les abeilles, à Belos, philosophe démocritéen, mais aussi à Voltaire ou Max Jacob. Louis Dubost distille des souvenirs d’enfance, des anecdotes sur la pratique du jardinage, des réflexions, aussi. Bien qu’il pointe parfois du doigt les travers de certains de ses contemporains ainsi que les dégâts causés par moult insectes envahisseurs, son regard demeure toujours tendre.

Le jardinier épicurien s’affaire à laisser croître et multiplier les véritables artisans d’un monde sinon meilleur, du moins durablement habitable (Les vers de terre)

© Valérie Canat de Chizy, in http://www.terreaciel.net/Lus-et-approuves-juillet-2016#.V6xte2XWZSw

14:26 Publié dans Presse | Lien permanent | Commentaires (0)

mardi, 19 juillet 2016

Des auteurs du Dessert de Lune à Sète

Sète.jpgL’ami Saïd Mohamed tiendra échoppe pour les Editions Les Carnets du Dessert de Lune au festival des Voix vives de La Méditerranée 2016 à Sète sur La Place du Livre (Place Pouffre) qui aura lieu du 22 au 30 juillet.

Pour en savoir, plus rendez-vous sur http://www.sete.voixvivesmediterranee.com/Edition/Place_d...
 
Le samedi 30 juillet, dans le cadre de : Les éditeurs proposent, il sera accompagné d’Isabelle Bonat-Luciani pour donner lectures de leurs livres de 18h à 19h30 sur la Place du Livre (Place Pouffre). Les détails se trouvent à la page 161 du programme à télécharger sur http://www.sete.voixvivesmediterranee.com/ProgrammesFile/...

Isabelle Bonat-Luciani a publié en juin son premier recueil de poésie "Quand bien même", illustré par Eric Pessan.
Said Mohamed 
est l'auteur de 3 livres aux Dessert de Lune "Souffles", " L'éponge des mots" Prix CoPo et "Jours de liesse".

Lors de cette manifestation vous pourrez aussi croiser ou rencontrer un autre auteur du Carnet du Dessert de Lune en la personne de Georges Cathalo, récent auteur de "Bestioleries poétiques".

samedi, 02 juillet 2016

Un article pour Bec & Ongles

Bec & ongles.JPGCet article pour "Bec & Ongles" de Perrine Le Querrec paru dans la collection Pousse-Café peut se lire sur

https://charybde2.wordpress.com/2016/06/30/note-de-lectur...,

blog de la librairie Charybde, 129 rue de Charenton, Paris 75012 où vous pourrez le commander ainsi que d'autres livres des éditions Les Carnets du Dessert de Lune. 

11:35 Publié dans Presse | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : perrine le querrec

mercredi, 15 juin 2016

Articles de presses pour les nouveautés de juin 2016

En cliquant sur les différents liens vous lirez des articles de presse à propos de ces trois nouveautés disponibles dans toutes les bonnes librairies et sur la boutique en ligne des éditions : http://dessert-de-lune.123website.be/354029100/category/6...

Articles pour Je respire discrètement par le nez

Le lien pour article dans le soir :http://lescarnetsdudessertdelune.hautetfort.com/presses_l...

Le lien sur tulisquoi :http://www.tulisquoi.net/je-respire-discretement-par-le-n...

Le lien sur critiqueslibres :http://www.critiqueslibres.com/i.php/vcrit/48316

Le lien sur letrianglemasqué :http://letrianglemasque.blogspot.be/2016/05/pardon-my-fre...

Articles pour Quand bien même

Le lien sur lacauselittéraire :http://www.lacauselitteraire.fr/quand-bien-meme-isabelle-...

Le lien sur critiqueslibres :http://www.critiqueslibres.com/i.php/vcrit/48225

Le lien sur le trianglemasqué :http://letrianglemasque.blogspot.be/2016/05/pardon-my-fre...

 Articles pour Pardon my French

Le lien sur poebzine : http://poebzine.canalblog.com/archives/2016/06/08/3393457...

Le lien sur critiqueslibres :http://www.critiqueslibres.com/i.php/vcrit/48413

le lien sur letrianglemasqué :http://letrianglemasque.blogspot.be/2016/05/pardon-my-fre...

09:11 Publié dans Presse | Lien permanent | Commentaires (0)

Lu dans Le Soir

Article Le Soir 2.jpeg

09:03 Publié dans Presse | Lien permanent | Commentaires (0)

mardi, 14 juin 2016

Rencontres et lectures avec 2 auteurs.

Ce samedi 18 juin à 18h, venez rencontrer et partager quelques instants de lecture avec MARIE EVKINE et MARCELLA.

Cela se passera à la librairie « L’AUTRE LIVRE » et vous pourrez y acquérir leurs livres :

« ET LA NUIT » de Marie Evkine, illustré par Sophie Maho - « (SPORT) » et « PARIS ME DES KIDS » de Marcella, tous deux illustrés par Pépée, ainsi que quelques autres Dessert de Lune, au 13 rue de l’Ecole Polytechnique, 75005 Paris. C’est tout près du Panthéon, l’entrée est gratuite et la station de métro la plus proche est Maubert-Mutualité.

Bonne rencontres.

Jean-Louis Massot, Les Carnets du Dessert de Lune, www.dessertdelune.be

Les livres

Et la nuit : Marie Evkine se livre entière et se révèle dans ce recueil tripode. Elle donne une écriture encore sauvage où on ne sait ce qui domine de la sensualité ou de la violence. Il y a parfois dans ses poèmes des allures de comptines, des airs de chansons, mais c'est pour rappeler que la petite fille n'est pas loin de la femme meurtrie. On identifie tout au long de ce passage un certain nombre de repères, personnes chères ou lieux précieux, dans une poésie à la fois toponymique et affective. Sur cette carte d'état majeur, on croise courbes et courbures, lignes et symboles. Avec Marie Evkine, la révolte n'a jamais dit son dernier mot. © Jacques Morin (extrait de la préface)

- (Sport) : Mécanique perpétuelle du corps qui avance, position de l’écrivaine sur les starking-blocs du verbe poétique prêt à s’élancer dans la grande course du sens. Pour traverser la vie Marcella en phrases courtes comme des respirations rythmées, passe du très grand au très petit, de l’humanité aux poissons rouges, des étoiles au battement des cils. Pépée chorégraphie les mots de Marcella. En cases colorées elle décompose la phrase en mouvement du corps, gros plan, séquences, elle filme (SPORT) à l’encre (technique : crayons et pinceaux, par ordinateur). Echauffement, étirements, prêt pour la lecture ? © Perrine Le Querrec (extrait de la préface)

Paris me des Kids : La Tour Eiffel dans tous ses états comme vous ne l’avez jamais vue. Couleurs pop et graphisme dynamique, les deux auteures revisitent l’emblème de Paris. La géante de fer au gris austère s’habille en rouge, en jaune, en bleu. Et se transforme en symbole de gaieté. Paris Me des Kids, un petit livre d’art, de mots et de couleurs à emporter partout… Un livre créatif qui laisse place à l’inventivité des enfants.

(sport).jpgParis me des kids.JPGEt la nuit.jpeg

mercredi, 01 juin 2016

C'est pour "Je respire discrètement par le nez"

Je respire discrètement par le nez.jpegCette note de lecture pour "Je respire discrètement par le nez" de Fanny Chiarello est de Denis Billamboz. Elle vient de paraître dans http://www.critiqueslibres.com/i.php/vcrit/48316.

Pour commander ou lire un extrait de ce livre rendez-vous ICI

A bord de mon zeppelin

A propos de ce recueil, Fanny Chiarello n’est pas avare d’informations, elle met le lecteur à l’aise d’emblée en lui expliquant, dans un avant-propos, les conditions dans lesquelles la narratrice a écrit son texte. Elle vit dans un petit appartement, son zeppelin, elle précise : « A son bord, j’écris un roman dont le titre de travail est Saucisse mais qui prendra in fine celui, plus digne, de Le Zeppelin, parallèlement, je tiens un journal qui pourrait s’appeler Journal du Zeppelin, mais non il s’appelle Je respire discrètement par le nez ». Etonné ! Fanny a déjà, selon sa bibliographie, écrit, en 2006, un livre qui porte ce même titre mais c’était un recueil de poésie, on pourrait ainsi penser que l’auteure n’est pas la narratrice. Dans ce journal, elle dessine, elle dispose des collages, des découpages, des pliages, des photos, des chansons qu’elle compose... et surtout elle écrit des petits textes, des poèmes, des notes, des ébauches de textes ou poèmes, des réflexions. Elle raconte sa vie ou plutôt la vie qu’elle n’a pas, la vie qu’elle voudrait avoir, la vie qu’elle essaie de nous faire croire qu’elle a. « Ce serait bien de se promener sous un vrai soleil en tenant une main, et ce serait encore mieux avec quelqu’un au bout de cette main ».

A la lecture de ce recueil, on a, moi surtout, plutôt l’impression qu’elle s’ennuie à mourir, qu’elle s’invente une vie, des amis, un amour, une amoureuse qui la choierait et qu’elle câlinerait et peut-être un roman en écriture qui n’existe apparemment qu’à l’état de projet, jamais mis en chantier. Elle n’évoque jamais les instants qu’elle consacre à l’écriture. Pour meubler le vide de son existence et remplir son cœur de l’affection qu’elle ne reçoit pas ou plus, elle nomme, avec des noms de personne, ses animaux de compagnie ou ceux qu’elle rencontre régulièrement au cours de ses balades et même son vélo, se créant ainsi un monde palliatif. Mais ce subterfuge ne peut pas faire oublier au lecteur les passages qui dévoilent le mal être de la narratrice comme ceux où elle éprouve le besoin de sentir la réalité de son corps pour être convaincue de sa propre existence. « … tout ce qui emplit cet appartement est un prolongement dans l’espace de mon corps et de ses besoins : c’est tangible. Je suis tangible ».

Ces morceaux de texte sont écrits avec une verve qui évoque le discours d’une personne qui parle trop vite, essayant de dire précipitamment beaucoup de choses pour être entendue, pour exister dans l’oreille des autres. On a l’impression que ces textes d’une belle qualité littéraire, fluides, vifs, alertes, traduisent la nervosité, l’hypersensibilité et les frustrations que la narratrice a subies pendant les deux années qu’elle a passées dans son zeppelin. Ce zeppelin que Claire Fasulo a joliment dessiné sur la couverture de ce recueil, celui qui a peut-être donné son titre à un roman et si ce roman existe un jour je voudrais à tout prix le lire car l’écriture de Fanny Chiarello m’a totalement séduit.

« Allez viens, toi qui n’étais rien pour moi hier encore, entre dans ma vie sois la bienvenue, tu trouveras facilement les commandes de mes fonctions vitales… ».

 

08:59 Publié dans Presse | Lien permanent | Commentaires (0)

lundi, 30 mai 2016

Une note de lecture pour "Appunti stretti"

Appunti stretti.jpgC'est-à-lire sur http://www.dechargelarevue.com/I-D-no-635-Dernieres-nouve...

Une note de lecture signée Claude Vercey à propos du recueil "Appunti Stretti" de Jean-Louis Jacquier-Roux paru en octobre 2015 aux éditions Les Carnets du Dessert de Lune. Pour commander rendez-vous sur http://dessert-de-lune.123website.be/354029100/product/15... ou chez votre libraire habituel.

samedi, 28 mai 2016

Petite note de lecture pour petit livre

C'est dans le Carnet et les Instants à propos de "Poèmes mignons pour petits capons" d'Eric Dejaeger paru en février dans la collection Lalunestlà 

Poèmes mignons.jpeg"... allant du noir obscur au rouge sang, Éric Dejaeger sortait en février un petit recueil de Poèmes mignons pour petits capons aux Carnets du dessert de lune. Illustré par la fille de l’auteur, ce (très) petit livre se veut ludique. À travers ces quelques comptines sans prétention, Dejaeger, père et fille, divertissent les petits loulous."
© Audrey CHÈVREFEUILLE

Disponible sur le site http://dessert-de-lune.123website.be/…/poèmes-mignons-pou... ou en librairies.

 

 
 

jeudi, 26 mai 2016

Deux notes de lecture pour les nouveautés de mai 2016

Une lecture de Marcella à propos de « Quand bien même » d’Isabelle Bonat-Luciani

Le livre d’Isabelle Bonat-Luciani (suite et fin)

Le livre est beau en vrai.  Je l’ai lu hier soir puis relu quelques textes ce matin et je le relirai encore parfois car le lire c’est se donner envie de le lire. Il parle d’elle, de lui, de celles et ceux que l’on ne connait pas mais que ses mots nous offrent, il parle d'amours qui grandissent dans l’absence et d’absences si fortes qu’elles en deviennent présence, il parle de la mer, des peurs, des bouches, des robes, des silences, de la vie éternelle et de la mort éphémère, des tissus, des averses d’été, de galettes des rois, de rouge à lèvres rouge, il  parle des corps en attente.

Un petit extrait pour vos beaux yeux : « Et si j’effeuille silence après silence, et si je dénoue ta peau grain après grain, et si j’ouvre bouche après bouche et que je mêle tes mots sur ma langue, que pas après pas je grandis ton ombre pour me cacher, et si je retiens tout ce qui pourrait me confondre, et si j’écris ton nom loin d’ici, et si je tente de ne rien tenter, est-ce que demain, même s’il est déjà trop tard, tu me voudras près de tes habitudes » .

© Marcella - Quand bien même d’Isabelle Bonat-Luciani, Illustration couverture : Eric Pessan - Editions Les Editions Les Carnets du Dessert de Lune. 12 €

http://dessert-de-lune.123website.be/354029100/product/21...

Une lecture de Michel Thion pour « Pardon my french » de Frédérick Houdaer

 Houdaer nous attend au tournant. Lu cet après-midi, en vitesse, « Pardon my french » (éd. Carnets du Dessert de Lune), le dernier ouvrage de Frédérick Houdaer. Parenthèse, Houdaer ça se lit toujours en vitesse, je ne sais pas pourquoi, ça ne lui enlève rien, mais peut-être lui le sait-il ?

Poésie. « Pardon my french » c'est de la poésie. De plus en plus, pas de doute. On s'éloigne de ces « short short » qu'il aime tant, à la Fredric Brown, où seule la chute importait.

Mais pourtant, c'est bien du Houdaer, comme d'hab, par certains côtés. L'impression de marcher pieds nus dans du gravier, au lieu d'être en ballerines sur un plancher ciré, comme chez les bons poètes qui font bêtement ricaner Houdaer. Très agréable les grands planchers cirés, un peu glissants, on y danse une valse viennoise à chaque fois qu'on dit «  file-moi le sel ! »

Chez Houdaer, c'est plutôt une espèce de « frrrrtt, frrrrtt ! » que l'on soulève en marchant avec ses croquenots, dans ses racontars étranges qui trainent un peu des pieds.

Mais là, il y a un tournant, au coin du bois, là ou Houdaer nous attend. (Noter la jolie assonance « là où Houdaer » pour un peu on le chanterait…). Le tournant, c'est que Houdaer, dans ce nouveau livre, sans qu'il y paraisse vraiment, change radicalement de point de vue, sans prévenir : Il vit ce qu'il raconte au lieu de raconter ce qu'il vit, comme le Houdaer d'avant (ou bien doit-on dire l'Houdaer d'avant ?).

Le tournant, c'est que Houdaer passe ici du transfert situationnel au transfert personnel comme diraient les locuteurs de langues signées. Le texte devient performatif, le texte agit directement sur le lecteur/auditeur, le lecteur devient le poète, le texte devient poème, le texte n'agit pas sur le lecteur, le texte agit le lecteur.

Sans transition et sous les apparences de ces petits récits, plus ou moins anodins, ce qu'il nomme faute de mieux la « poésie du quotidien », on est entré en profondeur dans la poésie. C'est un choc. Vous vous baladez en pédalo le long d'une plage peinarde, vous regardez vaguement le fond de la mer à quelques mètres, et vous vous retrouvez à pédaler comme une buse au-dessus de la grande fosse du pacifique.

On n'en est encore qu'à l'orée du virage, au début de l'entrée, mais de ces virages on ne fait pas demi-tour, pas de retour en arrière.

Bref, il va mal le prendre, mais il aura tort, je dirais qu'ici et maintenant, Houdaer devient poète pour de bon.

Et ce n'est pas à cause du côté « trash » de sa langue. S'il n'y avait que ça ce serait du dumping poétique, une facilité bien peu rentable. C'est seulement une marque de justesse, d'exactitude de l'expression. En fait c'est une politesse faite au lecteur, de ne pas le prendre pour une petite chose fragile. Il est capable de vivre la vie, le lecteur d'Houdaer, et de marcher pieds nus dans le gravier. La preuve de ce que j'élucubre ici, s'il en faut une : le titre. L'expression utilisée par les anglais qui viennent de dire un gros mot comme on lâche une caisse est « pardon the french ». Houdaer, dans un joli lapsus, intitule « pardon my french ». Et le « french » d'Houdaer nous ouvre la porte de cette poésie activiste émergente à lire comme un premier livre.

© Michel Thion. « Pardon my French » de Frédérick Houdaer. Illustration de Philippe Houdaer. Editions Les Carnets du Dessert de Lune. 12 €

http://dessert-de-lune.123website.be/354029100/product/21...

 

Pardon my French.jpegQuand bien même.jpeg

 

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samedi, 21 mai 2016

3 notes de lecture

3 notes de lectures pour

"Quand bien même" d'Isabelle Bonat-Luciani : mes impressions de lecture.pdf

"Pardon my french" de Frédérick Houdaer : décharge.pdf

"Tête dure" de Francesco Pittau : denis billamboz.pdf

Tête dure.JPEGPardon my French.jpegQuand bien même.jpeg

 

 

 

 

 

 

 

 

mercredi, 18 mai 2016

Ça se passe en mai

evenementon383.jpg

 

Dans le cadre du festival Quartier du livre 2016 organisé par L’autre Livre, Perrine le Querrec lira le dimanche 22 mai à 15h30 et Said Mohamed lira le samedi 28 mai (dans la journée). Programme complet sur : https://quefaire.paris.fr/fiche/147693_festival_quartier_...

 

Le mercredi 25 mai à 19h30, Perrine Le Querrec sera à la librairie Charybde, 129 rue de Charenton à Paris 75012. Vous y trouverez ses livres « Coups de ciseaux » (illustré par Stéphanie Buttay), « Bec & Ongles » (illustré par Victor Corolleur), « La Patagonie » et « Pieds nus dans R./Barefoot in R » (traduit en anglais par Derek MunnInfos & réservations : http://www.charybde.fr/pages/librairie

 

jeudi, 12 mai 2016

Lire Léon Le Girafon

"LEON LE GIRAFON". C'est paru en février 2016 dans la collection jeunesse Lalunestlà. C'est écrit et dessiné par Olga Dupré.

On peut le commander dans toutes les bonnes librairies ou chez l'éditeur : ICI

On en parle dans Le Carnet et les Instants :

Léon le girafon.jpegFile ta tute :

Comme les petits humains, les girafons aiment leur tétine et lorsque vient le temps de s’en séparer, ils y rechignent. C’est ainsi qu’alors que sa maman lui propose mille et une façons de se débarrasser de cet objet plus vraiment de son âge, le petit Léon trouve réponse à tout et rejette les suggestions de sa girafe de mère les unes après les autres. La fée des tétines en a déjà bien assez comme ça, elle n’a pas besoin de la sienne ; les dents de traviole, c’est trop pratique pour manger ses spaghettis… Léon préfère s’endormir la tétine au bec. Pourtant, lorsqu’un beau jour on le prend pour un bébé, Léon, vexé, décide de lui-même d’abandonner l’objet dont il était friand et, empli de fierté, se proclame devenu « grand ».

Ce petit livre illustré, qui s’adresse aux enfants d’un an et demi à quatre ans, est l’œuvre d’Olga Dupré, psychologue clinicienne. L’auteure a travaillé avec des patients atteints d’un cancer et suite à cette expérience a écrit un premier livre pour enfants, La maman de Léon est malade, elle a un cancer.  Le personnage de Léon revient donc dans ce deuxième livre avec un sujet beaucoup plus léger mais qui préoccupe bien des parents. Espérons que, comme le girafon, les humains encore petits mais trop grands pour la tétine auront envie de l’envoyer valser à la poubelle, au grand dam des orthodontistes. © Fanny DESCHAMPS

08:04 Publié dans Presse | Lien permanent | Commentaires (1)

mercredi, 11 mai 2016

3 nouveautés pour mai/juin

9782930607412.jpeg9782930607399.jpegElles viennent d'arriver les 3 nouveautés aux éditions Les Carnets du Dessert de Lune :

2 titres dans la collection Pleine Lune : "Quand bien même" d'Isabelle Bonat-Luciani (couverture d'Eric Pessan). Pour recevoir le bon de commande c'est ICI. Pour lire un extrait cliquez sur Lire un extrait.

"Pardon my French" de Frédérick Houdaer (couverture Philippe Houdaer). Pour recevoir le bon de commande c'est ICIPour lire un extrait cliquez sur Lire un extrait.

9782930607429.jpeg1 titre dans la collection Sur La Lune : "Je respire discrètement par le nez" de Fanny Chiarello (couverture de Claire Fasulo). Pour recevoir le bon de commande c'est ICIPour lire un extrait cliquez sur Lire un extrait

Pour commander les 3 titres et recevoir le Dessert "Parfum vanille" signé Francesco Pittau c'est LA.

Vous pouvez aussi commander chacune des nouveautés sur le site des éditions en cliquant sur les liens suivants :

 Je respire discrètement par le nez : http://dessert-de-lune.123website.be/354029100/product/21...

Quand bien même : http://dessert-de-lune.123website.be/354029100/product/21...

Pardon my French : http://dessert-de-lune.123website.be/354029100/product/21...

Ou sur le site de l’autre livre où vous pourrez aussi lire des extraits

 Je respire discrètement par le nez http://www.lautrelivre.fr/fanny-chiarello/je-respire-disc...

Quand bien même http://www.lautrelivre.fr/bonat-luciani-isabelle/quand-bi...

Pardon my French http://www.lautrelivre.fr/frederick-houdaer/pardon-my-fre...

En librairie c’est là : http://www.placedeslibraires.fr/livre/9782930607412-quand...

 

samedi, 07 mai 2016

En mai et puis en juin avec les auteurs du Dessert de Lune

Le programme des auteurs du Dessert de Lune en mai et en juin 2016

Le samedi 14 mai à 17h Pierre Soletti sera à la médiathèque Yvon Tondon à Pont-à-Mousson pour une lecture poétique et apéritive. Vous y trouverez ses livres « J’aurais voulu t’écrire un poème »(illustré par Valère Argué), « Je dirais que j’ai raté le train » (illustré par Amélie Harrault) et « Quand le vent chante » (illustré par Sylvie Durbec).

Le samedi 14 mai à 20h30, Said Mohamed, accompagné de Karin Helbert à l’orgue de cristal et des chants soufi d’Hamed Abdelack El Kaabe, lira des extraits de « Jours de liesse » (illustré par Coline Bruges-Renard) et de « L’éponge des mots »(illustré par Bénedicte Mercier), à La Grange aux Dimes, 61 rue Gabriel Péri, 78420 Carrières sur Seine.

Du 16 au 29 mai, de 10h30 à 19h, Pascaline Boura expose à La Lucarne des Ecrivains, 115 rue de L’Ourcq, 75019 Paris. Vous y trouverez le livre « Prova d’Orchestra » de Michaël Glück en présence de l’auteur, le samedi 21 mai à 19h.

Du 24 au 31 mai, Yves Budin expose « David Bowie par Yves Budin » au Centre Culturel de Seraing, 44 rue Renaud Strivay, 4100 Seraing. Vernissage le mercredi 25 mai de 18h30 à 20h suivi du concert Tribute to Bowie. Sur place vous pourrez acquérir et faire dédicacer « Visions of Bowie ».

Le mercredi 25 mai à 19h30, Perrine Le Querrec sera à la librairie Charybde, 129 rue de Charenton à Paris 75012. Vous y trouverez ses livres « Coups de ciseaux » (illustré par Stéphanie Buttay), « Bec & Ongles » (illustré par Victor Corolleur), « La Patagonie » et « Pieds nus dans R./Barefoot in R » (traduit en anglais par Derek Munn).

Du 27 au 29 mai, Isabelle Bonat-Luciani sera à la Comédie du Livre de Montpellier pour dédicacer son premier livre « Quand bien même » (illustré par Eric Pessan).

Et déjà vous annoncer que les éditions seront présentes au 34e Marché de la Poésie de St-Sulpice, place St-Sulpice, 75006 Paris sur le stand 209/515 avec en dédicace : Isabelle Bonat-Luciani, Fanny Chiarello (sous réserve) Perrine Le Querrec, François Garnier, Frédérick Houdaer, Etienne Lodého, Jean-Jacques Marimbert, Saïd Mohamed et Thomas Vinau.

vendredi, 06 mai 2016

Article pour La Patagonie

La Patagonie.JPGPublié en 2014 aux Carnets du Dessert de Lune, ce recueil de poèmes de Perrine Le Querrec me fait découvrir une nouvelle brillante facette de l’auteur du « Plancher », du « Prénom a été modifié », du « De la guerre » et de « L’apparition ».

En matière de poésie contemporaine (dont je ne suis vraiment pas spécialiste), il me semble souvent délicat pour l’auteur, poétesse ou poète, d’évoluer entre deux écueils également dangereux : se noyant dans les mots, échouer à faire miroiter des significations potentielles, d’une part, cherchant le cryptique à tout prix, oublier de faire résonner une musique, fût-elle maudite, d’autre part. Perrine Le Querrec échappe brillamment aux deux dangers, en nous proposant un peu moins d’une centaine de fragments, allant de quelques lignes à une pleine page, tous ou presque redoutablement acérés.

 

Semblable

Habiter une maison semblable

devoir l’esprit semblable

jouer la vie semblable

et un jour d’infime désordre

achever en pleine tête

la famille d’à côté

Sans le recours direct à une mécanique mosaïque comme dans « De la guerre », sans la nécessité d’entretenir une progression narrative, dans la douleur, le deuil, la folie ou l’échappée organisée de ses trois romans poétiques, « Le plancher », « Le prénom a été modifié » et « L’apparition », elle peut lancer ces balles dans des directions bien différentes, jouant de l’imprécation comme du songe, de la mise en garde comme du mode d’emploi questionnable, de la méditation comme – quasiment – du manifeste poétique de plein droit, du programme politique soigneusement tenu secret comme de l’enquête psychologique approfondie : sous ses mots, le poème se fait tout cela, et bien d’autres incarnations encore.

À l’aveugle

J’ai cru que la montagne saignait, que les morts marchaient, que l’inconnu déferlait, que le bois saignait, que les hommes arrivaient, que la femme m’emportait, que le sol saignait, que les maisons se déplaçaient, que l’amour apparaissait, que les mots saignaient, que ma vie commençait, que les moutons chantaient. Au fond de moi luttent dieux et démons, à l’aveugle je vous guide, je me conduis.

La brève préface de Jean-Marc Flahaut est ici particulièrement lumineuse : il souligne à fort juste titre à quel point l’aventure du langage dans laquelle est lancée désormais Perrine Le Querrec est à la fois résolument personnelle, tranchante et combative, généreuse et foudroyante, et… dangereuse. En mentionnant aussi bien l’incitation à l’audace d’un Patrick Chamoiseau que les visions d’Antonin Artaud, il s’agit bien de rappeler ici que la poésie ouvre des portes sur des lieux mystérieux ou effroyables, et rappelle souvent la possibilité de l’horreur, tapie. Il y a ici comme la scansion forcenée d’une chanson des Violent Femmes, le mortifère et libérateur « Country Death Song », qui rôde.

Miracle

Je n’écris pas une histoire mais une langue, je n’écris pas une situation mais une forme, je n’écris pas des personnages mais des langages, je n’ai pas besoin de sentiments d’anecdotes d’amour, je veux des puissances, des mots ajustés, des possessions, des folies, des guérisons, je veux des volumes pas des décors, pas des déguisements, pas des costumes, je me fous de la narration, de la progression, je marche dans la boue, je tombe à genoux, je frappe au cœur, chaque mot est une découverte, une horreur, une solitude, deux mots sont un miracle, les recherches interrogent, soulèvent le sujet, l’écorchent, l’écriture est une anatomie, elle sort chaque organe, le pèse, soupèse, le dissèque, je passe des mois à remettre dans ce corps écartelé les organes étudiés, je referme, suture au fil de crin, au fil rouge, au fil noir la peau de mon support, ses poumons remplis d’eau et de pierres, tant qu’il ne respire pas je ne respire plus, nous supprimons l’air entre les mots, il n’y a rien de plaisant à me lire, rien de confortable, rien de réconfortant, la langue s’essuie au regard humide, luisante elle pénètre, s’insinue si bien aiguisée qu’elle scarifie, laisse trace, devient trace.

Perrine Le Querrec s’affirme ainsi de plus en plus, pour moi, comme une véritable révélation.

Le continent

Nous sommes

bientôt vous verrez

Nous avons traversé

plus de désert, plus de famines

plus de guerres, plus de dictatures

plus de violence, plus de mensonges

plus de promesses, plus de temps

Nous connaissons les âmes

les fous sont parmi nous

notre chair naît guerrière

Nous sommes

à quelques meurtres de vous.

©https://charybde2.wordpress.com/2016/05/05/note-de-lecture-la-patagonie-perrine-le-querrec/

Le mercredi 25 mai à 19h30, Perrine Le Querrec sera à la librairie Charybde, 129 rue de Charenton à Paris. Vous y trouverez ses livres « Coups de ciseaux »,« Bec & Ongles »,« La Patagonie » et « Pieds nus dans R./Barefoot in R. »

 

08:02 Publié dans Presse | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : perrine le querrec

mardi, 26 avril 2016

Finir avril, commencer mai

Pour clore avril et repartir en mai voici ce qu'il va se passer aux Dessert de Lune :

Le vendredi 30 avril, à La Factorie, à Val de Reuil, Perrine Le Querrec lira des extraits de "La Patagonie". Lectures de ses autres textes par les artistes de La Compagnie.

Infos et programme : factorie.fr/agenda/poesie-a-tous-les-etages-poesie/?insta...

Le samedi 30 avril et le dimanche 1er mai Pascal Blondiau tiendra le stand des Dessert de Lune au Festival du livre de Charleroi.

Seront en dédicace le samedi 30 avril : Christiane Levêque pour "Le Mokafé" et "Ostende", Eric Dejaeger pour "Le violon pisse sur son powète" et "Poèmes mignons pour petits capons", Patrick Devaux pour "Les mouettes d'Ostende" et "Dorures légères sur l'estran".

Infos et programme : http://www.editionsdubasson.com/#!festival-du-livre-2016/...

Le dimanche 1er mai, Jean-Marc Flahaut, tiendra le stand des Dessert de Lune au salon Colères du Présent à Arras.

Seront en dédicace le dimanche 1er mai, Fanny Chiarello pour son nouveau livre "Je respire discrètement par le nez" et Jean-Marc Flahaut pour "Rengaine" et "Spiderland".

Infos et programme : http://www.coleresdupresent.com/le-salon-du-livre-arras

jeudi, 21 avril 2016

Un festival et un salon

30 avril & 1er Mai. Un Festival et un Salon

 festival du livre de Charleroi.jpgLes éditions Les Carnets du Dessert de Lune seront représentées par Pascal Blondiau au 1er festival du livre de Charleroi du 30 avril au 1er mai, de 10 h à 18h.

Infos & programme sur http://www.editionsdubasson.com/#!festival-du-livre-2016/...

Dédicaceront le samedi 30 avril à 14h : Patrick Devaux, à 15h : Christiane Levêque à 16h : Eric Dejaeger et durant tout le week-end Pascal Blondiau.

 

 

Les éditions Les Carnets du Dessert de Lune seront aussi présentes au 15e Salon du livre Colères du Présent à Arras le dimanche 1er mai, représentées par Jean-Marc Flahaut et Gilles Martin.

colères du présent.jpg

Infos & programme sur : http://www.coleresdupresent.com/le-salon-du-livre-arras

Seront en dédicaces sur le stand probablement entre 15h et 17h : Fanny Chiarello et Jean-Marc Flahaut.

Entrée libre et gratuite pour ces 2 manifestations. Venez nombreux et accompagnés.

 Jean-Louis Massot

www.dessertdelune.be

 

dimanche, 17 avril 2016

Des notes de lecture pour les petits formats

Les Carnets du Dessert de Lune ont plusieurs collections de petit format, idéales pour la poche : Pousse-Café (à ne pas confondre avec pousse au crime !), Demi-lune, Lalunestlà (pour les enfants et les parents qui savent lire)… Coup de projecteur, dans l’ordre d’apparition à l’étal…  

Le poète pisse dans son violon.jpegPierre Autin-Grenier : « Le poète pisse dans son violon ». 
Sous ce titre moqueur, Pierre Autin-Grenier a réuni des aphorismes, des mots d’esprit et des bribes. On retrouve dans le recueil ce qui fait le charme et l’originalité de ses poèmes : acuité du regard sur le monde, ton grinçant, distanciation, mauvais esprit, ironie dont l’auteur est la cible. 
Qu’on en juge : « Très tôt j’ai compris que j’étais comme les cerises et que je me conservais mieux et plus longtemps dans l’eau-de-vie » ou « Dégoûté de tout, j’ai pris mon courage à deux mains et je l’ai étranglé ». Ce qui est une façon de faire mentir le mot de la fin, « L’essentiel c’est d’échouer », car Pierre Autin-Grenier réussit parfaitement à enfiler les clichés pour un résultat noir et hilarant à souhait. (24 pages, 5 €) 

Sept novelettes (et quelque).jpegPascal Blondiau : « Sept novelettes ». 
En de courtes histoires, Pascal Blondiau raconte des moments de vie, dit l’étrangeté du monde et ce qui n’y va pas. Ainsi avec « Toussa ». On en demande plus. (20 pages, 5 €) 

Léon le girafon.jpegOlga Dupré (textes et illustrations) : « Léon le girafon ». 
Tous les parents qui ont fourré une tétine dans le bec de leur nouveau-né pour avoir la paix se posent la question, un jour ou l’autre, de sevrer le bébé qui a grandi : mais comment ? La mère de Léon, le girafon, imagine plusieurs solutions : jeter la tétine à la poubelle, l’offrir à la fée des tétines, à la petite souris, au Père Noël, sans oublier le bon sens… Mais Léon a réponse à tout pour conserver sa précieuse tétine jusqu’au jour où… Mais mystère ! Il faut lire ce petit livre qui est frais … et optimiste.
(34 pages, 8 €) 

Poèmes mignons.jpegÉric (poèmes) & Sarah (illustrations) Dejaeger« Poèmes mignons pour petits capons ». 
Le père et sa fille signent un petit livre d’apprentissage pour enfants pas sages. Car il faut bien apprendre à vivre, à ranger ses jouets et à rester propre en mangeant ! C’est frais et ça se termine par une pirouette verbale qui saute allègrement les années. Pour les ignares (dont je suis) : capon est la forme picarde (comme on le parle en Belgique) de chapon ; mais le mot signifie aussi, de manière surannée, lâche ou poltron. On peut choisir… (34 pages, 8 €)

Le chuchotis des mots.jpegChantal Couliou (poèmes) & Charlotte Berghman (illustrations), « Le chuchotis des mots ». 
D’emblée, Chantal Couliou semble s’adresser à des enfants déjà socialisés et familiarisés avec la poésie (elle utilise d’ailleurs le vers libre). On trouve les thèmes classiques de ce genre littéraire : la séparation de ceux qui s’aiment, la lune, l’angoisse, la tristesse, la solitude… mais adaptés aux jeunes. Ce qui ne va pas sans réflexion sur la poésie et le poème et même quelques allitérations (« Lui raconter une histoire / De chat huant / Ou de vieille chouette chevêche… ). Le dernier ensemble de poèmes est consacré à la peinture, ce qui constitue une bonne introduction à cet art difficile dans la mesure où les poèmes sont voisins des illustrations de Charlotte Berghman… Nul doute que l’enfant verra le monde autrement après sa lecture… (80 pages, 10 €)