jeudi, 16 mai 2013

On dirait que pour les auteurs du Dessert de Lune, le mois de juin commence aujourd’hui !

librairie éphémère.jpgLe samedi 1er juin, Perrine le Querrec sera présente à la librairie éphémère à la Halle St-Pierre à 14h00, 2 rue Ronsard,75018 Paris.

Tout le programme sur http://www.hallesaintpierre.org/2168-2

 

Histoires de Livres.jpgLe 1er et le 2 juin, de 10h00 à 18h00, 6e édition du salon Histoires de Livres dans les locaux de l’Entrepôt Royal sur le site de Tour & Taxis, avenue du Port 86c, 1000 Bruxelles.

Entrée libre et gratuite.

Le dimanche 2 juin à 11h00, réception officielle pour célébrer les 18 ans des éditions Les Carnets du Dessert de Lune. Performance d’auteurs et de plasticiens, création de livres d’artistes avec la participation de Christine Van Acker,Pascal BlondiauYves BudinPierre DuysFrancesco Pittau et, sous réserve, Christiane Levêque et Paul Hermant.

Programme sur http://www.histoiresdelivres.be

 

Marché de la Poésie.jpgDu 6 au 9 juin, 31Marché de la Poésie de St-Sulpice, 75006 Paris.

Les Dessert de lune vous accueilleront sur le stand 209-516 partagé avec les éditions Maelström, L'arbre à Paroles, La Maison de la Poésie d'Amay, La librairie Wallonie-Bruxelles et Espace Livres & Création.

Présentations des nouveautés. Rencontres et signatures. Produits du terroir.

Saïd Mohamed, le jeudi 6 juin à18h00

Jean-Marc Flahaut, le vendredi 7 juin à 12h00

Luce Guilbaud, le vendredi 7 juin à 14h00

Perrine le Querrec, le vendredi 7 juin à 16h00

Christiane Levêque, le samedi 8 juin à 14h00

Jean-Jacques Marimbert et Yves Budin, le samedi 8 juin à 15h00

Cécile Guivarch, le samedi 8 juin à 16h00

Francesco Pittau, le dimanche 9 juin à 14h00

Hervé Bougel, tous les jours sur le stand 220

Programme sur http://poesie.evous.fr

 

flaq.jpgYves Budin exposera du 30 mai au 18 juin des illustrations jazz à la FLAQ, espace culturel, 36 rue Quincampoix, 7500 Paris.

Infos sur http://www.flaq.fr

 

namur.jpgLe 22 et le 23 juin, 10Marché de la poésie de Namur, 28 rue Fumal, 5000 Namur.

Les Dessert de Lune y seront représentés par Espace Livres & Création.

Le samedi 22 juin à 16h00, Gérard Adams présentera « Séjours, là, suivi de D’autres vies » paru aux Editions M.E.O.

Programme sur http://www.mplf.be/agenda/evenement.php?id=831

 

St-Cécile-les-Vignes.jpgLe dimanche 23 juin, de 10h00 à 18h00, les Dessert de Lune participeront au salon Lire entre les vignes, cours du Portalet, 84290 Sainte-Cécile-les-Vignes.

A 16h30 lecture croisée de Sylvie Durbec et Jean-Louis Massot

suivi d'une lecture de Pierre Autin-Grenier.

Programme sur http://salon.du.livre.free.fr/programme.html

jeudi, 18 avril 2013

Souscription pour parutions estivales 2013

Je vous propose une souscription pour 3 nouveaux titres à paraître début juin 2013.

(25 € au lieu de 31,50 €) 

Cliquez sur les liens Souscription pour télécharger et remplir le bon de souscription. Souscription pour parutions estivales.pdf - Souscription pour parutions estivales.doc et sur les liens PDF pour lire des extraits.

Qui va là ?Cover.jpg


Dans la collection Lalunestlà, une nouvelle passagère : Luce Guilbaud avec le titre « Qui va là » ? illustré par des collages de l’auteur. Format 10 x 14 cm. 70 pages imprimées sur papier bouffant 90 gr et Kmund Kaschmir 250 gr. 8 € Qui va là ? Extraits.PDF

 

Jour.Cover.jpg


Dans la collection Pleine Lune, un nouveau passager : Jean-Jacques Marimbert avec le titre « Jour », et des illustrations d’Yves Budin, préfacé par Anna de Sandre. Format 14 x 20 cm. 64 pages imprimées sur papier bouffant 90 gr et Kmund Kaschmir 250 gr. 10 € Jour.Extraits.PDF



luce guilbaud,hervé bougel,sophie jolivet,jean-jacques marimbert,yves budin,perrine le querrec,anna de sandre,christian degoutte,poésie,bestiaire,comptine.



Un habitué en la personne d’Hervé Bougel avec le titre « Travails suivi de Arrache-les-Carreaux »,  une couverture de Sophie Jolivet et une présentation de Christian Degoutte. Format 14 x 20 cm. 80 pages imprimées sur papier bouffant 90 gr et Kmund Kaschmir 250 gr. 11 € Travails.Extraits.PDF

luce guilbaud,hervé bougel,sophie jolivet,jean-jacques marimbert,yves budin,perrine le querrec,anna de sandre,christian degoutte,poésie,bestiaire,comptine.Et bien sûr le nouveau titre de la collection Dessert, le 34e, consacré cette fois-ci à Perrine Le Querrec avec le titre « Traverser le parc » 1,50 €

Si vous souhaitez recevoir ces documents par mail, envoyez un mail à dessertlune@gmail.com


mardi, 09 avril 2013

Fin avril et 1er mai

2 occasions de voir ou de revoir du Dessert de Lune :

Le 27 et le 28 avril à Bruxelles (commune de St-Josse) avec Pierre Duys qui tiendra les commandes du rafiot et vous proposera un choix de livres parmi lesquels "Parfois au bout des routes" réimprimé sous une nouvelle couverture.

pierre duys,perrine le querrec,patrick devaux,yves budin,francesco pittau

 

 

 

 

affiche coleres.png



Le 1er mai à Arras où je serai présent accompagné de Fanny Chiarello,de Perrine Le Querrec, d'Yves Budin, de Patrick Devaux, de François David et de Francesco Pittau qui viendront avec leurs crayons de couleur, leur gomme, leur taille-crayon... et leur livre.

lundi, 01 avril 2013

Aux beaux jours d'avril

En avril, il n’y a pas que les oiseaux qui quittent le nid :

° Le 6 avril, Sylvie Durbec, au salon du livre « Les beaux jours de la petite édition », à Cadenet 84160. http://laboucherielitteraire.over-blog.org/article-les-beaux-jours-de-la-petite-edition-2013-110886999.html

Anna de Sandre à La Maison de la Poésie de Poitiers. www.maison-poesie-poitiers.com

°° L’expo Art du Livre au 127-129 rue St-Martin, 75004 Paris se termine le 7 avril. L’occasion de découvrir les 3 livres d’Yves Budin « Visions of Miles », « Visions de Kerouac » « Sinnerman » édités aux Carnets du Dessert de Lune. http://www.cwb.fr/programme/arts-du-livre

°°°Du 11 au 14 avril Anna de Sandre, au salon Littérature & Journalisme à Metz. Francesco Pittau, du 12 au 14 avril. http://www.litteratureetjournalisme.com/

°°°°Le 13 avril, Jean-Christophe Belleveaux, à la librairie Mots et cie, 35 rue armagnac, 11000 Carcassonne. Tel et fax : 04 68 47 21 44. librairie.motsetcie@wanadoo.fr

°°°°°Jusqu’au 17 avril la Galerie Zebra Square fête le printemps avec Marcella & Pépée pour l’expo « Paris Me » 3 place Clément Ader, 75016 Paris. Du 24 avril au 24 juin l’expo « Paris Me » au 1er étage de La Tour Eiffel. http://parismeleblog.wordpress.com/lexpo-paris-me-continue-sa-tournee/

°°°°°°Claudine Goux expose au Musée de La Création Franche, 58 avenue du Maréchal de Lattre de Tassigny, 33130 Bègles, jusqu’au 12 mai. http://www.musee-creationfranche.com/expositions.php?page=actuellement&langue=fr

°°°°°°°Hervé Bougel et ses Pré#Carré s’exposent jusqu’au 15 juin à la Bibliothèque d’étude et d’information, 12 bd Lyautey à Grenoble. Table ronde le jeudi 11 avril à 18h30. http://www.bm-grenoble.fr/TPL_CODE/TPL_AGENDA/PAR_TPL_IDENTIFIANT/3749/688-agenda.htm

Et le 1er mai, toutes et tous à Arras avec Les Dessert de Lune au salon du livre "Colères du Présent". http://www.coleresdupresent.com/

lundi, 25 mars 2013

Une note de lecture

http://www.delitteris.com/notules/une-pluie-d-ecureuils/


Une pluie.JPG

samedi, 16 mars 2013

3 notes de lectures à propos des parutions de mars 2013

Christiane Levêque : LE MOKAFÉ (Les Carnets de dessert de lune)

Avec ce recueil de petits poèmes en prose, on pénètre dans un café qu’on ne connaît pas, et on en ressort, quelques pages plus loin, comme un habitué. Christiane Levêque livre un album formé d’instantanés de la vie à la fois familiale et sociale de ce lieu public. Elle se tient au centre comme un peintre, une chroniqueuse, et chaque regard porté vers les autres est l’occasion d’écrire quelques lignes ou un paragraphe. Convivialité et tendresse font le reste. Tous les âges et tous les métiers se voisinent. Chiens et chats sont même de la partie. On mange, on boit, on parle, on rêve comme chez soi, mais ensemble. Aucune caricature mais l’art du croquis, les dessins de Garène qui accompagnent l’écriture en finesse permettent encore mieux de saisir l’ambiance du bistrot bruxellois Même accent wallon que celui de  pépère. On est au cœur de la ville et de la vie, dans une connivence bienveillante des gens. Christiane Levêque a l’œil pour ficeler cette galerie de portraits sympathiques. Et ne manque pas d’humour pour glisser ses sourires au lecteur. On n’a qu’une envie : aller boire à son tour une bière blanche au Mokafé, on est déjà client. © Jacques Morin, revue Décharge

Café-vie quotidienne. Le « Mokafé » du nom d’une célèbre dynastie de chats, Moka 1, Moka 2 et d’une non moins célèbre pâtisserie qu’un vieux monsieur savoure, ravi, miette par miette. Oui, tous ces habitués du Mokafé, celui qui lit son livre de philo « siège deux, celui qu’il préfère », celle qui narre le délice d’une sole, celle qui pleure son fils mort dans un accident de voiture, celle qui attend son amoureux, un homosexuel qui commande « une salade folle », ceux qui sont en terrasse abandonnés à la torpeur de l’été. La description du mangeur d’omelette est savoureuse de précision. Des bribes d’histoires, des rencontres, des sentiments, la vie comme elle va : « Le Mokafé est un Théâtre » ! Adorable petit livre délicatement illustré des aquarelles de Garène : scènes d’intérieur de café avec les habitués, les chiens attendant un petit bout, les chats alanguis. Auteure et illustratrice captent « des instants de vies,/discrets moments d’éternité ». Lycée. © Odile Bonnel, Inter CDI

Francesco Pittau : UNE MAISON VIDE DANS L’ESTOMAC (Les Carnets du Dessert de Lune)

Humanité-vie quotidienne. Les mots : « Les recoudre /Les raccommoder/Les rapetasser ». Des formulations inédites : le sourire, « Et sa bouche/S’ouvrait comme/La blessure d’une figue/Tombée au sol/Laissant voir des dents/Brisées/Et des gencives presque/Noires », et les cloches du dimanche en train de « baratter ». Un recueil tout en ombre et lumière. La chaleur qui grille tout, le soleil blanc, « le pullulement/de la lumière », les ombres acérées des arbres sur la route. Et l’hiver aussi avec les lumières des vitrines et des phares « Plus terrible/Que le soleil/En été ». Par endroit un langage direct, vert et cru, une certaine gouaille (« La nymphomane », « Un homme à femmes »…). F. Pittau joue avec les mots, la manière de les couper, d’aller à la ligne : « Et la mer/Comme un burin/Cré-/Pite entre/Les rochers ». Un recueil sur la vie des uns et des autres dans une langue qui s’invente.

© Odile Bonneel, Inter CDI

 

vendredi, 15 mars 2013

Les parutions de la fin de l'hiver 2013

Les parutions d'avant le printemps.  Pour commander un simple mail à dessertlune@gmail.com ou dessertlune@skynet.be. Les frais de port sont gratuits. 10% de remise aux membres des Ami(e)s du Dessert de Lune. Peuvent également être commandés en librairies.

Le mokafé.jpgBdC Le Mokafé.pdf Une maison vide dans l'estomac.jpg

BdC Une maison vide dans l'estomac.pdf

Bons de commande pour les libraires France

Pour commander, il suffit de cliquer sur les liens ci-dessous en words ou en PDF, de compléter les bons de commande et de les envoyer par mail à dessertdelune@skynet.be ou dessertlune@gmail.com ou par fax au 00 32 2 511 57 51.

Amoureuse.Lib FR.doc - Amoureuse.Lib FR.pdf

Anonyme euphorbe.Lib FR.doc - Anonyme euphorbe.Lib FR.pdf

Assoiffé. Lib FR.doc - Assoiffé. Lib FR.pdf

Au temps pour moi. Lib FR.doc - Au temps pour moi. Lib FR.pdf

Avec le temps.Lib FR.doc - Avec le temps.Lib FR.pdf

Bec & Ongles.Lib FR.doc - Bec & Ongles.Lib FR.pdf

Carnet de têtes d'épingles. Lib FR.doc - Carnet de têtes d'épingles. Lib FR.pdf

Carnet d'une dendrophile.Lib FR.doc - Carnet d'une dendrophile.Lib FR.pdf

Carnet d'un Dessert de Lune.Lib FR.doc - Carnet d'un Dessert de Lune.Lib FR.pdf

Carnet d'un poète assis sur l'horizon. Lib FR .doc - Carnet d'un poète assis sur l'horizon. Lib FR .pdf

Chaussures vides.Scarpe vuote.Lib FR.doc - Chaussures vides.Scarpe vuote.Lib FR.pdf

Collier de nouilles.Lib FR.doc - Collier de nouilles.Lib FR.pdf

Coups de ciseaux.Lib FR.doc - Coups de ciseaux.Lib FR.pdf

Croqués sur le vif.Lib FR.doc - Croqués sur le vif.Lib FR.pdf

Dès l'instant.Lib FR.doc - Dès l'instant.Lib FR.pdf

Diogène au potager.Lib FR.doc - Diogène au potager.Lib FR.pdf

Elle(s) si tant est que. Lib FR.doc - Elle(s) si tant est que. Lib FR.pdf

Ellis Island's dreams.Lib FR.doc - Ellis Island's dreams.Lib FR.pdf

Entre les laps.Lib FR.doc - Entre les laps.Lib FR.pdf

Et la nuit. Lib FR.doc - Et la nuit. Lib FR.pdf

Foulées douces.Lib FR.doc - Foulées douces.Lib FR.pdf

J'aurais voulu t'écrire un poème.Lib FR.doc - J'aurais voulu t'écrire un poème.Lib FR.pdf

Je(S).Lib FR.doc - Je(S).Lib FR.pdf

Je dirais que j'ai raté le train.Lib FR.doc - Je dirais que j'ai raté le train.Lib FR.pdf

Journal d'un incapable. Lib FR.doc - Journal d'un incapable. Lib FR.pdf

La cuisine molle pour édentés. Lib FR.doc - La cuisine molle pour édentés. Lib FR.pdf

La dernière pierre.Lib FR.doc - La dernière pierre.Lib FR.pdf

La fin du chocolat.Lib FR.doc - La fin du chocolat.Lib FR.pdf

L'année de la dernière chance. Lib FR.doc - L'année de la dernière chance. Lib FR.pdf

La quadrature du cercle. Lib FR.doc - La quadrature du cercle. Lib FR.pdf

L'art de conjuguer des hommes mariés.Lib FR.doc - L'art de conjuguer des hommes mariés.Lib FR.pdf

La vie est un cheval mort.Lib FR.doc - La vie est un cheval mort.Lib FR.pdf

Le décor de l'envers. Lib FR.doc - Le décor de l'envers. Lib FR.pdf

Le fou rire de La Joconde.Lib FR.doc - Le fou rire de La Joconde.Lib FR.pdf

Le moi chronique. Lib FR.doc - Le moi chronique. Lib FR.pdf

Le Mokafé.Lib FR.doc - Le Mokafé.Lib FR.pdf

Le poète pisse dans son violon.Lib FR.doc - Le poète pisse dans son violon.Lib FR.pdf

L'éponge des mots.Lib FR.doc - L'éponge des mots.Lib FR.pdf

Le privilège du fou. Lib FR.doc - Le privilège du fou. Lib FR.pdf

Les âmes petites. Lib FR.doc - Les âmes petites. Lib FR.pdf

Les mouettes d'Ostende.Lib FR.doc - Les mouettes d'Ostende.Lib FR.pdf

Les Pommarins.Lib FR.doc - Les Pommarins.Lib FR.pdf

Mes escaliers.Lib FR.doc - Mes escaliers.Lib FR.pdf

Missiano. Lib FR.doc - Missiano. Lib FR.pdf

Monsieur tout à l'envers & Touffe de poils.Lib FR.doc  - Monsieur tout à l'envers & Touffe de poils.Lib FR.pdf

Parfois au bout des routes. Lib FR.doc - Parfois au bout des routes. Lib FR.pdf

Poèmes pour sautijouer.Lib FR.doc - Poèmes pour sautijouer.Lib FR.pdf

Poèmes sportifs. Lib FR.doc - Poèmes sportifs. Lib FR.pdf

Rengaine. Lib FR.doc - Rengaine. Lib FR.pdf

Sinnerman.Lib FR.doc - Sinnerman.Lib FR.pdf

Souffles. Lib FR.doc - Souffles. Lib FR.pdf

Spiderland.Lib FR.doc - Spiderland.Lib FR.pdf

Sur les ruines de l'Europe. Lib FR.doc - Sur les ruines de l'Europe. Lib FR.pdf

Te visite le monde.Lib FR.doc - Te visite le monde.Lib FR.pdf

Titrés Haïkus.Lib FR.doc - Titrés Haïkus.Lib FR.pdf

Transatlantique.Lib FR.doc - Transatlantique.Lib FR.pdf

Trente cette mère avant.Lib FR.doc - Trente cette mère avant.Lib FR.pdf

Une maison vide dans l'estomac.Lib FR.doc - Une maison vide dans l'estomac.Lib FR.pdf

Une pluie d'écureuils. Lib FR.doc  - Une pluie d'écureuils. Lib FR.pdf

Un peu plus vers la mer.Lib FR.doc - Un peu plus vers la mer.Lib FR.pdf

Un régal d'herbes mouillées.Lib FR.doc - Un régal d'herbes mouillées.Lib FR.pdf

Visions de Kerouac.Lib FR.doc - Visions de Kerouac.Lib FR.pdf

Visions of Miles.Lib FR.doc - Visions of Miles.Lib FR.pdf

Vole Vole Vole. Lib FR.doc - Vole Vole Vole. Lib FR.pdf

Le catalogue 2013 en PDF

Le catalogue 2013.

Catalogue Les Carnets du Dessert de Lune. 2013.pdf

10% de remise aux ami(e)s du Dessert de Lune sur chaque titre disponible commandé. Pour devenir membre, ce qui n'a pas que des désavantages, envoyez un mail à dessertlune@gmail.com ou voyez la catégorie 0).

Les auteurs

Pierre Autin-Grenier, Jean-Christophe Belleveaux, Anne-Lise Blanchard, Pascal Blondiau, Odile Bonneel, Alain Boudet, Hervé Bougel, Michel Bourçon, Richard Brautigan, Yves Budin, Georges Cathalo, Raymond Ceuppens, Nicolas Chevalier, Fanny Chiarello, Nicolas Cotten, Chantal Couliou, Alain Dantinne, François David, Michel Dehoux, Éric Dejaeger, Anna de Sandre, Patrick Devaux, Eddy Devolder, Louis Dubost, Paule Marie Duquesnoy, Christian Duray, Sylvie Durbec, Pierre Duys, Marie Evkine, Daniel Fano, Sylvain Farhi, Ghislaine Fendler, Dan Ferdinande, Jean-Marc Flahaut, Jean Foucault, François Garnier, Jean-Pierre Georges, Alain Germoz, Nicole Goffette, Denis Guillec, Cécile Guivarch,  Paul Hermant, Jean-Pierre Jacquemin, Jean-Louis Jacquier-Roux, Véronique Joyaux, Dan Kaminski, Eva Kavian, Francis Krembel, Daniel Labedan, Roger Lahu, Perrine Le Querrec, Christiane Levêque, Marcella, Freddy Malonda, Amandine Marembert, Jean-Jacques Marimbert, Jean-Claude Martin, Ménaché, Hervé Merlot, Saïd Mohamed, Jacques Morin, Jacques Norigeon, Mohamed Omari, Antonello Palumbo, Phan Kim Dien, Robert Piccamiglio, Francesco Pittau, Bernard Privat, Fréderic Saenen, Claude Saguet, Gérard Sendrey, Pierre Soletti, Vincent Tholomé, Bernadette Throo, Roland Tixier, Christine Van Acker, Claude Vercey, Thomas Vinau


Les illustrateurs

Perlette Adler, Anto, Valère Argué, Jean-Gilles Badaire, Barly Baruti, Jacques Billet, Alain Bourçon, Diane de Bournazel, Hadda Bouzaroura, Yves Budin, Stéphanie Buttay, Marie Campion, Liliane Cock, Roby Comblain, Huguette Cormier, Victor Corroleur, Henri Cueco, Georges Curie, Jean-Yves Dal, Hubert Daronnat, Monique Delorme, Consuelo de Mont-Marin,  Brigitte Dusserre Bresson, Pierre Duys, Graziella Federico, Guy Ferdinande, Jean-Claude Flahaut, Dominique Fournil, Garène, Bertrand Gobbaerts, Serge Goldwicht, Claudine Goux, Philippe Grammaticopoulos, Roger Groslon, Philippe Guilmin, Amélie Harrault, Éric Jacques, Jaros, Jacques Jauniaux, Sophie Jolivet, Edith Kipper, Claire Kirkpatrick, Samuel Lahu, Martine Lamy, Laurent Laurier, Dany Lecuyer, Sophie Maho, Bénedicte Mercier, Anah Merlet, Billy Merwick, Consuelo de Mont Marin, Jean-Denis Pendanx, Phan Kim Dien, Gilbert Pinna, Jean-Claude Pirotte, Francesco Pittau, Luna Pittau, Bernard Privat, Nathyi Regner, Bastien Ridard, Maud Rogiers, Roudneff, Nathalie Sacré, Gérard Sendrey, Ali Silem, Denis Schmit, Alan Stevenson, Walter Swennen, Pierre Tréfois, Stéphanie Tréma, Jean-Marie Tremblay, Georges Van Hevel, Julian Vanroey, Vio, Olivier Wiame, Nihad Wicho, Michel Wilhelmi, Éric Winand, Willy Wolsztajn, Fanny Wuyts, Dominique Zinkpè


Les collections

Carnets - Co-édition - Demi-Lune - Dessert - Dessert à l’italienne – Lalunestlà - Les Petits Carnets - Pièces Montées - Pleine Lune - Pousse-Café - Reflets de Lune - Sur La Lune


mardi, 05 février 2013

A propos de "Un régal d'herbes mouillées"

Un régal d'herbes mouillées.JPGJe suis si peu et si mauvais lecteur de poésie que j'en viens souvent à douter de ce que j'éprouve en en lisant - et pourtant j'en lis, et n'aime rien tant, un peu scolairement sans doute, qu'ouvrir au hasard des œuvres de Baudelaire, Rimbaud ou Musset. A bien des égards, lorsque je lis de la poésie, je suis victime de ma pensée, de ma pensée raisonnante : "qu'est-ce que ça veut dire ?" Exactement le genre de question à ne pas se poser, je le sais bien, et c'est même une des premières choses que l'on transmet aux enfants confrontés à un poème ; en même temps, j'ai du mal à adhérer complètement au discours inverse, lequel invite donc à lâcher prise, à se laisser emporter par le flot des images et des sons, comme si lire de la poésie nous astreignait à abdiquer notre raison. Aussi évolué-je dans cet entre-deux dont je perçois toute la fragilité et le déséquilibre, et qui me conduit donc à lire d'abord en ressentant, puis à relire immédiatement en raisonnant.

Et je dois bien dire que ce joli recueil d'Anna de Sandre ne m'aura guère aidé à résoudre ce conflit... Car il y a dans sa manière d'écrire ce qui ressemble parfois, non tant à des poèmes, qu'à des sortes de vignettes, vignettes de petits mondes clos et condensés, quelque chose qui a trait à une sensation immédiate, imposante, presque souveraine, mais qui n'est pas non plus exempte de considérations plus fermes, plus affirmées, moins spontanément acquises, justement, à la sensation. C'est là tout le bénéfice d'une poésie qui ne cherche pas à se faire l'écho d'une introuvable intériorité, sensible qu'elle est au contraire à ce qui vient frapper du dehors - un objet quotidien ou dérisoire, un animal, un geste ou un mouvement du corps, tout ce qui fait l'ordinaire du regard. Anna de Sandre a une façon, sinon d'écrire, du moins de ressentir, qui, mieux que faire alterner douceur et colère, semble les joindre plutôt, les faire concomittantes ; comme si l'une ne pouvait aller sans l'autre, comme si douceur et rage ne pouvaient finalement que s'attiser, se nourrir mutuellement dans un lointain écho. Qu'il ne soit pas de ressentis ou de sentiments parfaitement purs, c'est là chose entendue ; le beau, auquel Anna de Sandre accède, est de savoir, non seulement le dire, mais le faire dire à l'ordre des mots. 
J'ouvre une page au hasard : 

      Les poings serrés sur      une serpillère espagnole      tu nettoieras      la saleté des jours.

Ou ici :

      Puis fatigués et vides d'avoir arpenté      ce lopin qui au premier abord      ne nous servait à rien      nous nous affalerons au pied d'arbres creux      et passerons pour des sages assis      alors que nous aurons claqué      le montant du silence      c'est dans cette posture      que nous accueillerons les nouveaux venus      caillasses imbéciles comme nos exploits      et qu'avec leur aval et le bras tendu      nous entrerons dans la légende.


C'est, dans ma perception du moins, un authentique talent que de savoir, l'air de rien, dans une forme délibérément très brève, donc factuellement assez légère, renvoyer à autant de gravité. Car le caractère très vif de son trait ne dissimule jamais rien de ce qui, en sous-main, semble constamment travaillé par le drame ou l'instinct du drame.

Ce qui est également assez fascinant dans la poésie d'Anna de Sandre, c'est la difficulté que l'on pourrait avoir, si l'on en ignorait tout, et à quelques vocables ou références près, à la situer dans un temps. De la même manière qu'elle ne peut témoigner de sentiments autres que mêlés, son lexique, ses images et son phrasé font coïncider un parler par moments presque paysan, tirant vers l'argotique à d'autres, mais travaillé par l'éclat tranchant d'une certaine modernité. L'intuition originelle nous renvoie souvent à la terre, mais, au fond, davantage à ses atmosphères qu'à ses parlers ; elle nous renvoie à un temps de labeur domestique, de travail manuel, de nature brute, mais il y a toujours, dans le ton, dans ce quelque chose de viril où elle maintient l'affectation en tenaille, une sérénité de regard et de trait qui arrachent sa poésie à toute tentation de la nostalgie ou du lamento. Où l'on retrouve cette sensation permanente de douceur et de rage.

         Après sa mort
         on sort
         des jupes fanées
         de la grand-mère
         quelques pièces d'or

         il a fallu découdre l'aumônière
         de percale tachée         de la sueur de ses doigts         et dans laquelle elles pesaient le poids         d'un lapereau stupide étranglé         devant la porte ouverte d'un clapier

De cet enchâssement finalement assez intempestif provient sans doute cette impression de (relative) atemporalité - même si, bien sûr, on pourra juger le procédé assez moderne, au sens où il déjoue la tentation de la pureté, où il se plaît à la mosaïque. Ce qui achève de donner à ce recueil une grâce très tenue, une espèce de dignité étrange où la vigueur, et parfois la rugosité du trait, font d'autant plus impression qu'on y perçoit quelque chose de profondément authentique, et d'étonnamment doux.

 

© Marc Villemain in http://www.marcvillemain.com/archives/2013/02/04/26290752.html

 

lundi, 21 janvier 2013

2 titres à paraître dans la collection Pleine Lune en mars 2013

Si vous souhaitez souscrire, le bon de souscription peut être téléchargé dans la catégorie 3) Souscription. Il peut aussi vous être envoyé sur simple demande par mail à dessertlune@gmail.com ou dessertdelune@skynet.be


mokafé.JPG"Le Mokafé" de Christiane Levêque, augmenté d'un dessin couleur en couverture et de 8 dessins intérieurs en noir et blanc de Garène et d'une préface d'Eva Kavian.

Pour lire des extrait cliquer sur : LE MOKAFE. Extraits.pdf

Une maison.JPG"Une maison vide dans l'estomac" de Francesco Pittau, augmenté d'un dessin couleur en couverture de l'auteur.

Pour lire des extraits cliquer ici : Une maison vide dans l'estomac. extraits.pdf

 

 

 

 

 

 

mercredi, 02 janvier 2013

A écouter

J'ai le plaisir de vous informer que  les livres "Un régal d'herbes mouillées " d'Anna de Sandre" + Le poète pisse dans un violon" de Pierre Autin-Grenier + "La vie est un cheval mort" de Daniel Fano, ont été présentés dans l'émission de Didier Rougeyron QUARTIER LIVRES les 20 et 21 décembre sur Lyon 1er.

(aux environs de la 2e minute)

En écoute ici : 
podcast







Une note de lecture

Première note de lecture de l'an nouveau. Sous la plume de Michel Baglin, dans la revue en ligne Texture, on y parle "d'Un régal d'herbes mouillées" d'Anna de Sandre.
Pour les retardataires, le livre est toujours disponible et les frais de port sont toujours gratuits. On peut aussi le commander chez son libraire. N'attendez pas 2014.

Un régal d'herbes mouillées.JPG"Anna de Sandre, à ma connaissance n’a guère publié qu’en revue, mais Gallimard jeunesse va éditer un de ses livres. En attendant, c’est « Un régal d’herbes mouillées » qui nous est donné à lire par Jean-Louis Massot et ses Carnets du Dessert de Lune (67 rue de Venise - B1050 Bruxelles Belgique). 90 pages environ (pour 12 euros), de poèmes qui racontent (ils se veulent « petits romans »), mettent en scène des personnages, dessinent des tableaux, dans un mélange de langue soignée et d’argot, et dans un Sud-Ouest que je reconnais avec plaisir, « entre Gaillac et Rabastens » (expression qui sert à désigner quelqu’un entre deux vins) ou du côté des cimetières de Cornebarrieu ou de Terre-Cabade. C’est musical (« les gestes lents d’un homme las ») autant que rugueux comme nombre de personnages un peu rustres, cru, trivial, violent parfois, à l’image de cette « lune basse et lourde (qui) foutait le feu à un tronc d’arbre », C’est faussement naïf, hanté par la mort, ou une cupidité qu’on devine souvent à l’œuvre dans le malheur. Mais surtout secrètement désespéré, comme ces personnages esquissés que l’on devine tous blessés par « la saleté des jours »."
© Michel Baglin. in Texture

vendredi, 21 décembre 2012

Des notes de lectures à propos de 2 titres parus en mai 2012.

Des notes de lectures à propos de Un régal d'herbes mouillées d'Anna de Sandre (avec une couverture de Francesco Pittau) et Je dirais que j'ai raté le train de Pierre Soletti avec des illustrations d'Amélie Harrault.

Visuels et extraits dans la catégorie Extraits.

Anna de Sandre, Un régal d’herbes mouillées, 2012, Les Carnets du Dessert de Lune.

Le titre, l’illustration de couverture, la mise en page nous ramèneraient presque à l’image d’épinal d’une poésie bucolique de chemin buissonnier.  Les titres de chaque texte eux-mêmes, énigmatiques, semblent baigner dans l’éther d’une indétermination tissée de brumes apaisantes.  Pour qui ne lit pas, et se contente du regard de loin porté sur la façade, « Un régal d’herbes mouillées » dégage ce parfum de sympathie un peu anecdotique, un peu condescendante aussi, que l’on porterait à tout travail que l’on sent bien façonné mais désuet, bien intentionné mais (osons le mot) mièvre.   Qui le lit (diantre! lire un livre, comme on y va)  comprend que cette façade a précisément été choisie pour le contraste qu’il offre avec ce qu’il enclot et qui finit par la déborder.  Car chaque texte (tous très courts, n’excédant pas deux pages de phrases aérées), sous son apparence bien établie (dans l’imaginaire collectif, s’entend) de poésie naïve, offre un roman dont les personnages tanguent dans le drame de leur vie de misère, avant d’échouer sur ses rives les plus dures.  Ces vies d’exclus, de laborieux, de débiles, de pauvres, de vieux, Anna de Sandre, avec une maîtrise rare de l’art du bref, parvient à nous les rendre en quelques traits, d’une plume qui les incise pour en faire jaillir toute la douleur mais aussi la beauté tragique.  Et à l’odeur sucrée que la rosée vient déposer sur l’herbe vient se mêler celle, forte, âcre, des foins coupés. © Librairie Ptyx, Bruxelles

D’abord l’objet livre : son titre qui ouvre l’appétit d’images et de sensations, l’illustration toute fraîche de Francesco Pittau, le papier qui craque (des papiers Bouffant et Gmund Kaschmir, pour être précise – je ne sais lequel des deux est utilisé pour la couverture, mais je ne me lasse pas de le caresser). Ensuite la citation d’ouverture : des vers… d’Anna Akhmatova (poétesse russe découverte grâce à Maryline de Lire et Merveilles). Enfin le « résumé » des textes de ce recueil : « Des poèmes comme de petits romans pour un quotidien pas toujours rose ».  Trois raisons d’ouvrir ce livre et de goûter la poésie d’Anna de Sandre qui, nous dit la quatrième de couverture, « vit actuellement dans le Sud-Ouest. Avec une prédilection pour l’art du bref, elle écrit principalement des nouvelles et de la poésie, et ponctuellement des romans et des histoires pour la jeunesse. La plupart de ses textes sont publiés dans divers recueils collectifs ou revues.«. Derrière des titres du quotidien ou énigmatiques se cachent des histoires déglinguées, des destins avortés, des bribes de souvenirs, des gens un peu dingues, un humour qui est « la politesse du désespoir ». Il y a des gens qui marchent, qui espèrent, de caressent de vieux jouets, qui attendent, qui ont faim, qui cherchent. Des gens qui dévoilent une poésie à la fois simple et inattendue.  Les mots se placent sur la page, souvent seuls ou à deux ou trois par ligne, guère plus, et les images se cueillent du bord de l’oeil, te surprennent et te font sourire. Car si le noir n’est pas loin, il n’est jamais amer. Il y a toujours un pas à faire, une route à prendre, une morte à laisser, un animal à contempler, une tempête qui remet de l’ordre dans le chaos du ciel et des coeurs.  Il y a toujours une bonne raison de goûter les Carnets du Dessert de Lune. Ce régal d’herbes mouillées est une belle découverte. © des mots et des notes. Anne7500

Chaque poème est une petite histoire, très moderne. Il y a de la gouaille et de la verdeur dans ces petits contes. Et tout est bouclé en une page ou deux, d’autant plus rapidement que c’est écrit en vers. Souvent la coupe se fait par groupes grammaticaux plus ou moins serrés et ce découpage permet de mieux saisir le sens. Cela peut aller jusqu’à l’élision orale avec des apostrophes pour marquer l’e muet. Anna de Sandre ne manque ni de vigueur ni d’imagination, son petit monde un peu noir et un peu trivial ne manque pas de force et d’intérêt. © Jacmo in Décharge N°156

Pierre Soletti. Je dirais que j'ai raté le train. 2012 Les Carnets du Dessert de Lune

Pierre Soletti préfère marcher à côté des rails ou s’en écarter plutôt que de se poster sur les quais en ayant les yeux constamment braqués sur l’horloge et les panneaux lumineux. Il aime voyager léger et a besoin, pour ce faire, d’un regard vif et libre. Trouver un arbre migrateur (le palétuvier), guetter les brusqueries du vent derrière la vitre ou s’imaginer l’étonnement d’une flaque d’eau qui voit la mer déferler et l’anéantir en un éclair sont quelques unes des surprises qui l’aident à traverser ses jours en pointillés avec pour seuls titres de voyages des poèmes brefs et spontanés. Il y dit ses étonnements ou ses désenchantements. Sans s’épancher mais avec lucidité. « la vie parfois
ressemble à un sale type
qu’on a envie d’attraper
par les oreilles
& de secouer
secouer
secouer
jusqu’à ce qu’il en tombe
quelque chose »

Ce voyage, il ne le réalise pas seul. Amélie Harrault illustre et anime à sa manière (ombres, portraits, décors ou intérieurs saisis dans leur réalité) ces instants de vie en les faisant bouger sous nos yeux. La réalisatrice et scénariste de Mademoiselle Kiki et les Montparnos trouve dans les textes de Pierre Soletti (où les arrêts sur image sont permanents) un univers qui ne pouvait que l’enchanter. © Jacques Josse, in Remue.net

Une quatrième de couverture qui fait mouche, et qui donne, comme sa fonction le préconise, envie de découvrir l’intérieur parfaitement illustré par Amélie Harrault. Pierre Soletti, en petits textes décontractés, fait preuve d’humour. Ça se laisse lire avec gourmandise. Textes courts en effet, haïku parfois, avec le contrepoint du titre quia joute ou souligne. Ou textes-échelles qui se descend en rappel, à toute vitesse. La désinvolture et la malice font toujours bon ménage. N’hésitez à aller chercher Pierre Soletti à la gare de votre choix. © Jacmo in Décharge N°156

vendredi, 07 décembre 2012

Pas 2 mais 3 notes de lecture !

eva kavian, julian vanroey, saïd mohamed,bénédicte mercier, jean-claude martin,jacqueline persini-panorias, poésie première, georges cathalo, michel baglin, texture, jacques morin, déchargeEva Kavian. L’art de conjuguer des hommes mariés (Les Carnets du dessert de lune) 11 €. 67, rue de Venise – 1050 Bruxelles (Belgique).

Un homme marié parle à la femme aimée mais voilà il y a l’autre avec qui apparemment il ne se passe plus rien mais qu’il ne peut pas quitter : «    je  retourne chez Elle. Mais tu es mon seul et unique amour. » « Je le revendique : dans ce texte je règle mes comptes avec ceux qui usent de cette lâcheté dévastatrice » écrit Eva Kavian dans la quatrième de couverture. Mais ce qui se lit va bien au-delà de l’intention de l’auteur. Est posée l’énigme de l’amour avec toutes ses ambivalences, ses illusions, sa folie. En filigrane, le fantasme de la maman et de la putain qui perdure dans l’imaginaire masculin. Et dans l’imaginaire féminin, celui du prince charmant qui  prend toutes les formes de l’amour. En chaque femme y aurait-il une petite fille toujours prête à inventer le merveilleux d’une rencontre où elle serait enfin désignée comme l’élue ? Dans le livre d’Eva Kavian, la femme apparaît en creux de la parole de l’homme, comme si dans cette situation, elle ne pouvait accéder directement à la sienne. Avec sa plume alerte et sensible, l’auteur conjugue tous les temps d’une rencontre singulière qui traverse le temps en mettant au jour l’universel des contradictions amoureuses. Plus qu’un règlement de comptes, un conte pourrait se lire dans une forme inhabituelle, conte cruel (comme la plupart des contes)  lieu de partage pour lecteur faibles ou forts en conjugaison des mystères de l’amour.

© Jacqueline Persini-Panorias. Poésie Première.

eva kavian, julian vanroey, saïd mohamed,bénédicte mercier, jean-claude martin,jacqueline persini-panorias, poésie première, georges cathalo, michel baglin, texture, jacques morin, déchargeSaïd Mohamed. L’éponge des mots. (Les Carnets du dessert de lune) 12 €. 67, rue de Venise – 1050 Bruxelles (Belgique).

Même s'il a publié d'excellents romans depuis les années 2000, Saïd Mohamed reste fidèle à ses premières amours que sont les poèmes et la poésie. L'on se souvient de certains recueils qui avaient marqué leur époque par leur  écriture abrupte : Délits de faciès (Dé Bleu, 1989) ou Lettres mortes (Poésimage, 1995). Comme toujours, Saïd Mohamed souhaite entraîner son lecteur dans une sorte de voyage initiatique dans lequel l'imaginaire et le réel vont bousculer leurs points de repère. Jean-Claude Martin, dans une brève préface, évoque les fantômes de Cendrars, Saadi, Gibran, Hikmet ou Pessoa. Avec ces cinq-là, on peut être sûr de « louvoyer dans le coeur du monde » avec la curiosité et « l'ardeur de ceux qui n'ont plus rien à perdre ». De découverte en résolution, le poète peut « devenir enfant des chemins » ou clochard céleste ou bien encore un « idiot indécent qui crie sa joie sans attendre de réponse ».  Voilà qui est dit de façon lucide et courageuse. « Vivre paria et se maintenir vivant tant que possible » semble être le seul mot d'ordre que s'impose Saïd Mohamed dans une démarche existentielle totale et singulière.

© Georges Cathalo. A paraître dans Texture.

L’éponge des mots. Quelques années que Saïd Mohamed n’avait rien donné. Si on récapitule un peu, je l’ai publié en Polders en 1990 et 95, après deux coéditions au dé bleu. (Lui-même m’avait édité en 1983 à ses éditions Ressacs). Il a été chroniqueur dans la revue un moment. Puis il a publié d’autres recueils de poèmes et plusieurs romans. Il fait partie de mes 33 auteurs dans le volet anthologie de « La poésie de A à Z selon Jacmo »… On l’avait un peu perdu de lecture depuis six ans, et il revient comme une fleur chez son dernier éditeur (Jean-Louis Massot). Livre-bilan dit le préfacier Jean-Claude Martin et sa structure en trois parties avec des titres bien dans sa manière confirme cette analyse. D’abord les impressions du voyageur (« les chardons bleus »), New-York, Marrakech, Istanbul… C’était Alexandrie et son odeur d’iode rance et l’Inde qu’il a longtemps fréquentée, entre autres étapes de son tour du monde. Et chaque fois, c’est un peu le tour de lui-même chez les autres, mais ailleurs et tout le temps. Avec des versets pleins comme des aphorismes, cette faconde personnelle et cette volubilité reconnaissable entre toutes, ses positionnements comme des coordonnées géographiques Un quai de gare la nuit à New Delhi grouillant de rats entre les corps endormis au sol. Mais la situation lointaine n’enlève rien à la parole qui semble avant tout rivée au poète qui se plaint de l’absence de celle à qui il écrit désespérément. Saïd Mohamed mélange toujours deux ingrédients qui ne sont pas forcément compatibles : un enthousiasme où l’énergie vitale déborde et un devoir de vérité à la fois cruelle et acerbe, ce qu’il résume  ainsi : Un destin acculé à un rêve permanent. L’auteur de « Femme d’eau » possède une tonalité lyrique et même épique par moment dans un cadre prolétarien. Sa connaissance du monde n’est pas passée au crible d’une écriture politique ou philosophique, elle reste enracinée à sa sensibilité viscéralement et nulle sagesse avec l’âge n’en est extraite. Il sait croiser une certaine humilité à un orgueil de bon aloi. De l’errant le haillon et du lépreux le regard. Lorsqu’il fait appel à ses références poétiques, trois noms apparaissent qui ne parleront qu’aux initiés : Malherbe, Dien et Criel. La seconde partie « Mots d’absence », reprise d’un titre de 1982, renoue avec le Saïd Mohamed amoureux, entre bonheur et mal-être. La femme aimée est-elle perdue, disparue, morte ? La trivialité de la réalité est toujours amortie par cet esprit de légende et d’invention, et la fiction ensorcelle les choses, tant et si bien qu’on est en droit de douter de ce qui relève du domaine du réel et de celui de l’onirique. Sa poésie est certainement nichée dans ce no man’s land bien à lui. Le dernier volet intitulé « Ici et maintenant » sonne en effet comme un bilan. Cependant, il n’y a guère de leçon, encore moins de morale à en tirer. Le poète tente toujours de relier les extrêmes, de résoudre les contradictions Un monde nouveau bordé de misère obscène et d’absolu. Il n’a pas son pareil pour débusquer la merveille à côté de la vilenie. Des affamés j’ai gardé les vertus de l’illumination… « L’éponge des mots » se lit comme une reconnaissance de lettres d’un auteur qu’on connaît et qu’on aime depuis longtemps. La lucidité l’emporte sur la nostalgie, et surtout la sincérité des sentiments gagne le pari de l’écriture. On ne revient pas innocent du feu.

© Jacmo, à paraître in Décharge n° 157.

 

mardi, 04 décembre 2012

Parutions novembre 2012. Lire des extraits

Croqués sur le vif.JPGCroqués sur le vif. extraits.pdf

Entre les laps.JPGEntre les laps et l'ennuimonde. extraits .pdf

L'éponge des mots.JPGL'éponge des mots.extraits.pdf

vendredi, 30 novembre 2012

Une pluie d'écureuils (article)

 

Reflets Wallonie-Bruxelles n°34 déc 2012

 


 

 HUMOUR

 

  Francesco Pittau – Une pluie d’écureuils – Bruxelles - Carnets du Dessert de Lune - 32p – 6 €

On connaît Francesco Pittau grâce à ses nombreux livres pour enfants (plus de quatre-vingts !) illustrés par son épouse Bernadette Gervais. Tous plus créatifs les uns que les autres et souvent impertinents, comme Les interdits des petits et des grands, Meuh !, Crotte, Pipi, Prout, Oxiseau, Il faut garder le sourire… publiés au Seuil, chez Gallimard et ailleurs.

Le présent opuscule est davantage destiné aux adultes. Il est parodie de ces ‘livres de sagesse’ rassemblant des sentences émises par des maîtres à penser de préférence d’origine asiatique ou orientale, livres plutôt à la mode en ces temps de morosité économique et sociale.

La dérision est ici corrosive. Les anecdotes qui situent les relations d’un disciple avec son mentor, Maître K’ong (peut-être descendant de King ?), éclatent d’un absurde libérateur. Ses paroles de vie, consignées avec vénération et alignées en anaphore puisque commençant toutes par la même proposition subordonnée, n’en ont pas moins de saveurs : « Quand tu rêves de rivières et de fleuves écumeux, surveille tes draps à ton réveil ».

Ou encore : « Quand tu rêves que tu es poète, c’est signe de maladie mentale » ou « Quand tu rêves que trois prêtres, trois imam, trois pasteurs, trois rabbins et trois moines bouddhistes forment une ronde sodomite, c’est signe d’apostasie aggravée », voire « Quand tu rêves que tu vas gagner le gros lot, c’est que tu rêves vraiment ».

Ce mini-traité d’interprétation des songes vaut donc son pesant de causticité. Et le rire qu’il suscite remet en place à la fois notre faculté de crédulité, notre naïveté face aux réalités, notre propension à vouloir trouver explication rationnelle à tout, notre besoin de nous moquer de nous-mêmes. Quel meilleur cadeau, peu onéreux, pour Noël ?

Michel Voiturier

 


 

mercredi, 28 novembre 2012

Parutions mai et novembre 2012

Les parutions de l'été et de l'automne. Pour commander un simple mail à dessertlune@gmail.com ou dessertlune@skynet.be. Les frais de port sont gratuits. 10% de remise aux membres des Ami(e)s du Dessert de Lune. Peuvent également être commandés en librairies.

Mai 2012

Un régal d'herbes mouillées.JPGBdC Un régal d'herbes mouillées.pdf

je dirais que.JPGBdC Je dirais que.pdf

 

 

 

 

 

 

Novembre 2012

Croqués sur le vif.JPGBdC Croqués sur le vif.pdf

BdC Entre les laps.pdf

BdC L'éponge des mots.pdf

Entre les laps.JPG

L'éponge des mots.JPG

mardi, 27 novembre 2012

Une pluie d'écureuils. (article

Une pluie.JPGReflets Wallonie-Bruxelles n°34 déc 2012

HUMOUR

 

Francesco Pittau – Une pluie d’écureuils – Bruxelles - Carnets du Dessert de Lune - 32p – 6 €

On connaît Francesco Pittau grâce à ses nombreux livres pour enfants (plus de quatre-vingts !) illustrés par son épouse Bernadette Gervais. Tous plus créatifs les uns que les autres et souvent impertinents, comme Les interdits des petits et des grandsMeuh !CrottePipiProutOxiseauIl faut garder le sourire… publiés au Seuil, chez Gallimard et ailleurs.

Le présent opuscule est davantage destiné aux adultes. Il est parodie de ces ‘livres de sagesse’ rassemblant des sentences émises par des maîtres à penser de préférence d’origine asiatique ou orientale, livres plutôt à la mode en ces temps de morosité économique et sociale.

La dérision est ici corrosive. Les anecdotes qui situent les relations d’un disciple avec son mentor, Maître K’ong (peut-être descendant de King ?), éclatent d’un absurde libérateur. Ses paroles de vie, consignées avec vénération et alignées en anaphore puisque commençant toutes par la même proposition subordonnée, n’en ont pas moins de saveurs : « Quand tu rêves de rivières et de fleuves écumeux, surveille tes draps à ton réveil ».

Ou encore : « Quand tu rêves que tu es poète, c’est signe de maladie mentale » ou « Quand tu rêves que trois prêtres, trois imam, trois pasteurs, trois rabbins et trois moines bouddhistes forment une ronde sodomite, c’est signe d’apostasie aggravée », voire « Quand tu rêves que tu vas gagner le gros lot, c’est que tu rêves vraiment ».

Ce mini-traité d’interprétation des songes vaut donc son pesant de causticité. Et le rire qu’il suscite remet en place à la fois notre faculté de crédulité, notre naïveté face aux réalités, notre propension à vouloir trouver explication rationnelle à tout, notre besoin de nous moquer de nous-mêmes. Quel meilleur cadeau, peu onéreux, pour Noël ?

© Michel Voiturier

lundi, 12 novembre 2012

3 nouveautés pour l'automne.

Elles sont là les nouveautés de l'automne. En attendant l'hiver.

l'eponge.JPG

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