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mercredi, 28 septembre 2016

Programme éditorial

A partir de 2017 Les éditions Les Carnet du Dessert de Lune ne vont plus publier que 4 à 6 titres par an.

Le programme est complet jusqu'en fin 2018.

A partir de 2019, les éditions poursuivront l'aventure éditoriale avec des auteurs que l'éditeur sollicitera et continueront avec les auteurs présents au catalogue.

 

 

 

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L'adhésion coûte 20 €. Elle vous donne droit à une réduction de 10% sur chaque titre commandé + en cadeau de bienvenue un titre de la collection Dessert et une petite surprise concoctée par la maison.

Belgique par virement sur le CCP 000 1688439 57.

France chèque pour le compte postal 11 779 34 H 026 Lille, envoyé à l'adresse des éditions : 67 rue de Venise 1050 Bruxelles ou par virement sur ce même compte. 

Pour les autres pays, virement sur le CCP 000 1688439 57. 

Paiement possible via Paypal par mail à dessertlune@gmail.com

Pour devenir membre et recevoir votre carte envoyez un mail à dessertlune@gmail.com en n'oubliant pas d'indiquer votre adresse postale et votre mode de paiement

Merci d'avance pour votre soutien. Jean-Louis Massot.

Gérard Sendrey expose

A Paris jusqu’au 29 octobre 2016 exposition « GERARD SENDREY ou Le pèlerin sur le chemin de la lumière »

Lunch alchimique le 9 octobre à 15h

L’ASSIETTE, 78 rue Labat – 75018 PARIS. Tél : 01 42 59 06 63

www.lassiette-restosympa.fr https://www.facebook.com/LAssietteRestaurantMontmartre/

Métros : Jules Joffrin (12) – Lamarck Caulaincourt (12) Marcadet-Poissonniers (4 et 12)

A cette occasion seront également disponibles les carnets de dessins

« Carnet d’embrouillaminis et de melting pot », « Carnet de melting pot et d’embrouillaminis » et l’autobiographie « Mon amour pour la vie en moi » publiés aux éditions Les Carnets du Dessert de Lune

Vous pourrez aussi découvrir 3 livres que Gérard m’a fait l’honneur d’illustrer : 

« Sans envie de rien » au Cactus inébranlable édition, « Séjours-là suivi de D’autres vie » chez MEO éditions, « La Soie des mots musique » chez Editinter

Carnet d'embrouillaminis.jpg- Mon amour pour la vie en moi .jpeg Carnet de melting pot.jpg  Cover Sans envie de rien 23082015.jpgIMG_0619.jpgLa soie des mots musique.jpg



 

jeudi, 22 septembre 2016

Prix du 1er recueil de poésie

La Patagonie.JPGLe prix du premier recueil de poésie 2016 de La Fondation Antoine et Marie-Hélène Labbé est attribué à

Perrine Le Querrec pour son recueil « La Patagonie » publié aux Carnet du Dessert de Lune dans la collection Pleine Lune, préfacé par Jean-Marc Flahaut.

Pour tout savoir sur ce livre et sur l’auteur, lire un extrait, éventuellement le commander, c’est là: http://www.dessertdelune.be/perrine-le-querrec.html

lundi, 19 septembre 2016

Une note de lecture pour "Le chuchotis des mots"

COULIOU Chantal, BERGHMAN Charlotte, Le Chuchotis des mots, Les carnets du dessert de lune, 2016, 75 p. 10€

Le chuchotis des mots.jpegLa poésie chuchote le monde en le disant, elle invite son lecteur à saisir l’ordre des représentations, à dépasser le réel pour y voir, en dessous, par impertinence, par volonté ou par conscience nouvelle, les mécanismes et ce qui lui échappe. Car, ce qui n’est pas représenté du monde nous échappe toujours. Que le bruissement de consonnes et le souffle léger de voyelles suffisent à cette œuvre humaine de première main définit la poésie. Le recueil de textes et d’images de Chantal Couliou et Charlotte Berghman offre ce plaisir vif d’entrer par effraction consentie dans l’univers qui nous entoure. Les dessins aquarellés, sont légers, infimes, rieurs, plus ébauchés que posés. Pourquoi ? Pour permette au lecteur de vagabonder, d’aller à son rythme dans un univers qui n’a pas de clôture qui travaille à son ouverture incessante : 

« Tous ces petits papiers colorés / Sur les murs infinis de la poésie »

La poésie creuse l’appétit de la découverte des choses, « pour dire toutes les envies ». 

Le pédagogue trouvera, en plus, dans ce recueil sensible et gai, une foule de clins d’œil aux cours de récréation, aux comportements d’école, à la vie des classes. Les autrices ont choisi d’aborder la vie contemporaine avec un regard intérieur positif. Si 

« Le tourniquet ressasse les refrains / Des enfants endormis »

C’est pour affirmer la primauté de la pluralité sur l’isolement de l’individu. Seule la lune se doit d’être « Drapée dans sa solitude ». Mais la lune est un astre, pas l’humain qui doit apprendre à combattre les désastres. 

« Oyez, oyez / Bonnes gens / Avis de grands vents,/ Veuillez / Rester / Aux abris »

Pour ce faire, il faut entendre la nature : 

« L’if et le thuya / Se penchent fiévreusement/ Sur la pierre froide des cimetières / Sans craindre de vieillir ».

Le jeu des couleurs, ces taches jetées çà et là comme par mégarde, mais gardons-nous d’un jugement aussi hâtif, tentent de dessiner cet « accord parfait », cette harmonie à trouver, où « (…) dessiner 

Les contours de la vie ».

Lire la poésie est une invitation à se défaire des stéréotypes. Dans ce processus, l’insistance des créatrices ne peut-elle être lue comme la volonté de construire un temps, une durée, celle de la lecture, où le lecteur, la lectrice rompent avec les stéréotypes. La lecture de poésie deviendrait alors un acte de rupture, de séparation du normé, de l’attendu pour une échappée tendre et colorée vers l’humour créateur de sens imprévus. 

© Philippe Geneste in Blog Lisez Jeunesse

lundi, 12 septembre 2016

Une note de lecture pour "Jours de liesse"

Jours de liesse.JPGJours de liesse. Saïd Mohamed. Les Carnets du Dessert de Lune

C’est dehors, au milieu des autres, dans l’incessant flux des piétons qui vaquent, se croisent, se heurtent, participant lui aussi à la grande bousculade, y happant des odeurs suaves, froides, enivrantes ou surannées, celles qui émanent des corps, des caniveaux, des chiens mouillés, des poubelles, des pots d’échappement, des cuisines ouvertes, c’est dans le brouhaha, dans l’agitation quotidienne, brutale et sauvage des rues animées que Saïd Mohamed va puiser l’étonnante vitalité qu’il diffuse ensuite sans compter dans ses poèmes. Il est en pays de connaissance. Il se mêle à ceux qui lui ressemblent et qui éprouvent l’impérieux besoin de côtoyer la foule plutôt que de s’isoler en chambre close. Cela se passe dans certains quartiers de Marrakech, de Paris, d’Istanbul ou de New York, dans des artères populaires que sillonnent des milliers d’anonymes souvent immigrés, réfugiés, délaissés, exclus, déclassés. Chacun d’entre eux porte une histoire particulière (qui a souvent à voir avec la pauvreté, la douleur, la guerre) et un présent qui prend des allures de survie en terre hostile. « A Bab Doukala il faut s’être roulé dans la boue, les déchets des légumes et les couleurs emmêlées des montagnes de carottes, d’oignons blancs, de patates, de citrouilles, d’oranges, de bananes, de tomates, de courgettes, d’aubergines. Y avoir entendu les cris des charretiers, les insultes des acheteurs. Ainsi à Bab Doukala va le peuple qui patauge dans la richesse et l’indigence. Peuple, sombre, de gueux fiers. Foule laide et grouillante, de noble et de mendiants mélangés. » Arpentant l’espace urbain, il note plus ce qu’il ressent que ce qu’il voit et en profite pour mettre en route son imaginaire. Celui-ci le propulse dans des territoires où la réalité perd de sa rudesse. Quand il desserre l’étau quotidien, c’est pour y ajouter une dose de fantastique plus ou moins relié à certaines coutumes et légendes. « L’ouvrier maçon, père de famille affamée, a bu le lait d’une femme enceinte, respiré l’encens, laissé couler le sang d’un coq noir sur la terre. Il a suspendu une tête d’agneau au porte-bagages de son vélo et fait sept fois le tour des remparts dans le sens du soleil. En rentrant chez lui après son labeur il a vu qu’un festin et un palais l’attendaient. Sa tête envoûtée résonnait, des coups la frappaient drus, telle la peau de chèvre polie d’un tambour. » Il y a chez Saïd Mohamed un souffle (et l’oralité n’y est sans doute pas pour rien) qui tend à l’extrême chacun de ses textes. Ce souffle-là est porteur d’une énergie rare. Qui doit, de temps à autre, on imagine, l’épuiser.

© Jacques Josse

Peut être commandé sur le site des éditions  http://www.dessertdelune.be/store/p695/Jours_de_liesse_%2... ou chez votre libraire.

 

dimanche, 11 septembre 2016

Une note de lecture pour "Pardon My French"

Pardon my French.jpeg"Pardon my French" de Frédérick Houdaer paru en juin dans la collection Pleine Lune. On peut le commander sur le site des éditions www.dessertdelune.be ou en librairie.

C’est un lieu commun qu’il n’est vain de rappeler : la poésie française manque d’humour ; elle rit peu : le rire ni le sourire ne sont l’objet d’une tradition poétique marquée. Si l’humour affleure dans la satire, par exemple, traditionnelle, on reste dans un entre-soi (les poètes s’adressent aux poètes). Si on regarde du côté de la fantaisie, du cocasse, de la légèreté, on frise la rimaille enfantine quand on ne s’y complaît. On notera toutefois, dans la tradition récente, de bonnes cuissons de langage (Robert Desnos) (Jean Tardieu), de l’humour con (Jean L’Anselme), du burlesque clownesque (Jean-Pierre Verheggen, mais il est belge), cela souvent relégué à l’histrionisme de cuisine, car, répétons-le, l’humour n’a pas bonne presse chez les poètes eux-mêmes. L’humour ravageur avant-gardiste ayant contribué, quant à lui, à une volonté de destruction de la poésie, ou à sa haine (poètes qui se moquent de leurs pairs, ou de leurs impairs). 
Cette petite digression teintée de malice fourbe pour avancer en toute subjectivité que le manque d’humour s’étend à une vaste partie de la poésie française contemporaine. La poésie, c’est sérieux.
On peut rire de la poésie, mais on ne rit pas avec la poésie.

Et certains préfèrent en rire, comme Jean-Pierre Verheggen (mais il est belge).
 
Depuis quelques décennies, ne trouvant point leur compte dans la « bibliothèque » française, quelques poètes français regardent outre-Atlantique pour se donner de l’air et prendre le large. Du côté de l’Amérique de Charles Bukowski, de Richard Brautigan, de Raymond Carver ou de Dan Fante, des désenchantés chez lesquels le tragique de vivre fut tourné en dérision en tant qu’arme d’attaque pacifique. Sous leur tutelle, on rit jaune, comme Tristan Corbière, mais avec moins de déférence pour la langue.
Frédérik Houdaer, en droite lignée d’un récent aîné, Roger Lahu, appartient à cette famille de poètes qui ont pris l’air outre-Atlantique. Non seulement cela, mais aussi, petite goutte provocatrice, il puise dans ce que les têtes universitaires désignent sous l’appellation dénigrante de « paralittérature »1, dont il est issu (et dont il utilise en poésie un certain nombre d’archétypes et de codes), puisqu’il commença (et continue) de publier des romans noirs et des romans policiers2, avant de venir à la poésie, tardivement (Angiomes, La Passe du Vent, 2005), et, selon ses dires, sans qu’il ne connût alors rien ou quasi à la poésie (autre geste provocateur adressé à la gent intello-poétique).

« Pardon my French » est une expression populaire anglaise par quoi le locuteur (de langue anglaise) s’excuse de s’être appuyé sur un juron ou une grossièreté, d’avoir usé du langage populaire, pour énoncer un avis ; littéralement : « pardonnez mon français » : excusez-moi d’être grossier, c’est-à-dire « passez-moi l’expression ». Il semblerait bien que la langue anglaise use d’un euphémisme ironique pour moquer la langue française et son dit bel et bon usage resté dans les esprits héritiers de ce que Claude Favre de Vaugelas désignait comme « la façon de parler de la plus saine partie de la cour conformément à la façon d’écrire de la plus saine partie des auteurs du temps »3 (lesquels auteurs devaient prendre dans la noblesse des genres et des sources (mythologiques)). Ironiquement, irrévérencieux, dès son titre, Frédérick Houdaer ne s’excuse pas d’écrire des poèmes qui s’appuient sur la vie populaire (la partie non courtisane du pays) et en langue crue (ou verte) ; il écrit de la poésie populaire, non pas une poésie qui agite la vieille pompe molle d’une poésie écrite pour tous et surtout pour ceux qui ne lisent pas habituellement de poésie, mais parce qu’il puise des situations et des saynètes dans la vie quotidienne, celle que vit le peuple ; il puise dans la mythologie populaire ; ce faisant, il ne se situe ouvertement point parmi « la plus saine partie des auteurs du temps ». Usant pour cela d’une langue qu’on trouve plus couramment dans les romans policiers ou noirs que dans les livres de poèmes, d’une langue qui ne déconstruit pas la langue, mais qui est issue de l’usage courant, d’une langue parlée (semi-parlée, puisqu’elle est écrite). Son parlé-écrit tient plutôt de Frédéric Dard que de Racine. Où la poésie de Frédérick Houdaer est d’un bel effet tient dans le fait qu’elle trouve dans toute situation vécue un comique de situation, quand bien même il n’y en aurait pas, et chaque poème se termine par une pirouette (volontairement) bancale qui relève d’une morale far fetched (tirée par les cheveux), et assumée comme telle. 

Le poète-narrateur se met en scène en tant que poète dans les situations ou anecdotes dont il fait la courte narration, il en est un des personnages actifs, et nous le retrouvons dans une scène de la vie ordinaire, devant la télévision, dans un café, dans un après-festival de poésie, sur un marché, dans un ferry, un car, un train ou en train de faire l’amour. Les poèmes de Fréderick Houdaer tiennent de la short short story4  en vers (comme la pratiquait Raymond Carver), de la micro-fiction à illusion autobiographique (peu nous chalant la véracité vécue des faits évoqués, importe l’effet de réel qui embarque le lecteur dans un semblant de réalité vraisemblable). On y sourit du banal, du banal dans lequel un chacun barbote, et ça nous dit qu’y barbotent moins ceux qui le savent que ceux l’ignorant (ou feignant de l’ignorer) ; c’est de la critique de toute notre banalité de petits êtres humains. On sourit jaune ; parfois, l’exagération du trait fait rire.
Au final, dans ce livre, c’est la comédie humaine qui est mise en scène, dans sa pathétique vanité ; et le poète, en sage sans sagesse, essaie de faire entendre non pas raison mais combien tout ça est dérisoire.

© Jean-Pascal Dubost in http://poezibao.typepad.com/poezibao/2016/09/note-de-lect...

1 Insulte suprême dénoncée dans « Toi aussi, tu as des armes, poésie & politique », collectif publié à La Fabrique en 2011. L’incipit in extenso quasi : « Ce livre, où il est question de poésie, réunit des écrivains qui ont en commun de ne pas trop aimer qu’on les traite de poètes. Elles et ils ne tiennent pas non plus à ce que leur travail d’écriture soit qualifié de poésie. » 
« Il semble que l'on tente aujourd'hui, en forgeant le mot de « paralittérature » de rassembler en un tout l'ensemble des  modes d'expression langagière à caractère lyrique ou narratif  que des raisons idéologiques et sociologiques maintiennent en 
marge de la culture lettrée. Cette marginalité ambiguë qui est le propre du roman feuilleton, du roman-policier, du roman rose, de la chanson populaire, de la « science-fiction », etc., nous semble ne pas être seulement une caractéristique négative, ne pas résider dans un manque de littérarité essentiel qui entacherait ces différents genres. » (Marc Angenot, « Qu’est-ce que la paralittérature ? » in Études littéraires, vol. 7, n° 1, 1974.


2 L'Idiot n°2 (néo-polar), éditions Serpent à plumes, 1999 ; La Grande Érosion (black sotie) (roman), éditions La Passe du Vent, 2000 ; Je viendrai comme un voleur (roman), éditions Vauvenargues, 2001 ; Ils veillent (roman, comédie noire), éditions Vauvenargues, 2002 ; Ankou, lève-toi (roman), éditions Terre de brume, 2010.


3 in Remarques sur la langue française, utiles à ceux qui veulent bien parler et bien écrire, (1647)

4 Qu’il serait possible de traduire par « très très courte nouvelle », mais point par « novelette », qui désigne une pièce de musique divertissante.

jeudi, 08 septembre 2016

En septembre avec un bout d’orteil en octobre

Où seront les auteurs du Dessert de Lune

Soirée d'inauguration de la librairie La Forge à Marcq-en-Barœul le 16 septembre à 19h00, avec Fanny Chiarello marraine de la librairie. Infos et programme sur https://www.facebook.com/librairielaforge/?hc_ref=NEWSFEED ou sur http://www.librairielaforge.fr

L'occasion de découvrir « Je respire discrètement par le nez » (ill de couverture Claire Fasulo) et deux autres livres « La fin du chocolat » et « Collier de nouilles » paru aussi aux Dessert de Lune.

 

« Quand la littérature passe à table » Lecture spectacle. Le samedi 24 septembre à 19h, à Lille avec, entre autres, Fanny Chiarello et Jean-Marc Flahaut. Infos et programme sur http://mangelille.com/piece-montee/

 

Et le samedi 1er octobre, retrouvez les éditions Les Carnets du Dessert de Lune au festival Poésie danse la rue au jardin des Plantes à Rouen dès 14h. (Les éditions seront représentées par Saïd Mohamed). Programme sur http://www.poesie-danse-la-rue.fr

lundi, 22 août 2016

Le nouveau site des Carnets du Dessert de Lune

Proche, Proche, Amie, Ami, Connaissance, Connaissance, en utilisant votre souris ou l’un de vos dix doigts, vous allez pouvoir surfer sur le nouveau site conçu et réalisé avec l’aide précieuse et indispensable de Pascal Blondiau.

C'est ici : www.dessertdelune.be

Nous avons voulu le concevoir le plus épuré possible, le plus pratique aussi.

A l’occasion du lancement de ce nouveau site, nous offrons la possibilité aux 33 premières personnes qui commanderont un ou plusieurs titres de profiter d’une remise exceptionnelle de 33%. Il vous suffira juste, après avoir rempli votre PANIER et de procéder au paiement, d’entrer le code suivant DITES33 dans la case Entrez le bon.

LE BLOG vous informera régulièrement des diverses activités des éditions, des auteurs, des livres parus ou à paraître et des articles de presse.

Le chapitre LES LIVRES vous conduira vers les différentes collections et vers les fiches de chaque livre encore disponible avec présentation et extrait.

Si voulez tout savoir (ou presque) sur les auteurs et les illustrateurs il vous suffira de cliquer sur le nom de l’auteur ou de l’illustrateur dans le chapitre LES AUTEURS & LES ILLUSTRATEURS.

L’envie d’acheter un ou plusieurs livres vous titille ? DANS PASSER COMMANDE, vous aurez le choix de commander chez votre libraire habituel ou directement chez l’éditeur en cliquant sur : JE SUIS PARTICULIER

Ami(e) libraire, toutes les informations pratiques pour nous passer commande vous sont communiquées sur : JE SUIS LIBRAIRE.

Et pour les Bibliothécaires qui veulent disposer de livres dans les rayons de leur bibliothèques c’est sur : JE SUIS BIBLIOTHECAIRE.

Le chapitre A PROPOS présente la maison d’édition et sa ligne éditoriale.

Enfin PANIER, c’est là où vous pourrez passer vos commandes qui vous seront adressées par la poste en tenant compte des délais qu’il est parfois difficile de préciser. Normalement il faut compter entre 3 et 7 jours mais si cela prenait plus de temps, n’hésitez pas à réclamer.

Bonne visite !

jeudi, 11 août 2016

Note de lecture pour Bestiolerie potagère

Bestiolerie potagère.jpgLouis Dubost, Bestiolerie potagère. Les Carnets du Dessert de Lune, 2016. Gravures de Bernadette Gervais. Préface de Georges Cathalo.

 C’est avec les coccinelles, les abeilles et les lombrics que Louis Dubost a conclu un pacte bienveillant tout en engageant une lutte sans merci envers quelques autres insectes. Ainsi commence Georges Cathalo dans la préface de cet ouvrage de Louis Dubost, lequel, après avoir été éditeur et professeur de philosophie, a décidé de consacrer le plus clair de son temps au jardinage. Pour lui, les petits habitants de ses quelques ares de jardin n’ont plus de secret, et il nous les présente ici dans toute leur diversité : doryphores, chenilles, otiorrhynques, procustes chagrinés... Mais attention, on ne trouvera pas ici un catalogue descriptif de ces petites bestioles, plutôt des contes philosophiques non dénués d’humour que ces limaces, hérissons et autres vers de terre ont inspiré à notre poète jardinier. Nous y trouvons des références à Einstein et sa théorie sur les abeilles, à Belos, philosophe démocritéen, mais aussi à Voltaire ou Max Jacob. Louis Dubost distille des souvenirs d’enfance, des anecdotes sur la pratique du jardinage, des réflexions, aussi. Bien qu’il pointe parfois du doigt les travers de certains de ses contemporains ainsi que les dégâts causés par moult insectes envahisseurs, son regard demeure toujours tendre.

Le jardinier épicurien s’affaire à laisser croître et multiplier les véritables artisans d’un monde sinon meilleur, du moins durablement habitable (Les vers de terre)

© Valérie Canat de Chizy, in http://www.terreaciel.net/Lus-et-approuves-juillet-2016#.V6xte2XWZSw

mardi, 19 juillet 2016

Des auteurs du Dessert de Lune à Sète

Sète.jpgL’ami Saïd Mohamed tiendra échoppe pour les Editions Les Carnets du Dessert de Lune au festival des Voix vives de La Méditerranée 2016 à Sète sur La Place du Livre (Place Pouffre) qui aura lieu du 22 au 30 juillet.

Pour en savoir, plus rendez-vous sur http://www.sete.voixvivesmediterranee.com/Edition/Place_d...
 
Le samedi 30 juillet, dans le cadre de : Les éditeurs proposent, il sera accompagné d’Isabelle Bonat-Luciani pour donner lectures de leurs livres de 18h à 19h30 sur la Place du Livre (Place Pouffre). Les détails se trouvent à la page 161 du programme à télécharger sur http://www.sete.voixvivesmediterranee.com/ProgrammesFile/...

Isabelle Bonat-Luciani a publié en juin son premier recueil de poésie "Quand bien même", illustré par Eric Pessan.
Said Mohamed 
est l'auteur de 3 livres aux Dessert de Lune "Souffles", " L'éponge des mots" Prix CoPo et "Jours de liesse".

Lors de cette manifestation vous pourrez aussi croiser ou rencontrer un autre auteur du Carnet du Dessert de Lune en la personne de Georges Cathalo, récent auteur de "Bestioleries poétiques".

samedi, 02 juillet 2016

Un article pour Bec & Ongles

Bec & ongles.JPGCet article pour "Bec & Ongles" de Perrine Le Querrec paru dans la collection Pousse-Café peut se lire sur

https://charybde2.wordpress.com/2016/06/30/note-de-lectur...,

blog de la librairie Charybde, 129 rue de Charenton, Paris 75012 où vous pourrez le commander ainsi que d'autres livres des éditions Les Carnets du Dessert de Lune. 

mercredi, 15 juin 2016

Articles de presses pour les nouveautés de juin 2016

En cliquant sur les différents liens vous lirez des articles de presse à propos de ces trois nouveautés disponibles dans toutes les bonnes librairies et sur la boutique en ligne des éditions : http://dessert-de-lune.123website.be/354029100/category/6...

Articles pour Je respire discrètement par le nez

Le lien pour article dans le soir :http://lescarnetsdudessertdelune.hautetfort.com/presses_l...

Le lien sur tulisquoi :http://www.tulisquoi.net/je-respire-discretement-par-le-n...

Le lien sur critiqueslibres :http://www.critiqueslibres.com/i.php/vcrit/48316

Le lien sur letrianglemasqué :http://letrianglemasque.blogspot.be/2016/05/pardon-my-fre...

Articles pour Quand bien même

Le lien sur lacauselittéraire :http://www.lacauselitteraire.fr/quand-bien-meme-isabelle-...

Le lien sur critiqueslibres :http://www.critiqueslibres.com/i.php/vcrit/48225

Le lien sur le trianglemasqué :http://letrianglemasque.blogspot.be/2016/05/pardon-my-fre...

 Articles pour Pardon my French

Le lien sur poebzine : http://poebzine.canalblog.com/archives/2016/06/08/3393457...

Le lien sur critiqueslibres :http://www.critiqueslibres.com/i.php/vcrit/48413

le lien sur letrianglemasqué :http://letrianglemasque.blogspot.be/2016/05/pardon-my-fre...

Lu dans Le Soir

Article Le Soir 2.jpeg

mardi, 14 juin 2016

Rencontres et lectures avec 2 auteurs.

Ce samedi 18 juin à 18h, venez rencontrer et partager quelques instants de lecture avec MARIE EVKINE et MARCELLA.

Cela se passera à la librairie « L’AUTRE LIVRE » et vous pourrez y acquérir leurs livres :

« ET LA NUIT » de Marie Evkine, illustré par Sophie Maho - « (SPORT) » et « PARIS ME DES KIDS » de Marcella, tous deux illustrés par Pépée, ainsi que quelques autres Dessert de Lune, au 13 rue de l’Ecole Polytechnique, 75005 Paris. C’est tout près du Panthéon, l’entrée est gratuite et la station de métro la plus proche est Maubert-Mutualité.

Bonne rencontres.

Jean-Louis Massot, Les Carnets du Dessert de Lune, www.dessertdelune.be

Les livres

Et la nuit : Marie Evkine se livre entière et se révèle dans ce recueil tripode. Elle donne une écriture encore sauvage où on ne sait ce qui domine de la sensualité ou de la violence. Il y a parfois dans ses poèmes des allures de comptines, des airs de chansons, mais c'est pour rappeler que la petite fille n'est pas loin de la femme meurtrie. On identifie tout au long de ce passage un certain nombre de repères, personnes chères ou lieux précieux, dans une poésie à la fois toponymique et affective. Sur cette carte d'état majeur, on croise courbes et courbures, lignes et symboles. Avec Marie Evkine, la révolte n'a jamais dit son dernier mot. © Jacques Morin (extrait de la préface)

- (Sport) : Mécanique perpétuelle du corps qui avance, position de l’écrivaine sur les starking-blocs du verbe poétique prêt à s’élancer dans la grande course du sens. Pour traverser la vie Marcella en phrases courtes comme des respirations rythmées, passe du très grand au très petit, de l’humanité aux poissons rouges, des étoiles au battement des cils. Pépée chorégraphie les mots de Marcella. En cases colorées elle décompose la phrase en mouvement du corps, gros plan, séquences, elle filme (SPORT) à l’encre (technique : crayons et pinceaux, par ordinateur). Echauffement, étirements, prêt pour la lecture ? © Perrine Le Querrec (extrait de la préface)

Paris me des Kids : La Tour Eiffel dans tous ses états comme vous ne l’avez jamais vue. Couleurs pop et graphisme dynamique, les deux auteures revisitent l’emblème de Paris. La géante de fer au gris austère s’habille en rouge, en jaune, en bleu. Et se transforme en symbole de gaieté. Paris Me des Kids, un petit livre d’art, de mots et de couleurs à emporter partout… Un livre créatif qui laisse place à l’inventivité des enfants.

(sport).jpgParis me des kids.JPGEt la nuit.jpeg

mercredi, 01 juin 2016

C'est pour "Je respire discrètement par le nez"

Je respire discrètement par le nez.jpegCette note de lecture pour "Je respire discrètement par le nez" de Fanny Chiarello est de Denis Billamboz. Elle vient de paraître dans http://www.critiqueslibres.com/i.php/vcrit/48316.

Pour commander ou lire un extrait de ce livre rendez-vous ICI

A bord de mon zeppelin

A propos de ce recueil, Fanny Chiarello n’est pas avare d’informations, elle met le lecteur à l’aise d’emblée en lui expliquant, dans un avant-propos, les conditions dans lesquelles la narratrice a écrit son texte. Elle vit dans un petit appartement, son zeppelin, elle précise : « A son bord, j’écris un roman dont le titre de travail est Saucisse mais qui prendra in fine celui, plus digne, de Le Zeppelin, parallèlement, je tiens un journal qui pourrait s’appeler Journal du Zeppelin, mais non il s’appelle Je respire discrètement par le nez ». Etonné ! Fanny a déjà, selon sa bibliographie, écrit, en 2006, un livre qui porte ce même titre mais c’était un recueil de poésie, on pourrait ainsi penser que l’auteure n’est pas la narratrice. Dans ce journal, elle dessine, elle dispose des collages, des découpages, des pliages, des photos, des chansons qu’elle compose... et surtout elle écrit des petits textes, des poèmes, des notes, des ébauches de textes ou poèmes, des réflexions. Elle raconte sa vie ou plutôt la vie qu’elle n’a pas, la vie qu’elle voudrait avoir, la vie qu’elle essaie de nous faire croire qu’elle a. « Ce serait bien de se promener sous un vrai soleil en tenant une main, et ce serait encore mieux avec quelqu’un au bout de cette main ».

A la lecture de ce recueil, on a, moi surtout, plutôt l’impression qu’elle s’ennuie à mourir, qu’elle s’invente une vie, des amis, un amour, une amoureuse qui la choierait et qu’elle câlinerait et peut-être un roman en écriture qui n’existe apparemment qu’à l’état de projet, jamais mis en chantier. Elle n’évoque jamais les instants qu’elle consacre à l’écriture. Pour meubler le vide de son existence et remplir son cœur de l’affection qu’elle ne reçoit pas ou plus, elle nomme, avec des noms de personne, ses animaux de compagnie ou ceux qu’elle rencontre régulièrement au cours de ses balades et même son vélo, se créant ainsi un monde palliatif. Mais ce subterfuge ne peut pas faire oublier au lecteur les passages qui dévoilent le mal être de la narratrice comme ceux où elle éprouve le besoin de sentir la réalité de son corps pour être convaincue de sa propre existence. « … tout ce qui emplit cet appartement est un prolongement dans l’espace de mon corps et de ses besoins : c’est tangible. Je suis tangible ».

Ces morceaux de texte sont écrits avec une verve qui évoque le discours d’une personne qui parle trop vite, essayant de dire précipitamment beaucoup de choses pour être entendue, pour exister dans l’oreille des autres. On a l’impression que ces textes d’une belle qualité littéraire, fluides, vifs, alertes, traduisent la nervosité, l’hypersensibilité et les frustrations que la narratrice a subies pendant les deux années qu’elle a passées dans son zeppelin. Ce zeppelin que Claire Fasulo a joliment dessiné sur la couverture de ce recueil, celui qui a peut-être donné son titre à un roman et si ce roman existe un jour je voudrais à tout prix le lire car l’écriture de Fanny Chiarello m’a totalement séduit.

« Allez viens, toi qui n’étais rien pour moi hier encore, entre dans ma vie sois la bienvenue, tu trouveras facilement les commandes de mes fonctions vitales… ».

 

lundi, 30 mai 2016

Une note de lecture pour "Appunti stretti"

Appunti stretti.jpgC'est-à-lire sur http://www.dechargelarevue.com/I-D-no-635-Dernieres-nouve...

Une note de lecture signée Claude Vercey à propos du recueil "Appunti Stretti" de Jean-Louis Jacquier-Roux paru en octobre 2015 aux éditions Les Carnets du Dessert de Lune. Pour commander rendez-vous sur http://dessert-de-lune.123website.be/354029100/product/15... ou chez votre libraire habituel.

samedi, 28 mai 2016

Petite note de lecture pour petit livre

C'est dans le Carnet et les Instants à propos de "Poèmes mignons pour petits capons" d'Eric Dejaeger paru en février dans la collection Lalunestlà 

Poèmes mignons.jpeg"... allant du noir obscur au rouge sang, Éric Dejaeger sortait en février un petit recueil de Poèmes mignons pour petits capons aux Carnets du dessert de lune. Illustré par la fille de l’auteur, ce (très) petit livre se veut ludique. À travers ces quelques comptines sans prétention, Dejaeger, père et fille, divertissent les petits loulous."
© Audrey CHÈVREFEUILLE

Disponible sur le site http://dessert-de-lune.123website.be/…/poèmes-mignons-pou... ou en librairies.

 

 
 

jeudi, 26 mai 2016

Deux notes de lecture pour les nouveautés de mai 2016

Une lecture de Marcella à propos de « Quand bien même » d’Isabelle Bonat-Luciani

Le livre d’Isabelle Bonat-Luciani (suite et fin)

Le livre est beau en vrai.  Je l’ai lu hier soir puis relu quelques textes ce matin et je le relirai encore parfois car le lire c’est se donner envie de le lire. Il parle d’elle, de lui, de celles et ceux que l’on ne connait pas mais que ses mots nous offrent, il parle d'amours qui grandissent dans l’absence et d’absences si fortes qu’elles en deviennent présence, il parle de la mer, des peurs, des bouches, des robes, des silences, de la vie éternelle et de la mort éphémère, des tissus, des averses d’été, de galettes des rois, de rouge à lèvres rouge, il  parle des corps en attente.

Un petit extrait pour vos beaux yeux : « Et si j’effeuille silence après silence, et si je dénoue ta peau grain après grain, et si j’ouvre bouche après bouche et que je mêle tes mots sur ma langue, que pas après pas je grandis ton ombre pour me cacher, et si je retiens tout ce qui pourrait me confondre, et si j’écris ton nom loin d’ici, et si je tente de ne rien tenter, est-ce que demain, même s’il est déjà trop tard, tu me voudras près de tes habitudes » .

© Marcella - Quand bien même d’Isabelle Bonat-Luciani, Illustration couverture : Eric Pessan - Editions Les Editions Les Carnets du Dessert de Lune. 12 €

http://dessert-de-lune.123website.be/354029100/product/21...

Une lecture de Michel Thion pour « Pardon my french » de Frédérick Houdaer

 Houdaer nous attend au tournant. Lu cet après-midi, en vitesse, « Pardon my french » (éd. Carnets du Dessert de Lune), le dernier ouvrage de Frédérick Houdaer. Parenthèse, Houdaer ça se lit toujours en vitesse, je ne sais pas pourquoi, ça ne lui enlève rien, mais peut-être lui le sait-il ?

Poésie. « Pardon my french » c'est de la poésie. De plus en plus, pas de doute. On s'éloigne de ces « short short » qu'il aime tant, à la Fredric Brown, où seule la chute importait.

Mais pourtant, c'est bien du Houdaer, comme d'hab, par certains côtés. L'impression de marcher pieds nus dans du gravier, au lieu d'être en ballerines sur un plancher ciré, comme chez les bons poètes qui font bêtement ricaner Houdaer. Très agréable les grands planchers cirés, un peu glissants, on y danse une valse viennoise à chaque fois qu'on dit «  file-moi le sel ! »

Chez Houdaer, c'est plutôt une espèce de « frrrrtt, frrrrtt ! » que l'on soulève en marchant avec ses croquenots, dans ses racontars étranges qui trainent un peu des pieds.

Mais là, il y a un tournant, au coin du bois, là ou Houdaer nous attend. (Noter la jolie assonance « là où Houdaer » pour un peu on le chanterait…). Le tournant, c'est que Houdaer, dans ce nouveau livre, sans qu'il y paraisse vraiment, change radicalement de point de vue, sans prévenir : Il vit ce qu'il raconte au lieu de raconter ce qu'il vit, comme le Houdaer d'avant (ou bien doit-on dire l'Houdaer d'avant ?).

Le tournant, c'est que Houdaer passe ici du transfert situationnel au transfert personnel comme diraient les locuteurs de langues signées. Le texte devient performatif, le texte agit directement sur le lecteur/auditeur, le lecteur devient le poète, le texte devient poème, le texte n'agit pas sur le lecteur, le texte agit le lecteur.

Sans transition et sous les apparences de ces petits récits, plus ou moins anodins, ce qu'il nomme faute de mieux la « poésie du quotidien », on est entré en profondeur dans la poésie. C'est un choc. Vous vous baladez en pédalo le long d'une plage peinarde, vous regardez vaguement le fond de la mer à quelques mètres, et vous vous retrouvez à pédaler comme une buse au-dessus de la grande fosse du pacifique.

On n'en est encore qu'à l'orée du virage, au début de l'entrée, mais de ces virages on ne fait pas demi-tour, pas de retour en arrière.

Bref, il va mal le prendre, mais il aura tort, je dirais qu'ici et maintenant, Houdaer devient poète pour de bon.

Et ce n'est pas à cause du côté « trash » de sa langue. S'il n'y avait que ça ce serait du dumping poétique, une facilité bien peu rentable. C'est seulement une marque de justesse, d'exactitude de l'expression. En fait c'est une politesse faite au lecteur, de ne pas le prendre pour une petite chose fragile. Il est capable de vivre la vie, le lecteur d'Houdaer, et de marcher pieds nus dans le gravier. La preuve de ce que j'élucubre ici, s'il en faut une : le titre. L'expression utilisée par les anglais qui viennent de dire un gros mot comme on lâche une caisse est « pardon the french ». Houdaer, dans un joli lapsus, intitule « pardon my french ». Et le « french » d'Houdaer nous ouvre la porte de cette poésie activiste émergente à lire comme un premier livre.

© Michel Thion. « Pardon my French » de Frédérick Houdaer. Illustration de Philippe Houdaer. Editions Les Carnets du Dessert de Lune. 12 €

http://dessert-de-lune.123website.be/354029100/product/21...

 

Pardon my French.jpegQuand bien même.jpeg

 

samedi, 21 mai 2016

3 notes de lecture

3 notes de lectures pour

"Quand bien même" d'Isabelle Bonat-Luciani : mes impressions de lecture.pdf

"Pardon my french" de Frédérick Houdaer : décharge.pdf

"Tête dure" de Francesco Pittau : denis billamboz.pdf

Tête dure.JPEGPardon my French.jpegQuand bien même.jpeg