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samedi, 29 avril 2017

Les Dessert de Lune hument l'air de mai

Le 1er mai au 16e salon du livre d’expression populaire et de critique sociale

De 10 h à 19h sur la Grand Place d’Arras

En dédicace sur le stand des Carnets du Dessert de Lune qui sera tenu et animé par Pascal Blondiau :

De 14h à 15h Fanny Chiarello et Jean-Marc Flahaut

De 10h à 19h Pascal Blondiau

Infos et programme : http://www.coleresdupresent.com/salon-du-livre/

 

Le 6 mai, Charlotte Berghman expose une fresque à La Fête des lumières

dans le cadre du Festival Chaussée des Arts

De 17h à 22h, Place Communale, 1160 Auderghem

 

Les 6 et 7 mai 2e Festival du livre de Charleroi, de 10h à 18h

Chez Raoul, rue de la Villlette, 6001 Charleroi (bâtiment vert derrrière la gare)

En dédicace sur le stand des Carnets du Dessert de Lune qui sera tenu et animé par Pascal Blondiau :

Le 6 mai, de 10h à 18h Pascal Blondiau

De 16h à 17h Christiane Levêque et Eric Dejaeger

Le 7 mai de 10h à 18h Pascal Blondiau

De 14h à 15h Patrick Devaux.

Infos et programme : http://www.editionsdubasson.com/festival-du-livre-2017

 

Le 16 mai à 18h remise du prix Yves Cosson de poésie à Cécile Guivarch pour l’ensemble de son œuvre

Hôtel du département, 3 quai Ceineray, 44000 Nantes

Infos : accueil.communication@loire-atlantique.fr

 

Le 19 mai à 18h, Bibliothèque Carré d’Art, Place de la maison Carré, 30033 Nimes,

Rencontres poétiques avec Thomas Vinau et Estelle Fenzy

Infos : http://www.nimes.fr/index.php?id=agenda_accueil&no_ca...

mercredi, 26 avril 2017

Des Extraits des nouveautés mai/juin 2017

Pour lire un extrait de "Sans Abuelo petite" de Cécile Guivarch c'est ICI

Pour lire un extrait de "Bad Writer" de Jean Marc Flahaut c'est ICI

Pour lire un extrait de "Petit traité du noir sans motocyclette" de Roger Lahu c'est ICI


Parutions de ces 3 livres prévue mi mai.

Ils pourront être commandés sur le site des éditions www.dessertdelune.be (rubriques nouveautés) par mail à dessertlune@gmail.com et dans toutes les bonnes librairies.

Sans Abuelo petite.jpg

 Bad Writer.jpgPetit traité du noir.jpg 

lundi, 24 avril 2017

Ils s'exposent d'avril à mai.

17904452_1272465292871679_2255286436680821244_n.jpgGérard Sendrey. Du 9 avril au 28 mai.

Galerie d’Art associative - 92, boulevard Meyniel - 47200 Marmande

www.galerie-egregore.com

 

 

Photo-site-carton-affiche.jpgRonan Barrot. « Peintures » Du 21 avril au 31 mai

21 avenue Paul Doumer 94110, Arceuil

https://www.arcueil.fr/ronan-barrot-peintures/

 

 

 

17799217_1777140105934328_763086952559560270_n.jpgPierre Duys« Paréidolies » du 4 au 13 mai, de 14 à 17h et drink le 13 de 16 à 20h.

Salon des Ateliers Mommens, Rue de la Charité, 37, 1210 Saint-Josse-ten-Noode

http://ateliersmommen.collectifs.net/fr/salon/pierre-duys-presente-pareidolies

 

mardi, 18 avril 2017

Pour en finir avec avril

Christophe Bregaint au « Territoire du Poème », le vendredi 21 avril à 15h30, Brasserie Le François Coppée (1er étage, 1 Bd du Montparnasse, 75006 Paris, Métro Duroc, lira des extraits de « Encore une nuit sans rêve ».

Isabelle Bonat-Luciani à « La Baignoire » le samedi 22 avril à 19h00, 7 rue Brueys, 34000 Montpellier, (accès tram 3&4 arrêt Saint-Denis), lira des extraits de « Quand bien même »

Concert Dounia, Karinn Helbert à l’orgue de cristal, Abdou au chant soufie viennent nous présenter leur nouvel album https://www.youtube.com/watch?v=cgSGMnMMM7oe mercredi 26 avril à 20h00 à « La Grange aux dîmes », 61 rue Gabriel Péri, 78420 Carrières-sur-Seine. Ils seront accompagnés du poète Said Mohamed dont le livre « Le vin des crapauds » vient d’être édité en avril aux Carnets du Dessert de Lune. http://www.dessertdelune.be/store/p826/Le_vin_des_crapaud...

vendredi, 14 avril 2017

Le 21 et le 22 avril

Deux auteurs du Dessert de Lune seront de sortie le 21 et le 22 avril prochain

Quand bien même.jpegIsabelle Bonat-Luciani, le 22 avril, à « La Baignoire »,

à 19h00

7 rue Brueys – 34000 MontpellierAccès Tram : lignes 3 & 4 arrêt Saint Denis.

Lira des extraits de « Quand bien même ».

 

Encore une nuit sans rêve.jpgChristophe Bregaint, le 21 avril au « Territoire du Poème »,

à 15h30

Brasserie Le François Coppée(1er étage)1 boulevard du Montparnasse, 75006 Paris. Métro Duroc.

Lira des extraits de « Encore une nuit sans rêve ».

jeudi, 13 avril 2017

3 petites notes de lectures

 Les Carnets du Dessert de Lune, poésie
Encore une nuit sans rêve.jpg*BREGAINT Christophe. Encore une nuit sans rêve. Cover Sophie Brassart.
Préf. Jean-Christophe Belleveaux. Les Carnets du Dessert de Lune, 2016. 92 p.
EAN 9782930607436. 13 €
Souffrance-Désespoir-Dénuement-Rue. C’est le récit d’un écorché de la vie, « Passager/Sans horizon », écrit à la seconde personne : « Tu as glissé/Le long de la paroi//Tu as dévissé/Sans cri/Avant d’arriver/Là//Tu portes/Désormais/Les stigmates/De la déchéance ». Déperdition, dépérissement, dénuement, naufrage et désespoir. Un langage Titanic, pourrait-on dire, tisse la métaphore filée de la chute, de l’errance, de l’effacement, de l’engloutissement. Un être qui « effleure les abysses », un être « gommé du corps social », hors circuit, en manque de tout, pour qui « Tout est vide de sens », « Tour à tour/Prostré/Ou/Te traînant ». « Un univers/Te sépare/Du domaine/Des vivants… Chaque jour/Tenter de ne pas perdre pieds/Paume ouverte ».
Le récit poignant d’une descente aux enfers et l’angoisse qui taraude : « Comme toi/Il y en a des milliers… Perdus/Comme un arbre/Sans racines ». SURVIVRE.
© Odile Bonneel, in Inter CDI
 
Bestiolerie potagère.jpg*DUBOST Louis. Bestiolerie potagère. GravuresBernadette Gervais. Préf. Georges Cathalo.
Les Carnets du Dessert de Lune, 2016. 51 p. EAN 9782930607269. 12 €
Animaux-Potager-Humour. Des abeilles sur les bras de l’enfant contre la ruche : « A cinq ans, il communie avec l’innocence du monde ». « L’enfant n’a pas une seule piqûre d’abeille. Mais la grand-mère, elle, pique une colère et lui flanque une cinglante fessée. Je m’en souviens encore ». Les coccinelles, chenilles, doryphores illustrent le syndrome de l’envahisseur comme « les estivants sur les plages vendéennes, jadis les nazis en zone occupée ». Les bêtes renvoient aux hommes et leur donnent des leçons, tels les escargots dont le coït dure « douze à quatorze heures… DSK peut bien aller se rhabiller ! » De l’humour toujours : l’otiorrhynque, faisant des trous (comme le poinçonneur !) dans les lilas, enchante le poète « en mal de rimes riches » !
Louis Dubost, poète sismographe, épicurien jardinier des mots, enregistre la nature et ses petites bêtes, avec une verve joviale tout en ayant un regard critique sur notre société entre marché mondialisé et révolution citoyenne. Accompagnent cette éloquence potagère, les gravures réalistes de Bernadette Gervais croquant insectes, escargots, limaces, lombrics… 
© Odile Bonneel, in Inter CDI

 Carnet d'un petit revuiste.jpgCarnet du Dessert de Lune, essai (une lecture pour Elena et Léa !!...)
*MORIN, Jacques. Carnet d’un petit revuiste de poche. Cover Claudine Goux. Les Carnets du Dessert de Lune, 2016. 20 p. (Pousse-café). –EAN 9782930607658. 5 €
Revue-Création littéraire contemporaine-Poésie. Jacques Morin dirige et gère la revue de poésie <Décharge> depuis 1981. Il témoigne ici, non sans humour, du quotidien de ce métier de « passeur ». « Le revuiste vit essentiellement en poésie. Le travail de la revue l’accaparant. Beaucoup de ses activités tournent autour d’un seul et même sujet. Tout le reste demeure périphérique. Il mange et ne vit que pour subvenir à la revue » : « un dévouement exclusif ». De plus, le revuiste aime lire et parler des autres revues ! (Sans qu’on le sache vraiment, il y a un foisonnement de revues : elles ont d’ailleurs leur salon à Paris). Il reçoit beaucoup de recueil à analyser, « des piles vertigineuses se forment sur le bureau, stalagmites express ».
Ce court témoignage montre l’importance des revues pour faire connaître le vivier de la création littéraire contemporaine. Un auteur passe souvent d’abord en revue avant d’être publié. Le revuiste est sous pression périodiquement pour sortir le nouveau numéro. Jacques Morin présente à merveille ce travail acharné, exigent, sans fin, mais si important. Chapeau bas !
© Odile Bonneel, in Inter CDI

lundi, 10 avril 2017

De la marchandise internationale

En allant sur ce lien, vous pourrez lire deux articles de presse à propos du livre de Daniel Fano "De la marchandise internationale" (ill Jean-François Octave) 

http://www.dessertdelune.be/uploads/5/0/3/5/5035279/artic...

 

Livre disponible dans toutes les bonnes librairies et sur le site des éditions

www.dessertdelune.be ou par mail à dessertlune@gmail.com

samedi, 08 avril 2017

De la marchandise internationale

À la mitrailleuse

De la marchandis internationale.jpgDaniel FANO, De la marchandise internationale, Les Carnets du Dessert de Lune, 2017, 84 p., 12 €, ISBN : 9782930607894

Il y a une quinzaine d’années, Jean-Louis Massot a tiré Daniel Fano de son trop long silence éditorial. Depuis, le clavier crépite. Voici le septième opus de l’inclassable auteur d’Un champion de la mélancolie et de Comme un secret ninja aux Carnets du Dessert de Lune. On accuse les coups, et on en redemande. Jean-Louis Massot ne devrait-il pas créer une collection à part entière : écrit à la mitrailleuse ?

 

Onze textes (et une note) à l’arme automatique : on file Monsieur Typhus et ses acolytes crapuleux d’une aventure à l’autre, Patricia Bartok, Rosetta Stone, le Major Osiris Walcott, le Colonel Fawcett, Inspecteur et Flippo, Jimmy Ravel – tueurs à gage de papier, ordures artificielles, qui font leurs mauvais coups sans tenir compte des lois de la logique ou de la gravité, changeant de sexe comme d’apparence, explosant sur une mine antipersonnel, ressuscitant à la ligne suivante, comme dans les cauchemars des lecteurs trop sages, paniqués à l’idée de perdre définitivement la raison dans l’engrenage des paragraphes. « Patricia Bartok ne porte ni slip, ni soutien-gorge, une de ces gouines dont la cicatrice a été effacée à la neige carbonique. »

Car le lecteur est trop sage, et il est temps qu’il s’inquiète. Le monde autour de lui déchaîne sa violence, et c’est un peu grâce à son inertie, lui qui accepte sans broncher la folie du monde alors qu’il exige de ses lectures – des films qu’il consomme, des œuvres d’art qui jalonnent ses ronds-points ou qui décorent les salles d’attente de son dentiste – une rassurante rationalité (quand ce n’est pas carrément une morale). Alors Daniel Fano prend le lecteur trop sage pour cible, et lui balance ses rafales. Pour qu’il se rende compte. Pour qu’il s’inquiète. Par goût du jeu. Par humour noir. « Bienvenue à Kiev où la plupart des cigarettes américaines sont fabriquées en Pologne. » L’Histoire est une barbare assoiffée de sang – la poésie doit lui rendre coup pour coup. Bien sûr, Daniel Fano n’est pas le premier auteur à affûter sa plume pour ce genre de bataille, il le dit lui-même dans les interviews qu’il accorde, et on peut, en retraçant sa filiation, rassembler la belle et héroïque famille des lutteurs,  ironiques parce que lucides, musiciens parce qu’exigeants. Les surréalistes, bien entendu. Surtout Desnos. Le modernisme américain. Serge Gainsbourg. Henri Michaux. Le Rimbaud des Illuminations. Mais aussi les formes les moins reconnues par les autorités littéraires : série noire, bande dessinée, cinéma de genre. Si l’on tend l’oreille, et que l’on se rappelle que Daniel Fano a consacré un livre à Henri Vernes, on peut entendre des échos de L’aventurier, du groupe Indochine. « Un pistolet mitrailleur Uzi, un vieux Zippo, les interprètes sur le point de craquer. »

On se perdra donc dans De la marchandise internationale, avec une cible peinte sur le front, et l’on entendra les balles de Fano siffler. Car il faut écouter Fano : « Rosetta Stone saluera le public : débauche de décibels, comme qui dirait une simple esquisse d’éternité ». Le livre semble un piège où se sont pris les excréments de la sauvagerie. Isolément, ce sont des vignettes de série B. Entrelacés dans la trame du texte, ils se font musique : « Faux papiers parfaits fournis par Fidel Castro ». Parfois, Daniel Fano dévoile son jeu : « Dans cette aventure, la façon dont les éléments narratifs étaient juxtaposés ne manquait pas de défier toute logique ».

Gageons que la mitrailleuse de Daniel Fano n’a pas vidé son chargeur, et que le lecteur trop sage n’en a pas fini avec lui. Si le monde ne change pas, si l’homme continue de planquer sa tête dans le sable, Monsieur Typhus reviendra arme au poing, « tous feux éteints, phrases courtes ».

© Nicolas Marchal, in Le Carnet et les instants.

Une lecture de Marcella pour "Nuages de saison"

Nuages de saison..jpeg"Nuages de saison". Auteur Jean-louis Massot. Photos Olivia HB. Editions Bleu d’encre. 12 €

Une lecture de Marcella.

"D’abord je l’ai posé sur mon ventre le livre, et je l’ai senti monter doucement à l’inspir, puis redescendre doucement à l’expir. Légèrement au bord du sommeil…
Le soleil venait se promener sur mon front, mes joues, mon menton, mes paupières, mes cheveux… ça faisait si longtemps que cela n’était pas arrivé que je me suis un peu crue au paradis.

Et puis j’ai pris le livre avec mes deux mains, je l’ai ouvert et j’ai commencé à le lire, en clignant des yeux, de la fin au début, comme ça pour le plaisir. Et puis je l’ai terminé et j’ai recommencé à lire du début à la fin. J’ai bondi de nuages en nuages, de ciel en ciel. J’étais totalement dans les nuages. Ceux de Jean-Louis Massot l’auteur du livre, ceux de Olivia HB, la photographe, mais surtout mes nuages très personnels, nés de cette lecture. C’était il y 2h et c’était bien.

Je vous livre un texte ici. Pour lire tous les autres et admirer les photos « Magrittiennes", passez votre commande et bon voyage dans vos nuages de saison.

Laissez donc cet avion
S’enfoncer en vous
Comme les doigts d’un enfant
Dans un blanc
Monté en neige.

Si cette lecture vous donne envie, vous pouvez commander ce livre chez l'éditeur ou directement à dessertlune@gmail.com et m'indiquer si vous souhaitez une dédicace.

samedi, 01 avril 2017

En avril avec les auteurs du Dessert de Lune

- Pierre Soletti à la librairie Plùm, rue Lengouzy, 81440 Lautrec.

Les 8 et 9 avril dans le cadre du festival plumiformes. Infos : 05 63 70 83 30

- Gérard Sendrey expose du 9 avril au 28 mai. Galerie d’Art associative - 92, boulevard Meyniel - 47200 Marmande

Ouverte les jeudis, vendredi, samedi et dimanche après-midi de 14 à 19 heures. Infos : www.galerie-egregore.com. galerieegregore@orange.fr. 06.09.05.83.80

- Perrine Le Querrec à la librairie Charybde, 129 rue de Charenton, 75012 Paris,

le jeudi 13 avril à 19h30. Infos : 09.54.33.05.71

Et retenez déjà que les Carnets du Dessert de Lune seront représentés le 1er mai par Pascal Blondiau à Arras au festival "Colères du Présent" en présence de Jean-Marc Flahaut et de Fanny Chiarello.

 

jeudi, 30 mars 2017

Le vin des crapauds

"Le vin des crapauds" de Saïd Mohamed et Bob De Groof dans la vitrine de la librairie Les Editeurs, sise rue de Flandre, 23 à 1000 Bruxelles ( à l'intérieur, il y a d'autres titres des éditions Les Carnets du Dessert de Lune). Viendez-y !

saïd mohamed,bob de groof,cathy garcia

mercredi, 29 mars 2017

Une note de lecture pour "Exode"

Elle est signée Cathy Garcia.

Exode de Daniel De Bruycker & et Maximilien Dauber – Ed. Les Carnets du Dessert de Lune, 2017. 80 pages, 16 €.

De magnifiques photos de Maximilien Dauber pour cet écrin de désert où la poésie de Daniel De Bruycker vient se fondre et se confondre avec les pierres, le ciel, le sable.

Tout ici était saisissant –

le sol, l’espace, les ombres

et, plus encore, d’être du nombre.

Dans le désert, nous sommes transportés, nuées, ombres, nous avançons dans la lecture comme on marche, lentement, avec cette sensation que l’espace s’ouvre tout autour et en nous et le sentiment de se dissoudre dans cette immensité. Nous nous sentons de plus en plus petits, insignifiants, à chercher des signes qui se font et se défont, désert que nul langage ne saurait contenir.

Nous ne comprenions rien –

en ces lieux, dit quelqu’un

‘comprendre’ n’est pas le mot juste.

Ça a l’air simple comme ça de parler du rien, mais c’est certainement ce qu’il y a de plus difficile, sans tomber dans le cliché, le ressassé. Rien d’exceptionnel ici, pas d’hymne ou d’ode emphatique à la beauté, juste cette humilité qui convient au sujet et qui nous oblige à faire corps avec le sable, avec la roche, avec le vent et ces ombres et au plus profond de nos os, nous éprouvons nôtre condition éphémère. Des pas, un souffle et puis poussière.

Un caillou quelque fois roulait sous nos pieds

nous le suivions, dociles

jusqu’à en déloger un autre

(…)

Un fil d’espoir était notre guide

sans lui nous nous serions perdus –

fidèle, c’est lui qui nous égarait

Cependant tout désert a son oasis, quelque chose comme un cœur qui bat, lentement mais avec obstination. Peut-être qu’en lisant Exode, nous marchons à l’intérieur de nous-mêmes.

© Cathy Garcia.

Daniel De Bruycker est né à Bruxelles en 1953, d’une famille flandrienne. Enfance à Gand et en Hainaut. Licencié en Philosophie & Lettres, Université Libre de Bruxelles, 1977. Critique de jazz, rock, musiques nouvelles, danse, théâtre, cinéma, arts d’Asie etc., en Belgique (Le Soir, 1975-85) et en France (Diapason, Le Monde de la Musique, Le Monde, 1981-87). Traducteur (anglais, néerlandais, allemand), japonologue, animateur d’ateliers d’écriture pour enfants, etc. Marié à l’ethnologue et écrivain Chantal Deltenre ; deux filles, Hélène et Léa-Lydie ; deux chattes, Apostille et Silhouette. Entre deux séjours en Asie (Japon, Inde, Turquie etc.), vit et travaille à Bruxelles (1975-85) puis à Paris (1986-2003), aujourd’hui à l’ermitage de la Martinière (Gouvets, Normandie). À ses heures perdues, dessine des labyrinthes, écrit des chansons (Maurane, Musique Flexible etc.), compose et joue (basse, claviers) au sein du groupe Roque et trace ses poèmes-images selon un alphabet graphique original (exposition personnelle au Centre Wallonie-Bruxelles, Paris 2015).

Maximilien Dauber est né à Bruxelles en 1949. A 20 ans, il plante là les études, investit tout son pécule dans une Land Rover et prend la route du Sahara. Il y trouve, à Tombouctou, le cinéaste voyageur Douchan Gersi, qui l’engage comme assistant pour un tournage à Bornéo, avant celui des Antilles de l’écrivain Jean Raspail. Cependant il se spécialise dans le documentaire saharien, accumulant au fil des expéditions films, photographies, enregistrements et observations ethnographiques sur les cultures nomades sous le titre générique de Mémoires sahariennes et réalise sur les Peuls Bororos du Niger son premier film personnel, diffusé par voie de conférences et d’émissions télévisées, avant de se tourner vers l’Afghanistan des nomades, le Turkestan chinois et les Routes de la Soie, puis la redécouverte des grands explorateurs de l’Afrique orientale.
Depuis, il n’a cessé d’enchaîner les tournages aux quatre vents, avec une prédilection pour l’Égypte, l’Italie et aujourd’hui le Japon, faisant partager à travers ses films, ses livres et ses images son amour du lointain, de l’humain et des rencontres face à l’horizon – dont celles de son mentor le prince italien Mario Ruspoli, inventeur du cinéma direct avec Chris Marker, et du naturaliste Théodore Monod, autre majnoûn, « fou du Sahara ».

samedi, 25 mars 2017

Une note de lecture à propos de "Encore une nuit sans rêve"

Encore une nuit sans rêve.jpgCette note de lecture à propos de "Encore une nuit sans rêve". Christophe BREGAINT, SOPHIE BRASSARD, Les Carnets du Dessert de Lune, 2016, 98p., 13€.

 En hauts poèmes verticaux, aux vers très courts, Bregaint raconte comment un être se déglingue, perd ses repères, se fissure jusqu’à trouver sa tombe.
Métaphore puissante du destin de chacun, certes, mais détresse quotidienne aussi de nombre de vagabonds lâchés par la vie, rejetés vers les berges, par mépris, sans aucun regard de compassion, déchus littéralement.
 Bregaint ne passe rien sous silence de ces destins au bord des rues, de ces naufrages abandonnés.
 « Tu t’accoutumes
 Au mépris
 De ces regards qui s’en remettent
 Au vide ». « Tu donnes ta misère/ En pâture » : et pourtant il résiste, cet homme, en dépit de tout, en dépit du jour à recommencer, malgré « cette inertie/ violente ».
 « Seule 
La rue 
Ce symbole d’une cassure
 Te semble solide
 ». Le titre du livre, pour être glacial, traduit bien la condition « infirme » d’êtres déjetés, laissés à leur péril. 
Autour de ces êtres, la débâcle, les mirages, les expédients immondes, une vie d’infortune majeure. 
Sur ce thème de l’exclusion du champ des possibles, un livre magistral.


© Philippe Leuckx, à paraître dans la revue Bleu d'Encre.

A propos du Vin des Crapauds

Le Vin des Crapaud.jpgCette note de lecture à propos de l’album « Le vin des crapauds » de Saïd Mohamed, orné de linogravures de Bob De Groof et d’une préface de Cathy Garcia, Ed Les Carnets du Dessert de Lune, 2017. Collection Pièces Montées. 18€. http://www.dessertdelune.be/store/p826/Le_vin_des_crapaud...

Au fond du désespoir

A l’orée du printemps, Les carnets du dessert de lune gâte ses lecteurs après le très beau poème, l’ « Exode », de Daniel de Bruycker magnifiquement illustré par des photos de Maximilien Dauber, il leur propose ce recueil, grand format cette fois, de Saïd Mohamed tout aussi magnifiquement illustré par des linogravures de Bob De Groof. Des illustrations en blanc sur noir qui montrent des personnages fantasmagoriques effrayants, tout en rondeur, avec des grands yeux ronds hébétés, inhumains, des personnages agressifs et des personnages qui subissent l’agressivité des précédents. Un monde fantastique et violent qui symbolise notre société où les puissants terrorisent les faibles.

Ces dessins de monstres effrayants illustrent à merveille la douleur et le désespoir que Saïd Mohamed éprouve après toutes les guerres et tous les attentats qui ensanglantent notre monde.

« Je n’ai pas souvenir d’un instant de paix,

Chaque jour déverse son lot guerrier

Et nous maintient la tête sous l’eau.

Nous devons cesser de croire possibles la beauté et

L’amour. »

Et, il accuse ceux qui tirent les ficelles et profitent de toutes les horreurs perpétrées pour asseoir leur pouvoir et leur fortune.

« Nous buvons le fiel du vin des maîtres,

La corde sur le cou, attendons à leurs pieds »

Le désespoir l’emporte aux confins de l’humanité, là où même le pardon n’est plus possible, là où pardonner n’a même plus de sens.

« Je crains ne jamais pouvoir donner le pardon

A l’œuvre de l’enfer. »

Non content de s’en prendre aux faiseurs de guerre, à ceux qui tirent les ficelles, il s’en prend à sa mère à qui il reproche, atteignant le fond de l’abîme du désespoir, de l’avoir mis au monde.

Mère, pourquoi n’as-tu pas pris tes précautions

"Quand à mon père tu t’es jointe ?

Pourquoi comme un chat ne m’as-tu pas

Au fond d’un sac jeté, et aussitôt noyé ? »

Et si la mère n’a rien fait pourquoi Dieu ne l’a-t-il pas fait ?

« Dieu, je n’ai jamais prononcé ton nom.

Je t’ai maudit, chien de ta mère pour en aveugle

M’avoir conduit dans un monde que je renie. »

Tout le venin a été craché, « Pas dit qu’on boirait de ce vin-là » comme l’écrit Cathy Garcia dans sa préface mais on a envie de savoir jusqu’où le poète plongera dans son désespoir. Jusqu’au nihilisme le plus suicidaire peut-être.

« Mange ton fils, amère humanité

Et pose-lui le couteau sur la gorge. »

Dans sa postface, Saïd Mohamed précise que « Le vin des crapauds a été écrit en grande partie pendant la première guerre d’Irak, de 1990-91 » et qu’il lui « est apparu essentiel de republier l’ensemble de ces textes » « devant les événements récents et ceux à venir.. » Il ne veut pas seulement parler des horreurs des attentats mais aussi de la façon d’attribuer ce qui n’est qu’un plan pour détruire les vieilles civilisations en les assujettissants mieux aux lois du marché, à un Nouvel Ordre Mondial, l’Axe du Mal. © Denis Billamboz in http://www.critiqueslibres.com/i.php/vcrit/50361

samedi, 18 mars 2017

Encore une nuit sans rêve

Encore une nuit sans rêve.jpgChristophe Bregaint : ENCORE UNE NUIT SANS RÊVE (Les Carnets du dessert de lune)

C’est un recueil noir ; chaque poème consigne une maigre part du désarroi. Christophe Bregaint résume bien son état : Il fait amer / Dans ton esprit. Ou encore il parle avec justesse d’« existence désillusionnée », et les vers se multiplient qui constatent inquiétude, lassitude, manque… Il est en permanence A bord / de l’ennui. Sa poésie verticale et serrée sort à petits mots, vers courts, ainsi le titre du recueil est-il décliné en un tercet. Et ce qu’elle exprime y est de même, infime et minimal, pour reprendre deux adjectifs que le poète emploie. On le lit, en découvrant sa condition, due peut-être à un accident de parcours un peu brusque L’ordinaire / A percuté // Un iceberg… , le mot crash est utilisé plus loin ; ou bien une érosion lente de la vie. Il est au tout début question d’un homme rejeté de la société, et cet homme, c’est toi, puisque l’auteur s’adresse à quelqu’un. Et c’est le terme de déchéance qui le caractérise. On ne sait rien de ce qui le met dans une telle déréliction. Gommé du corps social… SDF mental. Christophe Bregaint a été le coordonnateur du recueil collectif : « Dehors, recueil sans abri » chez Janus. Le fait est que toutes les pages consigneront les signes de ce changement définitif confinant au désastre. L’existence revêt une monotonie sans fin : Mêmes / Matins / Semblables / A la marche du silence ou une angoisse infinie du lendemain: On peut déchiffrer / Cette inquiétude / De ne plus voir / L’aurore / Réapparaître Il rajoute même à la page suivante : Seul / Le déclin / Est une évidence / Qui te parle / A chaque instant On est bien dans le syndrome de la désillusion, Christophe Bregaint parle même de déperdition, et l’on pourrait aller jusqu’au dégoût s’il n’y avait une absence de jugement et de sentiment, qui n’inclut donc ni regret ni rancune. Quelque part, cette déshumanisation subie fait du héros un étranger dans ce monde, un fantôme dans la nuit sans rêve Un univers / Te sépare / Du domaine / Des vivants. L’écriture révèle un travail d’empathie et d’humanité rare. Il y a de la solidarité à offrir ses poèmes de disgrâce comme des cadeaux au nécessiteux. Le recueil parle pour lui et sert de passeport pour un lecteur qui évite ou ignore le déclassement si présent dans les grandes villes. Illustration de Sophie Brassart. 13€. © Jacmo in revue Décharge.

Pour lire des extraits et/ou commander ce livre c’est sur : http://www.dessertdelune.be/store/p817/Encore_une_nuit_sa...

 

[1] Dont Alain Kewes a rendu compte dans le n° 171, page 121-122.

dimanche, 12 mars 2017

Pour lire "Le vin des crapauds"

Une note de lecture à propos du livre "Le vin des crapauds" de Saïd Mohamed et Bob De Groof (préfacé par Cathy Garcia) c'est sur : http://revue-texture.fr/les-lectures-de-jacmo-2017.html#vin et c'est signé Jacques Morin.

Bob De Groof en dédicace pour ce livre à La Foire du Livre de Bruxelles ce dimanche 12 mars de 15h à 16h sur le stand 232.

Le Vin des Crapaud.jpg

mardi, 07 mars 2017

Nouveautés et Foire du Livre de Bruxelles

Les 3 nouveautés de mars

"De La marchandise internationale" de Daniel Fano et Jean-François Octave (couverture)

"Exode" de Daniel De Bruycker et Maximilien Dauber (photographie

"Le vin des crapauds" de Saïd Mohamed et Bob De Groof (linogravures)

sont aussi présentées sur le site de L'autre Livre et peuvent être commandés là d'un simple clic.

Rendez-vous sur https://www.lautrelivre.fr/o/editeur/les-carnets-du-desse... et lisez des extraits.

jeudi, 02 mars 2017

En mars avec les Dessert de Lune

C’est la 1er newsletter de ce mois de mars pour vous annoncer ceci.

° Le 7 mars Bernard Bretonnière sera à Angers dans le cadre du Printemps des Poètes au Musée des Beaux-Arts. Sur la table tenue par la librairie Contact, vous pourrez trouver et faire dédicacer « Datés du jour de ponte » paru récemment dans la collection Pleine Lune.

°° Du 9 au 13 mars les éditions Les Carnets du Dessert de Lune seront à La Foire du Livre de Bruxelles. Seront présents pour dédicacer leurs livres sur le stand 232, Olga Dupré, Eva Kavian, Pascal Blondiau, Yves Budin, Daniel De Bruycker, Patrick Devaux, Bob De Groof, Daniel Fano et votre serviteur.

Programme et horaires des dédicaces sur : http://lescarnetsdudessertdelune.hautetfort.com/demandez_...

°°° Le 11 mars Inside Bowie : à partir de 13h Yves Budin et Laurent Rieppi seront à l’Espace Culturel de Hotton, 55 rue des Ecoles, 6990 Hotton pour une conférence/rencontre autour de l’œuvre de David Bowie. Dédicaces et ventes de « Visions of Bowie ». Présentation sur https://www.youtube.com/watch?v=BnBj4wfKetE&feature=y...

°°°° Et puis paraîtra à l’occasion de la Foire du livre de Bruxelles un recueil « Nuages de saison » aux éditions Bleu d’encre qu’Olivia HB m’a fait le plaisir d’accompagner de quelques-unes de ses photographies.

Mais aussi trois nouveautés aux Dessert de Lune.

« Exode » de Daniel De Bruycker avec des photos couleur de Maximilien Dauber

« De la marchandise internationale » de Daniel Fano avec une illustration en couverture de Jean-François Octave

« Le vin des crapauds » de Saïd Mohamed avec des linogravures de Bob De Groof

et le 41e Dessert signé Eva Kavian « Du même et fragile cordon ».

Ces trois titres pourront être commandés en ligne sur www.dessertdelune.be (rubrique Nouveautés)

 

mardi, 28 février 2017

Foire du Livre de Bruxelles 2017. Stand 232

La Foire du Livre de Bruxelles aura lieu du 9 au 13 mars sur le site de Tour & Taxis, avenue du Port 86c à 1000 Bruxelles. Entrée libre et gratuite. Inscription sur http://flb.be/votre-entree-gratuite/

Soirée inaugurale le mercredi 8 mars de 20h à 23h sur invitation. Les éditions Les Carnets du Dessert de Lune participeront sur le stand N°232 situé au même emplacement que les années précédentes (juste en face du restaurant).

Durant toute la foire, vous aurez l’occasion d’y découvrir les nouveautés, les récentes parutions, un ensemble de toutes les collections et d’y rencontrer les auteurs lors de séances de dédicace.

LE JEUDI 9 MARS

De 14h à 15h Pascal Blondiau dédicacera « Sept novelettes (et quelque) » et « Dès l’instant »

De 15h à 17h Olga Dupré dédicacera « Léon le girafon » et « Le boubou rose » (Teham éditions)

De 17h à 18h Jean-Louis Massot dédicacera « Sans envie de rien » (cactus inébranlable édition) et « Séjours-là » (éditions MEO)

LE VENDREDI 10 MARS

De 14h à 15h Jean-Louis Massot dédicacera « Sans envie de rien » (cactus inébranlable édition) et « Séjours-là » (éditions MEO)

De 15h à 16h Pascal Blondiau dédicacera « Sept novelettes (et quelque) » et « Dès l’instant »

De 17h à 18h Eva Kavian dédicacera « L’art de conjuguer des hommes mariés » et « Amoureuse »

De 18h à 19h Patrick Devaux dédicacera « Les mouettes d'Ostende» et « Dorures légères sur l'estran »

LE SAMEDI 11 MARS

De 14h à 15h Eva Kavian dédicacera « L’art de conjuguer des hommes mariés » et « Amoureuse »

De 14h à 15h Pascal Blondiau dédicacera « Sept novelettes (et quelque) » et « Dès l’instant »

De 15h à 16h Daniel De Bruycker dédicacera « Exode »

De 15h à 16h Jean-Louis Massot dédicacera « Sans envie de rien » (cactus inébranlable édition) et « Séjours-là » (éditions MEO)

De 15h à 16h Pascal Blondiau dédicacera « Sept novelettes (et quelque) » et « Dès l’instant »

De 16h à 17h Bob De Groof dédicacera « Le vin des crapauds » de Saïd Mohamed

LE DIMANCHE 12 MARS

De 14h à 15h Daniel De Bruycker dédicacera « Exode »

De 14h à 15h Jean-Louis Massot dédicacera « Sans envie de rien » (cactus inébranlable édition) et « Séjours-là » (éditions MEO)

De 15h à 16h Pascal Blondiau dédicacera « Sept novelettes (et quelque) » et « Dès l’instant »

De 15h à 16h Yves Budin dédicacera « Visions of Bowie », « Visions de Kerouac » et « Visions of Miles »

De 16h à 17h Daniel Fano dédicacera « De la marchandise internationale » et « Ne vous inquiétez plus c’est la guerre »

LE LUNDI 13 MARS

De 14h à 15h Jean-Louis Massot dédicacera « Sans envie de rien » (cactus inébranlable édition) et « Séjours-là » (éditions MEO)

De 15h à 16h Pascal Blondiau dédicacera « Sept novelettes (et quelque) » et « Dès l’instant »

samedi, 18 février 2017

à paraître "Le vin des crapauds" Saïd Mohamed & Bob De Groof

Couv_VinCrapaud.jpgDans quelques jours paraîtra dans la collection Pièces montées « Le vin des crapauds » de Saïd Mohamed, augmenté de linogravures de Bob De Groof et d’une préface de Cathy Garcia.

Imprimé sur des papiers bouffant blanc pour les pages intérieures et sur une couverture Gmund Kaschmir coton blanc, il vous sera possible de le commander sur la boutique des éditions à l’adresse suivante : http://www.dessertdelune.be/store/p826/Le_vin_des_crapaud...

Il sera disponible prochainement en librairie.

 

Art Gallery.jpegLes linogravures de Bob De Groof sont exposées jusqu’au 26 février à la galerie Art Gallery, 95 rue Lesbroussart, 1050 Bruxelles. Ouvert les jeudi et vendredi de 15h à 19h et les samedi et dimanche de 11h à 13h et de 15h à 19h. Info 02 649 83 90 et sur www.lesbroussartgallery.be

Le dimanche 26 février, Saïd Mohamed sera présent à la Galerie et donnera lecture d’extraits de ce livre aux environs de 17h. Soyez les bienvenus.