Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

samedi, 04 juillet 2020

Du 18 au 25 juillet, soyez à Sète

Du 18 au 25 juillet, Les éditions Les Carnets du Dessert de Lune seront exposés sur le stand des éditions Gros textes et représentées par Yves Artufel.

http://www.sete.voixvivesmediterranee.com/

Vous y trouverez les plus récentes parutions ainsi que d'autres titres dans les diverses collections.

Vous n'avez pu les acquérir au marché de la poésie de St-Sulpice en juin pour les raisons que vous savez, alors passez par Sète et laissez vous tenter.

samedi, 27 juin 2020

L.A.A.F.L.A et le salon de l'autre livre

Bonjour,

Comme vous le savez peut-être, à cause de procédés peu respectueux des règles en vigueur, établies elles-mêmes par les organisateurs du salon de l'autre livre : (premier arrivé, premier inscrit), alors que le mail d'inscription a été envoyé à des dates différentes, ce qui fausse le jeu, il a été répondu aux Carnets du Dessert de Lune que la liste était complète... et que malheureusement (sic) il n'y a plus de place... Ceci pour vous informer, si jamais vous aviez eu l'intention de venir y faire acquisition du recueil qui vient de paraître au Cactus Inébranlable Editions "L'A.À.A.F.L.A, L'Appareil À Fabriquer Les Aphorismes", ce ne sera pas possible lors de ce salon mais peut-être, si c'est maintenu, lors du marché de la poésie de St-Sulpice en octobre.

Mais comme vous ne pourrez pas attendre jusque là ... je vous propose d'acquérir ce recueil soit chez l'éditeur ou bien directement chez moi à dessertlune@gmail.com Et peut-être cet article de presse qui vient de paraître vous donnera cette envie.

Belle journée à vous. Jean-Louis Massot (et désolé si vous avez déjà reçu cet article via un autre canal).

Couverture - AÀFLA 23-04-20 %282%29.jpg"Après un livre de Jean-Louis Massot éditeur, j’enchaîne avec un livre de Jean-Louis Massot auteur et la qualité est toujours la même, à passer sa vie dans les livres, à séparer le bon grain du moins bon grain, il a affuté le talent inné qu’il a pour les lettres, sa plume ne le trahit pas plus que son nez. Dans ce recueil, il nous raconte comment il a inventé une machine infernale capable de fabriquer les meilleurs aphorismes. Mais, la machine est fragile, capricieuse, espiègle, …, il est nécessaire de suivre scrupuleusement la fiche technique pour le montage, comme pour les meubles vendus dans des grandes surfaces construites par des Suédois, et le mode d’emploi pour l’utilisation. Cette machine aurait pu être inventée par Pierre Dac avec l’assistance de Raymond Queneau et les conseils d’Achille Chavée et certainement d’autres que j’ai moins lus, elle aurait peut-être tout aussi bien marché.

Avant de dévoiler un échantillon d’aphorismes produits par cette étonnante machine, il convient de rappeler, car certains en doute encore, qu’« Un aphorisme court en dit long » et même qu’il en dit beaucoup sur certains : « Montre-moi un peu ton aphorisme et je te dirai qui tu hais ». Et malgré toutes ces qualités « …l’aphorisme n’est toujours pas reconnu comme remède à la morosité » et pourtant « Un aphorisme n’est pas un médicament à prendre à la légère ».

L’A.A.F.L.A. est une machine impitoyable, elle ne tolère pas l’approximation, elle avertit les rimailleurs : « Il y a des poètes qui méritent des coups de métrique sur les fesses ». Elle est aussi très perspicace, un peu cancanière, elle sait tout même ce que la femme du pompier de service ignore, « Quand il la trompa, la femme du pompier n’y vit que du feu ». Elle connait même tous ceux qui ont des comptes ou des contes à rendre, ou presque, « A la fin de leur vie, les frères Grimm avaient-ils encore des contes à rendre ».

La liste pourrait être beaucoup plus longue mais il faut en laisser pour les lecteurs assidus, et même les autres, de cette brillante collection. Je dévoilerai cependant ce petit dernier que j’ai particulièrement goûté : « Et si quelqu’un nous avait appris à rire l’alphabet sur les bancs de l’école ? » Excellente question vous avez bien fait de la poser à vos fidèles lecteurs !"

© Denis Billamboz. mesimpressionsdelecture.unblog.fr

mardi, 23 juin 2020

note de lecture à propos du 2e opus de la Tétralogie de Daniel Fano

Le privilège du fou 2020.jpegDaniel Fano Tétralogie. Couverture de Grazielle Federico.

Pour ce deuxième opus de sa tétralogie Daniel Fano évoque le privilège du fou, ou peut-être d’un fou ? Du fou de culture qu’il était, gavé de culture populaire, pas forcément celle qu’il recherchait mais celle qui envahissait son bureau, celle dont il devait rendre compte, celle qu’il nous suggère encore de considérer avec précaution. En lisant ce texte, j’ai l’impression de voir un paquet de revues, de journaux, de magazines, …, envahissant son bureau, j’ai l’impression aussi de pouvoir lire les titres de ces publications qui lui sautaient aux yeux. Des titres qu’il voyait peut-être plus qu’il ne les lisait, en écoutant la radio ou en visionnant des films pornos, d’horreurs, policiers ou autres encore. Des titres qu’il a recopiés sans ordre apparent, mêlant les informations douloureuses, comme celles concernant les enfants soldats au Liberia, et la présentation des films pornographiques ou au lancement d’un nouvelle voiture. Les voitures, il semble avoir un gros faible pour les belles américaines et les grosses allemandes au nom qui claque comme une liasse de dollars sur le coin d’un bureau.

Toutes ces informations mises bout à bout constituent comme un énorme patchwork : guerres, insurrections, émeutes, massacres, atrocités, catastrophes, sexe plus ou moins débridé, faits divers atroces ou réjouissants, films, romans, chansons, musique, mode, événements culturels, politiques, exploits et excentricités divers, …, représentant l’histoire de notre monde dans la deuxième moitié du XX° siècle. C’est mon histoire qui surgit bribe par bribe, image par image, générant une nostalgie jamais triste même si ces images évoquent des faits souvent bien cruels ou une réelle médiocrité culturelle. C’était le temps où Daniel moi étions jeune, il était lucide, j’étais plus insouciant, il savait beaucoup de choses que j’ignorais encore. En le lisant aujourd’hui, je mesure toute l’étendue de mon ignorance d’alors. « Ecrire un livre, n’est-ce pas faire l’inventaire de nos erreurs et de nos réussites ? » Je ne sais mais le lire c’est à coup sûr mesurer ses lacunes. Et les miennes s’avèrent bien grandes quand je lis tes ouvrages.

Toi qui a pendant de longues années commenté tout ce qui nourrit la culture populaire à travers le monde, tu t’es interrogé sur le rôle du lecteur : « Tu en as marre de ces théories sur le génie du lecteur qui surpasserait celui de l’écrivain ». J’espère que du haut du ciel des écrivains où tu sièges désormais en meilleure place que dans le monde où nous t’avons connu, tu m’accorderas ton indulgence pour la lecture que je fais et ferai encore, de tes œuvres qui m’enchantent toujours. Notamment cette tétralogie qui comporte aussi :

-          L’année de la dernière chance

-          Sur les ruines de l’Europe

-          La vie est un cheval mort

Les Carnets du Dessert de Lune

© Denis Billamboz in mes impressions de lecture blog

Pour en savoir plus sur la Tétralogie c'est LA

samedi, 20 juin 2020

Elle et il parlent de L'A.À.F.L.A

Deux réactions de lecteurs à propos de l'A.À.F.L.A que j'ai quelque plaisir à vous transmettre

 De Martine Laval:

"Je lis.

"Râper sa journée."

ou

"Si tu crains l'avenir mieux vaut retourner dans le futur."

— Vous écrivez ?

— Non ! Je gomme."

Allez, ça suffit pour aujourd'hui, le reste est à lire dans :

L'A.À.F.L.A. L'Appareil À Fabriquer Les Aphorismes, Mode d'emploi de Jean-Louis Massot aux éditions Cactus Inébranlable

De Paul Guiot :

"vous présente, une fois, un livre difficile à lire. Et pour cause : les larmes de rire me brouillent la vue. Dès qu'on l'ouvre, des éclats d'aphorismes et des frites sautent du livre, jonchent le sol de la chambre, se collent aux murs. Quel chantier ! Et je ne vous parle pas du montage de mon AAFLA (Appareil À Fabriquer Les Aphorismes), le désastre ! Les pièces détachées se disloquent avant même que je les effleure. Non mais quelle camelote ! Je me disais bien que pour ce prix, il devait y avoir une arnaque.

Patience... bientôt quelques extraits choisis."

Couverture-AÀFLA-SITE-567x1024.jpgSi ça vous donne envie, à moins que ce ne soit déjà fait, c'est chez l'éditeur

ou à commander en librairie.

Bon week-end.

mercredi, 17 juin 2020

Le violon pisse derechef sur son powète

Le violon pisse sur son powète.jpgUne note de lecture pour "Le violon pisse derechef sur son powète"

Pour en savoir plus sur ce livre, cliquez ICI.

Le titre explicite une distance prise avec le sérieux dans lequel se présente trop souvent la poésie. Le livre présente un ensemble de brefs paragraphes : pataphysiques un peu, humoristiques beaucoup, absurdes jamais, nonsensiques souvent. Le recueil est tombé de la tour d’ivoire et de la boue des sons ; le gravier des lettres a bâti des mots architecturant des aphorismes. Un aphorisme est une phrase orpheline, mais rassemblez-les dans un recueil et ils invitent le lecteur à trouver, entre les paragraphes plutôt qu’entre les lignes, la poésie.

C’est que réunis, les aphorismes voient leur binarité constitutive s’émousser. Leur autonomie, celle-là même qui constitue la puissance de l’aphorisme se dilue quelque peu, surtout qu’ici, ils se suivent comme des strophes d’un long poème de discontinuités. Si le fil directeur d’un raisonnement jamais ne se forme, l’épaisseur d’une tonalité se mue en attitude d’engagement dans le monde. Le danger pour le poète est de briser les limites de l’instant, or l’aphorisme fait mouche dans l’instant. Mais la suite d’aphorismes ne convoque-t-elle pas une durée ? Les contradictions autour desquelles sont structurés les aphorismes s’interpellent, se font échos, parfois se perdent dans le nonsensique. Une conséquence de cette primauté de la durée, de la suite et de l’à suivre, c’est que Le violon pisse derechef sur son powète n’agit pas sur le référent, sur le monde mais interpelle l’univers même de la poésie, les représentations verbales, le langage comme univers. N’est-ce pas une altération du genre, dans le sens où altérer c’est faire autre ?

© Philippe Geneste in Lisezjeunesse

lundi, 15 juin 2020

Vies patinées lu par Philippe Geneste

Une note de lecture sur le blog de Lisezjeunesse.

Martin Jean-Claude, Vies patinées, illustrations de Claudine Goux, préface de Hervé Bougel, Bruxelles, Les Carnets du Dessert de Lune, 2019, 91 p. 14€

 

Constats d’espace

Vivre, c’est interroger le réel que nous impose notre compréhension du territoire de notre vie. L’humain n’est peut-être pas le suzerain d’un lieu de vie qu’il croit sien. C’est plutôt un errant, un passager, celui qui passe ; c’est surtout un être de rencontre qui prend de l’autre et des autres le témoin qu’il porte pour tracer sa propre course.

Tous les portraits de personnes ou d’animaux dessinés par Claudine Goux comportent des chemins de traits, des circulations de motifs, des imbrications de contraires, des mosaïques de parcours,

Vies patinées, est donc le recueil des vies réelles brusquées ou non par l’existence, et manipulées par elle sans ménagement, parfois jusqu’au désespoir qui façonne le paysage intérieur :

« Pousser les jours devant soi, comme détritus au caniveau ».

Et c’est aussi l’illusion des vies lisses, isolées les unes des autres condamnées alors à ne jamais rien arborer que l’étendard des standards des moralisateurs du réussir sa vie. C’est que dans une société de la tyrannie des apparences, la vie est vitrine, alors que le poète plonge dans les ressorts du vivre, pour suivre une autre spatialisation, une autre représentation des choses et des êtres.

Contacts temporels

Si la vie est espace, elle est aussi du temps, mais point tant celui qui élargit ses frontières au fil augmenté de l’âge, que le temps de l’instant. L’être humain porte son futur et son passé dans l’instant. Le poète en appelle aux mots, aux discours, bref au langage -celui intérieur où nous jouons nos représentations et celui extérieur qui investit le dialogue-, comme ce par quoi l’humain donne vie à sa vie « à tout instant et en un instant » 1  : « Le sensible du sentir ne saurait aboutir au sens qu’à la faveur d’un monde de signes, qui ouvre chaque individu (…) au champ d’altérité »2 .

C’est donc à travers l’espace de sa langue que l’humain habite le monde. Le dessin de Claudine Goux page 22 explicite le signe comme port et transport de la personne. C’est dans la langue, sur « la plage de temps » 3 que chacun s’initie au temps, que se façonne l’Histoire et que chacun tisse la sienne. La poésie permet d’entrer dans cette suspension qui peut engendrer le suspens de la vie. Mais il y faut haute patience. Il y faut œuvrer à contre-courant de l’ère de la vitesse qui fracasse le rapport humain au temps. Car l’homme contemporain vit tout urgemment, courant après le temps, luttant, évidemment déceptivement, contre lui.

Du coup, l’espace de l’instant se refusant à lui, l’humain se trouve emporté par le temps qui vient, n’ayant plus que l’accumulation des souvenirs et conséquemment, l’affaiblissement de l’espoir. La hantise des morts signale la brisure de l’instant et le débordement du trop-plein des souvenirs.

S’en référer à une promesse commune

Le verbe en liberté de Jean-Claude Martin s’affranchit des sujets et se nourrit de la vie personnelle et de la société où le poète se meut. Le cheminement alors prévaut sur la destination ou plutôt, il la pré-figure en écartant la prévision qui fige et réifie. La vie est dans ce qui se passe, se patine en saisissant ce qui se dit dans ce qui passe. Elle est pour le sujet une promesse participative, elle est une recherche de convenance entre le réel et le subjectif, elle est l’approfondissement têtu de l’intimité garante de l’extension amplifiée de l’espace extérieur offert à la personne : se trouver au monde, c’est se trouver soi-même :

« en refermant l’armoire, tu te prends à penser que toi aussi on ne t’a peut-être jamais ouvert »

et

« ces livres auxquels tu n’as pas donné vie, est-ce toi-même que tu n’as pas lu ? »

Accepter de quérir la suspension s’est s’opposer à la course mortifère au temps dans laquelle se délecte notre contemporanéité, c’est se réapproprier les saisons, les événements naturels, les surprises, les instants … ce qui n’est pas sans rappeler le Rimbaud des Derniers vers qui écrivait en mai 1872 :

« Elle est retrouvée.

Quoi ? L’éternité

C’est la mer allée

Avec le soleil »

Parce que l’instant est passage ; parce que l’intériorité y rencontre l’extériorité, parce que le symbole appelle le symbolisé : « Quelle vitre nous protège du ciel ? ». L’enjeu serait donc de se réapproprier l’instant. Or la vie contemporaine le fétichise, le prive de sa dynamique propre, de ce mouvement qui le constitue, le traverse, où ce qui vient et ce qui fuit se nouent pour réaliser ce qui est. Dans l’instant réifié, tout est donné à voir ; or, nous dit le recueil Vies patinées, c’est là une « Illusion de survie ». En effet,

« Le jour s’en va, la nuit s’en vient » ;

cet énoncé prouve que ce qu’on croit voir est ce qui est donné à concevoir. Comment opérer cette réappropriation de l’instant ? La poésie est une voie qui offre à prendre un univers verbal immédiat. La poésie est faite de mots disait Mallarmé avec Valéry, donc de la sensation qui émane de leur lecture, de leurs agencements sur la page, entre les pages, de ce qui se soulève aussi d’entre les mots.

En brisant le fétichisme individualiste de l’instant, en permettant au mouvement qui le constitue de s’accomplir, l’humain se trouve traversé par le cosmos qui le constitue, d’où il vient, dont il s’extrait en tant que personne :

« Bientôt la tempête fut si forte que je crus devenir le vent, le sable, l’océan. Tout. Rien du tout… »

Alors, la personne cesse d’occuper son temps, cesse de passer du temps, elle l’accueille. Elle ne cherche pas à remplir son temps. Elle ne cherche donc pas l’air du temps, mais elle laisse le temps venir à elle, elle le fait sien, le configure, pour mieux elle-même se conjuguer avec les autres. Et c’est pourquoi ce qu’on a voulu faire ne s’atteint jamais, mais s’approche, ce pourquoi le poète est dans l’approche

« De quoi est-il mort ? D’un rêve généralisé ».

© Philippe Geneste, juin 2020

 

[1] Jacob, André, « Du Cogito à l’instant du loquor », Degrés, n°143-144, automne-hiver 2010, o-1/o-19, p.o-8

2 Jacob, André, « Du Cogito à l’instant du loquor », Degrés, n°143-144, automne-hiver 2010, o-1/o-19, p.o-6

3 p- 21

mardi, 09 juin 2020

Diacritik pour Vers Valparaiso de Perrine Le Querrec

Vers Valparaiso.jpgDans le magazine Diacritik, voici une note de lecture signée Kathy Jurado à propos de Vers Valparaiso de Perrine Le Querrec, édité en février 2020 aux Carnets du Dessert de Lune.

Pour lire l'article complet qui parle aussi de deux autres livres édités à La Contre-Allées et aux Inaperçus rendez-vous sur Diacritik 

Prendre l’autre à bras le corps, prendre la langue à bras le corps, c’est aussi le programme du magnifique Vers Valparaiso, paru aux éditions Les Carnets du Dessert de Lune. On y trouve tous les aspects d’une quête : celle de la seule langue possible et désirable, la langue de vérité de la poésie. Celle dont le lecteur ne peut se détourner, qui lui fait parfois monter une houle de larmes ou de nausée, ou bien lui fait éclater le cœur d’une joie sans pareille. Mais loin d’être un simple art poétique, Vers Valparaiso est une défense et illustration, en acte, de la puissance de cette poésie-chair. Entrer dans ce livre, c’est entrer dans un corps, une langue organique saisissante qui s’impose comme un espace de sidération pour le lecteur.

D’abord parce que Perrine Le Querrec situe l’écriture dans le corps, origine le texte dans le corps comme son habitation première, et vit l’acte d’écrire comme geste qui engage ce corps tout entier – comme Jeannot gravant son plancher, comme Bacon, peignant et recherchant une parole qui s’adresse aux nerfs, procure des sensations physiques, délivre la seule vérité : la nudité de l’être, « la vérité d’abattoir » (Bacon le cannibale).

Elle autopsie son sujet, et la langue poétique qu’elle forge constitue l’instrument de vivisection le plus efficace. Le recueil explore aussi ce qu’est l’expérience d’écrire dans sa totalité et sa matérialité — le rapport à l’espace de la page, à la typographie, aux images qui surgissent, aux outils et au corps, aux « mots si chair », à la dislocation et la recomposition de la syntaxe et du lexique. C’est une bataille que raconte Perrine Le Querrec : faire contre et avec le doute, faire contre et avec la langue banale, contre et avec le réel quotidien qui requiert sans cesse, contre et avec les assauts de la sauvagerie d’écrire, qui absente parfois l’autrice, la déconnecte du réel et peut la rendre incapable de vivre avec les autres. Un « langage agité, jamais au repos » : comme dans le court métrage de Joris Ivens sur Valparaiso qui a inspiré le livre, on suit les circulations de l’autrice dans la langue, ses ascensions et ses descentes comme en un escalier infini. Pas d’histoire à raconter autre que celle de l’écriture comme seul espace, seule temporalité : « Les jours en désordre ton écriture sans défense déplie son plan ». Le titre l’annonçait : on est toujours en chemin, dans la poésie, on est vers elle, on rêve la rive comme les marins espéraient Valparaiso après une traversée tumultueuse.

Écriture du désastre, du carnage, de « l’horrible silence du réel », de la terreur viscérale qui remonte des profondeurs de l’enfance, écriture de l’inconscient, de la destruction et de la construction, les textes de Vers Valparaiso ne cherchent pas la pose esthétique mais une langue qui libère la pensée et engage totalement : un « langagement ». Perrine Le Querrec refonde une langue animale, organique, brailleuse, où les mots se mettent à grouiller, à galoper comme des « chevaux de neige ». Elle n’élude pas le chaos, le « langage monstrueux viande à découper » :elle mange sa propre langue et la redécouvre dans l’espace du poème : « Je flirte avec le charabia ». Elle sait qu’elle est bien loin de la légèreté d’une poésie facile qui correspond davantage au goût des lecteurs consommateurs, ces poèmes « tupperware » dont « tu ne risques pas de te blesser en soulevant le couvercle ». Elle s’attaque, elle, « aux rainures du monde », à ce qui demeure hors « des routes, des routines ». Elle fait crépiter le langage, comme une salve.

Dans ce travail, le corps entier est emporté, fébrile, en tension, se creusant comme une caisse de résonance au souffle qui s’impose sans esquive possible, à « cette cohue de mots à la lisière de ma peau ». C’est sans doute le motif de la peau qui est l’insigne de Vers Valparaiso, la peau comme lieu de rencontre entre le monde, le moi et la langue : « si j’écrivais ce livre sur de la peau, ils verraient les mots ». Les figures dont elle s’empare coagulent ainsi dans l’écriture, passent de « la chair au papier », dans un acte de connaissance intime des êtres : « Je taxidermise les vies ».

Cette quête du poème est servie par un complet brouillage énonciatif : Perrine Le Querrec écrit indifféremment je, elle, tu, nous. Quant à l’autrice, elle demeure protégée par l’écriture, elle survit à l’abri et en équilibre grâce à l’écriture ; le vrai je reste inaccessible à la violence du monde, derrière la muraille protectrice des mots, dans le travestissement des tu, des elles, des nous, des moi multiples, différents selon les jours : il fallait ne pas choisir, les laisser tous s’exprimer dans ce recueil choral répondant à la question « Qui ? écrit mais quel geste mais quelle main mais quel cri quelle femme ? » En réalité, Perrine Le Querrec s’écrit aussi, comme on se scarifie : les mots dans la chair, toujours. Au final, on ne sort pas indemne de cette écriture palpitante comme un cœur à vif. Violente et lumineuse, incroyablement libre, cette voix de femme dévoile la poésie telle qu’on la cherche : dangereuse et nécessaire.

© Cathy Jurado, juin 2020

 

  

 

lundi, 08 juin 2020

A propos du premier volume de la Tétralogie de Daniel Fano

Bonjour,

En surfant sur le lien ci-dessous

https://www.dessertdelune.be/agrave-la-lune/a-propos-du-p...

vous pouvez lire une note de lecture à propos de L'année de la dernière chance, premier volume de la Tétralogie de Daniel Fano.

Bonne semaine à toutes et tous.

Jean-Louis

vendredi, 05 juin 2020

Notes de lecture pour "Vers Valparaiso

Bonjour,

Avant le confinement ont paru aux éditions Les Carnets du Dessert de Lune deux nouveautés.

"Vers Valparaiso" de Perrine Le Querrec. A consulter en cliquant sur le titre

"Et toutes ces mouettes qu'ont-elles à rire" de Saïd Mohamed et Coline Bruges-Renard. A consulter en cliquant sur le titre.

Je vous propose de lire un interview de Perrine Le Querrec paru en deux parties sur le blog des Imposteurs

1er partie     2eme partie 

Et deux notes de lecture en cliquant sur ces liens.

Note de lecture Blog Charybde     Note de lecture L'or des livres

Egalement une note de lecture pour "Et toutes ces mouettes qu'ont-elles à rire" en cliquant sur Note de Lecture.

Ces deux nouveautés (ainsi que d'autres titres) peuvent être commandés à La Générale du Livre ou, si vous n'êtes pas en compte chez eux, à la Maison de la poésie d'Amay qui distribuera les éditions à partir du 1er juin 2020.

jeudi, 21 mai 2020

Un second titre à paraître au Cactus inébranlable éditions

Couverture-AÀFLA-SITE-567x1024.jpgAprès "Sans envie de rien", ce n'est pas sans une certaine jouissance que je vous annonce la parution prochaine d'un second titre chez le même éditeur dans la collection Les petits Cactus. 

"L'A.A.F.L.A.  L'Appareil A Fabriquer Les Aphorismes." illustré en couverture par mon complice Gérard Sendrey et augmenté d'un 4e de couverture de Jean-Philippe Querton.

C’est une véritable bombe qui va éclabousser le monde littéraire que nous vous proposons de découvrir. Il était de notre devoir de laisser le soin de faire cette énorme révélation à Jean-Louis Massot, lui qui depuis des années défend les poètes, les écrivains, les fous de la plume, les acharnés du clavier... au travers des publications de sa belle maison d’édition : Les Carnets du Dessert de Lune. La révélation sera terrible pour l’ensemble des consommateurs et de producteurs d’aphorismes: aucun aphorisme n’a jamais été produit par un être humain ! Tout est issu de la mécanique complexe de l’AÀFLA, l’Appareil À Fabriquer Les Aphorismes. L’auteur nous en explique le montage, l’utilisation et, bon prince, quelques pépites fabriquées grâce à cette machine.

Échantillons :

Si quelqu’un vous dit : tu veux voir mon aphorisme n’appelez pas tout de suite la brigade des mœurs.

Au potager toujours réserver un carré pour y semer des aphorismes.

Il ne faut surtout pas tailler un aphorisme quand il bourgeonne.

Il est prévu que ce deuxième opus paraisse dans une quinzaine de jours.

Vous pouvez déjà le précommander chez l'éditeur.

ou à dessertlune@gmail.com (si vous souhaitez une 'tite dédicace)

mardi, 12 mai 2020

Où l'on parle de La Tétralogie de Daniel Fano

Cette très belle note de lecture à propos de la Tétralogie de Daniel Fano, récemment rééditée aux Carnets du Dessert de Lune.

Le tirage numéroté a été de 48 exemplaires sous étui accompagné d'un livret numéroté et signé par Jean-François Octave. Sont encore disponibles les exemplaires N°30 à 48 au prix de 60 €.

Daniel FANO : La Tétralogie (Les Carnets du Dessert de Lune éd., 2020), 4 volumes de 106, 120, 116 et 160 pages avec un supplément de 24 pages en tirage limité de J.F. Octave , 60 euros l’ensemble sous coffret, 67 rue de Venise – B 1050 Bruxelles ou dessertlune@gmail.com .

Avec ce coffret de quatre livres, il se peut que Jean-Louis Massot lance le bouquet final de son aventure éditoriale de 25 ans. Fidèle à ses auteurs, il met un point d’honneur à rééditer les quatre volets d’une œuvre originale de Daniel Fano, son ami disparu l’an dernier. De 2004 à 2009, Massot avait déjà fait paraître ces livres. Cette nouvelle édition, sobrement illustrée par sa compagne Graziela Federico est complétée par une originale réalisation de Jean-François Octave : Daniel Fano, une aventure de Freddy Tremmel. En 24 pages en feuillets sous couverture à rabats, ce fascicule tiré à 48 exemplaires numérotés est un petit bijou éditorial.

Daniel Fano demeurera ce poète atypique d’une époque où la poésie hyperréaliste l’avait propulsé très jeune (à 17 ans) sur le devant d’une scène où se sont croisées de multiples tendances : culture pop, BD., poésie réaliste, polar, actualité marginale,… Daniel Fano n’ayant jamais cherché à théoriser sa démarche, s’est contenté de creuser son sillon.

Impossible de citer le moindre passage de ces livres qui doivent se lire comme ils ont été écrits, c’est-à-dire à la vitesse grand V, avec des fusées qui filent dans tous les sens dans une fragmentation de la réalité. Chacun / chacune se laissera entraîner dans ce tourbillon où les réalités se télescopent dans des fulgurances débridées.

Sa singularité déborde sur les rives mouvantes du rire et de l’angoisse. Ses textes percutants peuvent être apparentés à des micro-fictions où réel et imaginaire jouent à cache-texte, se recouvrent, fusionnent et se séparent. Fano apporte sa vison d’un monde brutal et trépidant dans un brouillage voulu des lieux et des époques.

© Georges Cathalo

dimanche, 10 mai 2020

Le marché de la poésie de St-Sulpice comme si vous y étiez...

Vous comptiez acquérir du Dessert de Lune lors du marché de la poésie de St-Sulpice en juin ? Ce ne sera pas possible cette fois-ci et vous savez pourquoi. Alors l'équipe du Marché de la poésie propose d'aller voir les livres des éditeurs sur leur site internet

http://www.marche-poesie.com/les-carnets-du-dessert-de-lu...

et - si vous désirez toujours acquérir des livres notamment ceux du Dessert de Lune - d'y faire votre marché comme si vous étiez à St-Sulpice et que le soleil était là et que les livres vous faisaient vachement envie. Votre commande passée, ce sera le facteur qui vous les apportera.

Maintenant c'est à vous.

 

mardi, 21 avril 2020

Une interview de Perrine Le Querrec

À lire sur le blog des Imposteurs, une interview en deux parties de Perrine Le Querrec réalisée par Guillaume Richez.

Tous les livres de Perrine Le Querrec peuvent être commandés sur la boutique en ligne des éditions, avec envoi franco de port et paiement sécurisé par CB ou Paypal. 

Ils pourront être commandés en librairie dès réouverture de celles-ci.

Lisez Perrine Le Querrec, éditée aux Carnets du Dessert de Lune depuis 2007. Dernier titre paru en février 2020 « Vers Valparaiso ».

 

mardi, 07 avril 2020

Une note de lecture pour le nouveau recueil de Saïd Mohamed

Et toutes ces mouettes.jpgEt toutes ces mouettes qu'ont-elles à rire – Saïd Mohamed. Genre  Poésie. Préface  Guido Kuyl. Encres  Coline Bruges-Renard. Collection Pleine Lune.
Format 14 cm x 20 cm. 90 pages imprimées sur papier bouffant 90 gr et Conqueror Vergé 250 gr. ISBN 9782930607955. 14 €.
 

Qui fait foi de poésie est menteur de certitudes / pelleteur de nuages, tisserand d'azur... Le nouveau recueil de Saïd Mohamed ne dépare pas dans son œuvre poétique.
On retrouve sa voix forte et son timbre caractéristique dans des poèmes assez longs, de même que ses vers. Il y demeure toujours une certaine véhémence, les textes seraient proches du cri, nonobstant sa forme lyrique un peu baroque, comme le titre par exemple. La poésie, cette langue du dimanche / écrite avec les mots de nos vies à dix sous... Où l'on perçoit un poète qui se sent déclassé vitupérer à l'encontre de toute une société en bloc, sans trop faire de tri dans les destinataires de sa colère viscérale. La nuance qui n'est pas des moindres, et qui colore ce recueil actuel, se situerait du côté de l'âge où notre auteur, vieillissant, serait un tantinet moins violent et moins impétueux. Il regroupe sous sa plume les lieux principaux qui le constituent : Normandie, Inde, Béarn, hommage aussi à Alain Jégou, disparu en 2013 et confesse que le temps passé possède un goût de gaspillage et qu'à présent qu'il est devenu rare et précieux, il faut le savourer avec soin. Quand la vie se ralentit au point que le passé / est aussi le présent de l'instant. Mais la leçon que l'on tire de ce nouvel ouvrage se place sur un terrain inattendu, celui de l'amour. Saïd conseille clairement, sans pudeur ni gêne, qu'il faut aimer, que c'est la seule chose qui vaille, en ce bas monde, après une longue expérience de vie, composée de bric et de broc. Continuer d'aimer quoi qu'il advienne est devenu ma façon... Seul ce sentiment vaut le coup, et la vie vaut le coup de même par ce biais. Ainsi ce vers ultime du recueil : aimer juste encore un instant, aimer.
© Jacmo in Décharge, 2020

mercredi, 01 avril 2020

Visitez le site des éditions

Bonjour,

En ces temps de confinement, si vous avez quelques envies de lecture, de découvertes, je vous invite à vous rendre sur le site des éditions Les Carnets du Dessert de Lune

En cliquant sur LES LIVRES vous découvrirez les récentes parutions, les différentes collections et dans chaque fiche de présentation de ces livres, vous pourrez télécharger des extraits, lire des articles de presse.

En cliquant sur LES AUTEURS ou LES ILLUSTRATEURS, vous ferez plus ample connaissance avec eux.

La plupart des titres peuvent être demandés en librairie (lorsqu'elles pourront à nouveau ouvrir) ou commandés directement sur la BOUTIQUE EN LIGNE. Les envois sont franco de port.

Bonne visite et bel avril.

Jean-Louis Massot

Editions Les Carnets du Dessert de Lune

 

lundi, 30 mars 2020

deux notes de lecture pour "Vers Valparaiso

Bonjour,
 
En ce lundi 30 mars 2020, je vous propose de lire deux notes de lecture à propos du cinquième livre de Perrine Le Querrec "Vers Valparaiso" qui vient de paraître aux Editions Les Carnets du Dessert de Lune, dans la collection Pleine Lune.
Vous pouvez passer commande de ce titre (et d'autres) sur le site des éditions
Paiement sécurisé par carte bancaire ou Paypal, ou par chèque à l'adresse des éditions.
L'envoi est franco de port. Vous pouvez aussi réserver chez votre libraire habituel qui le recevra dès la fin du confinement.

Note de lecture signée Hugues Robert sur le blog de la librairie Charybde : Vers Valparaiso
Note de lecture signée Emmanuelle Caminade sur le blog L'or des livres : Vers Valparaiso
(cliquez sur les liens surlignés en rouge)
 
Merci pour votre soutien, votre attention.
Jean-Louis Massot

mercredi, 18 mars 2020

Première critique à propos de Vers Valparaiso de Perrine Le Querrec

Vers Valparaiso.jpg

Sur le blog L'or des livres, une très belle critique signée Emmanuelle Caminade à propos de Vers Valparaiso de Perrine Le Querrec, qui vient de paraître dans la collection Pleine Lune des éditions Les Carnets du Dessert de Lune.

C'est à lire en cliquant sur Note de lecture.

 

Pour en savoir plus sur ce recueil, lire des extraits, l'acquérir, rendez-vous sur Vers Valparaiso

Dans la mesure du possible on essaiera de vous l'envoyer, et toujours sans frais de port.

lundi, 02 mars 2020

En mars avec les auteurs et les auteures du Dessert de Lune.

Ils seront en mars ici et là.

Le 4 mars à 19h00, rencontre avec Jean Marc Flahaut. Librairie La Chouette Librairie, 72 rue de l'Hôpital Militaire, 59000 Lille. Infos : contact@lachouettelibrairie.com

Du 4 mars au 4 avril, exposition de Coline Bruges-Renard "les essentielles dualités". Galerie des sens, 46 rue Ecuyère, 14000 Caen. Infos : www.galeriedessens.com

Du 5 au 8 mars, Pascal Blondiau, Yves Budin, Marie Campion, Patrick Devaux, Bob De Groof, Eva Kavian, Guido Kuyl, Perrine Le Querrec, Christiane Levêque, Jean-François Octave, Saïd Mohamed et Daniel Simon en dédicace à La Foire du Livre de Bruxelles. Stand 229 des éditions Les Carnets du Dessert de Lune. Programme et horaires

Le 6 mars à 19h00, rencontre avec Fanny Chiarello à la Librairie La Forge. 5 place du Général de Gaulle, 59700 Marcq-en-Barœul. Infos : contact@librairielaforge.fr

Le 6 mars à 19h 30, rencontre avec Thomas Vinau et François de Cornière. Médiathèque départementale, site de Lille-Douai, à Hellemmes 59260.

Le 7 mars à 19h30 rencontre avec Thomas Vinau et François de Cornière. Médiathèque Louis Aragon à Cuincy 59553

Le 10 mars à 12h40, rencontres avec Perrine Le Querrec. Musée Royaux des Beaux-Arts, Petit Auditorium, 3 rue de la Régence, 1000 Bruxelles. Infos : www.midisdelapoesie.be

De 19h à 21h00 à La Librairie Tulitu, 55 rue de Flandre, 1000 Bruxelles. Infos: librairie@tulitu.eu

Le 11 mars à 19h00, rencontre avec Perrine Le Querrec. Librairie La Lison, 8 place Jeanne d'Arc, 59000 Lille. infos : librairielalison@gmail.com

Le 14 mars de 10h00 à 22h00, septième édition du Salon du Salon des livres de poésie et de ceux qui la font. Les Editions Les Carnets du Dessert de Lune y seront représentées par Saïd Mohamed en présence d'Alain Boudet et de Chantal Couliou. Salle des fêtes de la Suze-sur-Sarthe 72210. Programme.

vendredi, 28 février 2020

Les deux nouveautés de février 2020 en librairie

Bonjour à toutes et tous
 
Sur le site de Place des librairies vous pouvez choisir une librairie où commander
 
- Et toutes ces mouettes qu'ont-elles à rire de Saïd Mohamed et Coline Bruges-Renard
 
et/ou
- Vers Valparaiso de Perrine Le Querrec
 
Bon vendredi.
 
Jean-Louis Massot

lundi, 24 février 2020

Une note de lecture pour "Le violon pisse derechef sur son powète"

Le violon pisse derechef sur son powète copie.jpgPour bien commencer la semaine, cette petite note de lecture à propos du nouveau titre d'Eric Dejaeger aux Carnets du Dessert de Lune "Le violon pisse derechef sur son powète" paru dans la collection Pousse-Café, sous une couverture signée André Stas.

 

« Le poète poursuit sa désacralisation du statut du poète tout puissant, tout lyrique, plein dego, nombriliste au plus haut point. Avec sa dose massive dhumour et de dérision, Dejaeger remet les choses à leur juste place : « Quand le powéte va à la pêche, / il rentre toujours bredouille : / ses vers nattirent pas le poisson ». Dejaeger sait trop bien jusquoù le poète peut ou ne peut aller. Sa charge est bénéfique et salutaire pour une « profession » qui a tendance à se multiplier. Nest pas « powète » qui veut !

© Philippe Leuckx in Bleu d'encre. Pour lire d'autres extraits, éventuellement l'acquérir c'est ICI